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	<title>LM magazine &#187; Le Musée de la Photographie de Charleroi</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Jacquie Maria Wessels</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Sep 2023 01:18:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Jacquie Maria Wessels]]></category>
		<category><![CDATA[Le Musée de la Photographie de Charleroi]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>De son propre aveu, Jacquie Maria Wessels n&#8217;y connaît pas grand-chose aux voitures, et encore moins à la mécanique. Tout cela est...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>De son propre aveu, <a href="https://www.jacquiemariawessels.nl/" target="_blank">Jacquie Maria Wessels </a>n&#8217;y connaît pas grand-chose aux voitures, et encore moins à la mécanique. Tout cela est même <em>« plutôt abstrait »</em> pour elle. Par contre, la photographe néerlandaise est fascinée par les formes et couleurs peuplant les vieux garages. Voués à disparaître à mesure que nos autos s&#8217;électrifient, ces lieux tachés de cambouis se parent sous son regard d&#8217;une indéniable grâce. Du Maroc au Sri Lanka, de Cuba au Cambodge, l&#8217;Amstellodamoise a parcouru la planète pour magnifier ces ateliers emplis d&#8217;outils et d&#8217;accessoires hétéroclites, de moteurs désossés ou autres carcasses de tacots.</p>
<p><strong>Parallélisme</strong></p>
<p>Dénuées de présence humaine (si ce n&#8217;est quelques posters &#8220;olé olé&#8221;), ces images capturées à l&#8217;argentique évoquent les natures mortes de la peinture hollandaise du xviie siècle, et révèlent d&#8217;astucieux trompe-l&#8217;oeil. Ici un empilement de klaxons rappelle un bouquet de fleurs surréaliste, là un fatras de volants suggère une sculpture d&#8217;Alexander Calder&#8230; À Charleroi, cette exposition réunit d&#8217;ailleurs deux séries de l&#8217;artiste : <em>Garage Stills</em> et <em>Fringe Nature</em> – soit &#8220;nature marginale&#8221;. En effet, Jacquie Maria Wessels s&#8217;est aussi intéressée à la végétation reprenant ses droits autour de ces espaces en voie d&#8217;extinction. Le visiteur attentif remarquera alors des concordances entre ces deux mondes que tout semble opposer (entre un bouton de fleur et un écrou, une branche et un levier de vitesse) au fil d&#8217;une balade&#8230; bien huilée.</p>
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		<title>Lisette Model</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2022 04:00:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Le Musée de la Photographie de Charleroi]]></category>
		<category><![CDATA[Lisette Model]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Née Stern en 1901 à Vienne dans une famille aisée, Lisette Model a connu le sort de millions de juifs fuyant l’antisémitisme....</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Née Stern en 1901 à Vienne dans une famille aisée, Lisette Model a connu le sort de millions de juifs fuyant l’antisémitisme. Elle a changé de nom et émigré deux fois, à Paris en 1926, puis aux États-Unis en 1938. À l’origine, elle se destinait à devenir musicienne. C’est suite à la rencontre de Rozsa Klein et de Florence Henri qu’elle se convertit à la photographie, en 1930. « <em>À l’époque et durant des décennies, cela reste un monde essentiellement masculin</em> », rappelle Xavier Canonne, directeur du Musée de la photographie de Charleroi.</p>
<p><strong>Regard multiple</strong></p>
<p>Sa carrière démarre véritablement en 1934 avec un premier reportage sur la promenade des Anglais (<em>lire ci-dessous</em>). D’ores et déjà, son style s’impose : prise de vue serrée, bascule au tirage, jeu sur les reflets&#8230; Accrochées sur des murs bleus, à Charleroi, ses images surprennent par la proximité avec les sujets. Dans la rue, les bars, cette pionnière de la &#8220;street photography&#8221; focalise sur les classes populaires avec sincérité mais sans complaisance. Elle saisit aussi les artistes et célébrités, se penche avec autant d’inspiration sur les quartiers chics que les bouges. Enfin, l&#8217;Américaine excelle avec des séries quasi expressionnistes : jambes de piétons, reflets dans les vitrines des magasins à New-York. Une oeuvre plurielle et engagée, parfaitement restituée par cette exposition.</p>
<hr />
<h2 style="text-align: center;"><strong><br />
PLANS RAPPROCHÉS</strong></h2>
<p style="text-align: center;"><em><strong>Promenade des Anglais</strong>,</em> Nice, 1934</p>
