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	<title>LM magazine &#187; littérature</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>À Pied d&#8217;œuvre</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2026 03:15:00 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Bastien Bouillon]]></category>
		<category><![CDATA[carrière]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Sans avoir l’air d’y toucher, Valérie Donzelli peaufine une œuvre cinématographique forte. Après le drame autobiographique<em> <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2012/12/11/valerie-donzelle-jeremie-elkaim/">La Guerre est déclarée</a></em> (co-réalisé avec son ex-compagnon Jérémie Elkaïm), elle ne s’est pas enfermée dans un genre, signant, notamment, une comédie virevoltante (<a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2019/12/18/notre-dame/"><em>Notre Dame</em></a> &#8211; 2019), une série TV cocasse (<em>Nona et ses filles</em> &#8211; 2021), ou une tragédie dénonçant la violence conjugale (<em>L’Amour et les Forêts</em>, en 2023, d’après le best-seller d’<a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/06/01/lamour-et-les-forets/">Éric Reinhardt</a>). Donzelli transpose aujourd’hui au cinéma le récit autobiographique de Franck Courtès, À pied d’œuvre, grand succès de librairie. Si, comme dans <em>L’Amour et les Forêts</em>, il est encore question de violence, elle s’exerce ici d’une toute autre manière. Dans<em> À pied d’œuvre</em>, Paul Marquet (Bastien Bouillon) abandonne une carrière florissante de photographe, pour écrire un livre et vivre de petits boulots, en rupture avec le &#8220;système&#8221;. Peut-on se mettre en marge de notre société sans en payer le prix ? Sans manichéisme, grâce à une mise en scène dépouillée en accord avec son sujet, la cinéaste livre un film tétanisant, porté par la rage contenue d’un Bastien Bouillon toujours aussi remarquable.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Gifr5NrMeBk?si=j0_8UNE3OdUeygWh" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Grégoire Duteretere</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Oct 2023 05:45:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Grégoire Duteretere]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[rap]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Comment est venue l&#8217;idée de réciter des textes de rap ? C&#8217;est un concours de circonstances. Un jour j&#8217;écoutais un morceau d&#8217;Aya...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment est venue l&#8217;idée de réciter des textes de rap ?</strong> C&#8217;est un concours de circonstances. Un jour j&#8217;écoutais un morceau d&#8217;Aya Nakamura, et n&#8217;y comprenais rien. J&#8217;ai donc cherché les paroles sur le Net. Je les ai lues à voix haute, d&#8217;une façon assez détachée, et ce décalage m&#8217;a amusé. J&#8217;ai commencé à envoyer des messages vocaux à mes potes, qui étaient morts de rire. De fil en aiguille, je me suis dit que ça serait pas mal d’enregistrer des vidéos.</p>
<p><strong>Voilà donc comment est né Grégoire Duteretere&#8230;</strong> Oui, c&#8217;est un pseudo. Pour renforcer ce décalage j&#8217;ai créé un personnage à mille lieues du rap. Je porte une panoplie très simple : veston, gilet, cravate et chemise. J&#8217;ai aussi des accessoires, comme un &#8220;recueil des grands classiques du rap français&#8221; et une pipe, à l’ancienne. Je lis ces textes avec un ton guindé et des notes de piano en fond sonore. J&#8217;ai façonné un petit monde dans mon salon, une sorte de boudoir.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/tCrb_lDaFTE?si=OtUiQTNbEySGhCf8" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Au-delà de la farce, quel est votre objectif ?</strong> Pour moi l&#8217;essence du rap, c&#8217;est vraiment le texte. Aujourd&#8217;hui, on a tendance à noyer les paroles dans la musique. J&#8217;essaie donc de les mettre en valeur. C&#8217;est une forme d&#8217;hommage à ces auteurs, dont certains méritent d&#8217;être connus. Mais j&#8217;émets aussi une &#8220;critique soft&#8221;. En lisant de cette manière, &#8220;à plat&#8221;, j&#8217;offre la possibilité à chacun de se forger sa propre idée sur ce qu&#8217;il entend vraiment, pour le meilleur et le pire.</p>
