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	<title>LM magazine &#187; Loïc Vendrame</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Loïc Vendrame</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Jul 2017 16:04:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
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		<category><![CDATA[villes fantômes]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment est née cette série </strong><strong>?</strong> De par ma formation de géographe, je suis depuis longtemps passionné par les villes, mais aussi par ces endroits que l’on peut qualifier &#8220;d’interstices urbains&#8221;, que personne ne regarde mais qui font pourtant partie de notre quotidien. Ces lieux modernes issus de la crise financière et immobilière, que je qualifie de &#8220;non-lieux&#8221; urbains, car abandonnés ou n’ayant pas de &#8220;dynamique&#8221;, me fascinent. De là est née l’idée d’un projet photo-documentaire prenant la forme d’une monographie.</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui a déclenché ce travail ?</strong> L&#8217;architecture contemporaine était devenue mon seul et unique sujet depuis 2013. J&#8217;ai pris beaucoup de plaisir à rechercher le graphisme et la couleur dans plusieurs villes du monde. Mais, depuis début 2016, j&#8217;avais la sensation d&#8217;avoir fait le tour de mon approche, de ne plus parvenir à me réinventer. J&#8217;aimais réussir à donner &#8220;vie&#8221; à l&#8217;architecture, mais j&#8217;avais besoin de raconter une histoire, d&#8217;engager un point de vue plus marqué.</p>
<p><strong>Où ces photos ont-elles été prises ?</strong> Elles sont issues des deux premiers volumes de mon projet <em>Future Rust, Future Dust</em>. Une partie a été prise lors de mon voyage initial en Espagne, autour de Madrid, et l’autre dans la région de Murcie-Alicante.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-72226" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/06/loic-vendrame_4-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quelle fut la méthode ?</strong> Mon idée est d’arriver à photographier ces lieux abandonnés dans leur contexte environnant, afin de montrer l&#8217;absurdité de ces squelettes de béton qui dénotent dans le paysage, et leur côté &#8220;figé&#8221;, alors que la nature commence à reprendre le dessus. J’utilise ici le format carré car sa rigueur et la géométrie des cadrages me plaisent. J&#8217;use principalement du très grand angle afin de donner plus d’impact aux photos.</p>
<p><strong>Comment avez-vous sélectionné ces sites ?</strong> Avant chaque exploration, je passe beaucoup de temps à les repérer sur Google Earth et aujourd’hui j’arrive instantanément à identifier les constructions abandonnées. Une fois sur le terrain, il m’arrive d&#8217;en trouver de nouveaux ou de ne pas photographier ceux que j’avais repérés, car je fonctionne énormément au feeling.</p>
<p><strong>Pourquoi le temps est-il toujours resplendissant ?</strong> <strong>Ce paradoxe entre la beauté du climat et l&#8217;état d&#8217;abandon des lieux photographiés est-il volontaire ?</strong> En général, je préfère photographier sous un beau temps, et le filtre polarisant me permet d&#8217;accentuer le bleu intense du ciel, mais on ne choisit pas toujours ! On imaginerait plus volontiers ces endroits dans le brouillard, pour donner une atmosphère plus pesante, mais j’aime au contraire ce contraste entre le climat et la dureté de ces lieux. Sachant que beaucoup d&#8217;entre eux étaient dédiés au tourisme, c’est une façon les révéler dans leur environnement tels qu’ils auraient été perçus s’il n’y avait pas eu la crise.</p>
<p><strong><img class="alignright size-medium wp-image-72230" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/06/loic-vendrame_7-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" />Que vouliez-vous montrer à travers ce travail ?</strong> Ce projet a vraiment un sens profond pour moi. J&#8217;essaye de montrer l’absurdité, le gâchis d’argent public, les rêves d’accession à la propriété brisés. Derrière ce béton il y a des personnes qui se sont endettées et des escrocs toujours en liberté. J’étais également choqué de voir un nombre important de maisons habitables mais laissées à l’abandon, alors que tant de personnes n’arrivent pas à se loger. Au-delà de l’aspect politique et social, je décris aussi à quel point les paysages ont été défigurés pour rien, même ceux qui étaient protégés par des lois. Cela coûterait trop cher de tout enlever dit-on, alors on préfère laisser des verrues de béton qui se désagrègent lentement, mangées par la nature qui reprend ses droits.</p>