<div id="attachment_140620" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/09_promenade-des-anglais-nice-1934--lisette-model.jpg"><img class="size-full wp-image-140620" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/09_promenade-des-anglais-nice-1934--lisette-model.jpg" alt="© Lisette Model avec l’aimable autorisation de Baudoin Lebon et Avi Keitelman" width="800" height="977" /></a><p class="wp-caption-text">© Lisette Model avec l’aimable autorisation<br />de Baudoin Lebon et Avi Keitelman</p></div>
<p style="text-align: center;">C’est lors d’une visite à sa mère que Lisette Model, alors âgée de 33 ans, réalise son premier reportage sur la promenade des Anglais, à Nice. Cette série de photographies décalées séduit la revue communiste Regards qui en publie une sélection en février 1935. Sa vision des estivants surprend par son aspect satirique. On y voit des bourgeois affalés sur des fauteuils à la terrasse de cafés ou sur des bancs de la digue, allongés sur la plage. Ils sont bien portants et suffisants, donnent l’impression de déborder de leurs vêtements. Dans une approche plus sociale, elle saisit aussi des gens de peu, offrant ainsi un étonnant contraste.</p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><strong>Reflections. People and Shadow</strong>, NYC, 1939-1945</p>
<div id="attachment_140621" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/08_reflections-people-and-shadow-nyc-1939-45--lisette-model-.jpg"><img class="size-full wp-image-140621" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/10/08_reflections-people-and-shadow-nyc-1939-45--lisette-model-.jpg" alt="© Lisette Model avec l’aimable autorisation de Baudoin Lebon et Avi Keitelman Joan" width="800" height="644" /></a><p class="wp-caption-text">© Lisette Model avec l’aimable autorisation<br />de Baudoin Lebon et Avi Keitelman<br />Joan</p></div>
<p style="text-align: center;">Lisette Model a émigré aux États- Unis en 1938 avec son mari Evsa Model, peintre et graphiste russe rencontré à Paris, pour fuir la montée du nazisme, et commence à photographier dans les rues new-yorkaises. Outre les classes populaires, elle est captivée par l’énergie et la vie débordante de la métropole américaine. Elle capture les reflets dans les vitrines des magasins et des bâtiments. Jeu avec la profondeur de champ, les contrastes et les lumières, superposition des sujets et des détails&#8230; ces clichés multiplient les points de vue, les niveaux de lecture. Ils révèlent une esthétique quasi expressionniste.</p>
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		<title>Noor / Pulse</title>
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		<pubDate>Mon, 31 May 2021 22:31:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Le Musée de la Photographie de Charleroi]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Collectif indépendant, l’agence Noor se compose de 14 photographes et signifie &#8220;lumière&#8221; en arabe. Ce parcours présente leurs travaux menés de par le monde et leurs sujets fétiches, tels que les crises migratoires, politiques et climatiques car, disent-ils, <em>« certaines choses ont besoin d’être vues »</em>. Plus que de simples clichés, l’exposition propose également une expérience immersive grâce à un contenu augmenté, plongeant le visiteur dans une série d’archives sonores, visuelles et textuelles inédites.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Yves Auquier</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Nov 2020 02:01:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Il faut voir, fixer l’instant qui fuit, témoigner de la vérité »</em>. Voici l’une des nombreuses leçons formulées par Yves Auquier, lorsqu’il enseignait à l’École Supérieure des Arts &#8220;Le 75&#8243;, à Bruxelles. C’est aussi via ce prisme qu’il appréhende le monde. Un cycliste vu de dos, une femme coiffant sa longue chevelure, une nageuse glissant sous la surface diaphane de l’eau, des enfants qui jouent avec insouciance&#8230; Du temps qui passe inexorablement, le Belge conserve des moments fugaces. Il fixe la banalité de gestes quotidiens dans des scènes en noir et blanc, presque documentaires, revendiquant la notion de <em>« réalisme intimiste »</em>. Révélé en 1970 par la série <em>Pays noir,</em> hommage aux terres (celles de Charleroi) où il a grandi, Yves Auquier s’est intéressé avec la même science du clair-obscur aux mineurs, aux rues de Bruxelles, à la vie de famille&#8230; <a href="http://www.museephoto.be" target="_blank">Le Musée de la Photographie,</a> auquel il a légué l’ensemble de ses négatifs, rend grâce à son œuvre à travers cette belle rétrospective, où l’éphémère prend des accents universels.</p>
