Chromatics
Chromatics sur scène, à quoi bon ? à coup sûr, Johnny Jewel polit chaque note, laque le moindre détail des nuits durant. Cinématographiques, sophistiqués, raffinés et parfaitement… chromés, ces joyaux ne supporteraient pas les échardes de rudes planches de bois. Récemment, les belles chansons de Chevalier Avant-Garde n’ont pas passé la rampe, nouvelle preuve que le concert n’est pas toujours un passage obligé. Oui, mais dans le cas de Chromatics, il ne faut pas oublier d’où vient Jewel : de la scène punk rock. Le quatuor de Portland joue sec, serré, tendu. Le timbre sensuel de la guitariste Ruth Radelet coule le long des guitares d’Adam Miller et se heurte aux rythmes de Nat Walker. Et Jewel de s’activer sur son synthé comme un damné. Les chansons se voient parées de nouveaux atours et oui, Chromatics sur scène, ça vaut le coup.



