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	<title>LM magazine &#187; Yves Saint-Laurent</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Yves Saint Laurent</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Jul 2023 05:35:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Calais]]></category>
		<category><![CDATA[la Cité de la dentelle et de la mode]]></category>
		<category><![CDATA[Transparences]]></category>
		<category><![CDATA[Yves Saint-Laurent]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>À l&#8217;évocation d&#8217;Yves Saint Laurent surgit d&#8217;abord une image : celle d&#8217;une femme puissante et sensuelle, à son aise dans un vestiaire jusqu&#8217;alors masculin. YSL fut en effet le premier styliste à habiller le sexe dit &#8220;faible&#8221; en tailleur-pantalon, smoking ou saharienne. Le premier, aussi, à dévoiler le corps féminin, <em>« à une époque où on le cachait, surtout dans la haute couture »</em>, observe Shazia Boucher, conservatrice et directrice-adjointe des musées de la ville de Calais. En témoignent ces robes qu&#8217;il a signées pour Christian Dior en 1958, soit <em>« des pièces très structurées, baleinées et qui enfermaient la femme dans un carcan »</em>. Dès l&#8217;été 1966, peu après la fondation de sa propre maison, le jeune créateur s&#8217;émancipe de toutes contraintes pour explorer la transparence du vêtement, notamment grâce à un tissu synthétique nommé Cigaline. Il est d&#8217;abord &#8220;sage&#8221;, révélant (un peu) les bras et raccourcissant les longueurs. Mais deux ans plus tard, en 1968, la <em>See-Through Blouse,</em> comme la baptise la presse américaine, va choquer le public. Cet ensemble smoking-bermuda se porte avec un chemiser translucide, n&#8217;éclipsant plus la poitrine, bien au contraire. La même année, la <em>Nude Dress</em> provoque un beau scandale. Pour cause, elle est entièrement conçue en mousseline transparente, avec des plumes d’autruches ceinturant les hanches !</p>
<div id="attachment_149317" style="width: 778px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/07/yves-saint-laurent1.jpg"><img class="size-large wp-image-149317" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/07/yves-saint-laurent1-768x1024.jpg" alt="Smoking porté par Danielle Luquet de Saint Germain. Collection haute couture printempsété 1968. Photographie de Peter Caine. © Yves Saint Laurent © Peter Caine (Sydney)" width="768" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Smoking porté par Danielle Luquet de Saint Germain. Collection haute couture printempsété 1968. Photographie de Peter Caine. © Yves Saint Laurent © Peter Caine (Sydney)</span></p></div>
<p><strong>Fenêtres sur corps </strong></p>
<p>À Calais, cette exposition coproduite avec le Musée Yves Saint Laurent Paris réunit une soixantaine de modèles originaux issus des collections de la Fondation Pierre Bergé &#8211; Yves Saint Laurent et de la Cité de la dentelle et de la mode. Thématique, le parcours montre comment &#8220;le petit prince de la haute couture&#8221; joue avec les matières et leur fluidité (organza, tulle, dentelle bien sûr), détourne l&#8217;usage de la lingerie (mettant les dessous dessus) ou souligne les découpes, à l&#8217;image de cette robe présentée en 1996 par Karen Mulder lors d&#8217;un défilé parisien. La robe paraît très sobre vue de face, avec sa coupe stricte et son décolleté carré. Mais en se retournant, le mannequin dévoile deux &#8220;fenêtres&#8221; des plus audacieuses : au niveau du dos&#8230; et des fesses ! Qu&#8217;on ne s&#8217;y trompe pas sur les intentions : <em>« le fait de dévêtir son modèle ne le transforme pas du tout en femme-objet</em>, commente Shazia Boucher. <em>Toute sa vie, Yves Saint Laurent a voulu créer pour une femme décomplexée, lui donner la même aisance et ce sentiment de puissance que les hommes savourent dans leur costume, tout en célébrant sa sensualité et sa beauté</em> ».</p>
<div id="attachment_149320" style="width: 779px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/07/yves-saint-laurent3.jpg"><img class="size-large wp-image-149320" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/07/yves-saint-laurent3-769x1024.jpg" alt="Robe portée par Karen Mulder. Collection haute couture printemps-été 1996. Photo © Yves Saint Laurent © Claus Ohm / DR" width="769" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Robe portée par Karen Mulder. Collection haute couture printemps-été 1996. Photo © Yves Saint Laurent © Claus Ohm / DR</span></p></div>
<p><strong>Le créateur mis à nu </strong></p>
<p>À bien y regarder, cette notion de transparence ne s&#8217;applique pas seulement aux œuvres d&#8217;Yves Saint Laurent, mais aussi à lui-même et à son processus créatif. Outre ce célèbre cliché de <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/01/01/jeanloup-sieff/" target="_blank">Jeanloup Sieff</a> l&#8217;immortalisant en tenue d&#8217;Adam, la Cité de la dentelle et de la mode expose ainsi, en vis-à-vis des prototypes, une multitude de documents : ses croquis orignaux ou des écrits plus techniques mais ô combien précieux, comme les feuilles de bible. <em>« Cette fiche sert de base de travail à l’ensemble des intervenants, tout au long de l’élaboration du vêtement</em>, explique Domitille Éblé, curatrice et chargée de collection d&#8217;arts graphiques au Musée Yves Saint Laurent Paris. <em>Elle compile des informations détaillées comme le nom du fournisseur, des échantillons de tissu ou même le nom du mannequin »</em>. Entre chaque vitrine, les photographies de Patricia Canino, monumentales, nous invite littéralement à explorer la matière tandis que des citations du couturier jalonne le parcours, comme une voix discrète mais omniprésente accompagnant les pas du visiteur. D&#8217;ailleurs, laissons-lui le mot de la fin : <em>« L’important avec les transparences, c’est de garder le mystère… Je pense avoir fait le maximum pour l’émancipation des femmes. J’ai créé des vêtements qui entrent tout à fait à leur aise dans le XXIe siècle »</em>.</p>