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		<title>Photographie, arme de classe</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2019/11/01/photographie-arme-de-classe-2/</link>
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		<pubDate>Fri, 01 Nov 2019 03:00:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Le Musée de la Photographie de Charleroi]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Willy Ronis]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>D&#8217;abord, replantons le décor. Nous sommes à la fin des années 1920. La légèreté des Années folles laisse place aux tensions sociales et politiques. La crise économique sévit. La guerre et le fascisme menacent &#8211; en Espagne, en Allemagne ou en Italie. C&#8217;est dans ce contexte que les créateurs s&#8217;engagent. Ils sont notamment regroupés au sein de l&#8217;Association des écrivains et artistes révolutionnaires (dont Malraux, Aragon, Breton&#8230;). Au sein de cette AEAR, les photographes ne sont pas en reste. Parmi eux on compte de grands noms. Cartier-Bresson, Capa bien sûr, mais aussi Germaine Krull et Brassaï, immortalisant par exemple les soupes populaires parisiennes, ou Jacques André Boiffard qui, avec cette &#8220;chaussure et pied nu&#8221;, capture la pauvreté de la capitale, loin de toute représentation pittoresque. <em>« Cette façon d&#8217;aller vers les autres, d&#8217;occuper la rue, de montrer la figure humaine et ses conditions de vie annonce la photographie moderne et humaniste</em> », explique la commissaire de l&#8217;exposition, Damarice Amao.</p>
<p><strong>Tous photographes !</strong></p>
<p>Au fil des thèmes (l’antimilitarisme, la lutte contre les colonies&#8230;), cette centaine de clichés révèle des foules en colère, des tracts satiriques, beaucoup de masques à gaz et un grand nombre de styles et de formats. Car d&#8217;un point de vue esthétique, les lignes bougent également. <em>« Ces militants expérimentent beaucoup. Ils proposent des images à la croisée du reportage, du documentaire et de l&#8217;art »</em>. Citons les photomontages de Willy Ronis, transformant avec malice des cheminées d&#8217;usines en canons &#8211; &#8220;on travaille pour la guerre !&#8221;, note-t-il. De plus, ces artistes forment les amateurs, issus de la classe ouvrière ou petits employés, comme le montre cette photo d&#8217;Eli Lotar dévoilant un petit groupe en plein apprentissage de la contre-plongée. <em>« L&#8217;objectif est de témoigner du quotidien ou des violences policières durant les manifestations. On constitue ainsi une sorte d&#8217;agence de presse prolétarienne</em> ». Il s&#8217;agit d&#8217;alimenter des journaux illustrés de gauche comme <em>Regards</em>, qui dénote dans le paysage médiatique (aujourd&#8217;hui, on parlerait de réseaux sociaux). A une époque sans télévision, le pouvoir de l&#8217;image est déjà prégnant. Incontestablement, ces photographes effectuèrent une belle mise au poing.</p>
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		<title>Roman-Photo</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jul 2019 04:10:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Frédérique Deschamps]]></category>
		<category><![CDATA[Hubert Serra]]></category>
		<category><![CDATA[Le Musée de la Photographie de Charleroi]]></category>
		<category><![CDATA[Mondadori]]></category>
		<category><![CDATA[Roman-photo]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Niaiseries sentimentales, parfois obscènes (« plus que Sade », selon Barthes), &#8220;littérature de bonniche&#8221;&#8230; Le roman-photo a toujours eu mauvaise presse. D&#8217;ailleurs,...</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Niaiseries sentimentales, parfois obscènes (<em>« plus que Sade »</em>, selon Barthes), &#8220;littérature de bonniche&#8221;&#8230; Le roman-photo a toujours eu mauvaise presse. D&#8217;ailleurs, c&#8217;est devant une benne qu&#8217;est née l&#8217;idée de cette exposition, <em>« en tombant sur une pile de </em>Nous deux<em> destinée à la poubelle »</em>, raconte Frédérique Deschamps, l&#8217;une des deux commissaires. Et pourtant, ce concentré d&#8217;eau de rose, essentiellement destiné à un public féminin, demeure un géant de l’édition &#8211; un Français sur trois y était accro dans les années 1960. L&#8217;inviter au musée relevait donc de l&#8217;évidence. «<em> C&#8217;est un pan extraordinaire de la culture populaire. Pendant 25 ans, il fut un best-seller dans toute l&#8217;Europe et en Amérique du Sud »</em>.</p>
