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	<title>LM magazine &#187; Guy Brunet</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Guy Brunet</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Jun 2024 05:45:34 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Guy Brunet habite toujours à Viviez, village sis dans le bassin houiller de l&#8217;Aveyron, où il est né voici 79 ans. En réalité, il réside dans un monde autrement plus poétique : celui du septième art. Cette passion lui fut transmise tel un secret de famille. Pour cause, ses parents exploitaient une salle de cinéma. Il y sera bercé par les films américains ou français des années 1930 à 1960 projetés par son père, avant que son affaire ne périclite, en 1963, vaincue par la télévision. Le paternel ouvre alors un magasin d&#8217;électroménager… et vend des postes de TV. De son côté, Guy rejoint l&#8217;usine locale. Suite à un licenciement économique, il cesse de travailler pour renouer avec ses premières amours&#8230;</p>
<p><strong>Ça cartonne</strong></p>
<p>Autodidacte ingénieux, amateur érudit, l&#8217;homme est à la fois réalisateur, scénariste, dialoguiste et producteur de ses films. Depuis 2001, il en a fabriqué une quinzaine, seul, dans une ancienne boucherie qu&#8217;il a transformée en maison-atelier-studio et qui abrite sa firme, la bien nommée Paravision. Pour cela, il a développé une méthode unique : ses acteurs et actrices sont des silhouettes en carton récupéré. Il les filme au caméscope ou en Super 8 devant des décors qu&#8217;il a lui-même conçus. Il les fait aussi parler en modulant sa voix &#8211; laissant entendre son accent du sud. Mesurant 1 m 38, ses &#8220;interprètes&#8221; sont peints avec une indéniable habileté à l&#8217;effigie des plus grandes vedettes du siècle passé. Soit autant d&#8217;étoiles parfois éteintes qu&#8217;il ressuscite pour nourrir ses castings. Par exemple, dans <em>Les Cathares</em>, il réunit Gene Tierney, Elizabeth Taylor, Charlton Heston, Jean Marais mais aussi&#8230; Claire Chazal et Sophie Marceau !</p>
<div id="attachment_160396" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/06/guy-brunet5.jpg"><img class="size-full wp-image-160396" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2024/06/guy-brunet5.jpg" alt="(c) N. Dewitte" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">(c) N. Dewitte</p></div>
<p><strong>À l&#8217;affiche</strong></p>
<p>Est-ce de l&#8217;art brut ? Naïf ? Les qualificatifs importent peu. <em>« C&#8217;est une performance à l&#8217;échelle de la vie, une œuvre totale »</em>, commente Christophe Boucher, commissaire de cette fascinante exposition. Celle-ci révèle les longs-métrages de l&#8217;Aveyronnais, ses fameuses silhouettes, ses scénarios soigneusement rédigés dans des cahiers d&#8217;écolier. On trouve aussi des affiches originales qui s&#8217;apprécient comme autant de peintures (Kerven et Delépine lui en commandèrent une pour <em>I Feel Good</em>). Quelque part entre Ed Wood et le Facteur Cheval, Marcel Pagnol et le Hollywood de Cecil B. DeMille, Guy Brunet livre ici son âge d’or du cinéma, avec ses péplums ou films d&#8217;aventure, et surtout une vibrante déclaration d&#8217;amour à l&#8217;art et la création.</p>
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