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	<title>LM magazine &#187; Jessica Chastain</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Memory</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Jun 2024 03:00:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Jessica Chastain]]></category>
		<category><![CDATA[Merritt Wever]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Franco]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Brooklyn, de nos jours. Sylvia, assistante sociale, alcoolique en rémission et mère célibataire, croise Saul, une ancienne connaissance de lycée souffrant de démence sénile. Elle va alors le confronter à ce que lui et ses camarades lui ont fait subir à l’époque… Quel pitch ! Un mélo tire-larmes ? Pas du tout. Avec son art de la mise en scène statique, hérité de Michael Haneke, Michel Franco (<em>Después de Lucia</em>, 2012) signe une œuvre étrange et malaisante sur les violences, la guérison et, surtout, la mémoire – ce qu’elle retient, laisse ou fait de nous. Davantage suggestif que didactique, ce film pose des questions sans vraiment y répondre. La marque d’un cinéaste qui saisit les souffrances et les espoirs de ces personnages sans jouer les démiurges.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/uhxSbGpHFC8?si=pOMUF4XiEOqzsNTf" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>X-Men : Dark Phoenix</title>
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		<pubDate>Fri, 31 May 2019 23:53:50 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Hutch Parker.]]></category>
		<category><![CDATA[Jessica Chastain]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Fassbender]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Simon Kinberg, quelle était votre intention avec Dark Phoenix ?</strong> Je suis tombé amoureux de Phoenix (<em>ndlr : Sophie Turner</em>). Je la trouve fascinante. J’aime l’idée qu’elle perde la tête, ses pouvoirs, en affectant les X-Men. Ici, les ennemis deviennent amis, et inversement. La question centrale est celle-ci : quand cessons-nous de secourir des êtres proches qui ont des problèmes psychologiques ? Il fallait montrer à quel point Jean Grey / Phoenix souffre et fait souffrir les autres à cause de son combat intérieur. Je tenais à ce que ce film ait une qualité intime, humaine, primale !</p>
<p><strong>Comment cela se traduit-il ?</strong> A travers l&#8217;esthétique du film, le style et les actions des comédiens. <em>X-Men : Dark Phoenix</em> se révèle plus naturaliste, ancré dans la réalité. Je ne voulais pas simplement voir des gens devant un écran vert. Je leur donne des scènes dans lesquelles ils exercent leurs &#8220;vrais&#8221; super-pouvoirs : être des acteurs formidables !</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/1-q8C_c-nlM" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Sophie Turner, comment avez-vous travaillé la dualité &#8220;Jean Grey / Phoenix&#8221; ?</strong> En évitant une approche basique du type : &#8220;je suis une héroïne, puis je deviens une vilaine&#8221;. Je souhaitais montrer une jeune femme qui souffre. Avec Simon, on met en exergue la maladie mentale, la schizophrénie, les addictions, le syndrome de personnalités multiples. Lorsqu&#8217;on est atteint par ces troubles, on peut devenir héroïque en restant très humain.</p>
<p><strong>Jessica Chastain, qu’est-ce qui vous a donné l’envie de rejoindre les X-Men ?</strong> J’aime explorer tous les genres, et travailler différents muscles. Et j’avais envie de rejoindre cette famille. Surtout, l’histoire de Jean Grey est captivante, cette jeune fille qui a honte de ses pouvoirs limitant ses émotions. Elle comprend qu’en les éliminant, elle s&#8217;offre le plus grand des cadeaux : l’amour. En ces temps difficiles, ce sujet mérite d&#8217;être défendu. Lilandra, mon personnage, est une créature surnaturelle. J’incarne deux choses radicalement différentes : au début du film, j&#8217;ai une grande humanité, puis je la perds. Je me suis inspirée de <em>Terminator 2</em> de James Cameron, pour le jeu très stoïque. C’était tout l&#8217;enjeu de mon rôle.</p>
