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	<title>LM magazine &#187; Jean Bellorini</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>David et Jonathas</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Dec 2024 02:30:08 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[David et Jonathas]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Bellorini]]></category>
		<category><![CDATA[Marc-Antoine Charpentier]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Sébastien Daucé]]></category>
		<category><![CDATA[Wilfried N'Sondé]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Vainqueur du géant Goliath, David est chassé d&#8217;Israël par le roi Saül, jaloux de ses succès et de son influence. Le héros trouve refuge chez les Philistins, ses anciens adversaires, mais conserve une amitié indestructible pour Jonathas&#8230; le fils de Saül. Or, éclate une guerre entre Israélites et Philistins. Jonathas est tué. Saül demeure inconsolable et David devient roi. Combat fratricide, victoire endeuillée… Pas de doute, nous sommes en pleine tragédie. Un système « <em>minutieux, bien huilé depuis toujours. La mort, la trahison, le désespoir sont là, tout prêts</em> » pour citer Jean Anouilh.</p>
<p><strong>Guerre éternelle</strong></p>
<p>À l&#8217;origine, en 1688, le compositeur Marc-Antoine Charpentier (1643-1704) saisit l&#8217;occasion de donner la pleine mesure de son talent, après des années de règne de son rival Jean-Baptiste Lully. Destinée à éclairer les étudiants jésuites du Lycée Louis-le-Grand, l&#8217;oeuvre mêle théâéâtre en latin (une partie perdue) et opéra en français. Charpentier insiste moins sur les rôles politiques et sociaux que sur la psychologie des personnages – l&#8217;influence de Racine, peut-être ? Pour cette mise en scène, Jean Bellorini et Wilfried N&#8217;Sondé ont imaginé la séquence théâéâtrale manquante. Le tandem introduit également un nouveau personnage : une femme qui accompagne Saül. De quoi moderniser une pièce majeure du répertoire baroque dont le propos, hélas, fait toujours tristement écho à notre époque.</p>
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		<title>La Cenerentola</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Sep 2016 23:56:30 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean Bellorini]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a la Cendrillon de Charles Perrault, celle des frères Grimm (et son lot de pieds coupés) puis celle de Disney, avec sa citrouille et sa pantoufle. Celle de Rossini perd un bracelet plutôt qu’une chaussure, a un beau-père et non une belle-mère, mais rencontre bien un prince charmant. Pour sa nouvelle production, l’Opéra de Lille fait appel à Jean Bellorini, habitué au théâtre, qui a présenté <em>Karamazov</em> d’après Dostoïevski au festival d’Avignon 2016 et s’essaie <em>« pour la première fois »</em> à une oeuvre lyrique.<em> « Tout est différent ici. Pour moi qui travaille avec des acteurs fidèles, le changement le plus important consiste à découvrir des chanteurs »</em>, commente le directeur du Théâtre Gérard-Philipe (Saint-Denis). Jean Bellorini a aussi pour habitude de composer la musique. Là, <em>« il n’y a pas cette place »</em>. Mais peu importe : <em>« C’est dans les contraintes qu’on trouve les libertés »</em>.</p>
<div id="attachment_61230" style="width: 1005px" class="wp-caption alignnone"><img class="size-large wp-image-61230" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2016/09/th_la-cenerentola_repetitions--simon-gosselin_lm122-1024x683.jpg" alt="Répétitions de La Cenerentola © Simon Gosselin" width="995" height="664" /><p class="wp-caption-text">Répétitions de La Cenerentola © Simon Gosselin</p></div>
<p><strong>Drame comique </strong></p>
<p>Et quelles libertés ! Sur scène, il déploie une vaste machinerie, soutenue par des effets de lumière pour <em>« composer des gros plans en direct, à travers divers prismes »</em>, conférant ainsi un aspect cinématographique au conte. Les chanteurs pédalent sur des vélos, souvent dans le vide. <em>« Ce qui me touche ici, c’est l’équilibre entre la nostalgie de Cenerentola et la nécessité vitale de joie (…). Hurler de joie est un antibiotique nécessaire aujourd’hui ! »</em>. Cette oeuvre de Rossini est perçue par le metteur en scène comme <em>« un divertissement au sens noble du terme, quelque chose de bénéfique pour l’humanité »</em>. La collaboration avec le chef d’orchestre italien Antonello Allemandi laisse ainsi une place au rire. Ensemble, ils recherchent l’équilibre entre le drame qui se noue et l’humour propre au facétieux compositeur italien. Et Jean Bellorini de citer Ariane Mnouchkine, avec qui il a travaillé : <em>« Le rire, c’est la tragédie déguisée »</em>.</p>
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