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	<title>LM magazine &#187; Paysages</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Mathieu Stanic</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Oct 2022 15:22:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>On se souvient de la vidéo <em><a href="https://www.facebook.com/mathieustanic/videos/hypernight-lille/1282311888508068/" target="_blank">Hypernight Lille</a></em>. Réalisée en 2016 selon la technique dite de l&#8217;hyperlapse, celle-ci dévoilait, de nuit, les lieux les plus emblématiques de la capitale des Flandres en moins de deux minutes. <a href="https://www.instagram.com/mathieustanic/" target="_blank">Mathieu Stanić </a>récidive avec un projet tout aussi épatant. Baptisé <em>Destination Nord</em>, ce nouveau film compile en deux minutes et 45 secondes les plus beaux paysages des Hauts-de-France, du bassin minier aux plages dunkerquoises, capturés du matin au soir mais également&#8230; au fil des quatre saisons. Ce voyage aussi bien géographique que temporel a nécessité un an de labeur. Chaque plan s&#8217;apparente à un tableau inspiré par les peintres romantiques.<em> « Ce fut un vrai travail de fourmi »</em>, confie le réalisateur et photographe, qui a parcouru 4 000 kilomètres pour saisir, essentiellement au drone, quelque cinq téraoctets d&#8217;images. Un tournage qui lui a permis au passage de contempler les plus beaux levers et couchers de soleil de toute sa vie. «<em> Trois mois de montage ont ensuite été nécessaires pour obtenir ce résultat</em> », précise ce natif de la région. Son objectif ? <em>« Que cette vidéo plaise aux gens du Nord ».</em> Pari gagné.</p>
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		<title>Festival international de jardins. Hortillonnages Amiens</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jul 2021 04:14:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Les hortillonnages doivent leur nom au latin hortellus, soit &#8220;petits jardins&#8221;. A l’origine, l’endroit est un marais asséché par les Romains il y a plus de 2000 ans. Au XIXe siècle, le site fut dévolu à la culture maraîchère. Disséminés sur 300 hectares de marais, ces jardins flottants valurent ainsi à Amiens le surnom de &#8220;Venise des légumes&#8221;. Traversé par un réseau de canaux (65 km !), ce petit paradis aurait pu disparaître, notamment à cause d’inondations. En 2010, Gilbert Fillinger, alors directeur de la Maison de la Culture d’Amiens, eut l’idée d’inaugurer ici un festival honorant la création paysagère. Depuis, des artistes réinventent le lieu chaque année, offrant une échappée des plus poétiques.</p>
<p><strong>L&#8217;accident </strong></p>
<p>On peut parcourir ce dédale à pied, bien sûr, mais le must reste la balade en barque en bois et électrique, se laissant dériver au fil de l’eau pour s’arrêter dans chaque îlot. Ici les <em>Hortillophones</em> de Raphaëlle Duquesnoy amplifient le chant des oiseaux, là surgit un abri en forme d’origami signé Alexis Deconinck&#8230; Originales, les œuvres résonnent aussi avec notre actualité et ses enjeux écologiques. Parmi les nouveautés de cette 12e édition, on découvre par exemple <em>ALEA</em> du collectif Free-Birds, soit une installation figurant un crash de montgolfière. Inspiré de Cinq semaines en ballon de Jules Verne, ce &#8220;naufrage aérien&#8221; se lit comme une allégorie de la catastrophe, et de notre capacité à l’affronter. Bon, dans tous les cas, mieux vaut voyager en barque&#8230;</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/PGuGp6X44xU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Annabel Briens</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jan 2020 06:00:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>A l’heure du tout numérique, le travail d’Annabel Briens dénote, comme son parcours. « <em>J’ai découvert la peinture à 15 ans, grâce à un livre sur l’école de Paris reproduisant des œuvres de Picasso, Modigliani ou Foujita</em>, se remémore la Parisienne. <em>Je ne dessinais pas du tout à l’époque. Mais, j’ai tenté de recopier leurs toiles avec du maquillage</em> ».  