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	<title>LM magazine &#187; Métal Hurlant</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Jean-Pierre Dionnet</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jul 2025 04:08:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[50 ans]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-Pierre Dionnet]]></category>
		<category><![CDATA[maison Folie Hospice d'Havré]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pensiez-vous un jour fêter les 50 ans de <em>Métal Hurlant</em> ?</strong> Pas du tout ! Au départ, l’idée n’était même pas de publier ce magazine pour les lecteurs, mais pour nous. À l’époque, le futur était pour moi quelque chose de lointain&#8230; Devenir un classique n’était donc pas ma préoccupation, c’est un malentendu. Disons qu’on a profité du lancement de <em>Heavy Metal,</em> sa version américaine, et de l’enthousiasme de metteurs en scène américains ou anglo-saxons&#8230;</p>
<p><strong>À vous écouter, c&#8217;est presque de la chance cette histoire&#8230;</strong> Oui, c&#8217;est un peu comme gratter le <em>Millionnaire</em>, pas plus pas moins&#8230; même si on a une chance sur 30 millions ! Tout ça, c&#8217;était dans l&#8217;air du temps. La preuve, on va aussi retrouver cet esprit à la télé, à Canal, grâce à Alain de Greef et Pierre Lescure. On trouvait aussi des journaux similaires comme <em>El Víbora</em> en Espagne ou <em>Frigidaire</em> en Italie&#8230; Disons qu&#8217;on est arrivés à un moment où émergeaient des choses un peu partout. Mais c&#8217;est la même histoire pour le cinéma, qui a vu le jour simultanément dans divers endroits de la planète. Les frères Lumière ont juste eu l&#8217;idée d&#8217;en faire un commerce&#8230;</p>
<p><strong>Quel fut votre rôle dans le magazine ?</strong> J&#8217;étais comme le chef d&#8217;une petite gare avec deux ou trois voies où il fallait bouger les rails dans tous les sens pour stopper un train pendant que l&#8217;autre passe. Et puis d&#8217;un coup, je me suis retrouvé à la tête d&#8217;une gare de triage où il a fallu rajouter 50 voies !</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/xJgXpWn83EA?si=CiSUd1YWcTjmug9q" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Pourquoi ce nom, <em>Métal Hurlant</em> ?</strong> On n&#8217;en est absolument pas responsables car pas doués pour les titres. On avait pensé à <em>Banane mécanique</em> au départ&#8230; c&#8217;est dire ! L&#8217;idée vient de Mandryka, qui avait lâché la barre de <em>L&#8217;Écho des savanes</em>. Il avait aligné sur des petits bouts de papier toutes nos idées jusqu&#8217;à trouver <em>Métal Hurlant.</em>.. Et puis il nous a dit : &#8220;faites-le sans moi&#8221; ! Au-delà de ça, il nous a vraiment &#8220;accouchés&#8221;, me poussant à publier d&#8217;autres auteurs comme Corben. Il a aussi encouragé Druillet et Moebius à dessiner et raconter des histoires différentes.</p>
<p><strong>D&#8217;où vous vient cet intérêt pour la contre-culture ?</strong> D&#8217;abord d&#8217;une assez bonne connaissance de la culture classique, parce que ma maman avait acheté l&#8217;intégrale Balzac, Hugo ou Cendrars par correspondance. Ensuite, j&#8217;étais dans un collège assez strict où l&#8217;on n&#8217;avait pas le droit de regarder la télé, à part les actualités avec le Général de Gaulle, ce qui nous limitait un peu&#8230; Donc quand je revenais chez moi, tous les 15 jours, je lisais un maximum de BD, achetant des vieux trucs au marché. Je m&#8217;intéressais d&#8217;abord au visuel puis au contenu (et je ferai la même chose avec la musique). Je me souviens par exemple des couvertures magnifiques des DC comics créées à Tourcoing par Artima. C&#8217;est marrant, je me souviens que la grande obsession à ce moment, c&#8217;était la Terre : enfermée dans un bocal par des Martiens collectionneurs de planètes, soumise au rayon de la mort&#8230; Aujourd&#8217;hui, et c&#8217;est là que je ne suis plus en phase avec mon époque, la contre-culture a tendance à devenir une culture dominante, et ça me casse autant les pieds que lorsque Françoise Giroud et Simone Veil me demandaient comment lire une BD !</p>
