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	<title>LM magazine &#187; gravure</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Brecht Evens</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jul 2025 06:10:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Brecht Evens]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Son dernier ouvrage, Le Roi Méduse, réflexions psychédéliques sur le complotisme prévues en trois tomes, trône au centre de la vaste salle d’exposition louviéroise, <em>« comme un objet sacré</em>, dit-il. <em>Parce que la finalité de toutes les choses accrochées aux murs c’est bien le livre »</em>. Les &#8220;choses&#8221; en question, ce sont des gravures. Eh oui, si la plupart de ses dessins sont<em> « de petites peintures sur papier, exécutées directement sur la feuille au pinceau »</em>, Brecht Evens utilise aussi cette technique ancestrale, dont il s’est épris il y a 10 ans, un peu par hasard. <em>« Je devais réaliser des tirages de luxe pour la collection </em>Travel Book<em> de Louis Vuitton »</em>. Pour concrétiser la commande, il a rencontré l’imprimeur et éditeur américain Michael Woolworth, installé à Paris. <em>« Et ce fut un coup de foudre artistique ! J’ai adoré sa façon de travailler, à tel point que je me suis inventé des trucs à faire dans son atelier, juste pour le plaisir de bosser avec lui »</em>. Son oeuvre s’en est d’autant plus renforcée.</p>
<p><strong>En équilibre</strong></p>
<p>Pour les béotiens, l’estampe consiste en une sorte de tamponnage sur papier réalisé grâce à une matrice (en bois, métal ou pierre). <em>« En gros, je prépare une image sur un calque, à l’encre de chine, que Michael utilise pour produire une plaque et effectuer l’impression. Il réalise ensuite plusieurs passages pour superposer les couleurs</em>, explique l’intéressé.<em> C’est un tout autre rythme, mais c’est magique »</em>. Au fil de ce parcours chapitré par thèmes (le jeu, le monde aquatique, la nuit&#8230;) se déploient ainsi de sublimes dégradés, des forêts luxuriantes, des cartes fourmillant de détails, des lumières vibrantes&#8230; <em>« La gravure offre de vrais aplats de couleur, avec des textures organiques</em>, se réjouit Brecht Evens. <em>Quelque part, cette perfection me libère, car la lisibilité offerte dans une partie de l’image me permet plus de bordel ailleurs ! »</em>. Chassez le naturel&#8230;</p>
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		<title>Monkeybird</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Sep 2019 01:30:27 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Un trait fin et délicat figurant des animaux, des scènes quasi mystiques ou des cités utopiques. Oui, la patte de <strong>Monkeybird</strong> est reconnaissable au premier coup d&#8217;œil. Né à Bordeaux en 2012, ce duo conjugue les techniques (<strong>pochoirs, gravures</strong>), les matières (le bois, le métal, la pierre) et les supports (cadres anciens, miroirs…). Toutefois, il use d&#8217;une palette réduite au noir, au blanc et au doré, pour mieux révéler la profondeur et la lumière des compositions. Férus de mathématiques et d&#8217;architecture, <strong>Louis et Edouard</strong> s&#8217;inspirent des courbes des cathédrales, des vitraux ou de formes plus industrielles. Ils dressent ainsi des ponts entre l&#8217;Homme et la Nature, le gothique et le futurisme. Familiers des métaphores visuelles, ces muralistes ont érigé le singe et l&#8217;oiseau en totems, chacun incarnant un visage de l&#8217;Humanité. Le premier symbolise son ancrage à la terre et sa dimension charnelle, le second l&#8217;esprit et la liberté. Ces figures s&#8217;appréhendent tels des guides, au sein de dédales fourmillant de détails – à nous de nous y perdre.</p>
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		<title>La Commune</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Apr 2019 23:20:40 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
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		<category><![CDATA[Henri Guillemin]]></category>
		<category><![CDATA[Historien]]></category>
		<category><![CDATA[la bande dessinée]]></category>
