Les Nuits Secrètes
En sus d’avoir donné ses lettres de noblesse à Aulnoye-Aymeries, Les Nuits Secrètes ont imposé une patte, un style, une méthode. Familial et défricheur, pointu et rassembleur, l’événement s’est fait une place parmi les plus grands en moins de quinze ans d’existence.
Si la plupart des festivals séjourne dans des lieux isolés ou en marge des grandes villes, Les Nuits Secrètes ont la particularité d’emménager au cœur de la cité. De plain-pied dans la commune, le festival fait découvrir (et redécouvrir) Aulnoye-Aymeries aux mélomanes : du Jardin à la Grande Scène en passant par la Bonaventure, autant de rues à arpenter, de paysages à admirer. En près de 15 ans, l’événement familial a su fidéliser le public. Au-delà de l’originalité des lieux, c’est la programmation qu’il faut saluer. On se souviendra longtemps de Marianne Faithfull sur la Grande Scène, des laborantins Battles, des claques infligées par Boys Noize et Mr. Oizo, sans parler de l’exubérance novö punk de La Femme ou du come-back des Innocents.
Equilibre
Question : Comment se renouveler après un tel palmarès, et rivaliser avec les éditions précédentes ? En conviant des noms fédérateurs (Girls In Hawaii, The Dø) et des valeurs sûres electro (DDDXIE, N’to, Acid Arab…). En restant ouvert aux sons d’ailleurs, avec Songhoy Blues ou . En conviant des génies trop méconnus (l’infatigable chercheur de sons Pierre Bastien) et des phénomènes qui divisent à coup sûr (Fauve). Ah, et en conservant bien sûr la brillante idée que sont les Parcours Secrets : monter dans un bus et filer n’importe où pour voire n’importe qui… mais jamais n’importe quoi !
Parcours secrets : Jeanne Added, Meridian Brothers, Martin Mey, Portico, Volgograd, Pierre Bastien, The Mamy’s and The Papy’s











