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	<title>LM magazine &#187; Musée de la photographie Charleroi</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Bertrand Meunier</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 03:34:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Bertrand Meunier]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Bertrand Meunier est arrivé pour la première fois en Chine à pied, il y a une vingtaine d&#8217;années, depuis le Pakistan où il faisait de l’alpinisme. Il découvre alors les mutations économiques et politiques imposées d’une main de fer par les trois derniers secrétaires du PCC et présidents chinois. Ce sont les fermetures des grandes mono-industries du nord-est et du centre, entraînant la paupérisation de millions d’ouvriers, de petits employés et le déracinement des paysans pour créer les &#8220;Zones économiques spéciales&#8221; sur la côte est, qui voient affluer les entreprises étrangères. Gigantesques, appliquées de façon dictatoriale, ces réformes font littéralement table rase du passé. Et construisent en à peine deux décennies l’atelier de production du monde, suite à l’entrée de la Chine dans l’OMC en 2001.</p>
<p><strong>Souriez, vous êtes filmés</strong></p>
<p>Bouleversé par ce qu’il découvre au rythme lent de la marche, le Français décide de le documenter par la photographie argentique, en noir et blanc. Un choix très inspiré ! Ses images sont prises au plus près des sujets, avec beaucoup de grain et de matière, et composent un ensemble percutant. <a href="https://www.museephoto.be/" target="_blank">À Charleroi</a>, on découvre aussi &#8220;l’oeil&#8221;, soit une installation immersive témoignant de la vidéosurveillance chère à Xi Jinping (il y aurait plus de deux milliards de caméras en Chine). Et on pense inévitablement au documentaire terrifiant À l&#8217;Ouest des rails de Wang Bing, Erased se situant au même niveau esthétique et d’engagement.</p>
<div id="attachment_153276" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/bertrand-meunier-21.jpg"><img class="size-full wp-image-153276" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/11/bertrand-meunier-21.jpg" alt="Shenzhen, province du Guangdong, décembre 2019 © Bertrand Meunier, Tendance Floue" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">Shenzhen, province du Guangdong, décembre 2019 © Bertrand Meunier, Tendance Floue</p></div>
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		<title>Bertrand Meunier</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Sep 2023 22:27:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Bertrand Meunier]]></category>
		<category><![CDATA[Erased]]></category>
		<category><![CDATA[Musée de la photographie Charleroi]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Membre du collectif Tendance Floue, Bertrand Meunier a parcouru le monde pour témoigner des transformations des territoires où il s’est immergé, toujours en noir et blanc. Il y a eu la France, l’Afghanistan ou la Chine. Baptisée <em>Erased</em>, cette série-ci constitue son <em>« grand œuvre »</em> selon le journaliste Pierre Haski. De la disparition du monde paysan jusqu’à l’avènement de l’économie tertiaire, le photographe français a saisi comme peu d’autres les mutations de &#8220;l’empire du Milieu&#8221;.</p>
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		<title>Stéphan Gladieu</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Mar 2023 06:45:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Corée du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Musée de la photographie Charleroi]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphan L'adieu]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>La Corée du Nord comme vous ne l&#8217;avez jamais vue, ou plutôt imaginée, tant elle demeure une énigme, un mystère. Stéphan Gladieu...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>La Corée du Nord comme vous ne l&#8217;avez jamais vue, ou plutôt imaginée, tant elle demeure une énigme, un mystère. Stéphan Gladieu fait partie des rares photographes à avoir entrouvert les portes de la péninsule. <em>« Il y a un paradoxe énorme entre la couverture médiatique dont bénéficie ce pays et l&#8217;invisibilisation de sa population</em>, relève-t-il. <em>On ne parle que de Kim Jong-Un, des tensions internationales, d’armes nucléaires mais finalement très peu de ce peuple, alors que 25 millions de personnes vivent tout de même ici. Ce sont ces gens qui m’intéressaient »</em>. Après de longues négociations avec les autorités locales, et sous bonne escorte, le reporter français a donc pu se rendre avec son studio portatif dans des espaces prédéterminés par le régime : ici une usine, là un hôpital, ou encore un salon de coiffure, une piscine, un stand de tir, un parc d&#8217;attractions et parfois dans la rue, devant des monuments à la gloire des tyrans&#8230;</p>
