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	<title>LM magazine &#187; Thee Oh Sees</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>La Route du Rock 2017</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Jul 2017 07:59:02 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>La + belle découverte : Kaitlyn Aurelia Smith On le sait, la Route du Rock n&#8217;a jamais misé sur les &#8220;têtes d&#8217;affiches&#8221;...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center;"><b>La + belle découverte</b> : <b>Kaitlyn Aurelia Smith</b></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: left;">On le sait, la Route du Rock n&#8217;a jamais misé sur les &#8220;têtes d&#8217;affiches&#8221; et les gros noms – enfin si, parfois, mais ça ne lui a pas toujours réussi : on se souvient de l&#8217;annulation capricieuse de Björk et de ses fans souhaitant se faire rembourser, découvrant par la même occasion le principe du festival. Bref, cette année les organisateurs ont changé leur politique et calé un nom fédérateur chaque soir (PJ Harvey, The Jesus And Mary Chain, Interpol). Mais hors de question de sacrifier l&#8217;amour de la découverte ! Dans ce registre, c&#8217;est l&#8217;Américaine Kaitlyn Aurelia Smith qui aura remporté tous nos suffrages. Totalement passés à côté des magnifiques<i> Ears</i> (2016) et <i>Euclid</i> (2015) nous fûmes cueillis comme des fruits mûrs par cette pop électronique rêveuse et transgenre, tout en nappes distordues et voix transformées. On songe, en vrac, aux œuvres étranges de Holly Herndon, Pye Corner Audio ou Julianna Barwick. On aurait pu découvrir tout ceci chez le disquaire ou calé derrière notre ordi. Franchement, on ne regrette pas d&#8217;avoir eu la prime saveur de cette pop mutante sous le ciel bleu, les pieds dans le sable et la mer en fond de salle.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/VU3SLSd_eqM" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"> <strong>La + &#8220;Et dire que des malheureux font encore la queue!&#8221; : PJ Harvey</strong></p>
<p>Quelle entrée ! L&#8217;Anglaise et ses musiciens s&#8217;avancent sur scène, impériaux, au son d&#8217;une musique militaire. Et puis… Et puis, PJ Harvey déroula, à la fois tranquille et habitée, piochant dans son vaste répertoire, depuis ses débuts arides jusqu&#8217;aux récents joyaux (dont <em>Let England Shake</em>). Le public, lui, avait répondu présent pour applaudir cette diva indie à l&#8217;étrange parcours. On se souvient encore de son concert donné le 16 août 1998 en ces mêmes lieux. Cette année, nous étions loin de l&#8217;énergie revêche d&#8217;alors. C&#8217;est que PJ a fait du chemin, pris de la bouteille, délaissé la rage et les déflagrations noisy pour des pièces à l&#8217;écriture plus ambitieuse, sophistiquée, mais tout aussi touchante. Et même si elle s&#8217;est parfois perdue en chemin, le public a répondu présent – en souvenir de sa jeunesse ? Oh, peut-être. Sans doute y avait-il un peu de nostalgie dans les yeux de certains. Mais au fond des oreilles, ce sont bien les chansons de la dame, antiques ou modernes, qui faisaient chavirer les cœurs. On a également apprécié de voir la chanteuse se reculer de quelques pas pour empoigner le saxophone avec ses collègues (dont Mick Harvey) renforçant l&#8217;impression de &#8220;vrai&#8221; groupe. Belle preuve d&#8217;humilité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_72666" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-72666 size-large" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/08/pj-harvey-nicolas-joubard-136a2242-1024x683.jpg" alt="©Nicolas Joubard" width="995" height="664" /><p class="wp-caption-text">©Nicolas Joubard</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 12pt; text-align: center;"><b>Le + stakhanoviste : Thee Oh Sees</b></p>
