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	<title>LM magazine &#187; Les Particules Elémentaires</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Julien Gosselin</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Oct 2018 03:35:34 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Julien Gosselin]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Les étagères de la bibliothèque de Julien Gosselin doivent en receler, des rêves de spectacles. Le metteur en scène nordiste s&#8217;est fait une spécialité d&#8217;adapter des textes contemporains. Des &#8220;romans-mondes &#8221; embrassant une abondance de récits, de genres, de lieux et périodes&#8230; Après avoir monté<a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/12/01/les-particules-elementaires/" target="_blank"> <em>Les Particules élémentaires</em> de Michel Houellebecq </a>ou <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/06/01/julien-gosselin/" target="_blank"><em>2666</em> de Roberto Bolaño</a>, il s&#8217;attaque cette fois à l&#8217;Américain Don DeLillo. Il a choisi trois de ses livres, <em>Joueurs, Mao II et Les Noms,</em> pour concevoir une pièce-fleuve de dix heures. La longueur est l&#8217;une des obsessions de Gosselin : sa mise en scène de <em>2666</em> réclamait déjà 12 heures. Mais c&#8217;est la condition sine qua non pour que le théâtre devienne le lieu d’une expérience physique.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/D17dhlTYpE8" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Terreur et tremblements </strong></p>
<p>Ces textes de DeLillo explorent la question du terrorisme, à trois époques et dans trois pays différents. <em>Les Noms</em> nous projette dans les seventies, à la poursuite d&#8217;une secte violente. <em>Joueurs</em> scrute l&#8217;intimité d&#8217;un couple dont l&#8217;homme bascule dans la violence. Enfin, <em>Mao II</em> traite du terrorisme moyen-oriental des années 1990. Sur scène, ce triptyque recourt à la musique et plus que jamais à la vidéo pour servir une écriture très cinématographique. <em>« Chez DeLillo, l&#8217;art du dialogue est très développé. Il y a dans ses livres quelque chose de Michael Mann, de David Lynch&#8230; »</em>. Aussi, la majeure partie du temps, les comédiens quittent le plateau mais continuent de jouer, filmés en direct.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-90643" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/10/julien-gosselin-2-300x200.jpg" alt="Photos Don DeLillo © Simon Gosselin" width="300" height="200" />La pièce ménage de longs plans-séquences, projetés sur un écran au-devant de la scène. Avec cet usage de la caméra, on imagine volontiers un glissement vers le septième art&#8230; Une option que repousse d&#8217;emblée notre interlocuteur. «<i> La tension du présent, voilà ce qui m&#8217;intéresse le plus. Et la place centrale de la langue »</i>. De fait, le texte demeure sa principale préoccupation. Pour donner corps à cette écriture, il peut compter sur une troupe de camarades fidèles, notamment ceux qu&#8217;il a rencontrés à l&#8217;EPSAD* de Lille.</p>
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<p><iframe src="//www.dailymotion.com/embed/video/x6o20e8" width="480" height="270" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Virage calaisien</strong></p>
<p>Depuis le succès des Particules élémentaires à Avignon, en 2013, chacune des créations de cette équipe suscite des attentes. Présentée dans la cité des Papes cet été, <i>Joueurs,Mao II, Les Noms </i>n&#8217;a pas échappé aux projecteurs, dont ne raffole pas le trentenaire&#8230; <em>« Avec le temps, je n&#8217;ai pas gagné en sérénité. Mais je me sens moins redevable. Mes choix artistiques sont plus personnels »</em>. Entre deux tournées, le natif de Oye-Plage se concentre sur l&#8217;installation de son collectif à Calais, au sein d&#8217;anciens bâtiments portuaires. Comme toujours, le projet est audacieux. Il comprend plusieurs studios pour accueillir sa bande et d&#8217;autres compagnies, un restaurant&#8230; Une <em>« fabrique »</em> où traîneront certainement quelques bouquins.</p>
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<p><em>* École professionnelle supérieure d&#8217;art dramatique</em></p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/81480806" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><a href="https://vimeo.com/81480806">Les Particules élémentaires</a> from <a href="https://vimeo.com/user3999403">Lécher mon coeur</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