<p><strong>Que ressentez-vous face à ces paysages apocalyptiques ?</strong> Ils sont perturbants. On se demande où on est, ce qu&#8217;il a bien pu se passer. Il y a juste le bruit du vent qui vous accompagne et pourtant vous êtes entourés par toutes ces traces laissées par l&#8217;Homme qui était là quelques heures avant, mais a tout quitté sur place (casque de chantier, grue, prospectus publicitaire immobilier&#8230;) comme si le pire s&#8217;était produit. Lors de mon deuxième voyage en Espagne j&#8217;ai posé ma tente au pied de ces squelettes de béton pour m&#8217;immerger plus encore dans ces décors semblant irréels. A chaque fois que je trouvais un nouveau &#8220;spot&#8221;, j&#8217;imaginais l&#8217;énergie pharaonique mise en œuvre pour acheminer tout le matériel de construction, élever les routes, les réseaux souterrains d&#8217;eau, les structures des bâtiments&#8230; et d&#8217;un coup tout abandonner.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-72224" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/06/loic-vendrame_2-300x300.jpg" alt="Spanish Riviera - Cox" width="300" height="300" /></p>
<p><strong>D&#8217;autres séries sur le sujet sont-elles prévues ?</strong> J’ai pour but de poursuivre ce projet ailleurs dans le monde, toujours avec le même regard, et de montrer les particularités que la crise a eu dans tous les pays frappés. Je pars prochainement pour le Portugal, puis compte aller dans le sud de l’Europe (Italie, Grèce) mais aussi au Maroc, en Chine et dans les pays du Golfe qui ont également été très touchés par la crise malgré leur manne financière importante. Mon objectif ultime est d’offrir une vision exhaustive des impacts de la crise sur les paysages urbains.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ?</strong> Je travaille actuellement pour une ONG médicale en République Démocratique du Congo. Cela me permet de découvrir de nouveaux pays et d’autres sujets, même si pratiquer la photographie partout dans le monde n’est pas toujours évident et sans risque !</p>
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		<title>Loïc Vendrame</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Jul 2017 03:10:32 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>On avait quitté Loïc Vendrame en janvier 2016, <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/01/05/loic-vendrame/" target="_blank">avec ses clichés dignes</a> <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/01/05/loic-vendrame/" target="_blank">de toiles de maître</a>, sublimant les formes et couleurs de l’architecture moderne. On le retrouve avec un projet non moins excitant, où l’abstrait laisse cette fois place au documentaire. <em>« J’avais fait le tour de mon approche, et ressentais le besoin de raconter une histoire, d’engager un point de vue plus marqué »</em>. Ainsi ce Lyonnais de 27 ans, géographe de formation, s’intéresse désormais aux bâtiments abandonnés et autres villes fantômes. à ces <em>« non-lieux urbains »</em> nés des crises financières et immobilières de 2008. Ces images proviennent des deux premiers volumes de sa série <em>Future Rust, Future Dust</em>. Elles ont été prises autour de Madrid et dans la région de Murcie-Alicante. <em>« Ces endroits sont perturbants, on se demande ce qu’il a bien pu s’y passer. Seul le bruit du vent vous accompagne et, pourtant, vous êtes entourés par toutes ces traces laissées par l’Homme, qui a soudainement tout plaqué comme si le pire était arrivé »</em>.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-72217" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/06/loic-vendrame_6-300x300.jpg" alt="Spanish Riviera - Sueca" width="300" height="300" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Rêves brisés</strong></p>