Après des études d’art à Nantes puis à Paris, elle s’est distinguée grâce à des illustrations pour la mode (Le Mont Saint Michel), l’édition (Grasset) ou la presse (<em>Elle, Grazia</em>). Annabel a entre-temps troqué le rouge à lèvres pour la peinture à l’huile, «<em> très diluée, on dirait de l’aquarelle</em>, précise-t-elle. <em>J’aime cette texture, les accidents en découlant, et surtout montrer le geste du pinceau</em> ». Comme en témoigne ce portfolio, son style est reconnaissable au premier coup d’œil : épuré, reposant sur une palette restreinte et de belles respirations. « J<em>’essaie de simplifier au maximum la composition. J’adore ce côté inachevé. Le vide structure l’image et invite le spectateur à y mettre la dernière touche</em> ». A l’instar de Matisse, l’un de ses maîtres avec David Hockney. D’abord spécialiste du portrait, Annabel se passionne désormais pour l’architecture et son « <em>aspect très graphique</em> ». Au fil de ses recherches ou promenades, elle croque des maisons signées Le Corbusier, Gio Ponti, voire des pavillons de banlieue, « <em>des endroits isolés, désertiques, comme chez Hopper</em> ». Dénués de présence humaine, ces paysages &#8220;modianesques&#8221; titillent l’imagination. Ils invitent à nourrir ces scènes d’une myriade d’histoires – juste pour la beauté du geste.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2020/01/02/annabel-briens-2/" target="_blank">A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW D&#8217;ANNABEL BRIENS</a></strong></p>
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		<title>Laurence Winram</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2019 05:00:25 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Fils et petit-fils de prestidigitateurs, <a href="http://www.lwinram.com/" target="_blank">Laurence Winram</a> aurait pu suivre un chemin tout tracé. Mais <em>« la magie était un art en voie de disparition dans les années 1970 »</em>, sourit-il. Pas de lapin jaillissant d’un chapeau ni de tours de cartes, donc. C’est appareil photo en main que <a href="https://www.instagram.com/winram/" target="_blank">l’artiste installé à Édimbourg</a> distord la réalité, composant dans son studio encombré <em>« de branches, tissus et morceaux de bois »</em> de délicates rêveries. La série <em>Shadow</em> cherche ainsi la beauté dans les contrastes, mariant anatomie humaine et paysages. <em>« J’aime la forme naturelle du corps, ses changements de tons et courbes</em>, confie l’Ecossais. <em>Il s’équilibre parfaitement avec les lignes plus nettes de la nature, le sous-bois enchevêtré et les pins »</em>. Sous l’épiderme féminin, les branchages deviennent veines et veinules. Par transparence, les chevelures se muent en de timides frondaisons, tandis que le noir et blanc recouvre de velours cette fusion du vivant. On serait tenté de voir dans ces portraits une défense de notre planète. Laurence Winram préfère parler de <em>« toiles vierges »</em>, laissant place à l’interprétation de chacun. Il met aussi en avant une part d’improvisation partagée avec ses modèles au moment du shooting. Exposé l’été dernier à la Royal Scottish Academy, le quinquagénaire multiplie les projets, entre affiches de théâtre et reportages dans des distilleries écossaises. Un sacré parcours depuis ses premiers tirages, à 16 ans, avec le vieil Olympus familial, qui n’a pas altéré son envie <em>« d’expérimenter et de casser les habitudes »</em>. Histoire d’injecter toujours plus de magie dans notre quotidien.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=96999" target="_blank">A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW DE LAURENCE WINRAM</a></strong></p>
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		<title>Sylwia Kowalczyk</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Nov 2017 06:00:51 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsqu’on lui demande de parler de son travail, Sylwia Kowalczyk dégaine sa réplique phare : « <em>j’étudie les illusions d’optique créant une ambiguïté entre le réel et ce qui ne l’est pas, avec un goût prononcé pour les sujets sérieux, comme la mort ou la peur</em> ». Voilà qui a la mérite d’être clair. Habituellement, ce sont plutôt les expériences personnelles qui déterminent les projets de cette photographe polonaise installée à Edimbourg – l’entrée d’une jeune femme dans l’âge adulte, la confrontation