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		<title>Les particules élémentaires</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Oct 2014 07:51:11 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il fallait du culot pour s’attaquer aux Particules Elémentaires, l’un des plus ambitieux romans de M. Houellebecq. L’auteur y réglait ses comptes avec Mai 68 en dressant le portrait d’une société enlisée dans une misère sexuelle et affective. Du haut de ses 26 ans, Julien Gosselin s’est lancé et remporte un franc succès. Son adaptation captive par sa justesse et sa modernité.</p>
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		<title>Bernard Maris</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Sep 2014 23:00:17 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<category><![CDATA[économie]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Comment est venue l’idée de cet essai ? En chroniquant La Carte et le Territoire. J’avais été frappé par les enseignements économiques qu’il...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment est venue l’idée de cet essai ?</strong><br />
En chroniquant <em>La Carte et le Territoire</em>. J’avais été frappé par les enseignements économiques qu’il contenait.</p>
<p><strong>Lesquels ?  </strong><br />
La notion de « destruction créatrice ». Autrement dit, l’industrie qui disparaît, la consommation à outrance, la tyrannie de l’obsolescence. Il pose des questions essentielles et abandonnées par les économistes. Il interroge la notion de travail, son rôle et sa valeur. Houellebecq livre aussi dans tous ses romans une métaphore de l’évolution du capitalisme, il nous rappelle son principe et son influence sur nos comportements.</p>
<p><strong>Peut-on le considérer comme un économiste ?</strong><br />
Non, mais il utilise (entre autres) le terreau de l’économie pour la littérature, tout comme Balzac s’appuyait sur la psychologie et la sociologie.</p>
<p><strong>De quels économistes pourrait-on le rapprocher ?</strong><br />
Houellebecq a compris ce qui fait la valeur. Il appartient à la philosophie pré-libérale. à cette catégorie de penseurs qui ont gravité autour de l’économie mais qui ne sont pas libéraux. Comme Keynes et Schumpeter.</p>
<p><strong>On a souvent dépeint Houellebecq comme un auteur nihiliste, n’est-il pas plutôt utopiste, humaniste…</strong><br />
J’irai plus loin, il est très fleur bleue ! Son premier roman, Extension du domaine de la lutte, est très noir, dépressif. Et donnait une image qui n’est pas la sienne (cynique, partouzard, méchant). Ses autres romans sont plus positifs. Et très féministes.</p>
<p><strong>Houellebecq, un féministe ?</strong><br />
Ses romans utopistes<em> (La Possibilité d’une île, Les Particules élémentaires</em>) se terminent par la conquête du pouvoir par les femmes. Il manifeste un vrai respect pour elles. Selon lui, la violence est profondément masculine. Les hommes sont en concurrence pour le vagin des jeunes femmes comme ils le sont pour les objets. Ils provoquent une espèce de guerre permanente alors que les femmes sont dans la compassion. Houellebecq est du côté de la bonté, comme les grands romanciers russes (Tolstoï, Dostoïevski).</p>
<p><strong>Et vous, comment vous définiriez-vous ?  </strong><br />
Je suis antilibéral. Attention, je suis pour la liberté ! Mais je pense que le libéralisme économique nous offre une fausse liberté. Celle de vendre et d’acheter, d’offrir sa force de travail. Pour moi c’est une liberté purement matérialiste qui nous oppresse et nous conduit à la servitude volontaire. C’est précisément ce que décrit Houellebecq dans ses romans : nous entretenons une compétition économique généralisée et notre seule liberté consiste finalement à marcher sur les autres pour essayer de vivre.</p>
<p><strong>Etes-vous aussi altermondialiste, décroissant ?</strong><br />
Oui. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Je ne nie pas le progrès mais je pense qu’on le confond très souvent avec l’agitation, la destruction créatrice. Je revendique aussi la lenteur car elle est mère de la culture, de l’art. ">Je ne nie pas le progrès mais je pense qu’on le confond très souvent avec l’agitation, la destruction créatrice. Je revendique aussi la lenteur car elle est mère de la culture, de l’art. </span>Or, nous vivons dans un monde de rapidité, de bruit, de sauvagerie permanente. Je n’aime pas ce monde-là.</p>
<p><strong>« <em>Notre monde s’enferme dans l’horreur</em> », écrivez-vous. Le capitalisme libéral est comme une dictature, et vous le comparez avec les camps de concentration. N’est-ce pas exagéré ?</strong><br />
Ce que je veux dire c’est : « <em>comment, aujourd’hui, on tient les hommes dans ce monde soi-disant libre ?</em> » Eh bien par l’incertitude et la peur. Et la peur est très mauvaise conseillère : elle donne envie d’avoir un chef, un maître, un guide, comme les enfants qui ont besoin qu’on leur tienne la main.</p>