<div id="attachment_172297" style="width: 877px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/jean-pierre-dionnet2.jpg"><img class="size-full wp-image-172297" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/jean-pierre-dionnet2.jpg" alt="Photo : Jean-Marie Marion" width="867" height="1300" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Jean-Marie Marion</p></div>
<p><strong>Et pourquoi la SF en particulier ?</strong> Dans la littérature classique, j’ai toujours préféré les oeuvres symbolistes, comme <em>Le Rêve</em> de Zola. Je me suis donc naturellement tourné vers la science-fiction, l’horreur, le fantastique&#8230; Le monde dans lequel je vivais alors, pas meilleur ou pire que celui d’aujourd’hui, ne me plaisait pas. Je m’évadais donc sur d’autres planètes, en Atlantide&#8230; et je suis toujours comme ça. Cela doit venir d&#8217;une espèce d&#8217;anarchisme pas convaincu et d&#8217;une certaine tristesse devant l&#8217;échec total des politiques dans le réel.</p>
<p><strong>Selon vous, qu&#8217;est-ce qui fait l&#8217;âme de <em>Métal Hurlant</em> ? Au-delà de la SF tout ça, c&#8217;est un esprit, un ton&#8230; </strong>Oui, d&#8217;ailleurs il y a l&#8217;arrivée du punk à cette époque. Et puis on a tous vécu Mai-68, la révolution la plus courte de l&#8217;Histoire, puisqu&#8217;elle s&#8217;est arrêtée avec les vacances scolaires ! Quand on a commencé chez <em>Pilote</em>, on pensait tous que le monde allait changer. Rappelons aussi que notre génération a vu l&#8217;Homme marcher sur la Lune en 1969, sur nos télés en noir en blanc, ce qui était plus évocateur. La SF et le réel s&#8217;interpénétraient donc totalement. On se disait tous : Jules Verne avait raison !</p>
<p><strong><em>Métal Hurlant</em> c&#8217;est aussi une esthétique particulière, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Ce qui est génial dans <em>Métal Hurlant</em>, et je le réalise seulement maintenant, c&#8217;est qu&#8217;il n&#8217;y a jamais eu de copieurs-colleurs. Les auteurs ont toujours exploré d&#8217;autres mondes, encouragés par Moebius d&#8217;ailleurs. La mythologie <em>Métal</em> vient aussi du fait que la première version, et même la deuxième, n&#8217;ont pas duré très longtemps. On n&#8217;a donc pas eu le temps de s&#8217;habituer : 12 ans et paf ! La morale ? Il vaut mieux être un météore&#8230;</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/XtjmAttaKNA?si=Qw1tCvaRgmSXoROW" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Ce magazine a aussi séduit quelques grands artistes outre-Atlantique, comme Ridley Scott, n’est-ce pas ?</strong> Exactement. On retrouve des plans d’<em>Exterminateur 17</em>, que j’ai signé avec Enki Bilal, dans <em>Blade Runner</em>, sans parler de tout ce qu’il a pris à Moebius pour <em>Alien</em>. Mais ça va encore plus loin, car on a aussi envahi le Japon, réputé imprenable ! Katsuhiro Ōtomo s’est lui aussi inspiré d’<em>Exterminateur 17</em> et de Moebius pour <em>Akira</em>&#8230; même les petits robots de Tezuka viennent de chez nous !</p>
<p><strong>Quel serait votre plus grand regret ?</strong> D’avoir refusé à George Miller, le réalisateur de <em>Mad Max</em>, d’autoriser le titre <em>Métal Hurlant</em> pour son film contre 10% de ses recettes, alors qu’on manquait toujours d’argent ! C’est une des grandes erreurs de ma vie et j’en payerai toujours le prix.</p>
<p><strong>Quel regard portez-vous sur la nouvelle version de <em>Métal Hurlant</em> ?</strong> Dans la nouvelle formule, je trouve qu&#8217;il y a des jeunes auteurs passionnants qui progressent de façon régulière. Certains sont sur le point d&#8217;aboutir et d&#8217;autres font encore du zèle : ils remplissent trop leurs pages, comme si on allait leur couper les robinets du jour au lendemain ! Mais le fait de reconnaître déjà cinq ou six auteurs dans un trimestriel, c&#8217;est très bien.</p>