<p><img class="alignleft wp-image-101454 size-medium" title="Photographie réalisée pour le roman-photo Qualcosa che si chiama onore (Ça s’appelle l’honneur) publié dans Bolero film, 1960. Collection Fondazione Arnoldo e Albe © Arnoldo Mondadori editore / DR" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/06/1iivmpg-234x300.jpg" alt="Photographie réalisée pour le roman-photo Qualcosa che si chiama onore (Ça s’appelle l’honneur) publié dans Bolero film, 1960. Collection Fondazione Arnoldo e Albe © Arnoldo Mondadori editore / DR" width="234" height="300" /></p>
<p><strong>Cuculte</strong></p>
<p>Ce divertissement hybride entre la BD et le cinéma est né en 1947, dans une Italie ravagée par la guerre. Certes il fallait manger, s&#8217;habiller, digérer le fascisme <em>« mais aussi rêver&#8230; »</em>. Le succès fut instantané, et spectaculaire, fédérant des millions de lecteurs jusqu&#8217;au milieu des années 1970, avant d’être supplanté par la télévision et ses feuilletons. Les ressorts sont connus : mensonges, trahisons, cœurs brisés, cliffhangers de folie, dialogues (cu)cultes (<em>« Ne comprends-tu pas que ma dignité se rebelle ? »</em>&#8230; <em>« Même un aveugle s&#8217;apercevrait que tu es enceinte »</em>&#8230;) dont s&#8217;amuseront Les Nuls dans un sketch d&#8217;anthologie (<em>Nous quatre</em>). Surtout, la narration est terriblement addictive, ponctuée par ce fameux &#8220;A suivre&#8221; (qui fera la fortune de<em> Game of Thrones</em>, entre autres) avant d&#8217;aboutir invariablement, après des mois de lecture, sur un baiser fiévreux (car ici, les histoires d&#8217;amour ne finissent jamais mal).</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/RaY-zen33hg" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Amour, toujours</strong></p>
<p>Pour autant, c&#8217;est bien la photo qui tient le premier rôle dans ce média. <em>« Les maquettes, la recherche graphique, le travail de découpe relèvent parfois d&#8217;un savoir-faire exceptionnel</em>, assure Marie-Charlotte Calafat, l&#8217;autre commissaire. <em>Un roman-photo réussi doit susciter des émotions très rapidement, par l&#8217;image, le jeu des comédiens, la lumière&#8230; soit bien avant le texte. Ce ne sont pas simplement des cases, mais du cinéma en 2D »</em>. Si le sujet est léger, cette exposition l&#8217;aborde avec sérieux. <em>« Cette production de masse traduit les évolutions de la société, interrogeant notamment la place de la femme »</em>, avance Marie-Charlotte Calafat. Ces récits sentimentaux ne réduisent-ils pas l&#8217;accomplissement féminin à l&#8217;amour ? <em>« Pas toujours, ils soulèvent aussi des questions intéressantes : comment divorcer ? S&#8217;émanciper de l&#8217;emprise de la religion, de la famille ou même trouver un travail ? »</em>.</p>
<p><img class="aligncenter wp-image-101451 size-full" title="Piero Orsola, diapoPiero Orsola, diapositive pour un roman-photo, Rome, années 1960. Ektachrome 120. Collection particulière © Piero Orsola. Cliché : Josselin Rocher" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/06/4-piero-orsola-diapositive-pour-un-roman-photo-rome-annees-1960.-ektachrome-120.-collection-particuliere.jpg" alt="Piero Orsola, diapoPiero Orsola, diapositive pour un roman-photo, Rome, années 1960. Ektachrome 120. Collection particulière © Piero Orsola. Cliché : Josselin Rocher" width="800" height="800" /></p>
<p><strong>Stars à domicile</strong></p>
<p>Après avoir rappelé quelques filiations (avec les images d&#8217;Epinal, la BD, le roman dessiné&#8230;) la première partie de ce parcours révèle quelques beaux spécimens. Une gageure d&#8217;ailleurs. <em>« Ces histoires étaient imprimées sur du mauvais papier, les noms des auteurs rarement cités et le souci de la conservation quasi nul. Tout l&#8217;enjeu fut donc de retrouver des pièces originales »</em>, précise Marie-Charlotte Calafat. Parmi ces trésors, on trouve la collection photo de l&#8217;éditeur phare Mondadori, <em>« des négatifs qui ont servi de 1947 jusqu&#8217;au début des années 1980 »</em>, notamment ceux de Piero Orsola, un maître du genre. On évoquera aussi le Français Hubert Serra, qui adapta pour le magazine belge <em>Femmes d&#8217;aujourd&#8217;hui</em> les plus grandes œuvres littéraires (<em>Madame Bovary,</em> <em>Les Hauts de Hurlevent</em>&#8230;). Son rendement (plus de 800 créations) et la qualité de production lui vaudront le surnom de &#8220;Cecil B. De Mille du roman-photo&#8221;.</p>