<p style="margin-bottom: 12.0pt;">John Dwyer et ses amis (dont deux batteurs) ont pioché dans quelques-uns de leurs 425 albums pour bâtir un set sans temps mort et sous tension. Après des années à parcourir à peu près tout ce que le monde libre compte de scènes, on s&#8217;interroge – brièvement : le Californien s&#8217;amuse-t-il encore ? La réponse est immédiate. Il suffit de voir sa tronche, grimaçante, souriante. Dwyer ne va pas au charbon. Mais fait parler la poudre. Emporté par un beau larsen, il se laisse aller, jouant encore et toujours sur la répétition, riffs martelés, rythmes implacables… Un artiste doublé d&#8217;un artisan, amoureux du travail bien fait et du devoir accompli.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/R44Qh2P7wo0" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center;"><b>Le + divin </b></p>
<p style="margin-bottom: .0001pt;">The Jesus And Mary Chain, évidemment. Impériaux, les frères Reid ont puisé dans une discographie, qui, non, ne se résume pas à <i>Psychocandy</i>, aussi important soit-il. Tout de noir vêtus et baignant dans une lumière rougeoyante, les Écossais ont donné une leçon de dignité à pas mal d&#8217;entre nous. Jim Reid impose une grâce naturelle tandis que son frère William, davantage marqué par les années, se tient dans l&#8217;ombre, rejoints un temps par leur petite sœur (Sister Vanilla). On l&#8217;avoue, on n&#8217;aurait pas craché sur davantage de larsens. On aurait apprécié un temps de concert un peu plus long. Mais, l&#8217;espace d&#8217;une heure, ce fut un bonheur parfait. Idéal. Finalement, la formule de JAMC est bête comme chou (les mélodies des Shangri-Las enregistrées avec le Velvet de <i>White Light/White Heat</i>) mais il fallait y penser. N&#8217;oubliant pas les tubes (<i>April Skies</i>,<i> Just Like Honey</i>), les Écossais concluent leur set en tirant leur <i>Reverence</i> (et ce refrain imparable : <i>“I wanna die just like Jesus Christ/I wanna die just like JFK”</i>). L&#8217;un des sommets de cette édition. Étonnamment, on a croisé beaucoup de gens que ce concert (et ce groupe en général) ont laissé de marbre. Preuve que la notion de tête d&#8217;affiche est un brin subjective – d&#8217;ailleurs, pour eux, le grand nom de la soirée c&#8217;était Temples. D&#8217;autres croyants, en quelque sorte.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/7EgB__YratE" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Le + &#8220;Tiens, si on gueulait un peu sur la régie ?&#8221;: Black Lips</strong></p>
<p style="text-align: left;">Oui, bon, d&#8217;accord, les concerts de Black Lips ont quelque chose de prévisible (combien de fois a-t-on vu la scène envahie au son de <em>Bad Kids</em>, par exemple ?). Et alors ? On n&#8217;allait pas jouer les mauvaises langues, trop émus de retrouver nos sales gosses d&#8217;Atlanta. Certes, certains frisent la quarantaine mais, franchement, on n&#8217;y voit que du feu. Décoration approximative, blague potache (les rouleaux de PQ voltigeurs…) et une fois encore, la joie de retrouver ce rock&#8217;n&#8217;roll débraillé, bruyant, braillard sans être brouillon. Un regret, forcément : le son, tout riquiqui, nuisait au plaisir &#8211; surtout que les Américains jouaient juste après The Jesus And Mary Chain. Ces chansons toutes guitares dehors méritaient un volume autrement supérieur et, sans doute, la grande scène. Ça, c&#8217;était pour critiquer : dans les premiers rangs d&#8217;une foule compacte, la joie était perceptible, et on ne serait pas surpris de retrouver les Black Lips dans pas si longtemps à Saint-Malo…</p>
<div id="attachment_72668" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-72668 size-large" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/08/black-lips-nicolas-joubard-136a3502-1024x683.jpg" alt="©Nicolas Joubard" width="995" height="664" /><p class="wp-caption-text">©Nicolas Joubard</p></div>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center;"><b>La + jolie surprise</b> : <b>Yak</b></p>
<p style="margin-bottom: .0001pt;">La vie n&#8217;a pas l&#8217;air compliquée pour les trois Londoniens : un premier LP produit par Steve Mackey (Pulp), un second à venir réalisé par les mains expertes de Kevin Parker (Tame Impala), un single édité par Third Man Records (le label de Jack White)… Bref, sur le papier, tout roule. Mais sur les planches, ces trois loulous veulent en découdre avec la Terre entière, et livrent un set hargneux, revêche, mais fichtrement mélodique. C&#8217;est-à-dire que ces garnements sont également d&#8217;habiles songwriters et, sous le boucan et la rage, se planquent de vraies belles chansons. Une mise en jambes idéale – puisqu&#8217;on avait raté The Proper Ornaments, juste avant.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/eqf0gpB-OSE" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>La + belle épiphanie : Arab Strap</strong></p>