<div id="attachment_172299" style="width: 1010px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/jean-pierre-dionnet3.jpg"><img class="size-full wp-image-172299" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/jean-pierre-dionnet3.jpg" alt="Vue d'expo (c) Julien Damien" width="1000" height="667" /></a><p class="wp-caption-text">Vue d&#8217;expo (c) Julien Damien</p></div>
<p><strong>Outre <em>Métal Hurlant</em>, on vous connaît aussi pour <em>Les Enfants du rock</em> ou <em>Cinéma de quartier</em>&#8230;</strong> Oui, pas mal de choses connexes que j&#8217;ai pu accompagner successivement. Disons que je suis un passeur pour le grand public. Hélas, il y a des choses que je n&#8217;aurai pas le temps d&#8217;explorer. J&#8217;avais par exemple commencé un bouquin sur les artistes oubliés ou méconnus des XIXe et XXe siècle, sans pouvoir le concrétiser.</p>
<p><strong>Comment cette exposition a-t-elle vu le jour à Tourcoing ?</strong> C’est Bruno Girveau qui a organisé ce traquenard. Il y a deux ans, il montait une expo sur la BD avec François Boucq au Palais des beaux-arts de Lille, dont il était alors le directeur. J’y allais pour ça, j’avais préparé mon petit hommage et une fois sur place ils m’ont dit : &#8220;en fait, on t’a fait venir pour te poser des questions, à toi&#8221; !</p>
<p><strong>Comment jugez-vous cet accrochage ?</strong> C’est LA grande exposition <em>Métal Hurlant.</em> Bruno a fait un boulot extraordinaire. Il a fallu choisir, mais on explore ici toutes les facettes de notre revue. Depuis les grands anciens de la SF comme Moebius ou Druillet, puis Caza, Renard et Schuiten ou Beb-Deum qui arrivent derrière, jusqu’à la nouvelle version du magazine, en passant par le côté rock avec le <em>Lucien</em> de Margerin ou Serge Clerc, les filles de l’éphémère revue <em>Ah ! Nana</em>, la chapelle Druillet&#8230; Ça dépasse largement les originaux qu’on était un peu habitués à voir, et ça c’est génial !</p>
<p><strong>Un dernier mot ?</strong> Oui, les Parisiens sont des ânes. Ils sont prêts à s&#8217;entasser dans le métro pour aller à la <em>Japan Expo</em>, à Villepinte, alors que le temps de trajet en train jusqu&#8217;à Tourcoing est le même. Ils se demandent quand cette expo <em>Métal Hurlant</em> va arriver chez eux&#8230; Eh bien non, elle bouge pas mon pote, t&#8217;as qu&#8217;à y aller !</p>
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		<title>Métal Hurlant</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Oct 2021 04:28:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Humanoïdes associés]]></category>
		<category><![CDATA[Mathieu Bablet]]></category>
		<category><![CDATA[Métal Hurlant]]></category>
		<category><![CDATA[Near Future]]></category>
		<category><![CDATA[septembre 2021]]></category>
		<category><![CDATA[trimestriel]]></category>
		<category><![CDATA[Ugo Bienvenu]]></category>
		<category><![CDATA[Vincent Bernière]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Janvier 1975. Les Trente Glorieuses touchent à leur fin, Giscard est président et, pour le citer, la France n’a pas de pétrole mais des idées. Beaucoup d’idées… dont celles d’un certain Jean-Pierre Dionnet. Inspiré par l’avènement d’une presse underground au pays de l’Oncle Sam (citons Richard Corben), ce grand érudit veut donner ses lettres de noblesse à un genre alors mésestimé : la science-fiction. Capitaine des Humanoïdes associés, <em>« cyber et robotique avant l&#8217;heure »</em>, il emmène avec lui deux dessinateurs de génie échappés de <em>Pilote</em> qui sortent littéralement la BD de ses cases. Ils se nomment Philippe Druillet et Jean Giraud, à qui l’on doit <em>Blueberry</em> et qui a bifurqué très tôt vers une carrière autrement plus excitante sous le pseudo de… Moebius.</p>
<p><strong>Zone d’influence</strong></p>