<p><strong>En sommes-nous arrivés à ce point ?</strong><br />
Oui, les sondages le disent : les Français sont terrorisés par le chômage, l’idée de se retrouver à la rue. C’est un monde où les gens vivent dans une incertitude perpétuelle.</p>
<p><strong>Selon vous comment tout cela peut-il finir ?</strong><br />
Je pense qu’il risque d’y avoir une nouvelle crise financière majeure sur les marchés dérivés. Et si les produits dérivés « pètent », c’est une bombe qui nous tombe dessus. Il y aura une régression énorme comme en 1930, c’est-à-dire une baisse du pouvoir d’achat de 40%. La violence qui est endiguée par le commerce, comme l’eau qui bouillonne dans une marmite fermée, va exploser. Alors, il est probable que des forces délétères se raniment&#8230;</p>
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		<title>Julien Gosselin : Filtre à particules</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Nov 2013 10:45:15 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Julien Gosselin]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsque paraît Les Particules Élémentaires (1998), Julien Gosselin a onze ans. Une mère institutrice, un père éducateur, le gamin d&#8217;Oye-Plage découvre le théâtre à l&#8217;adolescence, à Calais. Naissent alors quelques rêves, comme celui d&#8217;évoluer plus tard dans le monde de l&#8217;art et de «<em> passer des soirées à boire des coups en parlant bouquins</em> ». 2006, le jeune homme intègre l&#8217;EPSAD , l’école du Théâtre du Nord. Deux mises en scène remarquées plus tard (dont<em> Tristesse animal noir</em> de Anja Hilling) le voici propulsé « révélation de l’été » au dernier festival d’Avignon grâce à son adaptation du célèbre roman de Michel Houellebecq. Petit rappel, si vous aviez oublié l&#8217;histoire : on suit les trajectoires de Michel et Bruno, demi-frères nés d&#8217;une mère soixante-huitarde. Le premier, chercheur, n&#8217;éprouve aucun sentiment et ne vit que pour les sciences. Le second, humilié dans l&#8217;enfance, devient professeur et se perd dans une quête effrénée de sexe sous toutes ses formes. L&#8217;auteur y règle ses comptes avec Mai 68 et dresse le portrait d&#8217;une société enlisée dans une misère sexuelle et affective. La dernière partie du récit vire à la science-fiction apocalyptique.</p>
<p><strong>Le grand saut</strong><br />
Si cet ouvrage, pressenti pour le Goncourt, a déjà été porté au théâtre et au cinéma en Allemagne, jamais un Français n&#8217;avait oser s&#8217;y attaquer. Julien Gosselin a découvert le roman vers,18 ans. En le relisant voici quelques années, pas d&#8217;hésitation : ce texte est fait pour les planches. « J’ai la maladie du metteur en scène, avoue-t-il. Quoi que je lise, je pense à l’adaptation. De toute façon, quand l’œuvre est assez forte, elle tient magiquement à la réduction. » Sans modifier le style ni toucher aux longues plages narratives, le metteur en scène choisit de concentrer sa version des Particules sur le parcours des deux frères. Une fois les scènes majeures sélectionnées, vient le temps des premières lectures. Le metteur en scène a réuni dix comédiens dont six sont d’anciens camarades de promo. Certains passages sont abrégés, d’autres modifiés. Les répétitions commencent sans que Julien soit certain que tout tienne la route. «<em> J’étais tétanisé, </em>se souvient-il.<em> Créer une pièce au festival d&#8217;Avignon, c’est prendre un risque énorme. On était dans une opacité totale jusqu&#8217;à la dernière minute</em> ».</p>
<p><strong>Du théâtre et rien d&#8217;autre</strong><br />
Gosselin absorbe les quatre heures de son spectacle avec un plateau aéré,<br />
manière de résoudre les changements de lieux et les sauts dans le temps. Les comédiens ne quittent jamais les planches. Sur scène, quelques fauteuils et tables, un écran vidéo et une guitare, aussi. Rien de plus naturel pour Julien Gosselin. « <em>Les premiers spectacles que j’ai vus utilisaient la performance, la vidéo… J’ai toujours connu ça. Pour moi il n’y a pas lieu d’en discuter. Je ne cherche pas à démontrer quoi que ce soit. Je fais du théâtre, pas du théâtre vidéo ou performance</em> ». Les scènes très courtes alternent avec de longs passages parlés. Julien lui-même se définit comme un zappeur, et s’amuse en manipulant ce rythme auquel nous sommes habitués. Il a formulé aujourd&#8217;hui un souhait : « <em>que les moins de trente ans viennent voir la pièce</em> ». Et qu’à leur tour, ils aillent « <em>boire des coups</em> » pour débattre de ce qu’ils ont vu.</p>
<p><strong> </strong></p>
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