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	<title>LM magazine &#187; Wim Delvoye</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Gothiques</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 06:35:49 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Des voûtes, des pointes, mais aussi des créatures fantastiques, de la noirceur, du mystère&#8230; Depuis les cathédrales élevées durant le Moyen Âge jusqu’aux films de Tim Burton, en passant par les récits glaçants d’Edgar Allan Poe, l’art gothique s’est toujours renouvelé pour marquer nos paysages comme notre imaginaire. Toutefois, il n’a pas toujours eu bonne presse. Apparu au début du XII<sup>e</sup> siècle dans le Bassin parisien et en Picardie, ce style sera méprisé à la Renaissance, notamment par un certain Raphaël, qui le jugea « <em>digne des Goths barbares </em>» &#8211; d’où le terme &#8220;gothique&#8221;. Cette architecture est pourtant le fruit d’un remarquable savoir-faire, avec en premier lieu ce fameux arc brisé. « <em>On assiste en effet à cette époque à des progrès techniques considérables, permettant de bâtir des édifices élancés mais aussi très lumineux, grâce au développement du vitrail </em>», resitue Annabelle Ténèze, la directrice du Louvre-Lens.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-173503" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/08/vitrail-héraldique-musée-national-du-moyen-âge-musée-de-cluny-–-paris--grandpalaisrmn-musée-de-cluny-musée-national-du-moyen-âge-franck-raux-216x300.jpg" alt="Vitrail héraldique, Musée national du Moyen Âge - Musée de Cluny – Paris © GrandPalaisRmn (musée de Cluny - musée national du Moyen-Âge) - Franck Raux" width="216" height="300" /></p>
<p><strong>Noir c’est noir</strong></p>
<p>Eh oui, avant de renvoyer à l’obscurité, le gothique fut d’abord synonyme d’éclats et de couleurs (en témoigne la cathédrale d’Amiens). C’est à la fin du XVII<sup>e</sup> siècle qu’il développe une version plus sombre, annonçant l’avènement du néogothique. L’art médiéval est redécouvert à travers des ruines et des tombeaux, inspirant par exemple le romantisme noir de Mary Shelley, &#8220;mère&#8221; de Frankenstein. «<em><span class="has-pullquote" data-pullquote=" C’est ce qui rend ce mouvement fascinant : il nous rassemble au sein de monuments majestueux, évoque l’ordre établi, mais permet aussi d'affirmer sa différence telle une contre-culture"> C’est ce qui rend ce mouvement fascinant : il nous rassemble au sein de monuments majestueux, évoque l’ordre établi, mais permet aussi d&#8217;affirmer sa différence telle une contre-culture</span> </em>».</p>
<p><strong>Monstres et compagnie</strong></p>
<p>C’est cette histoire que raconte l’exposition chronologique du Louvre-Lens. Pensée « <em>comme une grande fresque</em> », elle réunit plus de 250 pièces du XII<sup>e</sup> siècle à nos jours. Entre le maître Jan Van Eyck, le Nosferatu de Murnau ou l’intrigante photographie de gargouille surplombant Notre-Dame de Paris prise par Brassaï, on découvre aussi&#8230; une tractopelle. Signée par le trublion gantois Wim Delvoye, découpée dans de l’acier inoxydable sur le modèle d&#8217;une église gothique, l’œuvre nous montre à quel point ce style n’a décidément pas fini de nous hanter.</p>
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		<title>Wim Delvoye</title>
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		<pubDate>Sun, 31 Mar 2019 23:45:18 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Helix]]></category>
		<category><![CDATA[Musées royaux des beaux-arts de Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Rétrospective]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis la fin des années 1980, Wim Delvoye choque autant qu&#8217;il interroge. Le plasticien flamand mêle le sublime au sordide, confronte les époques entre elles et, littéralement, l&#8217;art et le cochon. Pour preuve ses porcs recouverts de tapis orientaux, sagement assis aux Musées royaux dans la salle dédiée à Pierre Paul Rubens. Dans un étonnant dialogue entre passé et présent, cette rétrospective met ainsi en lumière 30 ans de provocation et de création tous azimuts. On y découvre bien sûr la fameuse <em>Cloaca</em>, ou &#8220;machine à caca&#8221;, installation reproduisant le processus de digestion (et métaphore acerbe de la réduction de Homme à l&#8217;état de machine consommatrice). Tout aussi iconoclaste, la série <em>Helix</em> figure une chaîne d&#8217;ADN constituée de crucifix, pour mieux mettre en relief nos croyances en une vie éternelle et nos limites biologiques. Mais plus qu&#8217;un simple résumé, l&#8217;exposition dévoile aussi les toutes nouvelles créations du Gantois, tels ces bas-reliefs en marbre immortalisant le jeu vidéo <em>Fortnite</em>, phénomène de société qui ne pouvait échapper à son regard amusé – et amusant.