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		<category><![CDATA[Raphaël Meyssan]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><em><span class="has-pullquote" data-pullquote="« La défaite, la révolte, le massacre »">« La défaite, la révolte, le massacre »</span></em>. Ainsi l&#8217;écrivain et communard Jules Vallès résuma ces 72 jours qui changèrent l&#8217;Histoire. Peut-on conter la Commune de manière objective ? Vaste et insoluble débat. En partant du principe que la subjectivité est de mise, on considère l&#8217;approche de <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2018/02/02/raphael-meyssan/">Raphaël Meyssan</a> qui signe une splendide bande dessinée sur le sujet<em> (Les Damnés de la Commune)</em>. Ce graphiste de formation a en effet entamé des recherches titanesques pour retracer le parcours du communard Lavalette, qui vivait, voici un siècle et demi… dans le même immeuble que lui ! Le second volume de la trilogie impressionne encore. N&#8217;utilisant que des gravures d&#8217;époque, s&#8217;alignent ici des trouvailles graphiques et narratives pour mêler la petite et la grande histoire – faisant même écho à la nôtre.</p>
<p><strong>Des planches aux images</strong></p>
<p>Chez Henri Guillemin, en revanche, le dispositif spartiate étonne : en 1971 et en 13 épisodes filmés pour la TSR, l&#8217;historien français, vissé à sa table, contait la Commune. Prenant fait et cause pour les insurgés, vomissant Thiers et les Versaillais, il donne des armes à la critique (en attendant la critique des armes). L’homme fut souvent condamné pour impartialité. Il n&#8217;en demeure pas moins que les conférences de cet anti-Decaux, ici exhumées en un coffret de trois DVD (et sept heures de film) demeurent passionnantes et instructives. à chacun, ensuite, de poursuivre la réflexion.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/301474485?color=ff9933" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><a href="https://vimeo.com/301474485">La Commune, par Henri Guillemin</a> from <a href="https://vimeo.com/lesmutins">lesmutins.org</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
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		<title>Françoise Pétrovitch</title>
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		<pubDate>Thu, 31 May 2018 23:30:51 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Frac, galeries internationales, musées et centres d’art&#8230; <a href="http://www.francoisepetrovitch.com/" target="_blank">Françoise Pétrovitch</a> n’en est pas à sa première exposition personnelle. Pour <em>À Vif</em>, et à la demande de la directrice du <a href="http://www.centredelagravure.be/fr" target="_blank">Centre de la gravure</a> Catherine de Braekeleer, la plasticienne a toutefois rembobiné 20 ans d’un parcours embrassant toutes les techniques, ou presque. Le dessin, bien sûr, « <em>par lequel j’ai démarré</em> ». La gravure, abordée dès l’adolescence, mais aussi le lavis, la vidéo, la sculpture en céramique, et même le son ou l’écriture. <span class="has-pullquote" data-pullquote="«Dès que j’atteins un semblant de maîtrise, vient l’envie de tester de nouvelles choses, de retrouver une position de débutante»">«Dès que j’atteins un semblant de maîtrise, vient l’envie de tester de nouvelles choses, de retrouver une position de débutante»</span>, relève cette insatiable touche-à-tout.</p>
<p><strong>Étranges créatures </strong></p>
<p>Naturellement, à la Louvière, l’image imprimée se taille la part du lion. Et pour articuler ces différents moments d’une carrière, l’espace tout en longueur (nous sommes dans une ancienne piscine) a été scindé à l’aide de cloisons. Les cellules ainsi créées renferment toutes un pan du monde ambivalent, doux ou effrayant, de Françoise Pétrovitch. Elles révèlent des créatures fugaces mêlant l’homme et l’animal, le masculin et le féminin mais aussi les âges de la vie. Les gravures d’&#8221;Après les jeux&#8221;, inspirées à la plasticienne par les jouets de ses enfants laissés en désordre, figurent l’extravagantes dînettes et des poupées estropiées par 1 000 aventures. Plus sombres, &#8220;Les Nocturnes&#8221; nous plongent dans l’incertitude avec ses êtres masqués, et partagent avec les images animées de la vidéo <em>Le Loup et le loup</em> un goût pour le drame.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/84535537" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Le quotidien enchanté </strong></p>
