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	<title>LM magazine &#187; Museum of Youth Culture</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Museum of Youth Culture</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 03:04:17 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Elisabeth Blanchet]]></category>
		<category><![CDATA[London]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Tout commence en 1997, dans le jardin d&#8217;une maison londonienne, quand Jon Swinstead se met à collectionner des photos des nuits de la capitale. Trente ans et plus de 150 000 objets plus tard, cette pile de tickets, badges, flyers, fanzines et vêtements bricolés a enfin trouvé un toit : le Museum of Youth Culture, ouvert en juin 2026 au cœur de Camden. La visite démarre dans un joyeux capharnaüm – bar, salle de jeux, photomaton argentique, boutique de vinyles Rough Trade – avant de plonger dans cent ans d&#8217;adolescence britannique. <span data-pullquote="« Un musée consacré aux années ados, ça n'existait pas. Pourtant c'est l'âge où il se passe un truc chimique dans la tête : le risque devient soudain plus tentant qu'effrayant »">« Un musée consacré aux années ados, ça n&#8217;existait pas. Pourtant c&#8217;est l&#8217;âge où il se passe un truc chimique dans la tête : le risque devient soudain plus tentant qu&#8217;effrayant »</span>, lance Jon Swinstead, la cinquantaine facétieuse&#8230; Avec Lisa der Weduwe, responsable de la programmation, il a voulu raconter les sous-cultures par ceux qui les vivent plutôt que par leurs icônes : « <em>ceux qui achètent les disques, vont aux concerts, portent les vêtements </em>». Une histoire plurielle, nourrie par les cultures caribéennes, africaines et sud-asiatiques, les scènes queer et nocturnes. <span class="has-pullquote" data-pullquote="« C'est le mélange qui fait la culture britannique. Sans immigration, elle serait beaucoup plus ennuyeuse »">« C&#8217;est le mélange qui fait la culture britannique. Sans immigration, elle serait beaucoup plus ennuyeuse »</span>, insiste Jon.</p>
<h3>Teenage dreams are made of this</h3>
<p>Au sous-sol, une fresque déroule un siècle de tribus, des flappers aux ravers, des punks aux emos, des mods aux fans de K-pop. Une histoire volontairement incomplète, sans cesse enrichie par les dons du public : une chemise d&#8217;uniforme couverte de messages, un sac Northern Soul peint à la main, un Walkman vintage&#8230; « <em>Ce qui m’intéresse, c’est ce que les gens ont touché, personnalisé, fait eux-mêmes</em> », confirme Jon. Dans le Youth Club, un collectif de 16-23 ans a imaginé l&#8217;exposition<em> Things I Lied to My Parents About</em> : un mur de confessions manuscrites sur les petits mensonges de l&#8217;adolescence. Plus loin, une chambre reconstituée version confinement raconte une jeunesse mise sur pause. «<em> On ne parle pas à la place des jeunes : on leur laisse le micro. Deux jours par semaine, le musée leur est réservé, notamment aux écoles</em> ».</p>
<div id="attachment_182849" style="width: 1010px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-full wp-image-182849" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/09/museum-of-youth-culture.jpg" alt="Museum of Youth Culture press day. Camden London ©  Debbie Sears" width="1000" height="732" /><p class="wp-caption-text">Museum of Youth Culture press day. Camden London © Debbie Sears</p></div>
<h3>Le grand mix</h3>
<p>Direction la grande salle, joyeuse fête foraine où un siècle de looks et de sons se télescopent sans chronologie, entre affiches, badges et cassettes. Sous l&#8217;écran géant trône un impressionnant sound system Monitor Audio conçu par Linett Kamala, artiste sonore et figure du Notting Hill Carnival, qui a imaginé cette installation hi-fi géante en hommage à la culture des sound systems caribéens, pour une écoute immersive au cœur de la pièce. Une cabine téléphonique permet, elle, d&#8217;enregistrer ses souvenirs. <span class="has-pullquote" data-pullquote="« Je voulais que l'ado de 17 ans et la dame de 65 ans ressentent la même joie, sans séparer les générations : être jeune, c'est se retrouver, s'enthousiasmer, être survolté »">« Je voulais que l&#8217;ado de 17 ans et la dame de 65 ans ressentent la même joie, sans séparer les générations : être jeune, c&#8217;est se retrouver, s&#8217;enthousiasmer, être survolté »</span>, confie Lisa der Weduwe. Par définition en mouvement, le musée sillonne aussi le Royaume-Uni, de salles des fêtes en pubs, pour collecter objets et récits, avant d&#8217;ouvrir des antennes à Birmingham puis Glasgow. De quoi prolonger le frisson, comme à l’adolescence.</p>
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