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	<title>LM magazine &#187; Picardie</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Photaumnales</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Nov 2024 07:40:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Beauvais]]></category>
		<category><![CDATA[Festins. Les photographes à table !]]></category>
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		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Picardie]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelque chose d’un peu écoeurant dans ces clichés de rations militaires. Une contradiction malaisante entre la douceur des couleurs pastel et la finalité de ces repas, rassasiant la plus grande machine de guerre au monde. Issues des archives de l’armée américaine, ces photographies ont été réunies par le collectionneur Matthieu Nicol  (derrière le titre, ô combien ironique, <em>Better Food for our Fighting Men)</em> et montrent les innovations dont est capable l’US Army en matière de déshydratation ou de conservation (qu’on retrouvera ensuite au rayon &#8220;plats cuisinés&#8221; de nos supermarchés). En point d’orgue, il y a ce portrait de soldat casqué s’enfilant, tout sourire, une barre de légumes lyophilisés&#8230; qui sert aussi d’affiche à ce nouveau cru des Photaumnales. Alors quoi ? S’agit-il de critiquer notre mode d’alimentation moderne ? Tout au moins d’y réfléchir, en considérant notre assiette sous différents angles. <em>« Ce sujet recouvre un aspect très politique, car il touche des problématiques de fond »</em>, justifie Fred Boucher, le directeur du festival.</p>
<div id="attachment_165059" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/11/photaumnales1.jpg"><img class="size-full wp-image-165059" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/11/photaumnales1.jpg" alt="(c) Chow &amp; Lin, Le Seuil de pauvreté" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">(c) Chow &amp; Lin, Le Seuil de pauvreté</p></div>
<p><strong> Le grand gâchis</strong></p>
<p>D’ailleurs, se nourrir relève parfois, littéralement, de la lutte. Les artistes Chow et Lin exposent ainsi ce que l’on peut se payer en vivant sous le seuil de pauvreté dans différents pays (des brocolis aux USA, des bonbons en Allemagne&#8230;). Ce procédé systématique, où la nourriture est photographiée sur des journaux locaux, dialogue parfaitement avec le projet de Robin Lopvet. Ce Français met en effet en scène un tourbillon de déchets alimentaires (des feuilles de chou, des restes de poivrons&#8230;) dans des compostions rappelant les natures mortes de la Renaissance. <em>« Ces images renseignent beaucoup sur notre société, la façon dont nous consommons et nous jetons »</em>, observe Fred Boucher. Ainsi, selon les Nations Unis, en 2022, chaque habitant de la planète a gâché 79 kilos d’aliments&#8230;  Dans le même Parc de la gare, à Beauvais, la série <em>Various Fruits and Vegetables</em>, signé Henry Rox, transforme des fruits et légumes en personnages aussi fantaisistes que poétiques. Peut-être inciteront-ils les enfants à finir à leurs haricots !</p>
<div id="attachment_165062" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/11/photaumnales2.jpg"><img class="size-full wp-image-165062" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/11/photaumnales2.jpg" alt="Tous à la cantine ! © Willy Ronis" width="800" height="1056" /></a><p class="wp-caption-text">Tous à la cantine ! © Willy Ronis</p></div>
<p>En parlant de nos chérubins, citons aussi <em>Tous à la cantine !</em>, accrochage garni de photographies de Willy Ronis ou Jean Pottier, qui ont immortalisé ce petit temple du vivre-ensemble. Datant du milieu du siècle dernier, ces images révèlent leur lot d’incongruités (ces bouteilles de vin rouge sur les tables des écoliers) et témoignent de la naissance d&#8217;un autre monde. <em>« Nous sommes après-guerre, l&#8217;alimentation aborde un tournant. Après des années de manque, on sert du lait et de la viande aux enfants matin et soir. C&#8217;est le début des Trente glorieuses, la restructuration de l&#8217;agriculture, un modèle productiviste où l’on consomme sans limit</em>e ».</p>
<p><strong>Boulimie visuelle</strong></p>