<p><img class="alignright wp-image-101452 size-medium" title="Satanik - vue d'exposition © photo Julien Damien" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/06/vues-dexpo_c-julien-damien-51-200x300.jpg" alt="Satanik - vue d'exposition © photo Julien Damien" width="200" height="300" />En parlant de grands noms, les petites cases de papier glacé accueillirent aussi leur flopée de vedettes : Mireille Darc, Claudia Cardinale et bien sûr Sophia Loren, première star du genre (à l&#8217;époque sous le nom de Sofia Lazzaro). <em>« Dès l&#8217;âge de 16 ans, elle a joué dans cinq romans-photos, avant d&#8217;être happée par le cinéma »</em>. Un sacré tremplin donc, mais aussi un moyen d&#8217;alimenter sa notoriété : à partir des années 1960, tous les yéyés défilent dans ces pages, Johnny Hallyday en tête &#8211; et retravaillant au passage son histoire personnelle&#8230;</p>
<p><strong>Au prochain numéro</strong></p>
<p>Mais tout ne fut pas que sirop et midinettes. La seconde partie de l’accrochage nous dévoile ainsi quelques &#8220;avatars&#8221; sulfureux, à commencer par <em>Satanik</em> (<em>Killing</em> en Italie) publié dès 1966, soit l&#8217;histoire d&#8217;un type déguisé en squelette qui torture la gent féminine (!), anti-héros d&#8217;un récit érotico-sadique pour adulte et qui annoncera toute une vague pornographique &#8211; dont Charleroi rend aussi compte&#8230;</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/x7Kr5CrFJbo" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Citons également des œuvres fameuses (<em>La Jetée</em> de <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/10/01/chris-marker-memories-of-the-future/" target="_blank">Chris Marker</a>) et toute la veine humoristique, dignement représentée par Hara-kiri, le professeur Choron (qui a &#8220;réponse à tout&#8221;) ou Coluche (dans <em>Charlie Hebdo</em> avec <em>Les pauvres sont des cons</em>). Qu&#8217;on se le dise, cette formidable saga éditoriale ne s&#8217;écrit pas au passé. Aujourd&#8217;hui encore, le précité Nous deux s&#8217;écoule à 203 000 exemplaires par semaine (de quoi faire rougir pas mal de titres) et nombre d&#8217;artistes ou d&#8217;éditeurs s&#8217;emparent de ce média (comme les éditons <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/09/01/juste-une-mise-au-point/" target="_blank">FLBLB</a>, à Poitiers) pour lui redonner ses lettres de noblesse. A suivre, donc&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Patrick Willocq</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2019/03/01/patrick-willocq-3/</link>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2019 00:46:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Le Musée de la Photographie de Charleroi]]></category>
		<category><![CDATA[Patrick Willocq]]></category>
		<category><![CDATA[photos]]></category>
		<category><![CDATA[Songs of the Walés]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Quel est votre parcours ? La photographie demeure ma passion depuis toujours. J&#8217;ai commencé au Congo (qui s&#8217;appelait alors le Zaïre), où...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quel est votre parcours ?</strong> La photographie demeure ma passion depuis toujours. J&#8217;ai commencé au Congo (qui s&#8217;appelait alors le Zaïre), où j&#8217;ai grandi. Mon père m&#8217;avait offert un petit appareil quand j&#8217;ai eu 11 ans. Je me suis ensuite dirigé vers une école de commerce, suivant une carrière en Asie dans la vente et la distribution. Mais plus je vieillissais et plus j&#8217;étais frustré de ne pas faire de cet art mon métier. En 2009, je suis revenu au Congo, pour la première fois depuis 27 ans, et me suis totalement reconnecté avec moi-même. J&#8217;avais laissé une partie de mon enfance ici. Dans le vol retour pour Hong-Kong, ce fut le déclic. J&#8217;ai alors tout quitté pour m&#8217;installer ici.</p>
<p><strong>Est-ce à ce moment-là que vous avez découvert les Walés ?</strong> Oui, et complètement par hasard, car il n&#8217;existe aucune documentation sur ce rituel. Cela faisait trois ou quatre ans que je trainais dans cette zone. Le long d&#8217;un lac, il y avait deux chemins et, à chaque fois, je prenais celui menant vers la gauche. Un jour, j&#8217;ai décidé de prendre à droite. 20 kilomètres plus loin, je suis tombé sur une femme à la peau rouge. C&#8217;était une Walé. Ces femmes m&#8217;ont fasciné et je me suis immergé dans leur quotidien.</p>
