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	<title>LM magazine &#187; Phrazes for the young</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Julian Casablancas</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Dec 2014 09:33:17 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>En 1975, Lou Reed signait <em>Metal Machine Music</em> et annonçait l’école industrielle. « <em>Ceux qui l’écouteront en entier sont encore plus tarés que moi</em>», lâchait le pervers pépère. Suicide commercial, disait-on alors. Avec <em>Tyranny</em>, Casablancas réalise-t-il, lui aussi, un suicide commercial ? Pas vraiment, puisque les disques ne se vendent plus. Un vaste foutage de gueule, plutôt ? Sans doute. En fait, ce second essai loin des Strokes (et de son premier essai solo, l’excellent <em>Phrazes For The Young</em>, 2009), reflète notre temps, cette ère du vide (ou <em>void</em>, en anglais) où règnent le relativisme généralisé et le je-m’en-foutisme collectif – la gratuité de la musique joue beaucoup dans l’indulgence criminelle face à des œuvres inaudibles dont on sauvera « de bons moments ».</p>
<p><strong>De l’art ou du cochon ?</strong> Le gros problème, ou la grande force, de Casablancas, c’est son statut d’entertainer. À l’américaine, c’est-à-dire à l’outrance. Jouant avec les codes (ici, vestes sans manches eighties et images de VHS pourrie), avec les sons (guitares vaguement metal et incursions vers la musique africaine, garage-rock du temps jadis et synthés d’avant-hier), le New-Yorkais dresse un immense doigt d’honneur à ce que l’on connaît de lui – une certaine idée de la mélodie et de l’élégance. On ne sait pas trop à quoi s’attendre sur scène. Se fichera-t-il du public comme il se moque de l’époque ?</p>
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