The Hives
Faussaires géniaux
Nul besoin de dithyrambe concernant The Hives sur scène : garage rock mécanique et parfaitement huilé, classe tirée à quatre épingles et chansons hurlées les doigts dans la prise. Bref, on sait tous à quoi s’en tenir. Ce qui est intéressant en revanche , c’est de se demander pourquoi on sait tous à quoi s’en tenir.
Tout d’abord, que sait-on de ces cinq Suédois ? Rien, sauf leurs hymnes incendiaires, qu’on connaît par cœur. Trop beau pour être vrais, mené par un sosie de Mick Jagger ET de Malcolm McDowell période Orange Mécanique (1971), arborant des pseudonymes parfaits (Dr Matt Destruction, ce genre…), The Hives représentent le groupe fantasmé. À leurs débuts, il y a quinze ans, ce « vieux » rock joué sous amphés détonnait. À l’époque, The Strokes faisaient leurs gammes, The Libertines traînaient en survêt’ à Brick Lane et, hormis les attachants Dirtbombs, les hystériques New Bomb Turks ou les poses machos de Jon Spencer, pas
ou peu de rock’n’roll sur le devant de la scène.
Superbe supercherie
Là où les médiocres surjouent le mythe, Howlin’ Pelle Almqvist et ses sbires prennent le contre-pied des écorchés en misant sur la carte du pur toc… Ils n’ont strictement rien à dire et, mieux, dévoilent les coulisses de leur succès : ainsi, un mystérieux Pygmalion, Randy Fitzpatrick, les aurait recrutés, lookés et signerait leurs compositions. En un mot ? Nos Scandinaves se présentent Tout d’abord, que sait-on de ces cinq Suédois ? Rien, sauf leurs hymnes incendiaires, qu’on connaît par coeur. Trop beau pour être vrais, mené par un sosie de Mick Jagger ET de Malcolm McDowell période Orange Mécanique (1971), arborant des pseudonymes parfaits (Dr Matt Destruction, ce genre…), The Hives représentent le groupe fantasmé. À leurs débuts, il y a quinze ans, ce « vieux » rock joué sous amphés détonnait. À l’époque, The Strokes faisaient leurs gammes, The Libertines traînaient en survêt’ à Brick Lane et, hormis les attachants Dirtbombs, les hystériques New Bomb Turks ou les comme des pantins, rien de plus. En cela, The Hives rejoignent la glorieuse caste des grands groupes cartoon (B-52’s, Ramones, The Pipettes, The Cramps…). De l’entertainment postmoderne pour les cuistres, un coup de génie pour les naïfs. Or, naïveté et rock’n’roll ont toujours fait bon ménage.
The Hives + The Bronx
07.12.2012, Lille, L’Aéronef, 20h, 30/25€, pass Rock’n’roll (The hives + Spencer + DandyWarhols) 45/35€, +33 (0)3 20 13 50 00
09.12.2012, Bruxelles, L’Ancienne Belgique





