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	<title>LM magazine &#187; Renaissance moderne</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Rodin</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Apr 2024 04:55:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>À bien y regarder, exposer Rodin en Belgique n&#8217;a rien d&#8217;anodin, car c&#8217;est bien dans le plat pays qu&#8217;il révéla son talent. Plus précisément dans l&#8217;atelier de Carrier-Belleuse, à Bruxelles, dans les années 1870. <em>« C&#8217;est ici qu&#8217;il a commencé à travailler dans l&#8217;espace public, où il a finalement appris son métier »</em>, confirme Xavier Roland, responsable du pôle muséal montois. Durant cette période, le Français participe ainsi aux travaux de décoration du Palais de la Bourse. Il réalise surtout son premier coup d&#8217;éclat : <em>L&#8217;Âge d&#8217;airain</em>. Ou, dit autrement, <em>« Rodin arrive chez nous comme artisan, et il en repart artiste »</em>. La pièce fit scandale. Ce nu (trop) parfait fut suspecté d’être un moulage sur nature, mais porte en lui tout le génie de l&#8217;artiste. C&#8217;est un jeune soldat belge, Auguste Ney, qui servit de modèle pour l&#8217;oeuvre, laquelle rompt avec l&#8217;histoire de la sculpture. <em>« Son mouvement n&#8217;est relié à aucune référence classique ou mythologique, il déploie simplement son corps dans l&#8217;espace</em> ». Elle renvoie aussi au <em>David</em> de Donatello, et la comparaison n&#8217;a rien d&#8217;hasardeuse&#8230;</p>
<div id="attachment_158878" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/04/rodin-33.jpg"><img class="size-full wp-image-158878" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/04/rodin-33.jpg" alt="Auguste Rodin, Le Penseur, 1881-1882 Bronze, fonte J. Petermann 1899 © Bruxelles, musées royaux des Beaux-Arts de Belgique" width="800" height="1105" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Auguste Rodin, Le Penseur, 1881-1882 Bronze, fonte J. Petermann 1899 © Bruxelles, musées royaux des Beaux-Arts de Belgique</span></p></div>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Le corps libéré</strong></span></p>
<p>Durant son séjour en Belgique, Rodin fera en effet une découverte essentielle : la Renaissance, qu&#8217;il explore par le biais &#8220;d&#8217;émissaires&#8221; flamands, tel Rubens (dont il reproduira sur papier <em>Le Coup de lance</em>) et à la faveur de voyages en Italie, bien sûr, tandis qu&#8217;il vit encore à Bruxelles. Là se trouvent les racines de son génie, dans ce mouvement culturel et artistique qui vit passer l&#8217;Europe du Moyen Âge aux Temps modernes, et fera naître l&#8217;humanisme. L&#8217;Homme et son corps changent de représentation, sont au centre de l&#8217;attention. Rodin va puiser dans ce langage, hérité de la Grèce antique, pour déployer le sien, donnant littéralement vie à la matière. C&#8217;est la fragmentation du corps. <em>« Dans ses sculptures on sent les entrailles vibrer, et chaque membre a son autonomie. Une main, une jambe ou un bras sont des entités à part entière. Ils expriment l&#8217;humanité sans même le reste de l&#8217;anatomie</em> <em>»</em>.</p>
<div id="attachment_158874" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/04/rodin-3.jpg"><img class="size-full wp-image-158874" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/04/rodin-3.jpg" alt="Auguste Rodin, Monument des Bourgeois de Calais, 1889 Bronze, 3e fonte, Fonderie nationale des Bronzes de Bruxelles, 1905-1906 © Mariemont, Belgique, musée royal de Mariemont" width="800" height="576" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #0000ff;">Auguste Rodin, Monument des Bourgeois de Calais, 1889 Bronze, 3e fonte, Fonderie nationale des Bronzes de Bruxelles, 1905-1906 © Mariemont, Belgique, musée royal de Mariemont</span></p></div>
<p><strong>Les Bourgeois de Mariemont </strong></p>
<p>Cette exposition, <em>« qui retrace toute sa carrière »</em>, met ainsi en lumière cette influence peu connue, grâce à des dessins issus des collections montoises (signés Dürer, entre autres) ou ce dialogue au sein de la Collégiale Sainte-Waudru avec une référence belge de la Renaissance : Jacques Du Broeucq. Empli de découvertes, de contrepoints, de &#8220;rencontres&#8221; inédites (notamment avec l&#8217;artiste contemporaine Berlinde De Bruyckere), ce parcours n&#8217;est pas non plus avare de chefs-d&#8217;oeuvre. En témoigne cette présentation à même le sol, dans le Jardin du Mayeur, des <em>Bourgeois de Calais</em>&#8230; qui sont aussi un peu belges. Ceux-ci proviennent en effet du parc de Mariemont, à Morlanwelz. <em>« Eh oui, beaucoup de gens ignorent que la Belgique possède l&#8217;une des douze éditions originales de cette oeuvre »</em>. Pour le coup, ça risque de se savoir&#8230;</p>
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