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	<title>LM magazine &#187; Le monde d&#8217;après</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Le Monde d’après</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Apr 2020 07:09:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Le monde d'après]]></category>
		<category><![CDATA[Salon du Livre]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Le festival avait cette année pour thème &#8220;La ville, territoire d’utopies&#8221;. L’utopie qui est, selon son concepteur Thomas Moore, un <em>« lieu qui n’est nulle part »</em>. <em>« Honnêtement, nous ne nous attendions pas à expérimenter ce thème, jusqu’à rendre utopique le salon du livre lui-même »</em>, s’amuse François Annycke, le coordinateur. Car le funeste Covid-19 n’a pas eu raison de la bonne humeur ni de l’esprit d’initiative de <a href="https://www.coleresdupresent.com" target="_blank">Colères du présent</a>, l’association organisatrice. Mieux, <em>« le coronavirus nous pousse à réinventer nos pratiques »</em>. Ainsi, la manifestation &#8220;physique&#8221; laisse place à un rendez-vous numérique, via le site <em><a href="https://monde-dapres.com" target="_blank">Le Monde d’après</a></em>. Un salon du livre virtuel ? Plutôt <em>« une expérience collective »</em> où chacun peut interagir avec les invités et découvrir des créations <em>« polymorphes »</em>. Forcément, <em>« il y aura un peu moins de frites »</em>, mais durant deux jours (du 1er mai à 7 h 30 jusqu’au 2 au soir, sans interruption) est publiée ici une centaine de contenus inédits.</p>
<div id="attachment_113996" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/05/le-monde-dapres.jpg"><img class="size-medium wp-image-113996" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/05/le-monde-dapres-300x298.jpg" alt="J. Ponthus" width="300" height="298" /></a><p class="wp-caption-text">J. Ponthus</p></div>
<p><strong>Auteurs en ligne</strong></p>
<p>Concrètement ? Comme dans un vrai festival, le visiteur déambule au sein de trois chapiteaux virtuels (soit trois flux continus). Pêle-mêle, on y trouve des interviewes vidéo en direct ou différées d’auteurs (Amandine Dhée, Joseph Ponthus), d’éditeurs, des conférences, tables rondes, lectures, écrits exclusifs, photographies, planches de BD réalisées pour l’occasion, films, live avec la <a href="https://www.radiopfm.com" target="_blank">radio locale PFM.</a>.. <em>« Tous les artistes initialement programmés ont tenu à produire quelque chose pour le site »</em>, se réjouit François Annycke. Citons les planches originales de David Snug, du Libanais Mazen Kerbaj ou encore le maître du roman noir (et ami du Salon) Caryl Férey, qui signe un texte original, mis en musique par les sœurs (electrorock) Chamots.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/zV2a8bN9Qkk" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>La langue au tchat </strong></p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/05/le-monde-dapres2.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-113998" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2020/05/le-monde-dapres2-197x300.jpg" alt="" width="197" height="300" /></a>La forme diffère mais le cap, lui, n’a pas changé. Il s’agit de parler d&#8217;utopie, donc. Ici on refait le &#8220;monde d’après&#8221; lors d’un tchat avec l’inénarrable <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/11/01/les-pincon-charlot/" target="_blank">Monique Pinçon-Charlot</a>, là on planche sur le salaire à vie et la sécurité sociale alimentaire avec le sociologue et économiste Bernard Friot. On revient, aussi, sur le mouvement des Gilets jaunes avec le médiatique Maxime Nicolle (dit &#8220;Fly Rider&#8221;) ou le sulfureux avocat Juan Branco (auteur du pamphlet <em>Crépuscule</em>). Et puis, on discute du numérique (ce <em>« nouveau centre de nos vies au milieu du confinement »</em>) entre transparence et surveillance avec, entre autres, <a href="https://www.laquadrature.net" target="_blank">la Quadrature du net</a>, une association défendant nos droits et libertés sur Internet. Enfin, on n’oublie pas de s’enjailler lors du DJ set de Madselecta, donné en direct depuis chez lui dès vendredi soir et jusque (très) tard dans la nuit. Non, cette fois-ci, vous n’aurez aucune bonne raison de rater l’événement.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p><strong>A visiter /</strong> <a href="https://www.coleresdupresent.com" target="_blank">www.coleresdupresent.com </a>// Rendez dès le 1er mai à 7 h 30 sur :<a href="https://monde-dapres.com" target="_blank"> monde-dapres.com</a></p>
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		<title>Thierry Girard</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2019/09/01/thierry-girard/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Sep 2019 04:20:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Bassin Minier]]></category>
		<category><![CDATA[Le monde d'après]]></category>
		<category><![CDATA[Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Photographe]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Thierry Girard]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Il rêvait d&#8217;abord de cinéma, mais pas ses parents. Puis il eut une révélation, au début des années 1970, en découvrant les...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il rêvait d&#8217;abord de cinéma, mais pas ses parents. Puis il eut une révélation, au début des années 1970, en découvrant les photos de <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/11/01/les-americains-2/" target="_blank">Robert Frank. </a><em>« A l&#8217;époque, mon amie vivait à Londres et c&#8217;est en sillonnant l&#8217;East End que la pratique photographique étroitement liée à la marche s&#8217;est imposée à moi, avec ce mélange de solitude et de présence au monde »</em>, explique Thierry Girard. Aujourd&#8217;hui âgé de 68 ans, il a depuis parcouru beaucoup de chemin, tant du point de vue artistique que de la pérégrination pédestre.</p>