<p><strong>Oui, vous révélez des propos assez outranciers, notamment à l&#8217;égard des femmes&#8230;</strong> C&#8217;est vrai, le genre se révèle volontiers sexiste, insultant, voire violent et prône la plupart du temps l&#8217;argent et le pouvoir&#8230; C&#8217;est ce qu&#8217;on appelle le &#8220;rap game&#8221;, avec sa surenchère. Il y a des grands spécialistes dans le domaine : Kaaris, Booba, Seth Gueko ou encore Niska et Luidji chez les plus jeunes. Alors oui, certains textes sont très vulgaires, misogynes, mais vachement bien écrits, comme ceux de Damso.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/zZiu-WtJ8DU?si=c7eZMsZIbAyTbLKR" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Quels seraient les rappeurs dont les textes vous impressionnent le plus ?</strong> On peut citer Oxmo Puccino, IAM, La Brigade, Kery James, un rappeur très engagé, et puis des noms moins connus comme Furax Barbarossa. Et Booba bien sûr, mais pour différentes raisons, car il a des punchlines vraiment à tomber. Je l&#8217;ai beaucoup écouté durant sa période Lunatic, à la grande époque. Dans <em>La Lettre</em>, morceau racontant le dialogue entre un détenu et un copain, à l’extérieur, il lâche par exemple : &#8220;Quand je sors, ramène-moi une petite pute, bête, sans but. Je la ferai crier du bout de ma longue bite&#8221;. Le propos est discutable, mais il faut lui reconnaître un sens certain de l&#8217;allitération.</p>
<p><strong>Comment expliquer qu&#8217;à l&#8217;ère de MeToo de tels propos soient encore de mise ? N&#8217;y aurait-il pas une forme d&#8217;impunité pour les rappeurs ?</strong> Je suis d’accord, c&#8217;est très surprenant. Pour vous dire, je suis parfois obligé de censurer mes vidéos avec des bips, sinon elles sont supprimées des réseaux, notamment sur Instagram&#8230; Alors que je lis simplement des textes écoutés des dizaines voire des centaines de millions de fois sur les plateformes, sans aucun filtre ! Je ne l&#8217;explique pas.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/01Aos4dKbbw?si=kL6yQKbBOElNhkvB" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Comment choisissez-vous les textes que vous interprétez ?</strong> Ça dépend, il faut d&#8217;abord que le morceau me plaise un peu, quand même. J&#8217;écoute aussi beaucoup de nouveautés et puis je reçois des demandes via les réseaux, ça me permet de découvrir des artistes.</p>
<p><strong>Y-a-t-il des morceaux qui ne fonctionnent pas avec votre démarche ?</strong> Oui, certains sont trop musicaux, axés sur la mélodie, avec beaucoup de vocodeurs et souvent très peu écrits. J&#8217;ai récemment tenté avec Soolking, un grand artiste par ailleurs, mais ses chansons sont avant tout dansantes. Pour Jul aussi, c&#8217;est très compliqué… Parfois, a contrario, c&#8217;est trop bien écrit ! Du coup je fais juste une lecture, sans décalage, ça ne marche pas. J&#8217;ai par exemple réalisé une vidéo sur un morceau de Lomepal, et elle n&#8217;a pas bien fonctionné.</p>
<p><strong>Avez-vous des retours de rappeurs ?</strong> Assez régulièrement. Certains me demandent même une vidéo, me remercient ou me saluent avec un smiley. Plusieurs artistes se sont abonnés à mes pages, comme Alkpote, Kaaris, Seth Gueko&#8230; ça fait plaisir.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/VOzB7O9EB2Y?si=DXtULroG7CBKfL93" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Observez-vous une évolution, vous qui lisez &#8220;les anciens et nouveaux classiques du rap français&#8221; ?</strong> J&#8217;ai grandi dans les années 1990, dans une cité en banlieue parisienne. Le rap fait partie de ma jeunesse et à l&#8217;époque les textes inspiraient davantage de réflexion, sans doute moins d&#8217;obscénité et de violence. On peut citer <em>Laisse pas traîner ton fils</em> de NTM ou <em>Petit frère</em> d&#8217;IAM qui défendaient d&#8217;autres valeurs. Aujourd&#8217;hui c&#8217;est plus rare, en tout cas dans le rap mainstream. Mais de nos jours il y a encore des artistes, peut-être moins connus, qui ont une belle plume.</p>
<p><strong>Quel serait votre album phare ?</strong> Pour moi la référence reste <em>L&#8217;École du micro d&#8217;argent</em> d&#8217;IAM. Il n&#8217;y a rien à jeter dans cet album, le genre de vinyle qu&#8217;on peut encadrer et poser sur un mur.</p>