<p style="text-align: left;">En dépit de quelques tubes certifiés (<em>The First Big Weekend</em>, pour n&#8217;en citer qu&#8217;un), on ne s&#8217;était jamais trémoussé au son d&#8217;Arab Strap. Ces histoires tristes et caustiques contées d&#8217;une voix (faussement) monotone fleuraient bon le lendemain de cuite, l&#8217;appartement pas aéré depuis des lustres et la vaisselle qui s&#8217;entasse dans l&#8217;évier. Pourtant, après une entrée au son des cornemuses, Malcolm Middleton, Aidan Moffat et leurs acolytes ont fait souffler un vent d&#8217;air frais sur la scène des remparts – on pense parfois à Magnetic Fields, autre conteur porté sur les synthé cheap, et puis on finit par ne plus penser à rien du tout, emporté par la classe et la prestance de ces Écossais – et preuve, s&#8217;il le fallait, que les reformations ont parfois du bon.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/g9Krvl7AEAs" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center;"><b>La + spartiate</b> : <b>Helena Hauff</b></p>
<p style="margin-bottom: .0001pt;">Avec sa mine d&#8217;institutrice sévère mais juste, Helena Hauff a plié un set parfait. Si les premières minutes nous ont paru un tantinet trop soft, la Hambourgeoise a peu à peu calé des tracks à la violence délicieuse. Pour l&#8217;avoir ratée de trop nombreuses fois – et ce, toujours pour de mauvaises raisons – on mesurait notre chance d&#8217;honorer ce rendez-vous avec la boss du label Return To Disorder. Main de fer et gant plombé : on sort ravi de ce set mêlant house martiale, techno frigorifique et EBM musclé – y a pas à dire, la discipline, ça a du bon.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/uAcni1Xlp0Y" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center;"><b>Le + animalier</b> : <b>Interpol</b></p>
<p style="margin-bottom: .0001pt;">Certes, les liens unissant la Route du rock et le groupe new-yorkais sont forts. Nos néo-corbeaux avaient fait l&#8217;aller-retour New-York/Saint-Malo en 2001 pour remplacer un groupe au pied levé. Un an plus tard, ils revenaient auréolés du succès de <i>Turn On The Bright Lights</i>. En 2017, le quatuor revenait pour jouer ce disque en intégralité, histoire de souffler ses quinze bougies. Voilà pour les faits. Mais dans la pratique, on n&#8217;a jamais accroché à ces chansons. Et alors ? On était prêts à changer d&#8217;avis. À se maudire d&#8217;être passé à côté de cet LP quinze ans durant. Sauf que voilà : si la new wave ténébreuse est en place, elle ne réinvente rien. Et, surtout, la voix de canard de Paul Banks gâche tout le reste. On n&#8217;a donc pas changé d&#8217;avis.</p>
<div id="attachment_72670" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-72670 size-large" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/08/interpol-nicolas-joubard-136a3967-1024x683.jpg" alt="©Nicolas Joubard" width="995" height="664" /><p class="wp-caption-text">©Nicolas Joubard</p></div>
<p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center;"><b>Le + navrant</b> : <b>Future Islands</b></p>
<p style="margin-bottom: .0001pt;">On nous dit que notre monde est en crise, que le rejet de l&#8217;autre gagne du terrain, etc. Bla bla bla. Bien au contraire : si notre société est malade, c&#8217;est peut-être de la tolérance criminelle vis-à-vis de formations telles Future Islands. Trois gugusses déroulant une synth pop aussi générique qu&#8217;inoffensive. Et qui se sont entiché d&#8217;un quatrième larron, nommé Samuel T. Herring – sorte de croisement entre Oliver Stone et François-Xavier Demaison. Ce chanteur évoque souvent ce vieil oncle bourré qui, en fin de banquet, tente de reprendre Sinatra avec la voix de Kermit la Grenouille. Embarrassant. Intenable. Désespérant. Et pourtant fascinant : on a aperçu des centaines de gens danser, sourire, et véritablement aimer ce truc ! Si c&#8217;est ça le futur, il va être temps de se trouver une île déserte.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/MlQunle406U" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Le + belge : Soulwax</strong></p>