<div id="attachment_103197" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/08/page60_thierry-girard_le-monde-dapres.jpg"><img class="size-medium wp-image-103197" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/08/page60_thierry-girard_le-monde-dapres-300x199.jpg" alt="©Thierry Girard Le Monde d'après" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">©Thierry Girard Le Monde d&#8217;après</p></div>
<p><strong>Balade sauvage</strong></p>
<p>Adepte à ses débuts du noir et blanc et du Leica, aussi à l&#8217;aise en &#8220;street photography&#8221; que pour saisir les panoramas, Thierry Girard a changé d&#8217;appareil et opté pour la couleur en 1997. Il choisit la chambre moyen format lors d&#8217;un périple japonais sur les traces du maître de l&#8217;estampe Utagawa Hiroshige pour réinterpréter les fameuses 53 stations du Tokaido*. <em>« J&#8217;avais le souci du détail car je m&#8217;intéressais surtout au paysage »</em>, se souvient-il. Elaborés en amont, ses projets évoquent souvent la littérature : les Ardennes vues par Rimbaud, les missions chinoises de Victor Segalen&#8230; En revanche, son approche reste la même. Il s&#8217;agit de s&#8217;imprégner d&#8217;un territoire et de fournir un effort pour le comprendre.</p>
<div id="attachment_103200" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/08/page62_thierry-girard_le-monde-dapres.jpg"><img class="size-medium wp-image-103200" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/08/page62_thierry-girard_le-monde-dapres-300x225.jpg" alt="©Thierry Girard Le Monde d'après" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">©Thierry Girard Le Monde d&#8217;après</p></div>
<p><strong>Bonne mine</strong></p>
<p>Le Nantais a arpenté le Nord de la France à la fin des années 1970, d&#8217;abord pour un reportage sur les colombophiles. Il y reviendra régulièrement, focalisant sur le bassin minier dont il pressent la fin. En noir et blanc, ses clichés captent tout autant les reliefs des terrils, le démantèlement des chevalements que le dénuement social et les habitudes des familles de mineurs (corons décatis, estaminets…). Certaines donnent l&#8217;impression d&#8217;avoir été prises dans les années 1960 (tenues vestimentaires, ambiances&#8230;), et toutes signalent l&#8217;emprise de la mono-industrie sur les corps et le cantonnement de la population dans l&#8217;habitat minier, sous la domination tellurique des terrils. Le contraste est saisissant avec les photos couleurs prises en 2017 et 2018, et c&#8217;est tout l&#8217;intérêt de cette série présentée dans une ancienne maison d&#8217;ingénieur des mines.</p>
<div id="attachment_103199" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/08/page153_thierry-girard_le-monde-dapres.jpg"><img class="size-full wp-image-103199" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/08/page153_thierry-girard_le-monde-dapres.jpg" alt="Montigny-en-Ostrevent (59), avril 2017, buvette du club colombophile." width="800" height="599" /></a><p class="wp-caption-text">Montigny-en-Ostrevent (59), avril 2017, buvette du club colombophile.</p></div>
<p><strong>Mutations </strong></p>
<p><em>« C&#8217;est un regard pertinent sur le territoire, parce qu&#8217;il est extérieur et réalisé avec un intervalle de temps suffisant pour en révéler les transformations »</em>, analyse Isabelle Mauchin, responsable de la Cité des Electriciens. Plus posées et frontales, ses images en couleur marquent les profondes mutations de cette région lors des dernières décennies. <em>« Elles soulignent en effet la colorisation du monde par rapport à la minéralité du noir et blanc »</em>, précise Thierry Girard. Ainsi les sombres terrils sont devenus des terrains de jeux verdoyants avec des lacs où se baigner, les centres commerciaux ont fleuri avec leur signalétique criarde tandis que les boutiques de centre-ville ont baissé le rideau. Les habitats rénovés s&#8217;ouvrent sur l&#8217;extérieur, la population a rajeuni et les traditions comme les jeux de bourle ou de billon sont menacées… Autrement dit, c&#8217;est <em>Le Monde d&#8217;après</em>, titre de l&#8217;exposition et du livre. Après la mine, bien sûr, <em>« mais aussi 30 ans de crise qui ont suivi »</em>. Le contraste, toujours…</p>
<p><em>* Les 53 stations du Tokaido : série d&#8217;estampes japonaises créées par Hiroshige après son premier voyage empruntant la route du Tōkaidō en 1832. Celle-ci relie la capitale du shogun, Edo, à la capitale impériale, Kyoto, est l&#8217;axe principal du Japon de l&#8217;époque.</em></p>
<hr />
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/08/cite_des_electriciens_071.jpg"><img class="wp-image-103224 size-thumbnail alignleft" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/08/cite_des_electriciens_071-120x76.jpg" alt="© Anteale" width="120" height="76" /></a> <a href="https://www.lm-magazine.com/?p=103214" target="_blank"><strong>A LIRE AUSSI : LA CITE DES ELECTRICIENS</strong></a></p>
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