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Comme une boule de flipper

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Les turpitudes d’Azealia Banks accompagnent le glas de l’industrie musicale : même sans avoir publié son premier album, l’Américaine de 23 ans est le dossier brûlant que se renvoient les labels. Sorte de Corinne Charby actualisée version sauvage, Miss Banks est comme une boule de flipper.

Le single 212, rouleau compresseur de basses arrosées d’un texte gangsta (« Bitch, the end of your lives are near ») portait, en 2011, les germes d’un futur prometteur… Et marquait une volonté farouche de s’installer au fond de la classe pour perturber le cours. Depuis, c’est davantage sur Twitter que sur les plateformes de streaming qu’on a aperçu Azealia Banks : hormis quelques reprises, d’Interpol (Slow Hands), des Strokes (Barely Legal) et un EP millésimé 2012 (1991), nulle trace d’un long format à l’horizon. L’histoire avait pourtant bien débuté dans le giron du chic label anglais XL Recordings (Adele, M.I.A., The XX…), mais le contrat n’a pas résisté au tempérament de la New-Yorkaise, qui s’en est pris directement au patron. Avec l’argument “212“, les majors se disputèrent alors la diva, très fière d’annoncer son arrivée chez Universal. Mais à nouveau très prompte à critiquer la politique maison. Récemment, la sauvageonne twittait son souhait de retrouver son premier label… Les frasques s’enchaînent, mais la colonne “musique” demeure bien vide. Reste à tester la crédibilité de la starlette sur scène, lors d’un show initialement prévu en avril. en espérant que son album ne fasse pas définitivement tilt.

Mathieu Dauchy
Concert(s)
Azealia Banks
Gand, Vooruit

Site internet : http://vooruit.be

23.09.2014 à 19h0026€
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