<p>Évidemment. Les frères Dewaele n&#8217;avaient pas fait les choses à moitié. Battant Thee Oh Sees qui, pingre, n&#8217;avait ramené &#8220;que&#8221; deux batteurs, les Flamands en alignent trois pour donner toute leur force aux morceaux de <em>From Deewee</em>, leur dernier LP en date. Installés aux platines et épaulés par un bassiste et une claviériste, les frangins de Gand déploient alors l&#8217;étendue de leur savoir-faire : ce savant mélange entre son rock et énergie electro (ou l&#8217;inverse) qui captive un public hagard, ébloui par le son et cette scénographie en noir et blanc, ces clins d’œil à <em>Metropolis</em>… On savait que le groupe des 2manyDJs savait tenir une scène. On a désormais la confirmation qu&#8217;il peut désormais ramener son studio sur les planches et rendre le tout hautement spectaculaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/m8K3-lLxaoI" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Le + décevant</strong> : <strong>Mac DeMarco</strong></p>
<p style="text-align: left;">Peut-être un jour se réveillera-t-on et nous nous dirons : &#8220;<em>Mais au fait, qu&#8217;est-ce qu&#8217;on lui trouvait, à ce Canadien?</em>&#8221; Sympathique, il l&#8217;est assurément. Manquerait plus qu&#8217;il morde. Doué, il l&#8217;est également – on réécoute souvent <em>2</em> (2012), et <em>Salad Days</em> (2014), deux disques à l&#8217;humeur mélancolique et primesautière. Mais voilà : à la longue, ce soft-rock devient douceâtre, et les pitreries du Mac tranchent tellement avec l&#8217;élégie du propos qu&#8217;on s&#8217;en retrouve désarçonné. Attention : on a bien conscience qu&#8217;un artiste est différent de son œuvre, heureusement. Mais là, les vannes et la bonne humeur virent au systématisme et fatiguent, tout simplement. Et comme les chansons finissent par se ressembler, on s&#8217;en va sur la pointe des pieds.</p>
<div id="attachment_72673" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-72673 size-large" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/08/mac-demarco-nicolas-joubard-136a3923-1024x683.jpg" alt="©Nicolas Joubard" width="995" height="664" /><p class="wp-caption-text">©Nicolas Joubard</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"> <strong>Le + beau concert</strong> : <strong>The Moonlandingz</strong></p>
<p style="text-align: left;">On aurait pu désigner Arab Strap et The Jesus And Mary Chain. Mais ce sera eux. Parce que c&#8217;était LE concert que l&#8217;on attendait ce dimanche, et que les Anglais n&#8217;ont pas failli à leur réputation. Réunissant des membres de The Fat White Family et de The Eccentronic Research Council, ce groupe est l&#8217;émanation IRL et irréelle du groupe fictif imaginé par ces derniers sur l&#8217; album <em>Johnny Rocket, Narcissist &amp; Music Machine&#8230; I&#8217;m Your Biggest Fan</em> (2015). Qu&#8217;importe la genèse, place au miracle : des premières mesures psychotiques au final fabuleux, les Britanniques ont tout donné, évoquant à la fois The Fall et Primal Scream – ce sens du rythme qui saisit aux hanches, ces mélodies malades, ces chansons à se damner… Bref, le gang d&#8217;oustiders mené par Lias Saoudi et Adrian Flanagan est de ceux que l&#8217;on chérit, peu importe les approximations.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/mFQYkBomo0Y" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Alors, oui, pour diverses raisons – pas ressenti grand-chose, bêtement loupé, pris dans une conversation aussi vitale sur le moment que totalement oubliée aujourd&#8217;hui, sans parler d&#8217;un quant-à-soi qui permet de rester poli (entre autres mauvaises excuses) – on passe sous silence quelques noms, et pas des moindres, dont The Proper Ornaments, Foxygen, DJ Shadow, Ty Segall ou Tale Of Us. Mais c&#8217;est également cela, un festival : se laisser porter, le temps de quelques soirs, par des concerts mémorables et par le reste, les rencontres, etc. À ce sujet, saluons une dernière fois La Route, pour qui l&#8217;<em>indie </em>n&#8217;est pas un vain mot : outre les bars et les food trucks, on pouvait passer du temps à fouiller dans les bacs de disquaires et à feuilleter pas mal de bouquins (citons les éditions Le Mot Et le Reste ou la Revue Volume…).</p>
