Marceline Loridan-Ivens
Et tu n’es pas revenu
avec Judith Perrignon / GrassetMarceline Rosenberg a 15 ans lorsqu’elle est déportée à Auschwitz avec son père. à l’été 1944, ce dernier parvient à faire passer un message à sa « chère petite fille », dernière preuve de vie griffonnée sur un bout de papier. Elle n’en garde en mémoire que quelques bribes : « Tu n’as pas signé Papa. Mais de ton prénom, et en yiddish, Shloïme. (…) Tu avais sûrement besoin d’affirmer ta judéité ». Soixante-dix ans plus tard, la cinéaste, intime de Simone Veil, lui répond dans une longue lettre autobiographique. Alternant les souvenirs inhumains du camp avec ceux, douloureux, d’une existence impossible à reconstruire, elle porte aussi un regard dur sur le regain d’antisémitisme qui touche la société française. Le témoignage nécessaire d’une enfant de 86 ans, à jamais privée de paternel.
112p., 12,90€.



