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	<title>LM magazine &#187; mouvement</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Blandine Soulage</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 07:10:27 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Le corps a la parole ! À l’heure où la sédentarité grignote lentement mais sûrement nos existences numérisées, Blandine Soulage redonne voix...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Le corps a la parole ! À l’heure où la sédentarité grignote lentement mais sûrement nos existences numérisées, Blandine Soulage redonne voix au mouvement, qu’elle considère comme « <em>un langage non verbal, une forme d’éloquence silencieuse</em> ». Ses photographies n’en sont que plus parlantes. Dans la série Déviation, réalisée sans trucage, cette adepte du yoga (qu’elle enseigne depuis une quinzaine d’années) met en scène acrobates, danseurs et danseuses au sein de lieux bétonnés, initiant un dialogue vertigineux entre les corps, les formes géométriques et les couleurs. Il ne s’agit pas seulement d’harmonie, ni de défier les lois de la pesanteur, mais surtout « d’<span class="has-pullquote" data-pullquote="introduire une faille dans l’ordre établi, une brèche poétique">introduire une faille dans l’ordre établi, une brèche poétique</span>, dit-elle. Ce désordre dans les lignes de l’architecture devient pour moi une manière d’interroger la norme, la contrainte spatiale ». C’est aussi une manière de décaler notre regard sur la banalité de notre environnement urbain et de réinventer nos espaces quotidiens, qui deviennent alors «<em> le théâtre de &#8220;l’extra-ordinaire&#8221;</em> ». Une traversée chromatique sacrément dynamique de la ville, mais également du temps.<em> Contrapposto</em>, son dernier projet en date, la voit ainsi interroger « la mémoire du corps à travers l’histoire de l’art ». Cette artiste passée par l’école des Gobelins, rejoue cette fois des postures issues de la statuaire et de la peinture classique avec des corps contemporains, c’est-à-dire racisés, cis, trans ou non binaires, et qui acquièrent ici une portée pareillement universelle. « <em>Incarnations plutôt que carnations, ils sont avant tout des &#8220;mouvements de l’âme&#8221;, pour reprendre Da Vinci</em> ». Pas mieux !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: 14pt; color: #00ccff;"><strong><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> </strong></span><span style="color: #00ccff;"><span style="font-size: 14pt;"><strong>À lire / </strong></span><span style="font-size: 14pt;"><strong>L’interview de l’artiste <span style="text-decoration: underline;"><a style="color: #00ccff; text-decoration: underline;" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2025/11/01/entretien-blandine-soulage/" target="_blank">ici</a></span></strong></span></span></p>
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		<title>Entretien : Blandine Soulage</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 04:14:56 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Interview]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Comment êtes-vous devenue photographe ? Quel fut le &#8221; déclic &#8221; ? Je ne parlerais pas vraiment d’un déclic, plutôt d’une évolution qui...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment êtes-vous devenue photographe ? Quel fut le &#8221; déclic &#8221; ?</strong><br />
Je ne parlerais pas vraiment d’un déclic, plutôt d’une évolution qui m’a conduite progressivement à placer la photo au cœur de mon activité. Je travaillais auparavant dans le secteur artistique, mais côté production et administration. J’ai glissé vers la création avec la photo et j’ai donc entrepris une formation spécifique aux Gobelins en 2013, pour me lancer en tant que professionnelle.</p>
<p><strong>Comment définiriez-vous votre travail ? Qu’est-ce qui fait sa particularité selon vous ?</strong><br />
Quelque chose se joue dans l’écriture par la lumière et la couleur. Pour moi, la photo est avant tout un medium du sensible. Je place le corps et le mouvement au cœur de mes recherches depuis plusieurs années. Ce registre m’intéresse pour sa dimension expressive, voire narrative, en tant que langage non verbal s&#8217;adressant directement aux sens. Mais également sur le plan formel en tant que vibration et matière plastique à travailler.</p>
<p><strong>Comment a-t-il évolué ?</strong><br />
Ces dernières années, ma pratique s’est ouverte à des procédés d’impression alternatifs : sérigraphie, gravure, gomme arabique… Ces techniques permettent une fragmentation plastique de mes images, un autre régime visuel.</p>
<p><strong>Pourquoi vous intéressez-vous au corps et à son mouvement ?</strong><br />
