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	<title>LM magazine &#187; photojournalisme</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Colin Delfosse</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2015 04:31:33 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Outre de grandes expositions thématiques, le musée de la photographie de Charleroi a pris la bonne habitude de réserver une salle à de jeunes photographes locaux.<em> Les amazones du PKK</em> se concentre sur la branche armée féminine de ce parti politique, considéré en Occident comme une organisation terroriste. Lié d’amitié avec une journaliste kurde, Colin Delfosse était parti en 2009 à la rencontre de ces guerrières dans le Kurdistan irakien. « <em>Dans les pays arabes, il n’est culturellement pas accepté que les femmes accèdent à l’indépendance. Pour beaucoup d’entre elles, prendre les armes était une forme d’émancipation</em> », explique le photographe. Kalachnikov à la main, dotées d’un équipement archaïque… le contraste entre ces femmes et leur fusil provoque un profond trouble.<br />
<span style="text-decoration: underline;"><strong> Colin au Congo.</strong> </span></p>
<p>Mais le terrain de chasse privilégié du journaliste reste le Congo, où il a effectué de multiples voyages depuis le début de sa carrière, il y a une dizaine d’années. Quelques clichés seront exposés à la maison Folie de Lomme avant un plus large accrochage en septembre. Ce travail révèle des portraits de catcheurs congolais. « <em>Cela n’a rien à voir avec le catch occidental. Les deux adversaires se lancent des sorts, font semblant de s’arracher les yeux ou les tripes, c’est très visuel !</em> ». Le journaliste a choisi de les faire poser dans leur quartier, principalement à Kinshasa. «<em> Le catch reste le sport des ghettos. On a l’impression d’être en campagne, pourtant nous sommes toujours en ville. Dans ces quartiers, il n’y a ni eau ni électricité.</em> » <span class="has-pullquote" data-pullquote="Ces sorciers se disputent donc la gloire sur des rings de fortune, dans une performance autant sportive qu’artistique.">Ces sorciers se disputent donc la gloire sur des rings de fortune, dans une performance autant sportive qu’artistique.</span></p>
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		<title>Gilles Caron</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Feb 2014 15:33:29 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>À peine cinq ans de carrière, 500 reportages et une mort mystérieuse, Gilles Caron (1939- 1970) est un peu le James Dean des photographes. Cependant, <em>Le Conflit Intérieur</em> évite l&#8217;écueil de l&#8217;hagiographie et dévoile, en près de 150 clichés, le parcours d&#8217;un intime de Don McCullin, ayant vécu tous les grands évènements de son temps – du Swinging London au Biafra, d&#8217;Israël à Mai-68, en passant par les émeutes de Derry ou La Nouvelle Vague. Le premier, ce fut les évènements d&#8217;Algérie, comme on disait pudiquement. Appelé, puis parachutiste, témoin des violences infligées aux  civils, Caron refuse de porter les armes. Est emprisonné. Ce traumatisme explique (en partie) le choix du photojournalisme : être au plus proche, et témoigner. Le parcours présenté, véritable portrait anti-héroïque du photographe, ne fait pas l&#8217;impasse sur ses photos plus légères. Brel et Twiggy, Romy et The Beatles, Jane et Serge&#8230; Simple job alimentaire ? « <em>Il faisait ses gammes</em>, éclaire le directeur du musée Xavier Canonne. <em>Comme un musicien ayant besoin de répéter. Le retour à la vie « normale » ne devait pas être facile pour lui</em> ».</p>
<p><strong>Narrer l&#8217;indicible</strong><br />
Avec un sens du mouvement et du cadrage hors-pair, le photographe (l&#8217;artiste ?) compose des images fortes. Lors de l&#8217;une de ses premières missions sur le terrain, durant la Guerre des Six-Jours, en 1967, Caron immortalise les visages fatigués, un soldat israélien épuisé, ou ce Palestinien dont le visage est couvert d&#8217;un keffieh – on le devine mort, mais nulle trace de sang. Pudibonderie ? Refus du sensationnalisme, surtout. Bien sûr, les images se doivent parfois d&#8217;être fortes pour éveiller les consciences, telle cette fillette au napalm, de Nick Hut. Mais Gilles Caron se place souvent à côté, poussant le recul jusqu&#8217;à shooter son ami Depardon en train de saisir un enfant mourant. Ainsi, le photographe pose la question du sens et de la morale et de son métier. Qui reste sans réponse.