à une nouvelle culture. La série<em> Lethe</em> (ici présentée) se distingue toutefois du reste de sa production, capturée dans l’environnement contrôlé d’un studio. Une forme de nostalgie émane de ces images imprimées, déchirées, puis recomposées par bribes, où les paysages se mêlent aux portraits de ses proches. Privés de leur visage ou intégrité physique, les personnages révèlent une nouvelle identité. « <em>Le Léthé est le fleuve qui efface les souvenirs des morts lorsqu’ils s’y baignent</em> », éclaire Sylwia Kowalczyk, qui cite Proust ou Dostoïevski parmi les auteurs qui l’inspirent. « <em>Des moments importants échappent sans cesse à notre mémoire, et le passé devient un vaste territoire vierge</em> »… Ce travail, déjà salué par le magazine <em>Photo District News</em>, est mis à l’honneur ce mois-ci par la galerie Blue Sky à Portland, apportant à l’artiste sa première exposition personnelle. Une étape marquante dans une carrière qu’elle espère riche et longue, à l’image de celle de Louise Bourgeois ou de la sculptrice britannique Phyllida Barlow, &#8220;découverte&#8221; après ses 65 ans. Qu’elle se rassure, on n’est pas près&#8230; de l’oublier.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/11/08/sylwia-kowalczyk-2/" target="_blank">A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW DE L&#8217;ARTISTE</a></strong></p>
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		<title>Festival International des Jardins</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Oct 2017 15:49:18 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque année son thème. La 26e édition du Festival International des Jardins est placée sous le signe du &#8220;Flower Power&#8221;. Vous l’aurez deviné, les références aux hippies des années 1960 et 1970 sont convoquées au <a href="http://www.domaine-chaumont.fr" target="_blank">Domaine de Chaumont-sur-Loire</a>. Que ce soit dans <em>Les jardins des ombres et du repos</em> ou ceux de <em>l’Inspiration</em>, la joie, la paix et l’amour se respirent (et s&#8217;admirent) au sein d&#8217;une vingtaine d’espaces sculptés par des paysagistes internationaux. Dépêchez-vous, vous avez jusqu’au 5 novembre pour ressentir le pouvoir des fleurs !</p>
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		<title>Jérémie Lenoir</title>
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		<pubDate>Mon, 02 May 2016 03:20:39 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Vertigineux. Pour une fois, le terme n&#8217;est pas galvaudé. Ces images aux allures de peintures abstraites sont en fait des photographies aériennes. Prises à 450 mètres d&#8217;altitude, elles nous dévoilent des paysages contemporains plus énigmatiques qu&#8217;on ne le pensait. Vus du ciel, ces parkings, mines, carrières ou toitures évoquent Soulages ou Malevitch – des influences avouées de <a href="http://jeremielenoir.com" target="_blank">Jérémie Lenoir</a>. Cet ancien élève des Beaux- Arts d&#8217;Orléans arpente le monde, toujours en avion, depuis 2007, à la recherche de cadrages se jouant des échelles. Ces clichés-ci ont été capturés de juin 2014 à octobre 2015, entre Anvers et Arras. Rassemblés dans l&#8217;ouvrage Nord, ils sont exposés en grand format à la galerie lilloise Lasécu. « <em>Je souhaitais travailler sur le thème de la reconversion industrielle et de l’agrandissement de l&#8217;Eurométropole, explique l&#8217;artiste. J’ai ainsi sélectionné une quarantaine de lieux en chantier, de construction ou de destruction</em> ». Ces zones commerciales, industrielles ou pavillonnaires ont été survolées à midi, «<em> car à cette heure-là le soleil écrase les ombres, le relief et les couleurs, offrant un rendu très plat</em> ». Autre conséquence (involontaire) de ce choix horaire : l&#8217;absence d&#8217;êtres humains (partis déjeuner ou travailler) de ces décors pourtant bâtis par et pour eux. Toutefois, le trentenaire refuse d’imposer un quelconque message. «<em> J&#8217;essaie de créer des photographies pensives, pour citer Barthes, laissant le spectateur libre d&#8217;interpréter ces paysages très concrets, en compensant l&#8217;excès de réel par l&#8217;imagination</em> ». Alors prenons de la hauteur !</p>
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