<p><iframe src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x4s3ssp" width="480" height="270" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;une Walé ?</strong> Au nord de la RDC, au cœur de la forêt, vivent les Ekondas. Ce peuple a créé un rituel célébrant les femmes après la naissance de leur premier enfant. Celles-ci ont entre 15 et 18 ans et la plupart sont des pygmées. Toutes ne deviennent pas Walés, c&#8217;est au père de décider. Dès lors, la jeune fille quitte son mari pour retourner dans la case de sa mère durant une période de semi-réclusion de deux ans, parfois cinq.</p>
<div id="attachment_96726" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-medium wp-image-96726" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/02/xpo_2-patrick-willocq_lm147-300x225.jpg" alt="La Walé à la balançoire, Lokito – la bruyante." width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">La Walé à la balançoire, Lokito – la bruyante.</p></div>
<p><strong>Pourquoi cela peut-il durer plus longtemps ?</strong> L&#8217;honneur final est de sortir de ce confinement avec une valise, sorte de dot composée de biens précieux. C&#8217;est le rôle du mari de la constituer. A une époque, il s&#8217;agissait d&#8217;ivoire, de cuivre, de peaux de bêtes&#8230; Mais avec la globalisation et l&#8217;arrivée des produits chinois, ces Walés veulent désormais des sacs, des montres, des chaussures&#8230; tout cela peut donc coûter cher ! Ayant acquis énormément de prestige, il y a beaucoup de concurrence entre ces femmes. Elles restent donc coincées à cause de leurs ambitions.</p>
<p><strong>Comment se déroule ce confinement ?</strong> Durant la première année, la Walé bénéficie d&#8217;un transfert de savoir de la part de sa mère, sa grand-mère et d&#8217;autres femmes du village, afin d&#8217;apprendre à s&#8217;occuper de l&#8217;enfant et devenir parent. Elle est alors célébrée comme une reine-mère, porte des attributs royaux comme des bracelets, un chasse-mouche&#8230; Elle est bien nourrie et demeure en très bonne santé. Elle n&#8217;a pas le droit de travailler dans les champs, de se préparer à manger, se promener seule sans sa cour et, surtout, respecte un interdit sexuel. Les pygmées croient en effet que le sperme pourrit le lait maternel.</p>
<p><strong>Ensuite ?</strong> Durant la deuxième année, chaque femme doit produire un spectacle de danse et de chant lors duquel elle raconte son vécu pendant la réclusion. C&#8217;est une littérature chantée. Les autres clans écoutent sa performance et, à la fin de la journée, elle redevient une femme comme les autres, mais Walé à jamais.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/246770465?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>En quoi consiste votre série, <em>Songs of the Walés</em> ?</strong> J&#8217;ai créé une représentation visuelle de chaque chanson inventée par ces femmes. C&#8217;est ma façon de traduire leurs pensées intimes, mais aussi de leur rendre hommage. Chaque femme joue ainsi son propre rôle au sein de scènes et de décors construits sur place, avec les matériaux du bord et l&#8217;aide de chasseurs, pêcheurs, artisans&#8230; Il n&#8217;y a dans mon travail aucune retouche numérique.</p>
<div id="attachment_96724" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><img class="size-medium wp-image-96724" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/02/xpo_1-patrick-willocq_lm147-300x226.jpg" alt="Walé Asongwaka s’envole" width="300" height="226" /><p class="wp-caption-text">Walé Asongwaka s’envole</p></div>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui vous fascine dans ce rituel ?</strong> Ces gens prennent le temps de se poser et de célébrer la vie, les vraies valeurs humaines. Dans nos société occidentales, nous ne prenons plus le temps pour cela, alors que c&#8217;est tout de même énorme, l&#8217;origine du monde !</p>
<p><strong>Comment définirez-vous votre travail ?</strong> Pour moi, la photographie constitue la dernière étape de tout un processus participatif. Il me faut parfois trois mois de travail et d&#8217;immersion pour réaliser une scène. Une seule image relève à la fois du théâtre, de l&#8217;installation, de la performance, de la musique, de la peinture&#8230; C&#8217;est une démarche hybride.</p>