<p><strong>Vous effectuez aussi quelques écarts, en lisant par exemple du Bruno Le Maire&#8230;</strong> Oui, le passage du renflement brun et du dilatement a créé la polémique et je trouvais assez drôle d&#8217;en faire la lecture. Mais peut-être que le livre est bon, j&#8217;avoue ne pas l&#8217;avoir lu entièrement&#8230; J&#8217;ai également interprété du Patrick Sébastien, <em>« Fais nous voir tes balloches, Patoche ! »</em>  C&#8217;était pour une radio, il était là et s&#8217;est bien marré. À l&#8217;avenir je pourrai d&#8217;ailleurs dériver du rap vers la variété française, car il y a aussi de la matière !</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/UZbxdvJIGjo?si=_vERgupn-ydg_QIu" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Quels sont vos projets ? Vous verra-t-on un jour sur scène par exemple ?</strong> On me l&#8217;a proposé. J&#8217;y réfléchis, mais ça me plairait bien. J&#8217;essaie de développer d&#8217;autres idées aussi. Je suis en train de créer des podcasts. Et puis on m&#8217;a souvent dit que ma voix permettait de se détendre ou de s&#8217;endormir, ce qui n&#8217;est pas forcément une bonne nouvelle en soi ! Mais pourquoi pas lire des contes, qu&#8217;on écouterait le soir, un peu sur le modèle ASMR ?</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=151951" target="_blank">A LIRE ICI / RAPMINERZ, LE VRAI DU FLOW</a></strong></p>
<div id="attachment_151962" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/10/rapminerz.jpg"><img class="size-medium wp-image-151962" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/10/rapminerz-300x200.jpg" alt="Booba (c) Jean-Nicolas Chambon)" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Booba (c) Jean-Nicolas Chambon)</p></div>
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		<title>Karrie Fransman et Jonathan Plackett</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Dec 2021 01:35:23 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Des frères Grimm à Andersen, en passant par Disney, les contes pour enfants tricotent depuis des siècles un imaginaire empli de belles princesses en détresse, de preux chevaliers et de vilaines sorcières. Et si les filles avaient la hardiesse de grimper au sommet des haricots magiques, et les garçons la peau si douce qu’un petit pois dissimulé sous vingt matelas y laisserait des marques ? Le procédé des Britanniques Karrie Fransman et Jonathan Plackett aurait pu être anecdotique, d’autant que ce recueil illustré, inspiré des histoires d’Andrew Lang (le Charles Perrault anglais) a été écrit à l’aide d’un algorithme intervertissant les marqueurs de genre. Il n’en est rien, et l’on est frappé de voir combien les néologismes inventés par les traductrices (&#8220;un reinaume&#8221;), les renversements de stéréotypes (« <em>elle se rappela que la peur n’est pas digne d’une femme</em> ») ou une inversion dans un titre (Gretel et Hansel) bousculent les représentations patriarcales. Comme l’écrit Marie Darrieussecq dans la préface, on apprend très jeune que «<em> le masculin l’emporte sur le féminin</em> ». Pas dans ce beau livre, à offrir sourire en coin à un oncle en guerre contre contre le &#8220;wokisme&#8221; ou à une filleule féministe.</p>
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		<title>Festival Dire</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Jan 2021 15:16:38 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Qu’on se le dise, la littérature est un art bien vivant. C’est d’autant plus vrai à la Rose des Vents, qui projette les mots hors des livres pour engendrer des formes inédites : théâtre, danse, concert (ne ratez pas Ausgang !), lecture… Point de fil conducteur lors de cette deuxième édition, si ce n’est, selon Marie Didier, la directrice de la Scène nationale de Villeneuve d’Ascq, « <em>une immense liberté </em>». De celle qui brûla par exemple Guillaume Dustan et Nelly Arcan. Dans Jamais je ne vieillirai, Jeanne Lazar rend grâce à ces hussards des lettres à travers un dispositif affranchi des carcans : la mise en scène reproduit une émission de télévision, où ces figures underground excellaient tant.</p>
<p><strong>Ceci est mon corps</strong></p>