<p>Ces complexes hôteliers mort-nés, ces routes ne menant nulle part, ces cités inachevées, sans âme qui vive, nous plongent dans une ambiance post-apocalyptique. Vestiges d’une époque insouciante, ils nous racontent en silence la faillite d’une économie, et les catastrophes humaines qu’ils renferment. <em>« J’essaie de montrer l’absurdité, le gâchis d’argent public, les rêves d’accession à la propriété brisés derrière ce béton. Les personnes endettées et les escrocs toujours en liberté. Il est aussi choquant d’observer autant de maisons habitables mais délaissées, alors que tant de personnes ne parviennent pas à se loger »</em>. Une immense gabegie, doublée d’une atteinte à Dame Nature. <em>« Au-delà de l’aspect politique et social, on voit aussi à quel point les paysages ont été défigurés pour rien »</em>. On est également saisi par ce paradoxe entre la disgrâce des embryons immobiliers et la beauté du décor, la douceur de sa lumière. <em>« J’aime ce contraste entre le climat et la dureté des lieux. Beaucoup étaient dédiés au tourisme, c’est une façon de les montrer tels qu’ils auraient existé s’il n’y avait pas eu la crise</em> ».</p>
<p>Oui, les vacances sont finies… avant même d’avoir commencé. Le travail de Loïc Vendrame, lui, ne fait que débuter. <em>« Je pars bientôt au Portugal et compte aussi me rendre dans le sud de l’Europe, au Maroc, dans les pays du Golfe ou en Chine. Mon objectif ultime est d’offrir une vision exhaustive des impacts de la crise sur les paysages urbains »</em>. Comme un voyage autour d’un monde parallèle, englouti, mais hélas bien réel.</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/07/07/loic-vendrame-3/" target="_blank">RETROUVEZ ICI L&#8217;INTERVIEW DE LOIC VENDRAME</a></p>
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		<title>Loïc Vendrame</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Jan 2016 09:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
		<category><![CDATA[Loïc Vendrame]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Quelle gageure de dénicher de la beauté au milieu de tout ce béton. Loïc Vendrame relève pourtant le défi. Ce photographe (amateur !) de 26 ans sublime les lignes et les couleurs des bâtiments qui nous entourent en quête du meilleur cadrage. <em>« J’en saisis un détail pour les dévoiler sous un autre jour, plus artistique</em>, explique ce géographe-aménageur de formation. <em>Je souhaite changer notre regard sur l’architecture contemporaine en y injectant de l’émotion ». </em>Tel ce cliché d’immeuble marseillais qui ressemble à une toile d’un maître de l’abstraction – en l’occurrence Mondrian.</p>
<div id="attachment_49162" style="width: 375px" class="wp-caption aligncenter"><img class=" wp-image-49162" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2016/01/portfolio_mondrian-spirit-loic-vendrame-1024x1024.jpg" alt="Tribute to Mondrian (Marseille, 2015)" width="365" height="365" /><p class="wp-caption-text">Tribute to Mondrian (Marseille, 2015)</p></div>
<p><em>« Il faisait très beau ce jour-là, le bleu du ciel contrastait bien avec cette façade blanche. J’ai repéré l’encadrement intérieur très coloré des fenêtres et me suis positionné de façon à transformer ces volumes en aplats de couleur »</em>. Notre perception s’en retrouve toute chamboulée, comme devant cette lettre « P ».</p>
<div id="attachment_49164" style="width: 397px" class="wp-caption aligncenter"><img class=" wp-image-49164" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2016/01/portfolio_p-loic-vendrame-683x1024.jpg" alt="P (Bron, 2015)" width="387" height="581" /><p class="wp-caption-text">P (Bron, 2015)</p></div>
<p>En fait, il s’agit d’un escalier s’élevant sur deux étages, photographié dans une université lyonnaise. Loïc s’est placé en hauteur afin d’effacer les perspectives, jusqu’à révéler la forme de la consonne. <em>« Parfois, je vise le graphisme pur, à partir d’un point de vue qui altère la réalité. J’aime que les gens se demandent ce qu’ils voient »</em>. Seule la rambarde permet ici de recontextualiser l’image. Le jaune orangé, lui, est d’origine. En effet, le Lyonnais revendique un travail de post-production quasi-inexistant. <em>« J’essaie d’atteindre le rendu final au moment de la prise de vue »</em>. Juste une question de regard.</p>
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