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	<title>LM magazine &#187; Vinyle</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Diabologum</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2015 05:51:21 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Interview]]></category>
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		<category><![CDATA[rock français]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Souhaitiez-vous cette réédition autant que ceux qui la réclamaient à cor et à cri ? Michel : Depuis plusieurs années, j’essayais de...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/8EkEQecPtT8" height="315" width="420" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe><br />
<strong>Souhaitiez-vous cette réédition autant que ceux qui la réclamaient à cor et à cri ?</strong><br />
<strong>Michel :</strong> Depuis plusieurs années, j’essayais de motiver le groupe et notre ancien label, Lithium. Tout était compliqué. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Ça me rendait dingue que ce disque ne soit plus disponible depuis dix ans, alors que certaines copies se vendaient jusque 600 euros en vinyle">Ça me rendait dingue que ce disque ne soit plus disponible depuis dix ans, alors que certaines copies se vendaient jusque 600 euros en vinyle</span> et 100 euros en CD. Finalement, mon nouveau label (Ici d’Ailleurs) a défendu cette idée et trouvé un accord avec Vincent Chauvier de Lithium.<br />
<strong>Richard :</strong> Nous la souhaitions d’autant plus qu’elle était l’occasion de présenter quelques raretés et inédits (11 titres enregistrés entre 1996 et 1997). L’idée courait depuis 2008.</p>
<p><strong>Votre regard et votre discours ont-ils changé ?</strong><br />
<strong>M :</strong> Chacun a suivi un parcours différent, artistiquement et dans sa propre vie. J’ai eu deux enfants, ça m’a pas mal bousculé. Mais le monde et la société n’ont pas beaucoup évolué, tout a juste empiré. En réécoutant l’album, j’ai été frappé par l’actualité des textes.<br />
<strong>R :</strong> Nos regards n’ont pas tant divergé. Le mien s’est même durci : les vautours me font encore plus vomir, les pigeons encore plus frémir et les hirondelles encore plus rêver !</p>
<p><strong>Avez-vous été sollicités par l’industrie « mainstream » suite à la réputation acquise par l’album ? Entendre Zazie s’extasier sur vos textes lors de votre passage live à <em>Nulle Part Ailleurs</em> vous avait-il amusé ?</strong><br />
<strong>M :</strong> à l’invitation de Noir Désir, nous avons fait quelques grosses scènes. Nous étions parfois très bien accueillis, parfois rejetés. Entre Dolly et FFF, Diabologum c’était un peu bizarre&#8230; Mais on aimait bien ça, c’était tellement martien. Zazie nous a fait la bise avant cette émission, je pense que c’est le contact le plus proche que nous ayons eu avec le mainstream français de l’époque.<br />
<strong>R :</strong> Avant de rencontrer Zazie dans le mainstream, je ne connaissais que <em>Zazie dans le Métro</em>, j’ai préféré la première ! Nous étions des ovnis, musicalement et socialement, au sein d’une scène française déjà très policée.</p>
<p><strong>Deviniez-vous que ce disque serait le dernier et qu’il marquerait autant les esprits ?</strong><br />
<strong>M :</strong> Son retentissement dès la sortie nous a surpris. Nous pensions qu’il serait rejeté à cause de sa noirceur. Je n’imaginais pas qu’il deviendrait une référence du rock français. Quelques mois avant notre séparation, nous parlions encore d’un nouvel album, toujours à écrire, composer et enregistrer – en témoigne le disque de bonus de la réédition. Mais il y avait des tensions amplifiées par la fatigue. Ça n’a pas été facile de construire autre chose ensuite avec d’autres artistes, puisqu’on nous ramenait toujours à Diabologum. Mais, 18 ans plus tard, c’est un plaisir d’en parler avec autant de passion.</p>
<div id="attachment_32493" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/01/zik_itw_diabologum_cover_diabologum_print_def.jpg"><img class="size-medium wp-image-32493" alt="Cover #3 © Diabologum" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2015/01/zik_itw_diabologum_cover_diabologum_print_def-300x300.jpg" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Cover #3 © Diabologum</p></div>
<p><strong>Le style revêche de #3 a «fait école», pour le meilleur (Dominique A) et pour le pire (Fauve ?)&#8230; Quel regard portez-vous sur une certaine descendance ?</strong><br />
<strong>M :</strong> Pas mal d’artistes ont été influencés par Diabologum, certains ont l’honnêteté de le dire. Quand l’influence est bien digérée, au service d’une forte personnalité, ça me fait plaisir.<br />
<strong>R :</strong> Ce qui m’a marqué chez Fauve, c’est la ferveur de son jeune public et le magnétisme existant entre eux. Malheureusement, c’est très pauvre scéniquement, mis à part le spoken guy, et musicalement très éloigné de Diabologum.</p>
<p><strong>La formation de Michel Cloup Duo a-t-elle représenté un nouveau départ ?</strong><br />
<strong>M :</strong> C’était surtout l’idée de s’assumer sous son propre nom, d’en finir avec cette idée de groupe tel que je l’avais vécu entre 1990 et 2010. Un peu comme se mettre à poil et se balader dans la rue (en moins pénible, quand même). D’ailleurs, je prépare un nouvel album.</p>
