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	<title>LM magazine &#187; Glace</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Sand in Your Eye</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jul 2025 00:24:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[collectif Sand in Your Eye]]></category>
		<category><![CDATA[Fresque]]></category>
		<category><![CDATA[Glace]]></category>
		<category><![CDATA[Jamie Wardley]]></category>
		<category><![CDATA[salble]]></category>
		<category><![CDATA[Sculpture]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quand avez-vous créé Sand In Your Eye, et dans quel but ?</strong> En 2003. C’était d’abord mon nom commercial. Au départ, il s&#8217;agissait de réaliser des œuvres d&#8217;art sympas, mais aussi de créer une plateforme qui me permettrait de développer une activité dans tout le Royaume-Uni, plutôt que de me déplacer en permanence en tant que sculpteur indépendant. Maintenant, nous avons huit employés et des freelances.</p>
<p><strong>Et comment cette idée vous est-elle venue</strong> <strong>?</strong> J&#8217;ai rencontré un sculpteur sur sable, lors de vacances en Norvège, en 1998. Il était en train de travailler, je l&#8217;ai salué et à partir de là ma vie a changé. Il m&#8217;a proposé d’essayer, j&#8217;ai accepté. Quelques années plus tard, il m&#8217;a demandé de bosser pour lui et c&#8217;est ainsi qu&#8217;à partir de 2003, je suis devenu sculpteur de sable professionnel.</p>
<p><strong>Quels sont les matériaux naturels que vous utilisez ?</strong> Nous sculptons avec du sable, de la glace, des citrouilles&#8230; Nous réalisons aussi du land art sur les plages en ratissant le sable, et dans les champs avec de la peinture de traçage pour terrain de football. Plus récemment, nous avons commencé à concevoir des sculptures dans la boue.</p>
<div id="attachment_172276" style="width: 1010px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/sand-in-your-eye7.jpg"><img class="size-full wp-image-172276" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/sand-in-your-eye7.jpg" alt="Ayr, Écosse, 2018, portrait d’un héros de guerre tombé au combat sur la plage durant la Première Guerre mondiale / Photo (c) Katielee Arrowsmith SWNS" width="1000" height="749" /></a><p class="wp-caption-text">Ayr, Écosse, 2018, portrait d’un héros de guerre tombé au combat sur la plage durant la Première Guerre mondiale / Photo (c) Katielee Arrowsmith SWNS</p></div>
<p><strong>Quel est le matériau le plus étrange avec lequel vous avez travaillé ?</strong> Bien que cela ne me paraisse pas étrange, je pense que la neige et la glace restent les matériaux les plus inhabituels. La glace est délicate et transparente, mais sa force lui permet de réaliser d&#8217;incroyables sculptures qui diffèrent selon que l&#8217;on se trouve dans un environnement gelé ou chaud. Conduire un véhicule sur un lac et y plonger une tronçonneuse pour récolter de la glace reste d&#8217;ailleurs l&#8217;une des expériences les plus étranges que j&#8217;ai vécues.</p>
<p><strong>En n&#8217;utilisant que des ressources naturelles, essayez-vous d&#8217;inciter les gens à penser à la protection de l&#8217;environnement ?</strong> Je l&#8217;espère. Nous nous efforçons de réaliser des travaux ayant un effet important sans pour autant avoir d’impact sur l&#8217;environnement, le climat et, après tout, l&#8217;avenir de nos enfants.</p>
<p><strong>Le fait que vos œuvres soient éphémères n&#8217;est pas non plus anodin, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Ce qui compte dans tout cela, c&#8217;est d&#8217;être impliqué ensemble dans le processus créatif, plutôt que de réaliser des œuvres permanentes. Les plages sont si belles, c&#8217;est un honneur de les parcourir et d’y faire quelque chose, mais cela n&#8217;améliorerait pas le paysage si nos œuvres restaient, alors nous sommes heureux de les voir s&#8217;effacer ! Et puis nous avons des photographies.</p>
<div id="attachment_172272" style="width: 1010px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/sand-in-your-eye3.jpg"><img class="size-full wp-image-172272" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/sand-in-your-eye3.jpg" alt="New Brighton, Royaume-Uni, 2021, dessin de 120 mètres © Sand in Your Eye / Bezmond Films" width="1000" height="667" /></a><p class="wp-caption-text">New Brighton, Royaume-Uni, 2021, dessin de 120 mètres © Sand in Your Eye / Bezmond Films</p></div>