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>FoMu</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Dec 2013 13:02:50 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Joseph Quatannens]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Germaine Van Parys &amp; Odette Dereze</strong> Débutons avec Germaine Van Parys (1893-1983), pionnière du photojournalisme en Belgique. Durant la Première Guerre Mondiale, la photographie remplace peu à peu les antiques gravures des gazettes, connaissant un formidable essor durant les années 1920. Germaine Van Parys fut de ces précurseurs, mais « <em>ce ne fut pas toujours facile</em>, explique Rein Deslé, commissaire de l&#8217;exposition. <em>Elle a dû lutter. Elle était d&#8217;ailleurs membre fondatrice d&#8217;un cercle de photographes de presse mais, du fait de sa condition de femme, n&#8217;en fut jamais présidente</em> ». Pas présidente, mais proche du pouvoir, puisqu&#8217;elle était photographe officielle de la maison Royale de Belgique. Cela dit, plus que les fastes de la cour, c&#8217;était la vie des petites gens qui peuplaient son quartier des Marolles qui l&#8217;intéresse. En témoigne cet accrochage, pour lequel de nouveaux tirages furent nécessaires. Sont immortalisés, façon Prévert, des enfants jouant dans un square, des paysages de campagne&#8230; Des sujets bucoliques ? Pas seulement ! De voyages au Congo en politique internationale, Van Parys capte l&#8217;époque et ses progrès technologiques : zeppelins, avions et autres fous volants. Autant de témoignages d&#8217;un temps révolu qui provoquent des bouffées de nostalgie. Sa nièce, Odette Dereze, prit la relève en développant l&#8217;une des premières agences de presse photographique du Royaume. Réunies, ces deux oeuvres donnent un aperçu complet (artistique, technique, politique) de la vie en Belgique, entre 1918 et 1995.</p>
<p><strong style="font-size: 13px; line-height: 19px;">Collectie FoMu :</strong><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"> Le Lynx À l&#8217;instar de sa collègue Germaine Van Parys, Joseph Quatannens (1902-1974) fut un pionnier du photojournalisme belge. Né à Dixmude, cet ingénieur de formation apprend à manier l&#8217;objectif avec son oncle. Il devient rapidement professionnel free-lance, sillonne la Flandre profonde puis l&#8217;Europe (Espagne, Pologne, Grande- Bretagne) pour en dresser le portrait. Ce bilingue publie dans la presse flamande et wallonne : Le Soir Illustré, Le Patriote Illustré, ABC, AZ, Zondagsvriend et Vu – entre autres. Au début des années 1930, il crée son agence de presse, Le Lynx, clin d&#8217;oeil à son patronyme (Quat signifiant chat en moyen néerlandais) et à l&#8217;animal réputé pour l&#8217;acuité de son regard. « </span><em style="font-size: 13px; line-height: 19px;">Il offre une réponse à la concurrence accrue et la standardisation des clichés</em><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;">, explique Brecht Bostyn, commissaire de l&#8217;exposition.</span><em style="font-size: 13px; line-height: 19px;"> À cette époque, influencé par le modernisme, Quatannens se démarque en développant un style humaniste. Il est à l&#8217;apogée de son art</em><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"> ». La sélection de magazines et les 150 clichés noir et blanc (18&#215;24 cm) rassemblés ici par thèmes (politique, crise, sports&#8230;), narrent l&#8217;histoire sociale, politique et culturelle belge de 1927 à 1950 à travers les kermesses, processions, les catastrophes minières et tout un folklore local touchant. «</span><em style="font-size: 13px; line-height: 19px;"> J&#8217;ai voulu, avec ce parcours, raconter l&#8217;histoire personnelle de Joseph et celle de la presse en Belgique</em><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"> » conclut l&#8217;administrateur de collection.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Editing the News</strong> Le poids des mots ? Le choc des photos, surtout. Des exemples ? Cette petite fille brûlée au napalm, Mitterrand et Kohl main dans la main, les avions du 11-Septembre&#8230; Les auteurs de ces souvenirs ? Les photographes, bien sûr. Mais aussi des rédacteurs en chef sélectionnant les clichés reçus. « <em>Il y a 15 ans</em>, explique le commissaire Joachim Naudts, <em>deux à trois cent photos étaient transmises quotidiennement à un journal. Aujourd&#8217;hui, le responsable doit choisir parmi 15 000 envois</em> ». Mais <em>Editing the News</em> n&#8217;est pas une célébration de cette périlleuse mission. Le parcours interroge également des choix, parfois étranges, sinon coupables. Citons ainsi Alfredo Jaar : ce Chilien met en perspective l&#8217;année 1994, marquée par le génocide rwandais, à travers l&#8217;intégralité des unes du prestigieux Newsweek, qui « fait » l&#8217;opinion chaque semaine. Il fallut attendre la fin du massacre (d&#8217;avril à juillet) pour que l&#8217;hebdo lui consacre une couverture. Cette exposition-choc ne joue pas la provoc&#8217;, mais use elle aussi d&#8217;images marquantes : accueillis par des cocktails molotov immortalisés durant une émeute athénienne, nous sommes assaillis par des milliers de photographies projetées sur un écran – en fait, le déroulé continu des clichés reçus par les agences de presse Belga et AFP. Dans lesquels le tri s&#8217;impose, forcément.</p>
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