<div id="attachment_100204" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-100204" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/05/cine_x-men_michael-fassbender-jessica-chastain-simon-kinberg-sophie-turner-et-hutch-parker--kristine-sparow.jpg" alt=" © Kristine Sparow" width="800" height="532" /><p class="wp-caption-text">© Kristine Sparow</p></div>
<p><strong>Comment avez-vous réalisé les scènes d’action ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Simon Kinberg :</span> Elles ne sont pas gratuites comme c’est souvent le cas dans ce type de films. Chacune d&#8217;elles illustre la psychologie d&#8217;un personnage, un état émotionnel.</p>
<p><strong>D&#8217;ailleurs, quel serait votre meilleur souvenir de tournage ?</strong> Dans une scène, Jessica et Sophie jouent un tour à James McAvoy (ndlr : le Professeur Xavier). Sur le tournage, il se déplaçait avec des filins. Sur le plateau, on a mis à fond <em>La Macarena</em> pour le faire danser. C’était une récréation bienvenue durant une scène tendue.</p>
<p><strong>Michael Fassbender, comment voyez-vous votre personnage, Magneto ?</strong> Comme un gourou. Connaissez-vous <em>Wild Wild Country</em> (<em>ndlr : série documentaire sur le gourou indien Bhagwan Shree Rajneesh, diffusée par Netflix</em>) ? Eh bien je l’imagine comme ça. Lors de ma première conversation avec Simon, je lui ai dit que je voyais Magneto avec un chapelet, de longues robes. Je l’ai senti un peu nerveux. Il m’a répondu : « oui, c’est pas mal comme idée. » Inutile de vous dire que je n’ai porté ni robe ni chapelet !</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/hBLS_OM6Puk" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Comment accueillez-vous la nouvelle génération de X-Men, notamment Sophie Turner ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Michael Fassbender :</span> Ça a été un honneur d’accueillir cette jeunesse. J&#8217;ai reçu beaucoup de générosité à mon arrivée dans <em>X-Men : Le commencement</em>. Je voulais qu&#8217;elle la ressente aussi. J&#8217;ai été bluffé par sa précision. Dans ce genre de films, on multiplie les prises et les angles de caméra. A chaque fois, elle réussissait à exprimer une émotion intense.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Sophie Turner :</span> J’ai payé Michael pour qu’il dise ça ! (<em>rires</em>). Nous avons tourné <em>Dark Phoenix</em> comme un film pouvant se regarder sans aucune référence antérieure.</p>
<p><strong>Dans ce film, Mystique (Jennifer Lawrence) dit à Charles Xavier : <em>« Il faudrait penser à renommer les X-Men les X-Women, tant les femmes sont importantes dans ce collectif »</em>. Pourquoi ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Hutch Parker :</span> Je suis ravi que les lignes bougent. De nouveaux leaders émergent, notamment tous ceux interprétés par des actrices. Cette remarque n&#8217;est pas seulement drôle, elle soulève bien des questions. Les thèmes du pouvoir et des responsabilités en découlent.<span class="has-pullquote" data-pullquote=" Chacun des personnages doit s'accepter et assumer les conséquences de ses actes."> Chacun des personnages doit s&#8217;accepter et assumer les conséquences de ses actes.</span></p>
<p><strong>Comment voyez-vous l’évolution des X-Men ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Hutch Parker :</span> Cette aventure incroyable est surtout le fruit de Simon. Il en reste l’architecte principal, étant producteur, scénariste et maintenant réalisateur ! Cette histoire est illimitée. Avec des conflits, des tragédies, des victoires, mais aussi l’émotion, le spectaculaire, toute cette palette d’univers visuels&#8230; Je la chérirai toute ma vie.</p>
<p><strong>Ce film n’est-il pas le plus nietzschéen de la saga ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Simon Kinberg :</span> C’est le moins manichéen. Il pose la question de la moralité de la façon la plus complexe et conflictuelle qui soit. Généralement, il y a les superhéros et les méchants. Pourtant, nous vivons une période où le faux et vrai se confondent. Ceux qui se prétendent des héros peuvent être des sales types. Ce film est le reflet de notre époque. De toute la saga, <span class="has-pullquote" data-pullquote="Dark Phoenix reste l'épisode explorant le plus la notion du bien et du mal.">Dark Phoenix reste l&#8217;épisode explorant le plus la notion du bien et du mal.</span></p>