<p><strong>Quelles seraient vos œuvres favorites ?</strong> Nous avons dû en créer des centaines, mais je pense que mes préférées sont celles qui, d&#8217;une certaine manière, touchent l&#8217;âme ou la conscience, de par leur caractère social et environnemental.</p>
<p><strong>Concrètement, comment travaillez-vous ? Quels outils utilisez-vous ?</strong> Dans le cas de la sculpture sur sable, il faut d’abord assembler la matière avec beaucoup d&#8217;acharnement. Ensuite, il s’agit de lui donner forme à l&#8217;aide de pelles, de truelles de construction, de petits couteaux à palette et même d&#8217;une fourchette. Pour la sculpture sur glace, nous utilisons des tronçonneuses et des ciseaux. Sur une plage, principalement un râteau.</p>
<p><strong>Les aléas climatiques vous empêchent-ils parfois de créer vos œuvres éphémères ?</strong> Mère Nature ajoute certainement un peu de piment au mélange. Mais la plupart du temps, nous y arrivons.</p>
<p><strong>Quels sont vos lieux de prédilection ?</strong> Le collectif crée-t-il en dehors de l&#8217;Angleterre ? La plupart de nos œuvres sont réalisées au Royaume-Uni. C&#8217;est un souhait, car l&#8217;un des principes primordiaux était que je n&#8217;avais pas besoin de voyager. Mais il arrive que nous soyons accueillis par des rivages étrangers, comme en Normandie, ce qui est toujours un plaisir.</p>
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		<title>David Popa</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2023 08:32:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
		<category><![CDATA[David Popa]]></category>
		<category><![CDATA[Finlande]]></category>
		<category><![CDATA[Glace]]></category>
		<category><![CDATA[Land art]]></category>
		<category><![CDATA[street-art]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Né à New York, David Popa vit en Finlande depuis huit ans avec sa femme et ses deux enfants. Et a été à bonne école : son père n’est autre qu’Albert Popa, l’un des premiers graffeurs à sévir dans la Grosse Pomme, dans les années 1970. <em>« Il m’a enseigné dès mon plus jeune âge les bases du dessin et de la peinture</em> », raconte l’intéressé, qui a perfectionné son style dans la rue, avant de délaisser les murs pour le grand air.<em> « J’ai commencé par de petits essais sur des rochers</em>, explique-t-il. <em>L’avènement des drones m’a ensuite permis de découvrir d’incroyables formes abstraites et textures sur lesquelles intervenir »</em>. Ne restait plus qu’à trouver la bonne méthode pour concilier sa technique et la splendeur de ces paysages. <em>« J&#8217;ai essayé toutes sortes de mélanges pour créer une peinture biodégradable à pulvériser sur ces surfaces. Mais je n&#8217;y suis pas parvenu. En fin de compte, j&#8217;ai abandonné l&#8217;idée que mon travail devait avoir une quelconque permanence »</em>. L&#8217;Américain s’est alors inspiré d’un procédé qui a déjà fait ses preuves. Il se sert des matières premières utilisées pour les peintures rupestres, il y a 40 000 ans : charbon de bois, craie, pigments de terre mélangés avec de l’eau… En somme, des composés naturels. Citons aussi la lie du vin (ce dépôt organique que l&#8217;on trouve au fond des bouteilles) qui colore cette immense fresque exécutée au coeur d’un vignoble du Médoc et représentant deux mains tenant du raisin. Certes, celle-ci fut effacée dès les premières pluies, mais <em>« la beauté de l&#8217;oeuvre réside dans son caractère éphémère »</em>.</p>
<div id="attachment_143033" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/david-popa.jpg"><img class="size-full wp-image-143033" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/david-popa.jpg" alt="Le Pouvoir de la Terre, Château Cantenac-Brown, Médoc, France" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">Le Pouvoir de la Terre, Château Cantenac-Brown, Médoc, France</p></div>
<p><strong>Portraits cassés</strong></p>
