Stephan Eicher
Und Die Automaten
Stephan Eicher n’est jamais là où on l’attend. Le voici seul sur scène, chef d’un orchestre d’automates qui revisitent avec lui son répertoire. Et quel répertoire ! Polyglotte, polymorphe, celui-ci s’étale sur trois décennies et navigue entre acoustique et électronique : de la cold-wave au rock, en passant par le jazz, la musique classique… Plus qu’un simple concert, le Suisse propose un spectacle empli de magie, de poésie où il se raconte sans se la raconter.
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Combien de ventes : Sorti en 1991, l’album Engelberg (Déjeuner en paix, Pas d’ami comme toi, Tu ne me dois rien…), s’est vendu à deux millions d’exemplaires à travers le monde, dont 600 000 rien qu’en France. Deux ans plus tard, Carcassonne (Des Hauts des bas, Ni remords ni regrets…), l’installe définitivement dans la cour des grands, comme dirait Michel Drucker. Pas d’ami comme lui : Rencontré sur le plateau de Rapido – du temps où Antoine de Caunes animait de vraies émissions de TV – l’écrivain Philippe Djian (37, 2° le matin) signe avec lui les textes de ses chansons françaises depuis 1989. Dont Pas d’ami comme toi, évidemment. Rockeuropéen : D’origine Tsigane, Stephan Eicher chante en français, en allemand, en anglais, en italien… Un multilinguisme qu’il fait entendre dans le très rock Taxi Europa (2003), qu’il a baladé lors d’une tournée à travers tout le Vieux Continent. « La musique électronique populaire et désormais mondiale, est en réalité née en Belgique » AFP, février 2015 Ours blanc : Pour des oreilles mal nettoyées, une poignée de tubes comme Déjeuner en paix aura vite fait de classer notre Helvète dans la peu enviable case « chanteur de variétés ». C’est oublier qu’il s’est fendu de quelques pépites cold-wave avec Grauzone, groupe fondé avec son p’tit frérot Martin. En 1981, le froid, minimal mais hyper-entraînant Eisbær (« ours blanc ») cartonne en Allemagne, en Suisse, dans le Benelux et le nord de la France. Chambres à part : Les hôtels ? Une des grandes passions du Suisse. Lieux de vie durant ses tournées, bien sûr, mais aussi où il enregistre ses albums ! Citons l’Hôtel de la cité à Carcassonne, où il conçu le disque éponyme, et puis le Hess d’Engelberg où il donna un concert privé avant sa démolition. Music Machine : C’est le documentaire The Sound Of Belgium – retraçant l’histoire de la new beat – qui lui a inspiré ce nouveau spectacle. Particulièrement une scène du film se déroulant dans une usine d’orgues automatisés, à Anvers (Decap). C’est là qu’il fera réaliser ses machines. |