<div id="attachment_145659" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/03/stephan-gladieu-3.jpg"><img class="size-full wp-image-145659" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/03/stephan-gladieu-3.jpg" alt="Stéphan Gladieu. Serveuses du bateau-restaurant au pied de la tour du Juche. Pyongyang, Corée du Nord © Stéphan Gladieu courtesy School Gallery / Olivier Castaing" width="800" height="1000" /></a><p class="wp-caption-text">Stéphan Gladieu. Serveuses du bateau-restaurant au pied de la tour du Juche. Pyongyang, Corée du Nord<br />© Stéphan Gladieu courtesy School Gallery / Olivier Castaing</p></div>
<p>Son objectif ? Réaliser des clichés des habitants, pour le moins surpris par la démarche. <em>« Il faut savoir que le portrait n&#8217;existe pas en Corée du Nord. Dans les maisons, il n’y a quasiment pas d’albums de famille, l&#8217;individu est uniquement envisagé au sein du collectif »</em>, indique Stéphan Gladieu. Son travail observe alors des règles précises. Il reprend les codes visuels de la propagande nord-coréenne, pour mieux les <em>« surjouer »</em>. Ses sujets sont placés au centre de l&#8217;image, cadrés en pied, de manière frontale, dans des compositions colorées, soulignées au flash&#8230; et nous regardent droit dans les yeux. Cette représentation iconique offre ainsi <em>« un face-à-face avec l&#8217;individu. On en apprend presque autant sur lui que sur nous »</em>.</p>
<p><strong>Régime spécial </strong></p>
<p>Présentés en très grand format, ces <em>« portraits miroirs »</em> révèlent (un peu) une société à priori figée, au milieu du siècle dernier, et flirtent (beaucoup !) avec le surréalisme. <em>« On a l&#8217;impression que tout est faux, comme dans une telenovela mexicaine »</em> commente l&#8217;intéressé. C&#8217;est ici un homme qui pose en costume devant un étalage de sodas outrageusement chatoyant, là une paysanne se dressant fièrement dans un champ, faucille à la main, telle une illustration vivante de la propagande communiste&#8230; Si les lieux lui ont été imposés, Stéphan Gladieu s&#8217;est octroyé un <em>« espace de liberté »</em> durant ces shootings, grâce aux arrière-plans, jamais avares de <em>« clins d&#8217;oeil »</em>. À l&#8217;instar de ce couple et son enfant posant dans le zoo central de Pyongyang. Deux statues de manchot se mêlent discrètement à la famille, tel un symbole de l&#8217;uniformité et de la standardisation dictées par le régime.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/dQau2wVBHGM" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=145946" target="_blank">A LIRE ICI / L&#8217;INTERVIEW DE STEPHAN GLADIEU</a></strong></p>
<div id="attachment_145670" style="width: 210px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/03/stephan-gladieu-36.jpg"><img class="size-medium wp-image-145670" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/03/stephan-gladieu-36-200x300.jpg" alt="Stéphan Gladieu (c) Julien Damien" width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Stéphan Gladieu (c) Julien Damien</p></div>
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		<title>Patrick Willocq</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2019 04:41:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[congo]]></category>
		<category><![CDATA[Musée de la photographie Charleroi]]></category>
		<category><![CDATA[Patrick Willocq]]></category>
		<category><![CDATA[Songs of the Walés]]></category>
