<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>LM magazine &#187; Philippe Lombard</title>
	<atom:link href="https://www.lm-magazine.com/blog/tag/philippe-lombard/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.lm-magazine.com</link>
	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
	<lastBuildDate>Tue, 28 Apr 2026 13:08:54 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=4.2.38</generator>
	<item>
		<title>Ça retourne !</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/12/01/ca-retourne/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/12/01/ca-retourne/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 01 Dec 2023 07:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Ça retourne !]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[La tango]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Lombard]]></category>
		<category><![CDATA[remake]]></category>
		<category><![CDATA[suite]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=155568</guid>
		<description><![CDATA[<p>C&#8217;est vrai, Philippe Lombard a lui aussi de la suite dans les idées. Notre homme a signé (entre autres) Ça tourne mal...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/12/01/ca-retourne/">Ça retourne !</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est vrai, Philippe Lombard a lui aussi de la suite dans les idées. Notre homme a signé (entre autres) <em>Ça tourne mal !</em>, <em>Ça tourne mal&#8230; à Hollywood !</em>, <em>Ça s&#8217;est tourné près de chez vous !</em> ou <em>Ça tourne mal&#8230; à la télé !</em>. Voici donc le cinquième volet d&#8217;une collection semblant inépuisable, comme son sujet, qui a tendance à tourner en rond, répétant <em>ad nauseam</em> les formules qui marchent. Dès le commencement, les réalisateurs (et surtout les producteurs) eurent des idées de suite, à peu près partout et dans tous les styles : c&#8217;est la série des Charlot, des Don Camillo, des Dracula, de &#8220;l&#8217;éternelle Angélique&#8221;&#8230; L&#8217;objectif est simple : épuiser le filon jusqu&#8217;à la corde et gagner &#8220;quelques dollars de plus&#8221;, pour citer Sergio Leone. Souvent pour le pire (la liste est trop longue et toujours en cours) et parfois pour le meilleur. Ainsi du <em>Parrain II</em>, de Francis Ford Coppola, première et unique suite de l&#8217;histoire du cinéma récompensée d&#8217;un Oscar, en 1975.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/9O1Iy9od7-A?si=yg1U16axRRMMQ_ac" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Nouveau western</strong></p>
<p>Au-delà des sagas, Philippe Lombard s&#8217;intéresse aussi à un autre concept : le remake. Oh, celui-ci ne date pas d&#8217;hier. Eh oui, le tout premier film de l&#8217;histoire, <em>La Sortie de l’usine Lumière à Lyon</em> (1895), connaît d&#8217;emblée trois versions &#8211; principalement pour des raisons techniques. En réalité, cet exercice est bien plus répandu qu&#8217;on ne le croit, et pas toujours bien visible. Citons <em>Les Sept mercenaires</em> ou <em>Pour une poignée de dollars</em>, grands classiques du Pays de l&#8217;oncle Sam, certes, mais tous les deux des &#8220;versions cow-boys&#8221; de films d&#8217;Akira Kurosawa (en l&#8217;occurrence des <em>Sept samouraïs</em> et de <em>Le</em> <em>Garde du corps</em>). En France aussi, on sait recycler. <em>De Battre mon cœur</em> s&#8217;est arrêté, de Jacques Audiard (au hasard) est en réalité une relecture de <em>Mélodie pour un tueur</em> de James Toback, avec Harvey Keitel (1978). <em>Coupez !,</em> de Michel Hazanavicius, est une reprise d’un long-métrage de fin d’études signé en 2017 par le Japonais Shin’ichirô Ueda &#8211; vous le saviez ? Pas nous.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/uR2im-_nutE?si=-wjDs2XnXU6Mz2UC" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Au voleur ! </strong></p>
<p>À bien y regarder, cette affaire a parfois pris des allures de pillage, au sens le plus littéral du terme (c&#8217;est-à-dire sans payer de droits d&#8217;adaptation), à l&#8217;image du nanar <em>Barb Wire</em> avec Pamela Anderson (1996), inspiré du chef d&#8217;œuvre <em>Casablanca</em> de Michael Curtiz (1942) et dans lequel &#8220;Pam&#8221; reprend le rôle d&#8217;Humphrey Bogart (en un peu moins bien&#8230;). Plus près de chez nous, la cour d&#8217;appel de Douai condamna en 1996 la société de production de <em>Running Man</em> (1987, avec Schwarzenegger) pour avoir un peu trop regardé <em>Le Prix du danger</em> d&#8217;Yves Boisset (1983, avec&#8230; Gérard Lanvin), soit l&#8217;histoire d&#8217;un jeu télévisé proposant de suivre en direct une chasse à l&#8217;homme, dans un futur proche.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/bfdivpc5K3w?si=rdsU8j7wtvBY0B0P" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe><br />
