Main Square Festival
Lenny Kravitz, Muse, IAM… Bon, vous n’avez pas vraiment besoin qu’on vous présente le bébé. A chaque édition c’est un peu le même refrain : un line up mastodonte. Ceci posé, zieutons de plus près… pour se rendre compte qu’on avait tout faux. Dans la cité de Robespierre, on peut encore se faire surprendre. La preuve par quatre.
Madeon
Hier rebelles et dépravées, nos idoles contemporaines affichent des visages poupins de geek electro : Superpoze, Fakear et donc Madeon. à 17 ans, le Nantais engrangeait déjà 28 millions de vues sur le Net avec Pop Culture. La suite ? Des collaborations avec Lady Gaga, Coldplay, un 1er album : brassage club et futé de pop, rock, r’n’b. Mais qu’on ne parle pas de French Touch !
Oscar & The Wolf
Est-il question de pop, folk, soul ou d’electro ? Laissons ces débats stériles aux obsédés des tiroirs. Forts d’un premier album somptueux (Entity) Max Colombie – pour sa maman – et sa meute flamande produisent surtout des ballades éthérées, propices à une salutaire quiétude dans ce monde de brutes, soutenues en cela par une chaude voix de crooner. Et c’est déjà pas mal.
Pharrell Williams
Doit-on encore présenter Pharrell Williams ? Eh bien oui. Parce qu’avant d’inonder la planète de bonheur, le jet-setteur a eu une autre vie. Sous la bannière des Neptunes (avec son compère Chad Hugo), il a révolutionné la pop et le r’n’b à l’orée des années 2000. En produisant et (re)plaçant sur orbite des pointures comme Kelis, Justin Timberlake ou Snoop Dog (Drop It Like It’s Hot)… Mais quel Pharrell retrouvera-t-on ici ? La marionnette au chapeau oversize ou l’architecte sonore ?
ILoveMakonnen
Derrière ce blase en forme de selfie, on trouve un jeune homme moderne, né avec et révélé par le web. Autoproduits (avec sa mère !) puis diffusés sur la toile, ses titres explosent grâce à un Instagram de Miley Cyrus, et une reprise de Drake (Tuesday). Mais, ne réduisons pas ce garçon rondouillard à une énième révélation deux point zéro. Makonnen Sheran ne sort pas de nulle part. Plutôt de prison – pour avoir tué son meilleur ami en tentant de le désarmer – et de cette bonne vieille ville d’Atlanta, capitale du hiphop ricain. Il chemine dans le rap game sans être obsédé par l’oseille. Jamais loin du r’n’b, il se fiche pas mal des convenances liées aux genres musicaux, d’où son goût pour les beats hybrides et les bizarreries sonores. Et si c’était lui, la vraie sensation du Main Square ?