		<category><![CDATA[Walés]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Au nord de la République démocratique du Congo, au cœur de la forêt équatoriale, vivent les Ekondas. Depuis des siècles, ce peuple...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Au nord de la République démocratique du Congo, au cœur de la forêt équatoriale, vivent les Ekondas. Depuis des siècles, ce peuple pratique un rituel unique pour célébrer la maternité : celui des Walés. <em>« La plupart de ces femmes sont des pygmées. Dès qu&#8217;elles mettent au monde leur premier enfant, elles quittent leur mari et rejoignent la case de leur mère pour une période de semi-réclusion de deux ans »</em>, explique Patrick Willocq. Durant la première année, elles apprennent à s&#8217;occuper de leur enfant. Ces filles sont alors traitées comme des reines, n&#8217;ont pas besoin de travailler, de se préparer à manger. Il leur est aussi interdit de se promener seule et d&#8217;avoir des rapports sexuels. La deuxième année du confinement est consacrée à l&#8217;élaboration d&#8217;un spectacle dit de &#8220;libération&#8221;. <em>« Chacune raconte ce qu&#8217;elle a vécu. Tous les clans l&#8217;écoutent et, à la fin de la journée, elle redevient une femme comme les autres, mais Walé à jamais »</em>.</p>
<div id="attachment_96725" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-large wp-image-96725" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/02/xpo_3-patrick-willocq_lm147-1024x771.jpg" alt="Ntembe, Walé épervier" width="995" height="749" /><p class="wp-caption-text">Ntembe, Walé épervier</p></div>
<p><strong>Les chants en images </strong></p>
<p>Né à Strasbourg en 1969, Patrick Willocq a grandi au Congo avant de se perdre dans une carrière de commercial, en Asie. Mais sa passion pour la photographie demeure intacte. <em>« En 2009, je suis revenu dans ce pays pour la première fois depuis 27 ans, et me suis totalement retrouvé. J&#8217;avais laissé une partie de mon enfance ici. J&#8217;ai tout lâché pour m&#8217;y installer »</em>. C&#8217;est par hasard qu&#8217;il rencontre une de ces &#8220;reines&#8221; parées de rouge, dans la brousse. Il est d&#8217;emblée captivé par leurs traditions. <em>« Ces gens prennent le temps de célébrer la naissance d&#8217;une vie. Dans nos sociétés occidentales, nous ne le faisons plus, alors que c&#8217;est tout de même l&#8217;essentiel »</em>. Pour autant, ce n&#8217;est pas l&#8217;aspect ethnographique qui intéresse Patrick Willocq. Il s&#8217;agit plutôt de <em>« traduire la pensée intime de ces femmes »</em>. Durant cette période, chaque Walé compose en effet une chanson qui lui est propre, dévoilant ses projets, ses espoirs&#8230; L&#8217;artiste a ainsi tiré <em>« une représentation visuelle de ces chants »</em>, à travers de grands tableaux vivants, et fantasmagoriques.</p>
<p><iframe src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x4s3ssp" width="480" height="270" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<div id="attachment_96726" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><img class="size-medium wp-image-96726" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/02/xpo_2-patrick-willocq_lm147-300x225.jpg" alt="La Walé à la balançoire, Lokito – la bruyante." width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">La Walé à la balançoire, Lokito – la bruyante.</p></div>
<p><strong>Jeu collectif<br />
</strong></p>
<p>Ici, on voit Epanza Makita,suspendue à une branche d&#8217;arbre par les pieds, telle la chauve-souris qu&#8217;elle rêve d&#8217;être. Là, Asongwaka vole à bord d&#8217;un avion de bric et de broc, sur un fond de ciel bleu peint à la main. Plus loin, Bakuku s&#8217;affiche au milieu de fourmis géantes, se plaignant de sa belle-famille qui lui servirait de mauvais plats&#8230; Ces mises en scène et décors de sept mètres de long ont été conçus <em>« avec les matériaux du bord et une équipe recrutée sur place : chasseurs, pêcheurs, artisans&#8230;»</em>, détaille l&#8217;artiste, qualifiant sa démarche de <em>« documentaire artistique »</em> &#8211; quelque part entre Michel Gondry et Gauguin (ces couleurs électriques). <em>« Pour moi la photo est la dernière étape d&#8217;un processus de collaboration. Il me faut 45 minutes pour la prendre, mais parfois trois mois d&#8217;immersion pour concevoir une scène. Mes images mêlent à la fois théâtre, installation, musique et peinture, c&#8217;est une pratique hybride »</em>. Et terriblement poétique, n&#8217;est-ce pas ?</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/246770465?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=96867" target="_blank"><strong>A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW DE PATRICK WILLOCQ</strong></a></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-96872" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/02/dsc091791-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Jeanloup Sieff</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2017 01:24:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[années lumière]]></category>