<p>L’étage inférieur est entièrement dédié à la série &#8220;Rougir&#8221;, constituée de 67 sérigraphies à l’encre écarlate. On y décèle un regard bienveillant sur des scènes de la vie quotidienne, des gros plans expressifs (sur un buste, des mollets) ou la trace d’amitiés adolescentes, héritées peut-être d’un roman de Joyce Carol Oates ou de Marguerite Duras. Des « <em>notes dessinées</em> », en somme, directes, à vif, composées entre 2005 et 2015. Ce projet au long cours répond à une autre facette du travail de l’artiste : trois immenses peintures murales, réalisées spécialement pour le lieu « <em>et dominant celui qui les regarde</em> », complétant la palette d’émotions déjà large suscitée chez le visiteur.</p>
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		<title>De Picasso à Jasper Johns</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2015 12:57:10 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Aldo Crommelynck (1931-2008) fut l’un des plus grands maîtres imprimeurs contemporains. Fils du dramaturge Fernand Crommelynck (<em>Le Cocu Magnifique</em>), il a attiré dans son atelier de gravure des artistes du monde entier, sur plusieurs générations : Georges Braque, Joan Miró, Alberto Giacometti… mais aussi Richard Hamilton, David Hockney ou Jasper Johns. Ceux-ci se bousculaient pour bénéficier de sa maîtrise technique et de la qualité de son accompagnement dans leur processus créatif. Toutefois, durant dix ans, Crommelynck ne s’est consacré qu’au travail de Picasso, jusqu’à quitter Paris pour s’installer à Mougins, où vivait l’Espagnol. Ils réalisèrent ensemble plus de 700 planches. à la mort du génie, en 1973, Aldo revint à Paris, avant de partir pour New-York. Cette exposition, qui s’articule autour de l’oeuvre de Picasso, retrace ce bouillonnement créatif à travers une centaine d’estampes. L’ensemble révèle un étourdissant foisonnement de styles mais rend aussi hommage au noble métier d’imprimeur d’art.</p>
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		<title>Jacques Clauzel</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jan 2015 11:28:48 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<div title="Page 1">
<p>« <em>Je ne suis pas un graveur. Je suis un peintre qui fait de la gravure.</em> » Ainsi se définit Jacques Clauzel. Il aurait pu ajouter « généreux ». En 2014, il faisait don de l’intégralité de son œuvre gravée (820 estampes) au Musée du dessin et de l’estampe originale. Celui-ci lui consacre un accrochage où le style épuré du nîmois dialogue avec celui d’artistes proches, mais aussi de Picasso.</p>
</div>
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		<title>The Fair</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Feb 2014 09:30:04 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Adolpho Avril]]></category>
		<category><![CDATA[gravure]]></category>
		<category><![CDATA[Kasimir Malevitch]]></category>
		<category><![CDATA[Miles O'Shea]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Deprez]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Accrochés à des ficelles par des pinces à linge, comme dans un atelier, une centaine de carrés noirs sur fond blanc accueillent...</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Accrochés à des ficelles par des pinces à linge, comme dans un atelier, une centaine de carrés noirs sur fond blanc accueillent le visiteur. Un hommage à Kasimir Malevitch, conçu à Saint-Pétersbourg lors d&#8217;une résidence. Ce n&#8217;est pas le coeur du parcours, mais un exemple qui en dit long sur le modus operandi de Deprez : cet artiste fondu de noir envisage l&#8217;art comme un work in progress, une idée en amenant une autre. Ainsi de cette « presse-mobile », conçue avec le comédien Miles O&#8217;Shea : une presse à gravure sur bois fixée sur une charrette. Grâce à cet appareil est né <em>BlackBookBlack</em> : six ouvrages noirs, aux pages noires. L&#8217;art pour l&#8217;art, en quelque sorte. « <em>La densité de l&#8217;encre charge la feuille d&#8217;une signification très lourde, et crée un effet de projection. Le lecteur peut inventer ses propres récits. Les pages deviennent un écran noir, comme au cinéma</em> ». La deuxième oeuvre présentée fut conçue avec Adolpho Avril, artiste outsider coulant des jours paisibles dans un hôpital psychiatrique ardennais. Le tandem signe <em>Après la mort, après la vie</em>, projet de livre de gravures devenu film d’animation. Car finalement, plus que la gravure sur bois, c&#8217;est sans doute le cinéma qui incarne le fil(m) conducteur de ce parcours. « <em>Le dispositif est envisagé comme un long-métrage, avec un générique, une narration et un fondu au noir pour finir</em> », conclut Olivier Deprez.</p>
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