<p>La série <em>Fractured</em> demeure tout aussi inoubliable. Elle date du début de l’année dernière. <em>« Le conflit en Ukraine venait juste de commencer »</em>, se souvient David Popa. Ces portraits ont été réalisés au charbon de bois, en équilibre (très) instable sur d’immenses blocs de glace flottant dans le golfe de Finlande, au sud du pays. Le lieu n’a rien d’anodin : ce bras oriental de la mer Baltique sépare sa terre d’adoption de la Russie. Ces visages semblent littéralement se briser en morceaux, éparpillés façon puzzle. Ils symbolisent la rupture des relations entre les peuples suite à la guerre menée par Poutine et, plus largement, <em>« une humanité fracturée »</em>. Tout est dit.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/W0hMAlH4mVA" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2023/01/01/david-popa-2/" target="_blank">A LIRE ICI / L&#8217;INTERVIEW DE DAVID POPA</a></strong></p>
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		<title>Lucia Calfapietra</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Jul 2022 07:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Nul besoin de DeLorean trafiquée au plutonium pour voyager dans le temps. En quelques clics et coups de crayon, <a href="https://luciacalfapietra.com/" target="_blank">Lucia Calfapietra</a> nous projette illico au milieu du siècle dernier. <em>« J&#8217;aime beaucoup le vintage, en particulier les années 1950 et 60 »</em>, confirme cette Italienne bien connue, entre autres, du monde de l&#8217;édition jeunesse. Si elle use généralement d&#8217;une tablette graphique, l&#8217;illustratrice, désormais installée à Marseille, souhaite avant tout offrir à ses images le charme désuet du fait-main, <em>« en jouant avec les textures, comme si elles avaient été imprimées sur du vieux papier. J&#8217;adore aussi ces petites erreurs, lorsque les couleurs se superposent »</em>. Oh, point de passéisme exacerbé ici, plutôt un goût pour les choses simples. <em>« À l&#8217;époque, les graphistes travaillaient avec peu de moyens. Il leur fallait donc aller à l&#8217;essentiel, en utilisant des formes franches et une palette restreinte. Aujourd&#8217;hui, grâce à l&#8217;ordinateur, les possibilités sont infinies mais je préfère m&#8217;imposer ces mêmes règles, comme si j&#8217;étais obligée de composer avec presque rien »</em>. Le lecteur un peu gourmand aura également remarqué la propension de l&#8217;artiste à jouer avec la nourriture, à l&#8217;image de ce tourne-disque qui touille des spaghettis ou de cette glace à la pastèque qui rafraîchit notre couverture. <em>« Ça vient sans doute de mes origines. Dans ma famille, le repas était un moment de partage très important. Aujourd&#8217;hui encore, je cuisine beaucoup pour les autres. Et puis ce thème me permet de jongler avec plein de couleurs et de textures différentes »</em>. Bon, on vous laisse déguster tranquillement ce portfolio, il nous a ouvert l&#8217;appétit&#8230;</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=136470" target="_blank">A LIRE ICI / L&#8217;INTERVIEW DE L&#8217;ARTISTE</a></strong></p>
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		<title>Antarctica</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Apr 2020 13:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Antarctica]]></category>
		<category><![CDATA[Antarctique]]></category>
		<category><![CDATA[banquise]]></category>
		<category><![CDATA[exposition immersive]]></category>
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		<category><![CDATA[La Marche de l’Empereur]]></category>
		<category><![CDATA[Luc Jacquet]]></category>
		<category><![CDATA[océan]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Le saviez-vous ? L&#8217;Antarctique perd chaque année 252 milliards de tonnes de glace. Construite comme un voyage en sept étapes, cette exposition immersive nous sensibilise à la fragilité de ces sublimes paysages. Le parcours est essentiellement constitué de vidéos projetées sur des écrans géants. Saisies par Luc Jacquet (réalisateur de <em>La Marche de l’Empereur</em>), ces images nous plongent dans les profondeurs de l&#8217;océan avant de remonter au beau milieu de la banquise, lors d&#8217;une expédition à couper le souffle.</p>
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