		<category><![CDATA[borinage 1959]]></category>
		<category><![CDATA[Jeanloup Sieff]]></category>
		<category><![CDATA[Musée de la photographie Charleroi]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>On s’est tous un jour ou l’autre arrêtés devant une photographie de Jeanloup Sieff. Ses tirages en noir et blanc de mode,...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>On s’est tous un jour ou l’autre arrêtés devant une photographie de Jeanloup Sieff. Ses tirages en noir et blanc de mode, de sublimes derrières féminins (<em>« la partie du corps la plus émouvante » </em>disait-il) ou ses portraits des icônes du siècle passé restent ancrés dans notre histoire moderne. Citons ce cliché d’Yves Saint Laurent nu et assis en tailleur qui fit scandale en 1971, celui d’un Coluche songeur qu’on retrouva en « une » de <em>Libération</em> le jour de sa mort en 1986, ou encore de Serge Gainsbourg et Jane Birkin tendrement enlacés. Pour Xavier Canonne, directeur du Musée de la Photographie,<em> « Sieff, c’est le parfum d’une époque »</em>. Celle des Trente Glorieuses, glamour et légères. Pour autant, ce baroudeur qui se prétendait <em>« superficiel et frivole »</em> aura à bien des égards révolutionné la photographie. Dans le cadrage par exemple : <em>« il a imposé dès les années 1960 l’idée que le sujet principal ne devait pas nécessairement se situer en avant-plan »</em>. Ainsi de cette jolie fille vêtue de la dernière mode, renvoyée derrière un garde espagnol à l’air menaçant…</p>
<p><strong>Halo </strong></p>
<p>Au-delà de sa maîtrise du grand angle, des volumes et de ses compositions géométriques parfaites (admirables dans cette photo prise en 1957 de Françoise Sagan assise dans son bolide), la « patte Sieff » s’incarne aussi dans ce halo blanc habillant ses sujets, tel Alfred Hitchcock poursuivant toutes griffes dehors un mannequin dans le décor de <em>Psychose</em>. Une auréole lumineuse obtenue après de longues heures en laboratoire et que l’on aperçoit dès 1959 autour des terrils qu’il capture dans le Borinage, lors d’un reportage immortalisant les mineurs belges. Celui-ci lui vaudra le prix Niépce, trois ans après un certain Robert Doisneau. Oui, <em>« il faut beaucoup de talent pour offrir l’apparence d’un photographe léger »</em>.</p>
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		<title>Rodolphe A. Reiss , Le théâtre du crime</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jun 2014 01:45:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Musée de la photographie Charleroi]]></category>
		<category><![CDATA[Rodolphe Archibald Reiss]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Les premières secondes de la visite et cette confrontation avec la mort troublent le visiteur. « Notre imaginaire, via le cinéma et...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Les premières secondes de la visite et cette confrontation avec la mort troublent le visiteur. <em>« Notre imaginaire, via le cinéma et la télévision, est pourtant imbibé de cette esthétique »</em> souligne le commissaire Daniel Girardin. Certes, mais ici, tout est réel. <em>« Nous alternons les scènes d’homicides avec d’autres, moins extrêmes. Le parcours doit rester supportable et éviter le voyeurisme »</em>. Les images sont présentées sur de grands formats communément réservés aux œuvres artistiques « afin de créer un décalage entre attrait et répulsion ». Conservées dans les cartons de la police suisse, ces photos n’étaient pas destinées à être exposées. À l’inverse d’un artiste ou d’un reporter, aucun recadrage ici. Seule compte la recherche de la vérité. <em>« Reiss a mis au point un protocole très strict afin d’obtenir un regard scientifique et objectif sur un crime »</em>. Ce travail témoigne également d’une époque. <em>« On pénètre, via ces scènes de crimes, dans les intérieurs à l&#8217;aube du xxe siècle »</em>. Universitaire et fondateur, en 1909, de la première école de police scientifique au monde, Reiss a longtemps milité pour expliquer l’origine de la criminalité par la pauvreté et le manque d’éducation, à contre-courant des thèses nauséabondes qui traversaient l’Europe. Bref, un parcours à rebours des clichés.</p>
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