Home Musique David Shaw and the beat

So it goes

Her Majesty's Ship / Modulor

Ancien membre de Black Strobe aux côtés d’Arnaud Rebotini et Ivan Smagghe, David Shaw signe ensuite quelques maxis remarquables sous l’alias Siskid (dont She Has Reasonable Doubts, 2008). Ces coups d’essai flamboyants illustrent déjà son tiraillement entre rock et clubbing, scène et dancefloor, mais quoi de plus normal lorsqu’on est né à Manchester ? David Shaw prend son temps, poursuit pendant plusieurs années une quête qui semble s’achever avec So It Goes, formidable pont entre toutes les influences de son auteur. Cette ambiguïté maîtrisée constitue l’essence même de ce premier LP, sur le fond comme sur la forme. Les textes ramènent souvent à la nature versatile et improbable des sentiments humains (Finders Keepers, Single Serving Friends). Entre l’introspection synthétique de No More White Horses, l’envolée pop de Trance In Mexico, voire la new wave de Like Swans, David Shaw navigue avec brio entre les genres en leur adjoignant le groove en dénominateur commun. Scène ou dancefloor, encore. Après l’écoute du morceau-titre, longue plage et climax conclusif de l’album, on se plait à imaginer à quoi pourrait désormais ressembler un « album de la maturité » de David Shaw and The Beat…

Clément Perrin
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