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/e5VDTu7U8Co" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Reflection by Jean-Paul Lespagnard</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Dec 2017 07:30:44 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Deux prix au festival d’Hyères en 2008, une place dans le calendrier de la fashion week parisienne, une exposition aux Galeries Lafayette...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Deux prix au festival d’Hyères en 2008, une place dans le calendrier de la fashion week parisienne, une exposition aux Galeries Lafayette en 2014… Pas de doute, Jean-Paul Lespagnard s’exporte bien en terres hexagonales. Pour autant, il n’a pas oublié le pays d’où il vient. <em>« Je suis resté un fidèle du Musée de la mode de Bruxelles, en tant que visiteur. J’aime le fait que les pièces exposées aient été portées par de vrais gens »</em>. Le voilà désormais de l’autre côté de la barrière, commissaire d’une exposition dédiée à son propre travail, et baptisée <a href="http://www.costumeandlacemuseum.brussels/fr/visiter/a-visiter-maintenant/reflection" target="_blank">Reflection</a>. Pas comme l’indique le Larousse donc, plutôt comme le terme anglais renvoyant au reflet – en l&#8217;occurrence celui des vitrines &#8211; ici recherché par une scénographie de fonds noirs et miroirs. Ou comme la réflexion d’un artiste sur son propre processus créatif</p>
<p><strong>Cabinet de curiosités</strong><strong><img class="size-medium wp-image-78596 alignright" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/12/reflection-by-jean-paul-lespagnard-2-200x300.jpg" alt="©MMED MIKO MIKO STUDIO" width="200" height="300" /></strong></p>
<p>Focalisé sur les sources d&#8217;inspiration de l’excentrique styliste, le premier niveau fait la part belle aux oeuvres des autres. « On y trouve des pièces de Jan Fabre ou de Wim Delvoye dont j’admire le travail depuis toujours », explique Jean-Paul Lespagnard. Les réalisations des maîtres rencontrent bibelots insolites et objets personnels (une médaille de Prince Carnaval ayant appartenu à son oncle, par exemple), dans un foisonnement assumé. <em>« On n’allait pas donner d’emblée toutes les clefs</em> », note le Liégeois, malicieux. Le Cluedo artistique se poursuit au second niveau, face à une vingtaine de silhouettes de mode, accessoires ou costumes de danse. Mélange osé d’imprimés, touches d’exotisme ludiques, l’oeil averti y reconnaîtra le style Lespagnard, le néophyte des similitudes frappantes avec l’étage inférieur.</p>
<p><strong>Eh bien créez, maintenant !</strong></p>
<p>La dernière étape de l’ascension dans le cerveau du créateur est aussi la plus concrète : pénétrant dans un &#8220;laboratoire&#8221;, le visiteur est invité à imaginer un motif de foulard, et à le partager sur les réseaux sociaux. Avec Jean-Paul, le musée bruxellois <em>« plutôt classique »</em> se tourne résolument vers la modernité. L’éternel &#8220;petit jeune&#8221; s’amuse d’ailleurs de son image, et de cette seconde collaboration avec une institution à l’occasion de &#8220;la crise de la quarantaine&#8221;. Lui-même passera le cap dans deux ans. Qui sait ce que cela lui inspirera…</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=78701" target="_blank">RETROUVEZ L&#8217;INTERVIEW DE JEAN-PAUL LESPAGNARD ICI</a></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-78593" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/jpl_affiche_visuel-seul_hd-212x300.jpg" alt="Jean-Paul Lespagnard © Musée mode et dentelle" width="212" height="300" /></p>
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		<title>Happy Birthday Perrotin</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Oct 2013 09:41:28 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Emmanuel Perrotin MAITRE DE CEREMONIE À la fois invité d&#8217;honneur et commissaire d&#8217;exposition, Emmanuel Perrotin revient sur son parcours , son métier*...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><strong>Emmanuel Perrotin</strong><br />
<span style="text-decoration: underline;"><strong>MAITRE DE CEREMONIE</strong></span><br />
À la fois invité d&#8217;honneur et commissaire d&#8217;exposition, Emmanuel Perrotin revient sur son parcours , son métier* de galeriste et les parti -pris de ce vaste accrochage . Bref, avant de souffler vingt -cinq bougies , le marchand d&#8217;art montre qu&#8217;il ne manque pas d&#8217;inspiration .</p>
<p><strong>Quelle est l&#8217;origine de cette exposition lilloise ?</strong><br />