<strong>Pareil, mais en moins bien </strong></p>
<p>Les Américains ne sont pas les seuls &#8220;filous&#8221; de la bobine, loin s&#8217;en faut. Les maîtres du genre demeurent sans doute les Turcs, nous apprend Philippe Lombard, qui parle même de &#8220;Turksploitation&#8221;. Le principe ? <em>« Refaire les hits du moment »</em>, mais avec les moyens du bord &#8211; et des figurants moustachus ! <em>Rambo</em>, <em>L&#8217;Exorciste</em> ou <em>Mad Max</em> eurent ainsi leurs versions low cost ottomanes (et poilues) tout comme <em>Superman</em>, devenu <em>Supermen Dönüyor</em>. Pour l&#8217;anecdote, son réalisateur, Kunt Tulgar, avait emprunté la poupée Ken de sa fille pour la filmer devant un écran sur lequel défilaient les paysages, et ainsi faire voler notre héros en culotte rouge à moindres frais. Prends-en de la graine, Barbie &#8211; dont on n&#8217;espère pas la suite !</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/vtS3Op-1doY?si=E8TzeM15_XpelP76" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/12/01/ca-retourne/">Ça retourne !</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/12/01/ca-retourne/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Philippe Lombard</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/05/01/philippe-lombard/</link>
		<comments>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/05/01/philippe-lombard/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 May 2023 06:06:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Ciné pop-corn 1975 - 1995]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[gremlins]]></category>
		<category><![CDATA[les vingt Glorieuses de Hollywood]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Lombard]]></category>
		<category><![CDATA[Rambo]]></category>
		<category><![CDATA[Retour Vers Le Futur]]></category>
		<category><![CDATA[Robocop]]></category>
		<category><![CDATA[Terminator]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lm-magazine.com/?p=147967</guid>
		<description><![CDATA[<p>Pourquoi considérez-vous les années 1975 à 1995 comme les vingt glorieuses de Hollywood ? Il y a eu d’autres âges d’or :...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/05/01/philippe-lombard/">Philippe Lombard</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pourquoi considérez-vous les années 1975 à 1995 comme les vingt glorieuses de Hollywood ?</strong> Il y a eu d’autres âges d’or : les années 1930 ou 1950 par exemple. Mais les films tournés durant cette période, ce que j’appelle le cinéma pop-corn, sont toujours aussi présents. On tourne encore des suites de <em>Star Wars</em>, <em>Terminator</em>, <em>Rocky</em>, <em>SOS Fantômes</em>… À travers ce livre, je retourne donc à la source. On peut d’ailleurs regretter qu’il n’y ait pas plus de nouveautés de nos jours. Je viens par exemple de découvrir la bande annonce d’<em>Indiana Jones 5</em>… toujours avec Harrison Ford ! Le premier opus date quand même de 1981.</p>
<p><strong>À quoi tient le succès de ces films ?</strong> D’abord ils touchent tout le monde, dans tous les pays, ce qui n’est pas forcément le cas d’une production française ou italienne. Ils servent aussi un divertissement total, mais sans sacrifier la psychologie des personnages ou le récit. <em>Star Wars</em> nous entraîne dans des mondes délirants, tout en creusant des histoires complexes de famille, de pouvoir… En somme, c’est un cinéma populaire mais qualitatif. La preuve, on le regarde encore avec le même plaisir.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/4tvtYAMPsxI" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Quels étaient les genres de prédilection de ce cinéma pop-corn ?</strong> Steven Spielberg et George Lucas ont bien sûr creusé une veine SF avec <em>E.T.</em>, <em>Rencontre du troisième type</em>… Un cinéma que seuls les Américains savent réaliser. En France par exemple, on tournait L<em>a Soupe aux choux</em> à ce moment-là. Il y avait aussi beaucoup de films d’aventure et d’action. Notamment les titres avec Stallone, Schwarzenegger ou Chuck Norris, la série des <em>Die Hard</em> ou de <em>L&#8217;Arme fatale</em>… C’est d’ailleurs dans les années 1980 que le genre apparaît vraiment. Auparavant il y avait des films avec de l’action, mais pas à proprement parler d’action.<em> L’Inspecteur Harry</em> était une enquête policière rythmée, de temps en temps, par une bagarre ou une course-poursuite. Par la suite, Hollywood a eu tendance à se répéter. L’histoire du gars seul contre tous a été jouée par Steven Seagal, Van Damme, entre autres.