Le langage du corps est une forme d’éloquence silencieuse qui s’adresse à toutes et tous. Nous possédons chacun un corps à travers lequel nous faisons l’expérience du monde, il nous relie à l’autre. Cette approche phénoménologique me nourrit depuis longtemps. Ma pratique personnelle est aussi en jeu, celle de la danse et surtout du yoga, que j’enseigne depuis une quinzaine d’années. Les corps sont aujourd&#8217;hui surexposés dans un flot d’images, mais souvent désincarnés et dépourvus de sens. De mon côté, <span class="has-pullquote" data-pullquote="j’aspire à renouer avec ce corps sensible, poétique">j’aspire à renouer avec ce corps sensible, poétique</span>. A rebours de la société sédentaire et désincarnée dans laquelle nous vivons. Nous n’avons jamais été aussi connectés… et pourtant si déconnectés de notre propre corps.</p>
<p><strong>Plus précisément, pourquoi explorer la relation entre le corps et l’espace, voire l’architecture ?</strong><br />
A travers le mouvement, ma série <em>Déviation</em> introduit une faille dans l’ordre établi, une brèche poétique. Ce &#8220;désordre &#8221; dans les lignes architecturales permet d’<span class="has-pullquote" data-pullquote="interroger la norme et la contrainte spatiale">interroger la norme et la contrainte spatiale</span>. C&#8217;est aussi une manière de réinventer nos espaces quotidiens. Des lieux ordinaires deviennent le théâtre de l’&#8221;extra-ordinaire&#8221;. Je cherche ce point de bascule, ce moment où tout peut s’inverser, se renverser. C’est une invitation à se remettre en mouvement dans un monde qui s’engourdit.</p>
<p><strong>Vos images reflètent -elles à la fois une certaine harmonie et une désorganisation du réel ?</strong><br />
J’aime les images construites mais traversées par quelque chose d’instable, d’énigmatique. Ces accidents produisent de nouveaux récits, où les corps deviennent fictions, désobéissent à leur logique fonctionnelle. Je pense les corps comme des contrepoints à la géométrie, aux volumes et aplats de couleurs. Ils dialoguent avec les structures et en révèlent les angles morts. La couleur est pour moi une palette de composition autant qu’un outil formel.</p>
<p><img class="alignright wp-image-175857 size-medium" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/11/entretien-blandine-soulage1-200x300.jpg" alt="DEVIATION 5" width="200" height="300" /></p>
<p><strong>Concrètement, comment travaillez-vous ? Comment procédez-vous pour obtenir ces images, dans lesquelles certains personnages semblent en lévitation ou en suspension ?</strong><br />
Tout est réalisé durant la prise de vue, sans trucage, à la manière du <em>Saut dans le vide</em> d’Yves Klein en 1960. Je travaille avec des danseurs, danseuses, acrobates ou traceurs dont le potentiel de mouvement permet ces mises en scène. Mais le geste demeure non performatif, situé à la frontière entre banalité et espace artistique. Il y a un vrai travail de collaboration avec elles et eux. Les idées évoluent sur place, selon ce que l’espace permet. C’est donc un travail d’équipe. J&#8217;utilise également des éclairages pour composer ma lumière et figer le mouvement, ce qui implique parfois une logistique conséquente en extérieur.</p>
<p><strong>Comment choisissez-vous vos lieux ?</strong><br />
J’effectue beaucoup de repérages. Je reviens parfois plusieurs fois sur un site pour trouver la bonne lumière, shooter des <em>pre-frame</em>… Je m’attache à des endroits pour leur potentiel graphique et un certain minimalisme. Mais ce sont toujours des espaces ordinaires : parkings, escaliers, façades… Les gens qui les connaissent sont souvent surpris de les redécouvrir. Je ne peux pas cacher mon amour du brutalisme. J&#8217;aime cette architecture qui résiste et ces corps qui ne s’y plient pas.</p>
<p><strong>La couleur joue-t-elle un rôle structurant dans vos compositions (vêtements, silhouettes, décors&#8230;) ?</strong><br />
Oui, tout à fait. Comme les peintres coloristes, je compose par la couleur : elle structure l&#8217;image autant que la ligne. Ma palette évolue aussi avec la lumière. La couleur est affaire d’ombre et de lumière. Le stylisme joue également un rôle essentiel, c’est pourquoi je collabore régulièrement avec Stéphanie Girerd, ainsi qu’avec des friperies (FripesKetchup, LaPure) que je remercie pour leur fidélité.</p>
<p><strong>Pouvez-vous aussi nous parler de votre dernier projet, <em>Contrapposto</em> ?</strong><br />
Ce projet revisite la mémoire du corps à travers l’histoire de l’art. J’ai collecté des postures issues de la statuaire et de la peinture classique, pour les rejouer aujourd’hui avec des corps contemporains. Il ne s’agit pas de reconstitution, mais de traversée. J’interroge la manière dont ces formes archétypales influencent nos représentations, façonnent nos imaginaires. Ce projet croise photographie, gravure et sérigraphie pour rejouer ce perpétuel jeu de copie des œuvres… et de réinterprétation des originaux.</p>