<p>Refus de l’assignation à un genre, audace, émancipation de la parole… Ces sujets animèrent aussi James Joyce, qui déploie dans le dernier chapitre de son <em>Ulysse</em> un sulfureux monologue. Celui de la femme du héros, Molly Bloom, dévoilant sans ponctuation (ni pudeur) sa vie sexuelle et ses infidélités. Ce parangon du féminisme avant l’heure est ici incarné par la grande Viviane De Muynck, dans un solo signé <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/04/01/jan-lauwers/" target="_blank">Jan Lauwers</a>. Enfin, dernière mise en bouche, citons <em>Hope Hunt &amp; The Ascension into Lazarus.</em> L’Irlandaise Oona Doherty a recueilli la parole de jeunes exclus de Belfast, dans une performance mariant argot, <em>spoken word</em> et danse. Bref, «<em> ça déchire</em> », résume Marie Didier. Ça libère l’esprit, aussi…</p>
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		<title>Valérie Manteau</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Sep 2018 10:36:15 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[littérature]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Au début, l’histoire paraît simple, presque anecdotique. Une jeune femme rejoint son amant à Istanbul. On le comprend vite, ce voyage s’accompagne d’une nécessaire reconstruction personnelle suite à un traumatisme. Il s’étoffe encore lorsque la narratrice décide d’enquêter sur la mort de Hrant Dink, journaliste arménien assassiné en Turquie. Page après page, le récit imprime ainsi sa marque, un sillon léger se forme jusqu’à laisser une trace indélébile. La romance stambouliote suscite une vive émotion à mesure que la narratrice évoque son passé à <em>Charlie Hebdo</em> et les victimes des ennemis de la liberté. Un souffle unique qui laisse sans voix.</p>
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		<title>Jérôme Ferrari</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Sep 2018 10:27:52 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Jérôme Ferrari ne part jamais bien loin de la Corse. Si les premières pages de son septième roman nous plongent en plein...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Jérôme Ferrari ne part jamais bien loin de la Corse. Si les premières pages de son septième roman nous plongent en plein conflit yougoslave, c’est pour mieux nous ramener dans l’église d’Ajaccio où l’on célèbre l’office funèbre d’Antonia, l’enfant du pays. Avec l’acuité et ces phrases en accordéon le caractérisant, le Goncourt 2012 déroule l’existence d’une idéaliste. Celle ci se rêve photographe de guerre mais s’enferme dans le conformisme patriarcal propre à sa région. Au fil de la douloureuse messe qui rythme l’ouvrage, on assiste à d’absurdes querelles entre nationalistes. On croise aussi les fantômes de reporters sur les fronts libyens et serbes, fascinés par la puissance d’un média (la photo) dont Ferrari déploie avec grâce la dimension philosophique.</p>
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		<title>Hélène Aldeguer</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Sep 2018 10:20:26 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>En 2011 naissait le Printemps Arabe. À l’époque, on parlait encore de Révolution de Jasmin. Car c’est en Tunisie, le pays du Jasmin donc, que s’immola Mohamed Bouazizi – la fameuse étincelle qui mit le feu à toute la plaine. Deux ans plus tard, qu’en était-il ? À l’approche des élections, dans un pays économiquement fragile et politiquement instable, la jeunesse se sentait abandonnée. Harcelée par la police, frappée par le chômage, elle hésitait entre résignation, révolte et tentation islamiste. Spécialiste de la question et illustratrice hors-pair, Hélène Aldeguer se penche sur cette étrange année 2013, par le biais de l’intime et du collectif… La simplicité du noir et blanc sied parfaitement à la complexité de la situation.</p>