<p>L’exposition documentaire consacrée à la marque d’électroménager Thermor ne dit pas autre chose. Ces campagnes de publicité des années 1960 vantent les mérites de cuisines équipées rutilantes, symboles de la société de consommation&#8230; avec une femme systématiquement aux fourneaux, façonnant un archétype qui a la peau dure. <em>« On voit ici comment l’iconographie nous manipule&#8230; »</em>. C’est d’ailleurs l’une des grandes interrogations du festival, d’autant plus prégnante à l’heure des réseaux : <em>« À quoi sert la photographie ? Aujourd’hui les images nous submergent, il y a une forme de boulimie dans notre façon d’absorber ce flux, que l’on digère plus ou moins bien. Il s’agit donc de réfléchir à ce que l’on ingurgite »</em>. Avec la bouche comme les yeux&#8230;</p>
<div id="attachment_165063" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/11/photaumnales3.jpg"><img class="size-full wp-image-165063" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/11/photaumnales3.jpg" alt="Cuisinez en confiance, cuisinez Thermor ! © Jean et Albert Séeberger / Centre des monuments nationaux" width="800" height="576" /></a><p class="wp-caption-text">Cuisinez en confiance, cuisinez Thermor ! © Jean et Albert Séeberger / Centre des monuments nationaux</p></div>
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		<title>Les Photaumnales</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Oct 2017 00:15:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Couleurs pays]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Baptiste Barret]]></category>
		<category><![CDATA[la Martinique et la Guadeloupe]]></category>
		<category><![CDATA[Les Photaumnales]]></category>
		<category><![CDATA[Mujesira Elezovic]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Huggins]]></category>
		<category><![CDATA[Picardie]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvain Duffard]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Des Caraïbes, on a tous une image archétypale. Les cocotiers, les plages de sable blanc (ou pire, les catastrophes naturelles…). Focalisées sur la Martinique et la Guadeloupe, les Photaumnales retournent la carte postale. <em>« Il s&#8217;agit de changer cette perception stéréotypée et de révéler deux territoires français absolument pas représentés en métropole en terme de création »,</em> annonce Fred Boucher, co-commissaire du festival. L&#8217;image servant d&#8217;affiche à cette 14e édition annonce la couleur. Ce cliché de Jean-Baptiste Barret, issu de la série <em>Mythologiques aux bidons</em>, montre un paysage morne, à mille lieux des dépliants touristiques, où pose un homme dont la tête est cachée dans un bidon. Elle résume bien les enjeux abordés ici. <em>« Ce personnage sans visage soulève la question de l&#8217;identité et du rapport au continent, le masque nous renvoie aussi au carnaval, aux déchets, à la consommation…»</em>.</p>
<p><strong>Banane ! </strong></p>
<p>D&#8217;Amiens à Château-Thierry, ce sont ainsi une trentaine de photographes qui livrent en près de 600 pièces &#8220;leurs&#8221; visions de &#8220;leurs&#8221; îles. Point névralgique du rendez-vous picard : le Quadrilatère, à Beauvais. Dans cette galerie de 2 000 m2 est racontée une histoire singulière, divisée en quatre chapitres : &#8220;la mémoire&#8221;, la créolité&#8221;, &#8220;le paysage&#8221; et &#8220;le corps&#8221;. Des documents d&#8217;archives nous dévoilent d&#8217;abord la richesse iconographique de ces territoires et une tradition forte du reportage. Ce sont par exemple les scènes de vie (un mariage, le marché…) saisies en noir et blanc par Arlette Rosa- Lameynardie entre les années 1960 et 1980.</p>
<p><img class="alignright size-medium wp-image-75620" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/09/elezovic_bd_01-200x300.jpg" alt="Peuple sans visage © Mujesira Elezovic" width="200" height="300" />Tandis que Sylvain Duffard révèle l&#8217;urbanisation intensive frappant la Guadeloupe, ces bananiers desséchés, capturés par Mujesira Elezovic, intriguent. Ces &#8220;portraits&#8221; semblant d&#8217;immenses silhouettes humaines <em>« sont une métaphore de l&#8217;état de l&#8217;agriculture, l&#8217;utilisation des pesticides… »</em>. A ces témoignages répondent les oeuvres d&#8217;artistes contemporains, telle Nadia Huggins. En juxtaposant des images de son corps à celles d&#8217;animaux marins, ses diptyques interrogent son rapport à la nature. Cette &#8220;plongée&#8221; abolit toutes normes sociales : aucune construction politique ne dicte notre identité sous l&#8217;eau. En phase avec l&#8217;esprit du festival, son point de vue brise les clichés.</p>
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