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/rf79c9Da83I" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Comment jugez-vous la production hollywoodienne actuelle ?</strong> <strong>Les studios ne manqueraient-ils pas d’imagination ?</strong> Complètement. On a l’impression que Hollywood est dirigé par des gens du marketing. Mais quand Disney rachète à prix d’or Marvel ou Lucasfilm, ce n’est pas pour créer des contenus originaux et prendre des risques, mais gagner de l’argent avec des filons qui marchent déjà, jusqu’à l’overdose. Ils ont moins d’histoires à raconter et d’ailleurs moins de succès. Il va falloir passer à autre chose… Mais je ne suis pas inquiet, Hollywood s’est toujours réinventé. Ça va peut-être prendre du temps, mais il y aura un nouvel âge d’or.</p>
<p><strong>Pourtant ce n’est pas qu’une question d’argent. A l’époque, ce cinéma pop-corn ne jouissait pas de budgets faramineux et il fallait se montrer astucieux… </strong>Oui, car les effets numériques n’existaient pas et les films n’étaient pas forcément dotés de grands moyens. Dans les premiers scripts de <em>Retour vers le futur</em> par exemple, Marty McFly voyageait dans le temps dans un caisson ! Pour trouver l’énergie nécessaire à son retour en 1985, il devait se rendre sur un site d’essais nucléaires dans le Nevada, mais la scène se révélait beaucoup trop chère à filmer. D’où l’idée de la voiture. Et comme le dit Doc : <em>« autant en choisir une qui ait de la gueule »</em>, avec ses portes papillons et son style futuriste. Quand les effets numériques sont apparus, ça a tout changé, amenant par exemple cette fameuse vague de super-héros qui a renversé le cinéma pop-corn.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/cU5BREZ9ke0" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Les effets spéciaux des <em>Dents de la mer</em> semblent aussi rudimentaires…</strong> Oui, d’ailleurs au départ les producteurs voulaient dresser un vrai requin blanc. Ils ont vite compris qu&#8217;ils n&#8217;avaient pas affaire à un caniche. Ils ont donc décidé d’en fabriquer un, mécanique et électrique, mais il n’a jamais fonctionné ! Il a coulé à pic dès le premier jour, et sa queue ne battait pas de droite à gauche. Spielberg n’a donc pas trop montré le requin dans le film. C’est justement pour ça qu’il nous terrorise !</p>
<p><strong>Au rayon des astuces, il y a aussi la voiture possédée par le diable dans <em>Christine</em> de John Carpenter…</strong> Oui, quand elle est aplatie ou endommagée, elle doit se régénérer elle-même. Pour donner cette illusion, le responsable des effets spéciaux a utilisé un plastique ayant l’apparence du métal. Il a placé des pompes hydrauliques à l’intérieur du véhicule pour &#8220;aspirer&#8221; le plastique et déformer la carrosserie. La scène a ensuite été montée à l’envers, et ça marche très bien, tout ça sans ordinateur ! C’était un vrai travail d’artisanat qui demandait beaucoup d’imagination.</p>
<p><strong>Parlons des acteurs. Certains ont dû s’imposer, n’est-ce pas ?</strong> Oui, au départ c’était OJ Simpson qui devait par exemple incarner le T-800, dans <em>Terminator</em>. Ce qui aurait fait mauvais genre par la suite, car en 1994 il a été accusé d’avoir tué sa femme&#8230; Schwarzenegger devait lui jouer Reese, le gentil, mais il avait tellement de bonnes idées qu’il a décroché ce rôle. Et on n’imagine personne d’autre à la place du robot.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/QaagRs5pX_E" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>On apprend aussi que Rambo a failli mourir tout de suite…</strong> Le film avait été écrit comme ça. Le colonel Trautman, qui en a fait une machine de guerre, décide de le tuer car il ne peut pas s’intégrer à la société. Mais le personnage a tellement plu au public lors des projections tests qu&#8217;on ne pouvait pas le supprimer.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/05/philippe-lombard1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-147979" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/05/philippe-lombard1-211x300.jpg" alt="" width="211" height="300" /></a>Le même Stallone était aussi prêt à tout pour incarner Rocky…</strong> Oui, il a écrit le film. Il l’a proposé à beaucoup de producteurs qui voulaient le tourner, mais pas avec lui car il était inconnu. Comme il avait mis toutes ses tripes dans ce projet, il n&#8217;a rien lâché. Sa femme était même prête à vivre dans une caravane pour le soutenir ! Le plus étonnant, c’est qu&#8217;il deviendra l’une des icônes du cinéma d’action avec Schwarzenegger. Pourtant le premier <em>Rocky</em> dénote avec le reste de sa filmographie, c’est plutôt un drame social sur fond de rêves brisés.</p>