<p><strong>Peut-on s’attendre à une tournée ?</strong><br />
<strong>M :</strong> Nous n’allons pas refaire de concerts de Diabologum, mais une performance, pour 6 personnes par soir : « Dîner de cons ». Une soirée intime avec nous, un repas que nous aurons cuisiné, avec des boissons et de la musique que nous aurons choisies. Une alternative à ces reformations ennuyeuses jouant sur le porte-monnaie et la nostalgie des quadras – et, je précise, les cons c’est nous !</p>
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		<title>David Godevais</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Apr 2014 07:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[David Godevais]]></category>
		<category><![CDATA[Disquaire Day]]></category>
		<category><![CDATA[Vinyle]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Qu&#8217;est-ce que le Disquaire Day ? Une journée de soutien aux disquaires indépendants, née en 2007 aux États- Unis et lancée en...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Qu&#8217;est-ce que le Disquaire Day ?</strong><br />
Une journée de soutien aux disquaires indépendants, née en 2007 aux États- Unis et lancée en France trois ans plus tard. Cette année, près de 600 références à tirage limité seront disponibles. à cette occasion, les artistes donnent des concerts, des séances de dédicace.</p>
<p><strong>En France, environ 240 disquaires sont concernés par cette opération. Pourquoi uniquement des magasins indépendants ?</strong><br />
Car le Disquaire Day a été créé pour eux, qui sont un maillon essentiel de la diffusion de la musique. Ils ne sont pas tributaires des campagnes de marketing. Chaque commerçant choisit ses disques en fonction de ses goûts, de ses choix artistiques.</p>
<p><strong>De la même manière, les labels indépendants sont-ils les seuls concernés ?</strong><br />
Non, les majors sont les bienvenues. Lorsque des musiciens souhaitent participer, leur maison de disque suit. Le Disquaire Day met un coup de projecteur sur toute la filière musicale, chacun y trouve son compte.</p>
<div id="attachment_16598" style="width: 210px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2014/03/zik_itw_godevai_disquaire-day_ll95_fargo_-9.jpg"><img class="size-medium wp-image-16598" alt="Disquaire Day © J-M Vialtel / DR" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2014/03/zik_itw_godevai_disquaire-day_ll95_fargo_-9-200x300.jpg" width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Disquaire Day © J-M Vialtel / DR</p></div>
<p><strong>Cette année, sont édités des disques de Jimi Hendrix, Johnny Cash, Marvin Gaye&#8230; Sont-ils contents de participer ?</strong><br />
Certes pas, mais les ayant-droits sont consultés. C&#8217;est l&#8217;occasion de sortir des inédits ou des concerts de ces légendes.</p>
<p><strong>Les labels ne font-ils pas un peu aussi les fonds de tiroir ?</strong><br />
Je ne pense pas. Si c&#8217;était pour le business, les labels se tourneraient vers les grosses chaînes. C&#8217;est vraiment pour faire plaisir aux fans. Ce n&#8217;est pas une opération sur laquelle les maisons de disques gagnent beaucoup d&#8217;argent : les tirages sont limités et surtout en vinyle.</p>
<p><strong>Pourquoi en vinyle, d&#8217;ailleurs ?</strong><br />
C&#8217;est le format qui se vend le plus chez les indés. Le CD a beaucoup moins de force.</p>
<p><strong>Pourquoi ?</strong><br />
Difficile de résumer. C&#8217;est une autre façon d&#8217;aborder la musique. L&#8217;écoute est plus exigeante et active : le son est moins compressé qu&#8217;un mp3, on doit changer la face&#8230; Et puis, on associe le vinyle à un bien culturel, plus beau, périssable et fragile. Aujourd&#8217;hui, 70% des consommateurs ont entre 18 et 35 ans. Parfois certains refusaient de mettre moins d&#8217;un euro dans un mp3, mais sont prêts à payer un disque 25 euros.</p>
<p><strong>La question du pouvoir d&#8217;achat ne se pose-t-elle donc pas ?</strong><br />
Vous savez, des gens dépenseront des centaines d&#8217;euros pour un smartphone ou une paire de baskets – et quand on en connaît le prix de fabrication&#8230; C&#8217;est un achat plaisir. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Je crois qu'on arrive au bout de la dématérialisation, le public veut quelque chose de concret.">Je crois qu&#8217;on arrive au bout de la dématérialisation, le public veut quelque chose de concret.</span> Le vinyle possède une âme, à la différence du CD ou du mp3.</p>
<p><strong>N&#8217;y voyez-vous pas aussi une volonté de distinction, voire de snobisme ?</strong><br />
Je ne sais pas. J&#8217;ai acheté des vinyles toute ma vie ! Plus généralement, c&#8217;est un retour vers les commerces de proximité. On a tout déshumanisé dans nos sociétés – hypermarché, numérique, etc. On souhaite retrouver quelques valeurs : son boulanger, son poissonnier, son disquaire. C&#8217;est une tendance de fond. À Paris, s&#8217;ouvre un disquaire tous les trois mois. Le chiffre d&#8217;affaires est en progression moyenne de 15%, c&#8217;est assez important.</p>
<p><strong>Disquaire, un métier d&#8217;avenir ?</strong><br />
Peut-être. Comme libraire, ce ne sont pas des professions où l&#8217;on roule sur l&#8217;or, mais où l&#8217;on peut vivre de sa passion.</p>
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