<p>Si les tirages sont restés modestes, le magazine inspirera quelques sommités. Chose rare, la revue fut en effet traduite dès ses débuts en Amérique, et Ridley Scott ou George Lucas ne resteront pas insensibles aux visions hallucinées qui transpirent de ces pages. Ainsi, <em>L’Incal</em> de Moebius et Jodorowsky influence de manière évidente <em>Blade Runner</em>. S’ouvrant tous azimuts au rock (sous la tutelle de Philippe Manoeuvre) ou à l’humour (le Lucien banané de Frank Margerin) <em>Métal Hurlant</em> finira par égarer son lectorat, avant de fermer en 1987 puis de connaître un sursaut entre 2002 et 2004. Un ultime numéro parut en 2006, puis plus rien. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais Vincent Bernière en a décidé autrement&#8230;</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/FfRPKYwsFNg" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Le passé a de l’avenir</strong></p>
<p>Passé par Delcourt ou Beaux Arts Magazine, cet éditeur de bon goût (à qui l’on doit aussi la résurrection des <em>Cahiers de la BD</em> et 2017) estime que le papier a encore de l’avenir car <em>« l&#8217;écran ne permettra jamais de plonger dans des récits trop longs »</em>. Et pour lui, <em>Métal Hurlant</em> a toujours sa place en kiosque. <em>« La SF est un genre extrêmement pertinent pour dépeindre le monde actuel »</em>, justifie-t-il. Alors, à quoi s’attendre ? Soutenue par une campagne de financement participatif, <em>« cette nouvelle version changera de thématique à chaque numéro, et alternera entre deux formules. L&#8217;une dédiée aux nouveaux talents, l&#8217;autre en mode &#8220;vintage&#8221;, rééditant des raretés »</em>. Placé sous le signe du &#8220;near future&#8221; (soit l’anticipation très proche), ce sommaire inaugural annonce des entretiens avec Alain Damasio, Enki Bilal ou William Gibson (le père du cyberpunk) mais fait surtout la part belle à une nouvelle génération de bédéistes : Ugo Bienvenu (qui signe la couverture), Mathieu Bablet, Pierre Van Hove… et bien d’autres qui, on n’en doute pas, continueront d’écrire le futur &#8211; qu&#8217;il soit radieux ou radioactif&#8230;</p>
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		<title>Révolution bande dessinée</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Mar 2017 22:07:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Tardi]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Héritiers de la revue Pilote, Métal Hurlant apparaît en 1975 et (À Suivre) trois ans plus tard. La première était orientée SF...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Héritiers de la revue <em>Pilote</em>, <em>Métal Hurlant</em> apparaît en 1975 et <em>(À Suivre)</em> trois ans plus tard. La première était orientée SF et fantastique et la seconde, plus littéraire – pour le dire à grands traits. Dans les deux titres, Pratt, Tardi, Comès, Manara, Forest, Sokal ou Baru pouvaient exploser les codes, les cadres, la narration, et donner libre cours à leur imagination. Aucune rivalité, juste une saine émulation entre les deux revues – de nombreux pinceaux faisaient l’allerretour de l’une à l’autre. Ainsi, cette exposition propose de feuilleter la toute première BD de Tardi parue dans <em>Métal</em> : une élucubration SF reniée par son auteur, mais qui vaut le coup d’oeil.</p>
<p><strong>Pas encore casé</strong></p>
<p>En quelque 300 planches originales présentées en vis-à-vis, les deux titres s’offrent dans toute leur beauté. De nombreux entretiens vidéo (citons Dionnet, Schuiten, Druillet, Bilal, Margerin, Nicolas de Crécy ou le jeune retraité Philippe Manoeuvre) ponctuent un parcours riche d’enseignements. Présentée pour la troisième fois (après Landerneau et Angoulême), Révolution bande dessinée tient également à faire prendre conscience aux grands musées (français et belges) de la nécessité d’acquérir des planches originales, véritables oeuvres au même titre qu’une estampe ou un bronze. Cependant, et sans rien enlever à son apport à l’histoire des arts, on s’interroge : cette école buissonnière, née du moment post-68 et revitalisée par la contre-culture, a-t-elle besoin d’être légitimée ? Vaste débat…</p>
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