<p><strong>Ces films sont truffés de répliques qui ont aussi assuré leur succès, n’est-ce pas ?</strong> Oui, d’ailleurs Schwarzenegger demandait systématiquement aux scénaristes de lui préparer ce genre de petites phrases. Il mélangeait action et humour, c’était sa marque de fabrique. Sans parler de son <em>« je reviendrai »</em>… qui revient tout le temps !</p>
<p><strong>D’ailleurs, la VF y est parfois pour beaucoup, non ?</strong> Oui, dans <em>Predator</em> le même Schwarzenegger lâche au monstre : <em>« T’as pas une gueule de porte-bonheur ! »</em>. Alors qu’en anglais, il dit simplement <em>« You’re one ugly motherfucker »</em>. La traduction n’a rien à voir mais c’est plus drôle. Idem dans le premier <em>Star Wars</em>, quand Han Solo dit à Chewbacca : <em>« Allez Chico, on met la gomme ! »</em>. Ça sonne quand même mieux que le banal <em>« Get us out of here ! »</em>.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/9wb5V_2OEfA" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Pourquoi ces décalages ?</strong> Le doublage prenait à cette époque de sacrées libertés, aujourd’hui c’est plus contrôlé. On a quand même vu de trucs ridicules. Dans <em>Dirty Dancing</em>, la VF fait dire à Jennifer Grey face à Patrick Swayze : <em>« Non ! Tu n&#8217;as pas besoin de courir le monde après ton destin comme un cheval sauvage »</em>. Une ligne de dialogue totalement inventée. De mon côté, je n’ai rien contre ça. Les versions françaises font aussi partie du plaisir de visionnage. Vous ne me ferez par exemple jamais regarder <em>L&#8217;Arme fatale</em> en VO !</p>
<p><strong>Quelle serait votre réplique préférée ?</strong> Celle d’Al Capone, incarné par Robert De Niro dans <em>les Incorruptibles</em> de Brian de Palma : <em>« Je veux que vous trouviez cette lopette d’Eliot Ness, je veux qu’il meure ! Je veux que sa famille meure ! Je veux voir sa baraque en cendres ! Je veux aller là-bas au milieu de la nuit pisser sur son cadavre !</em> ». Difficile à replacer dans la vie, mais ça a de la gueule…</p>
<p><strong>Ces films étaient assez violents, non ?</strong> C’est vrai, mais pas plus que <em>John Wick</em> aujourd’hui. Et puis, comme il y avait plus d’humour dans ces films, la violence était plutôt délirante, pas vraiment &#8220;grave&#8221;.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/9qfhKoz7n1c" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Quelle est l&#8217;influence de ce cinéma sur les productions actuelles ?</strong> On continue à sortir des <em>Rocky</em> et des <em>Star Wars</em>. L’influence est donc totale. Regardez, quand on tourne un nouveau <em>Jurassic Park</em> ou <em>SOS Fantômes</em>, il faut absolument incorporer les acteurs originaux, même si la qualité n’est pas au rendez-vous. Il y a l’idée de toucher plusieurs générations, que les parents fassent découvrir ces films à leurs enfants.</p>
<p><strong>On pourrait aussi citer la série <em>Stranger Things</em>, qui cite abondamment les œuvres de cette période dorée, faisant des clins d’œil à <em>E.T.</em> ou aux <em>Goonies</em> …</strong> C’est normal, les frères Duffer ont grandi avec ces films. De mon côté, je trouve leurs clins d’œil un peu trop appuyés. Mais la série vise un public plus jeune donc ce n’est pas grave, et puis si ça leur donne envie de voir ces films, tant mieux ! En réalité ce n’est pas nouveau. Le premier <em>Indiana Jones,</em> c’est un <em>James Bond</em> !</p>
<p><strong>À vous lire, <em>Jurassic Park</em> symboliserait la fin de ces 20 glorieuses…</strong> Oui, c’est une histoire que j’adore. Pour les besoins du film, on fabrique d’abord des animatroniques, pour les plans de têtes ou de pattes, et puis Steven Spielberg reçoit un appel de la société d’effets spéciaux de George Lucas qui lui apprend qu’elle peut créer numériquement des dinosaures hyperréalistes. Le réalisateur hurle de joie, mais les techniciens comprennent que ce sont désormais eux qui sont en voie d’extinction, qu’ils vont disparaître comme les dinosaures. Ce progrès marque la fin d’une ère pour eux, et celles de ces vingt glorieuses.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/f4mvVh9R3ns" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/05/01/philippe-lombard/">Philippe Lombard</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.lm-magazine.com/blog/2023/05/01/philippe-lombard/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