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		<title>Laura Kasischke</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Sep 2018 10:13:40 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[littérature]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>En 1903 dans le Michigan, un certain Benjamin Purnell fonde la Maison de David, suivant l’appel de Dieu. En totale autarcie, la communauté religieuse cultive la terre, joue au base-ball, ouvre un parc d’attractions&#8230; à la mort de leur gourou, les fidèles s’éparpillèrent et la Maison de David tomba dans l’oubli. à partir de ces faits réels, la romancière Laura Kasischke imagine les dessous de la disparition mystérieuse d’une adolescente de la Maison. Plusieurs jeunes filles y vivent sous le joug d’un Benjamin adulé et tout-puissant. La mort de l’une d’entre elles écaille le vernis de ce pseudo &#8220;Paradis&#8221;&#8230; Ce court récit, sur fond de croyances d’un autre temps et pratiques inavouables, révèle un environnement profondément cruel. Haletant.</p>
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		<title>Roger Corman et Jim Jerome</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Sep 2018 10:13:20 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Roger Corman]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>La liste des gens qu’il a découverts est si impressionnante qu’elle pourrait bien recouvrir son œuvre elle même. De Jack Nicholson à James Cameron, de Martin Scorsese à Francis Ford Coppola, l’&#8221;Université Corman du cinéma&#8221; a formé quelques réalisateurs et acteurs parmi les plus importants de ces 50 dernières années. La méthode était simple : offrir à de jeunes enragés l’occasion de grimper rapidement les échelons, jusqu’à tourner un premier long-métrage à budget limité. Dans ces mémoires au rythme haletant, le signataire de<em> The Intruder</em> revient bien sûr sur toutes ces rencontres. Mais Corman fut aussi un précurseur, devançant par exemple Easy Rider avec Les Anges sauvages et The Trip. Inflexible sur la gestion des fonds, il était capable de remplacer un cascadeur au pied levé ou de tourner au milieu de Hells Angels déchaînés. Précis, hilarant aussi, <em>Comment j’ai fait 100 films</em>… se referme avec une pointe de mélancolie. Comme le dit Demme dans un des témoignages ponctuant le livre : <em>« Roger Corman est sans conteste le plus grand réalisateur indépendant que l’industrie hollywoodienne ait jamais connu et qu’elle ne connaîtra jamais plus ».</em></p>
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		<title>L&#8217;Intime Festival</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Jun 2018 22:27:27 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Benoît Poelvoorde]]></category>
		<category><![CDATA[Des Jours sans fin]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Dalcan]]></category>
		<category><![CDATA[L'Intime Festival]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Mathieu Amalric]]></category>
		<category><![CDATA[Namur]]></category>
		<category><![CDATA[Panique au Village.]]></category>
		<category><![CDATA[Patar et Aubier]]></category>
		<category><![CDATA[Sebastian Barry]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Acteur, humoriste, Benoît Poelvoorde est aussi féru de littérature. Le Namurois lui a même dédié un festival, dont voici le sixième chapitre....</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Acteur, humoriste, <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/07/01/lintime-festival-3/" target="_blank">Benoît Poelvoorde </a>est aussi féru de littérature. Le Namurois lui a même dédié un festival, dont voici le sixième chapitre. Au sommaire ? De &#8220;grandes lectures&#8221;, soit des livres (récents ou non) &#8220;incarnés&#8221; par des personnalités, tel Mathieu Amalric s&#8217;attaquant à <em>Des Jours sans fin</em> de Sebastian Barry. Côté musique, on attend <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/02/02/temperance-dominique-dalcan/" target="_blank">Dominique Dalcan</a>. Enfin, de belles rencontres sont programmées, notamment avec les cinéastes <a href="http://paniqueprod.be/stephane-aubier-et-vincent-patar/" target="_blank">Patar et Aubier</a> (<em>Panique au village</em>). Oui, c&#8217;est animé près de chez vous !</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/OYVUE8GlOyM" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/asaOUvOmlhw" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/07/01/lintime-festival-2/">L&#8217;Intime Festival</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
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