<p><strong>Votre pratique se situe-t-elle entre l&#8217;art et le documentaire ?</strong> Oui, mais elle est avant tout collaborative. Il m&#8217;importe en effet que le sujet devienne acteur de son histoire. Il s&#8217;agit de créer un décor avec cette personne afin qu&#8217;elle y joue son propre rôle.</p>
<div id="attachment_96725" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-medium wp-image-96725" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/02/xpo_3-patrick-willocq_lm147-300x226.jpg" alt="Ntembe, Walé épervier" width="300" height="226" /><p class="wp-caption-text">Ntembe, Walé épervier</p></div>
<p><strong>Pourquoi ces femmes ont-elles la peau rouge ?</strong> Elles s&#8217;appliquent sur le corps de la poudre de bois ngola, qui est donc rouge et représente la couleur royale. Celle-ci est censée chasser les mauvais esprits et les hommes. Elle protège aussi la peau contre diverses maladies.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ?</strong> Ils sont nombreux. Je me suis récemment installé à La Haye, dans un atelier de 300 mètres carrés, mais je suis toujours en voyage à travers le monde. Ce qui m&#8217;intéresse avant tout, c&#8217;est l&#8217;échange humain. Débarquer dans des lieux improbables et réussir à créer avec des gens très différents de moi.</p>
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		<title>Les Américains</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Nov 2018 05:35:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Le Musée de la Photographie de Charleroi]]></category>
		<category><![CDATA[Les Américains]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Frank]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>« Un flou absurde ». « Une lumière sale ». « Un poème triste pour pervers »&#8230; Voilà le genre de critiques...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Un flou absurde »</em>. <em>« Une lumière sale »</em>. <em>« Un poème triste pour pervers »</em>&#8230; Voilà le genre de critiques reçues par <em>Les Américains</em> lors de sa publication, en 1958. Il faudra dix ans à Robert Frank pour que son livre soit reconnu à sa juste valeur : un chef-d&#8217;œuvre d&#8217;authenticité et de réalisme. L&#8217;essence même de la &#8220;street photography&#8221; inventée par Walker Evans, et source d&#8217;inspiration pour Raymond Depardon ou le Carolo Stefan Vanfleteren. Né à Zurich en 1924, issu d&#8217;un milieu bourgeois, le Suisse se forme dès l&#8217;âge de 12 ans à la photographie. C&#8217;est aux Etats-Unis qu&#8217;il fourbit ses armes, travaillant d&#8217;abord pour le magazine féminin <em>Harper’s Bazaar</em>, avant de décrocher une bourse auprès de la Fondation Guggenheim. Sa mission ? <span class="has-pullquote" data-pullquote="« Documenter visuellement la civilisation américaine »">« Documenter visuellement la civilisation américaine »</span>.</p>
<p><strong>Des visages, des figures</strong></p>
<p>Dès 1955 et durant un an, &#8220;Bob&#8221; sillonnera avec sa femme et ses deux enfants quelque 30 états du pays de l&#8217;Oncle Sam, photographiant ses autochtones au gré de ses rencontres ou des événements. <em>« Il n&#8217;a suivi aucun programme défini, il partait en voiture et se laissait guider par le hasard et son intuition »</em>, explique Adeline Rossion, collaboratrice scientifique au Musée de la Photographie de Charleroi. Ici une serveuse à l&#8217;air boudeur dans un &#8220;diner&#8221; à Hollywood, un drive-in à Détroit, là une jeune femme dans un ascenseur à New-York, les funérailles d&#8217;un croque-mort en Caroline du Sud&#8230; Bien souvent, il s&#8217;agit de plans serrés car <em>« les visages sont plus intéressants que les paysages</em>, selon le principal intéressé. <em>Il fallait surtout faire vite, je prenais les gens avant qu&#8217;ils remarquent l&#8217;appareil, car une fois qu&#8217;ils l&#8217;ont vu, ils changent. La première prise est donc la bonne »</em>. Au final, ces clichés en noir et blanc détonnent. <em>« C&#8217;est parfois flou et les cadrages sont approximatifs, mais il capturait la vie comme elle s&#8217;offrait à lui, sans réfléchir »</em>, poursuit Adeline Rossion.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-91859" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/10/xpo_robert-frank-elevator-miami-beach-1956-from-the-americans--robert-frank-courtesy-pace-macgill-gallery-new-york-collection-maison-europeenne-de-la-photographie-paris-1024x703.jpg" alt="Elevator - Miami Beach, 1956, from The Americans" width="995" height="683" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Filtre révélateur </strong></p>