<p><strong>S’agit-il aussi de déconstruire certains codes ?</strong><br />
Oui, absolument. En tant qu’artiste femme, je cherche à déplacer le regard hérité du <em>male gaze</em> vers une lecture plus contemporaine. Les corps que je photographie incarnent une pluralité affranchie des normes de genre et des assignations racisées. Cis, trans, non-binaires… incarnations avant d’être carnations, ils sont avant tout des « mouvements de l’âme », pour reprendre De Vinci.</p>
<p><strong>Par ailleurs, quel usage faites-vous de la sérigraphie ou de la gravure ?</strong><br />
Ces procédés me permettent de réinterpréter mes images, de leur donner une matérialité. La déconstruction chromatique et la trame rendent le mouvement visible : rythme, vibration, forme. Pour <em>Contrapposto</em>, j’ai même sérigraphié sur des dalles de marbre, matériau utilisé par les Romains pour reproduire les bronzes grecs antiques. Ces gestes manuels introduisent un ralentissement, recentrent sur la matière et le geste — à l’opposé de l’immédiateté numérique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: 14pt; color: #00ccff;"><strong><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/72x72/1f517.png" alt="🔗" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> À lire / L’article portfolio <span style="text-decoration: underline;"><a style="color: #00ccff; text-decoration: underline;" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2025/11/01/blandine-soulage/" target="_blank">ici</a></span></strong></span></p>
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		<title>À Corps</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Feb 2025 23:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Poétique]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Rassemblant les œuvres de quelque 25 verriers et plasticiens internationaux, cette exposition dévoile le corps dans tous ses états : en mouvement, dénudé, fragmenté&#8230; et toujours poétique. C’est par exemple la silhouette féminine fracturée, signée de la Hongroise Mari Meszaros, vibrante allégorie de la fragilité (ou de la transformation). Ou encore ces trois cœurs suspendus et connectés de l’Allemande Simone Fezer, spectaculaire évocation de la force du collectif.</p>
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		<title>Joe Cavazos</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Mar 2020 08:00:30 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
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		<category><![CDATA[Joe Cavazos]]></category>
		<category><![CDATA[mouvement]]></category>
		<category><![CDATA[photoshop]]></category>
		<category><![CDATA[Texas]]></category>
		<category><![CDATA[The Pixel Stretch]]></category>
		<category><![CDATA[Vitesse]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>En mars 2019, Joe Cavazos s’est lancé un défi : réaliser chaque jour une image originale, histoire de pimenter sa créativité. <em>« Peu après le début du challenge, j’ai trouvé la photo d’une femme entrant dans une station de métro »</em>, se souvient l’Américain. La scène, anodine, a déclenché une réflexion qui l’est beaucoup moins : <em>« peu importe la vitesse à laquelle on avance, on laisse forcément un mouvement derrière soi »</em>. Mais comment le matérialiser ? Ainsi naquit la série <em>The Pixel Stretch</em>, soit &#8220;l’étirement du pixel&#8221;. Ici un basketteur en pleine extension, là un skateur défiant les lois de la gravité, une coureuse de fond évoluant au-dessus du sol… Quelle que soit l’attitude de ses modèles, ce virtuose du Photoshop déniche toujours le moyen de prolonger leurs actions ou contorsions. Il les symbolise via de longues courbes ou sillons colorés semblant jaillir de leur corps. Le concept est simple, mais la technique autrement plus exigeante. Réduits à l’essentiel, ces camaïeux traduisent à merveille l’énergie déployée par ces personnages et subliment in fine nos traces de vie. Derrière les exploits des danseurs et athlètes (des photographies dénichées çà et là) il s’agit aussi pour le Texan de <em>« capturer le passage du temps »</em>, par essence insaisissable. En témoigne ce vieil homme appuyé sur sa canne, dont l’immobilité est ornée d’un bel arc-en-ciel, rendant éternel un instant banal et éphémère. Car Joe Cavazos a de la fuite dans les idées.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=112221" target="_blank">A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW DE L&#8217;ARTISTE</a></strong></p>
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