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		<title>Yves Saint Laurent</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Dec 2021 00:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Yves Saint-Laurent]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Yves Saint Laurent aurait sans doute apprécié le clin d&#8217;oeil. Ancienne école de Marcq-en-Baroeul réhabilitée en jardin d’hiver, salon de thé et galerie d&#8217;exposition, l’Espace Minorelle a été baptisé ainsi en référence au fameux jardin botanique Majorelle de Marrakech, dont le couturier fut propriétaire. Pas un hasard donc, si le premier rendez-vous organisé ici lui est consacré. Au sein de cette galerie lumineuse sont ainsi rassemblés quinze de ses modèles iconiques, entourés de gravures et d&#8217;estampes. Icône de l&#8217;élégance contemporaine, YSL réinventa la garde-robe féminine en modernisant le caban, le smoking ou la cape et en puisant dans toutes les cultures, notamment orientales ou africaines. Parmi ces indémodables, entre hautecouture et prêt-à-porter, on trouve la confortable (et unisexe) saharienne, la blouse russe, l&#8217;avant-gardiste (et synonyme de puissance) tailleur-pantalon ou la mythique petite robe noire, héritée de Chanel et magnifiée dans des lignes minimalistes. « <em>Le plus beau vêtement qui puisse habiller une femme, ce sont les bras de l&#8217;homme qu&#8217;elle aime</em> », dit un jour le génie français. Sans doute, mais cette robe de grand soir en dentelle et satin devrait en combler plus d&#8217;une, bien accompagnée ou non&#8230;</p>
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		<title>Loyle Carner</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Oct 2017 04:35:21 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Contradictoire, <a href="http://loylecarner.com/" target="_blank">Loyle Carner</a> ? Ce fan de Liverpool arbore en concert le maillot de Manchester United, en hommage à son beau-père&#8230; On parlera plutôt d&#8217;ouverture d&#8217;esprit, donc, à l&#8217;image de <em>Yesterday’s Gone</em>, magnifique premier album de rap, nourri au jazz et à la soul. Sinon, Loyle organise aussi des cours de cuisine dédiés aux jeunes souffrant comme lui d’hyperactivité et de troubles de l’attention. Pour couronner le tout, on le retrouve dans les publicités Yves Saint Laurent. Attention au grand écart, quand même&#8230;</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/GSkqM5Cd8zw?rel=0" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/GazJC5cAcIw?rel=0" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Birds of Paradise</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Apr 2014 13:00:58 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Ann Demeulemeester]]></category>
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		<category><![CDATA[Dior]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Mon truc en plumes/Plumes de zoiseaux/ De z´animaux</em> » soupire la muse. Car ici, il s&#8217;agit bien de plume, et leur emploi dans la haute couture. Comble du raffinement à la Belle Époque, plus provoc&#8217; durant les Années Folles (les fameuses flapper girls), en passant par les dernières œuvres de la créatrice Ann Demeulemeester, les « <em>poils d&#8217;oiseaux</em> » (J. Prévert) sont définitivement à l&#8217;honneur. Pour le reste, on retrouve les suspects habituels : Chanel, Balenciaga, Givenchy, Dior, Vuitton, Yves Saint Laurent&#8230;</p>
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		<title>Yves Saint Laurent Visionnaire.</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Feb 2013 15:15:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Style]]></category>
		<category><![CDATA[Yves Saint-Laurent]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Déjà à la tête de la rétrospective organisée au Petit Palais en 2010, Florence Müller s’est plongée dans les archives pléthoriques de la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent : « <em>Sur la centaine de pièces rassemblées, environ 80 n’ont jamais été dévoilées. Mais je ne pouvais faire l’impasse sur quelques vêtements emblématiques, comme la mariée de tricot ou la robe Mondrian, des repères pour le public</em>. » Au sein de cette diversité thématique totalement inédite, on s’attardera du côté de la sélection « Rive gauche », qui souligne la modernité de Saint Laurent. En osant, dès les années 70, le mélange de pièces de luxe et de vêtements bon marché, il fut le premier à traduire en haute couture les bouleversements de la société. à noter aussi, la maison de couture pour poupées qui révèle l’étonnante précocité du créateur. De son adolescence à son entrée chez Dior comme assistant en 1955, il dessine des collections pour chacune de ses « paper dolls » et façonne, à travers le jeu, son talent visionnaire. Autre petit bijou de l’exposition, une salle nous ouvre enfin les coulisses de la création. On y découvre le mannequin aux mensurations de Zizi Jeanmaire, dans les bras de laquelle Saint Laurent fondra en larmes lors de la présentation triomphale de sa première collection éponyme, en 1962.</p>
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