<p>Cette approche &#8220;sauvage&#8221; permettra à ce <em>« chasseur d&#8217;images »</em> de révéler le pays dans toute sa vérité. Ses moments de tendresse, saisis par exemple dans le regard d&#8217;un couple de danseurs insouciants, mais aussi sa violence, son racisme ambiant, comme cette photo de bus dans lequel tous les passagers avant sont blancs, et ceux à l&#8217;arrière noirs&#8230; <em>« Il a écorné le mythe de cette belle Amérique glorifiée après la Seconde Guerre mondiale,</em> analyse Adeline Rossion.<em> Robert Frank montre alors que c&#8217;est une nation comme les autres, avec ses hauts et ses bas, ses doutes, ses vides existentiels, ses tensions sociales, ses petits bonheurs quotidiens&#8230;»</em>.</p>
<p><iframe style="transition-duration: 0; transition-property: no; margin: 0 auto; position: relative; display: block; background-color: #000000;" src="https://www.arte.tv/player/v3/index.php?json_url=https%3A%2F%2Fapi.arte.tv%2Fapi%2Fplayer%2Fv1%2Fconfig%2Ffr%2F077039-000-A%3Fautostart%3D1%26lifeCycle%3D1&amp;lang=fr_FR&amp;embed=1&amp;mute=0" width="720" height="406" frameborder="0" scrolling="no" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Au total, l&#8217;Helvète (underground) aura parcouru 16 000 kilomètres, pris 27 000 clichés pour en retenir&#8230; 83 (tous exposés à Charleroi). Refusé par le pudibond <em>Life</em>, ce livre fut d&#8217;abord publié en France grâce aux éditons Delpire. L&#8217;ouvrage est préfacé par un certain Jack Kerouac. <em>« Il s&#8217;était attiré la sympathie de la Beat Generation, séduite par la liberté de ses images »</em>. Sales et brutes comme un riff des Rolling Stones, auxquels Robert Frank consacrera d&#8217;ailleurs un documentaire en 1979&#8230; déclenchant, là aussi, un beau scandale. Le titre ? <em>Cocksucker Blues.</em> Tout est dit.</p>
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		<title>Wim De Schamphelaere</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2017 23:29:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Exchanging Looks]]></category>
		<category><![CDATA[Le Musée de la Photographie de Charleroi]]></category>
		<category><![CDATA[Wim De Schamphelaere]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Pas banales, ces photographies. Par la taille déjà. Ces images peuvent mesurer jusqu’à 8 mètres de long. Elles se distinguent aussi par...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Pas banales, ces photographies. Par la taille déjà. Ces images peuvent mesurer jusqu’à 8 mètres de long. Elles se distinguent aussi par la technique employée : ces clichés de paysages du monde entier (de Cuba à l’Ethiopie) sont en réalité constitués de centaines de prises de vue ! Le globe-trotter anversois recompose sur ordinateur diverses scènes d’un même lieu qu’il a capturées, rassemblant des êtres qui ne se trouvaient pas là au même instant. La réalité augmentée en quelque sorte.</p>
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		<title>Sur les plateaux des Dardenne</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Sep 2016 23:31:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Christine Plenus]]></category>
		<category><![CDATA[Le Musée de la Photographie de Charleroi]]></category>
		<category><![CDATA[Sur les plateaux des Dardenne]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Depuis 1986, la photographe Christine Plenus participe à tous les tournages des frères Dardenne. Elle est l’oeil qui capture les instants «...</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis 1986, la photographe Christine Plenus participe à tous les tournages des frères Dardenne. Elle est l’oeil qui capture les instants « off » du plateau, des séances de maquillage aux répétitions. On y voit par exemple les cinéastes recoiffer eux-mêmes Emilie Dequenne dans<em> Rosetta</em>, ou des images presque volées des acteurs – Olivier Gourmet, Marion Cotillard… <a href="http://www.museephoto.be/" target="_blank">Très serrés, intimistes, ses cadrage</a>s révèlent l’envers (la magie ?) d’un décor singulier de l’histoire du 7e art.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/eGSTI_XC1U8" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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