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		<title>Seul sur Mars</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Oct 2015 12:39:14 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Botaniste en mission sur la planète rouge, Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort par son équipe lorsque celle-ci fuit une tempête de sable. Seul et sans moyen de rentrer sur Terre, Mark va organiser sa subsistance. Les premières minutes sont les plus saisissantes, depuis le tourbillon de gravats jusqu’au retrait par Mark d’un bout de métal planté dans l’abdomen. Mais le film ne cherche pas à prolonger cette intensité, fuyant comme la peste ce qui semble d’abord son sujet : la solitude absolue. Tenant un journal filmé, Mark ne cesse de se mettre en scène, de parler à la caméra, de blaguer. à bien des égards, Seul sur Mars prend le contre-pied de récentes fictions aux prétentions métaphysiques, comme Gravity ou Interstellar. Scott n’a ni l’ambition de révolutionner la 3D, ni de discourir sur la relativité du temps et l’avenir de l’humanité. Son film se limite à un éloge de la débrouillardise et de la volonté. Avec sa bande-son disco, il semble même lorgner vers les années Reagan, lorsque l’espace n’était qu’une nouvelle zone à conquérir. Rien d’étonnant, donc, à ce que l’on retrouve l’iconographie du western le plus traditionnel. « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=KOYS35RUTs4">Dans l’espace, personne ne vous entendra crier</a> », disait l’affiche d’Alien. C’était le bon temps.<br />
<iframe src="https://www.youtube.com/embed/sI-krAvAPLU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>A Most Violent Year</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jan 2015 17:45:23 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe src="//www.dailymotion.com/embed/video/x2c5nft" height="315" width="560" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<p>New York, 1981. L’année la plus criminelle de l’histoire de la Grosse Pomme. Année également où Abel Morales, entrepreneur dans la distribution de carburant, s’apprête à acquérir un terminal portuaire stratégique pour son commerce. Mais cet immigré à qui tout semble réussir est dos au mur : la vague de violence qui frappe la ville menace ses affaires. Employés, collaborateurs et même son épouse, sont tentés d’appliquer la loi du talion. Face à un ennemi invisible, Abel Morales sait qu’il peut tout perdre : « <em>Si l’un de nos gars tire sur quelqu’un, ce sera la fin de tout ce pourquoi nous avons travaillé </em>». Ce qui ne manque pas d’arriver&#8230; Fort d’un casting haut de gamme, JC Chandor nous plonge dans un univers sombre où seul survit celui qui parvient à préserver ses apparences et percer les faux-semblants. Peu de scènes d’action et pourtant aucun temps mort. Et une histoire qui révèle ses secrets en temps opportun. Dans un monde qui aime exalter les héros sans peur ni reproche, le réalisateur américain ne nous offre que des gagnants et des perdants moins audacieux. Abel Morales incarne la morale du film : « <em>C’est quand vous avez peur de tomber dans le vide qu’il faut sauter, sinon vous restez au même endroit toute votre vie</em> ».</p>
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		<title>Mama</title>
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		<pubDate>Mon, 20 May 2013 13:40:53 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Si <em>Mama</em> a remporté à la fois le Grand Prix et le Prix du Public au dernier Festival de Gérardmer, c’est sans doute parce qu’il a su allier, dans un impressionnant ballet, frisson et émotion. Plusieurs années après leur disparition, deux soeurs, Victoria et Lilly, sont retrouvées dans une cabane par leur oncle. La famille se recompose tant bien que mal, mais une présence maléfique semble accompagner les fillettes. Si l’on peut déplorer une première partie un peu lisse (la faute au producteur délégué Guillermo del Toro ?), le premier long métrage de l&#8217;espagnol Andres Muschietti parvient ensuite à installer une angoisse d’autant plus efficace qu’on se prend d&#8217;affection pour cette famille (reconnaîtrez-vous Jessica Chastain brune, tatouée et rockeuse ?), jusqu’au surprenant final, à la fois poétique et très émouvant.</p>
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