Si j&#8217;ai bien compris, Didier (ndlr. Fusillier, de Lille 3000) et Martine (ndlr. Aubry) souhaitaient rendre hommage au métier de galeriste. Cette invitation est très importante : le secteur privé est une clé de voûte de la création, certaines oeuvres nécessitant d&#8217;énormes moyens de production. Ni l&#8217;Etat, ni les marchands ne peuvent tout financer. Ce sont les clients qui le permettent. À travers le marchand, c&#8217;est donc un hommage à l&#8217;économie de l&#8217;art contemporain, une économie qui permet de réaliser les rêves des artistes.</p>
<p><strong>Pourquoi vous ?</strong><br />
Je ne sais pas. Ça aurait pu être quelqu&#8217;un d&#8217;autre, c&#8217;est vrai. Ma galerie a 25 ans, j&#8217;en ai 45. Et surtout, j&#8217;ai commencé, jeune, avec des artistes de ma génération, qui débutaient et sont devenus célèbres très vite, comme Damien Hirst ou Takashi Murakami. J&#8217;ai eu de la chance.</p>
<p><strong>Et du flair, comme un sélectionneur de football ?</strong><br />
Oui, c&#8217;est de cet ordre là. À un détail près : je ne touche rien lorsqu&#8217;un artiste passe d&#8217;un « club » à l&#8217;autre. C&#8217;est aussi pour cela que j&#8217;ai souhaité que ma galerie soit plus importante, que j&#8217;ai ouvert des lieux à New-York ou Hong-Kong : afin que les artistes ne s&#8217;en aillent pas. Ça m&#8217;est rarement arrivé, et ce n&#8217;est pas agréable. Damien Hirst m&#8217;a quitté, par exemple, mais je suis très content d&#8217;exposer huit de ses pièces, chose qui n&#8217;est pas arrivée<br />
en France depuis des années.</p>
<p><strong>Êtes-vous influencé par l&#8217;opinion du public dans vos choix artistiques ?</strong><br />
Pas toujours. Prenez JR : dans le milieu de l&#8217;art contemporain, il y aurait pu avoir un a priori négatif contre cet homme hyper-médiatisé, populaire&#8230; Mais j&#8217;étais dans un taxi, sur l&#8217;autoroute de Shanghai, lorsque j&#8217;ai vu l&#8217;une de ces oeuvres au loin, sur un château d&#8217;eau. J&#8217;ai pensé : « Si je suis capable de reconnaître son truc à 100km/h sur la route, je devrais le rencontrer ». Un autre exemple : lorsque Maurizio Cattelan a débuté, un grand conservateur a déclaré que cela relevait de la blague de potache. Aujourd&#8217;hui, le même le considère comme un des plus grands artistes du xxe siècle. Il n&#8217;y a que les imbéciles qui ne changent pas d&#8217;avis !</p>
<p><strong>Vous considérez-vous comme un artiste ?</strong><br />
Non. Enfin, si, un peu : je participe à des brainstormings, j&#8217;exprime parfois ma fantaisie. J&#8217;essaie surtout d&#8217;être créatif dans la façon d&#8217;aborder mon métier, en organisant des concerts dans ma galerie avec Massive Attack ou WhoMadeWho, par exemple.</p>
<p><strong>Comment avez-vous sélectionné les oeuvres présentes à Happy Birthday ?</strong><br />
Il y a tellement de paramètres&#8230; Disons qu&#8217;on y trouve des artistes avec qui je travaille depuis longtemps, comme Guy Limone, certains avec qui je démarre, comme Sun Yuan et Peng Yu, et d&#8217;autres avec lesquels je ne<br />
travaille plus, comme Wendy Jacob. Celle-ci ne crée plus, mais nous allons présenter une oeuvre,<em> Wall</em> : il s&#8217;agit d&#8217;un mur qui respire.</p>
<p><strong>En parlant de murs : un mot sur la scénographie ?</strong><br />
Je préfère parler d&#8217;accrochage. 5 000 m² scénographiés, ça coûterait cher au contribuable. Mais ce n&#8217;est pas nécessaire : une énorme scénographie est un aveu de faiblesse des oeuvres.</p>
<p><strong>Vous êtes marchand, mais y a-t-il des oeuvres dont vous ne vous sépareriez pas ?</strong><br />
Eh bien, <em>Hommage à Francis Bacon</em> de Takashi Murakami, qui est présentée à Lille. À chaque fois qu&#8217;il la voit dans une exposition, il s&#8217;étonne que je la possède toujours. On m&#8217;en a, encore récemment, offert une somme très, très importante, mais j&#8217;ai toujours refusé.</p>
<p><a title="Happy Birthday Perrotin, paroles d’artistes: Pieter Vermeersch, Guy Limone" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2013/11/12/happy-birthday-perrotin-paroles-dartistes-pieter-vermeersch-guy-limone/" target="_blank"><strong><span style="text-decoration: underline;">Pieter Versmeersch, Guy Limone, PAROLES D&#8217;ARTISTES</span></strong></a><br />
<strong></strong></p>
<p><a title="Happy Birthday Perrotin: Jean-Michel Othoniel" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2013/10/12/jean-michel-othoniel/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Jean-Michel Othoniel</strong>,</span> <span><strong>FÉERIE GÉNÉRALE</strong></span></a></p>
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