<p>Rendez-vous est d&#8217;ores et déjà pris du 16 au 19 août 2018…</p>
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<p>&nbsp;</p>
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		<title>The Black Angels</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Sep 2013 08:51:17 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>The Black Angels, c’est le filtre Instagram « psyché » qui manquait à 2013. Depuis Austin, Texas, a priori pas le coin le plus fun du monde, trois barbus et une batteuse orchestrent le renouveau d’un genre dont les héros se nomment 13th Floor Elevators ou Jefferson Airplane : le psychédélisme. Inspiré par le Velvet et <em>Sergent Pepper’s</em>, mais passé à la moulinette d’un Reagan et de deux Bush. Au menu ? Guitares <em>southerners</em> étourdissantes, batterie psychotrope, chant halluciné. On avait déjà les néo-hippies Devendra Banhart, Cocorosie et consorts, voici donc les néo-psychés, auxquels se joignent The Brian Jonestown Massacre, Jacco<br />
Gardner, ou encore les fabuleux Thee Oh Sees… D&#8217;ailleurs, cette bande d&#8217;illuminés électriques a donné une bonne idée aux Black Angels. Depuis 2008, la formation organise l’Austin Psych Fest, rendez-vous des barbes les plus fleuries et des groupes les plus cools du pays, loin du Coachella, cet hypermarché climatisé. Bien sûr, les organisateurs s’y sont cette année réservé un beau spot pour présenter leur quatrième album,<em> Indigo Meadow</em>, avant une tournée estivale qui se termine donc dans les salles d’Europe, et qu’il nous tarde de retrouver !</p>
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		<title>Primavera Sound Festival</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Jul 2012 14:40:13 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>THEE OH SEES Un leader (John Dwyer) dont le charisme et le chant rappellent Jeffrey Lee Pierce, des hymnes qui sonnent comme...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>THEE OH SEES</strong><br />
Un leader (John Dwyer) dont le charisme et le chant rappellent Jeffrey Lee Pierce, des hymnes qui sonnent comme du Black Lips tribal… Dans la fosse ? Danse de Saint Guy, lancer de cerveza&#8230; L’un des meilleurs live du festival.</p>
<p><strong>THE CURE</strong><br />
Ça faisait un petit temps qu’on avait plus de nouvelles de The Cure, mais les vingt ans de <em>Wish</em> (son dernier bon album) offrent à Bob et ses sbires l&#8217;occasion de se lancer dans un nouveau set marathonien (36 morceaux). Séances de rattrapage à Werchter, aux Eurockéennes et aux Vieilles Charrues.</p>
<p><strong>CHROMATICS</strong><br />
Johnny Jewel et son trio de choc ont captivé l’audience en toute décontraction, clôturant leur set par deux reprises narcotiques (<em>Hey Hey My My</em> de Neil Young et « leur » tube <em>Running Up That Hill</em>, de Kate Bush). Il est minuit, c’est l’heure du crime : passionnel, forcément.</p>
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		<title>Thee Oh Sees</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Jun 2012 14:33:19 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[De Kreun]]></category>
		<category><![CDATA[Thee Oh Sees]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Avant d’expliquer pourquoi il faut voir Thee Oh Sees en concert, rappelons qui est John Dwyer. Ces 15 dernières années, ce Californien originaire de Providence a officié au sein d’une bonne dizaine de groupes (The Hospitals, Coachwhips, Zeigenbock Kopf, pour citer les plus importants) et s’est forgé une discographie à faire pâlir Mark E. Smith. Insaisissable, il s’attardait rarement plus de trois ans sur le même projet. Alors, une question s’impose : quel est le secret de Thee Oh Sees, formé en 1997 ? Très simple, il s’agit de son projet solo, que le temps a progressivement transformé en quatuor de garage rock. Sur scène, le groupe déverse une énergie folle et destructrice, des flots de guitares fuzz et de voix haut-perchées. Du rock dur et simple, pour le dire vite. Ambiance jeans, tatouages et Doc Martens. On prend !</p>
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