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	<title>LM magazine &#187; Galerie Baronian</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Gilbert &amp; George</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Dec 2017 07:50:00 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[barbe]]></category>
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		<category><![CDATA[Galerie Baronian]]></category>
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		<category><![CDATA[The Beard Pictures]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Pourquoi avez-vous choisi la barbe pour thème de cette série ? Gilbert : Il y a trois ans, nous avons vu surgir...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pourquoi avez-vous choisi la barbe pour thème de cette série ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Gilbert :</span> Il y a trois ans, nous avons vu surgir partout en Europe un monde rempli de barbelés, de murs et de barrières tenant d&#8217;autres gens à l&#8217;écart. Derrière ces clôtures, nous avons distingué des personnes arborant des barbes à caractère religieux : juif, musulman… Dans le même temps, là où nous vivons (<em>dans l&#8217;East End, à Londres, ndlr</em>) sont apparus tous ces hipsters. C&#8217;était complètement nouveau. Quelque part, c&#8217;est une idée de la masculinité. Mais la plus intéressante pour nous reste la barbe propre à la religion.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">George :</span> Oui, et la plus célèbre au monde demeure celle de Jésus Christ que vous voyez dans tous les musées. La seconde est celle du Père Noël, qui est aussi un chrétien.</p>
<p><strong>Que voulez-vous signifier ici ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">George :</span> Nous explorons le monde à travers la barbe. Où peut-elle nous emmener ? Pourquoi s&#8217;est-on laissé pousser tous ces poils ? En réalité, cette question dépend de l&#8217;endroit et de l&#8217;époque où l&#8217;on vit. Quand nous étions ados, nous n’aurions jamais décroché de job si nous portions la barbe ! A l&#8217;inverse, au XIXe siècle les hommes rasés de près étaient considérés comme des gens aisés fréquentant les clubs, des noceurs décadents.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Gilbert :</span> Nous avons essayé de décrypter les mystères du monde, sa moralité, à travers cet attribut. C&#8217;est aussi un déguisement : on peut se cacher derrière, devenir une autre personne, dire des choses différentes.<img class="aligncenter size-large wp-image-78684" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/2016-beard-watch--gilbert-george--galerie-baronian-1024x771.jpg" alt="Beard Watch, 2016 © Gilbert &amp; George / Galerie Baronian" width="995" height="749" /></p>
<p><strong>Ce travail décrit-il un monde violent et grotesque ? </strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Gilbert:</span> Non, je ne pense pas que ces images soient sombres. Celles que nous avons réalisées il y a deux ans pour la série <em>Scapegoat</em> (<em>&#8220;bouc émissaire&#8221;, ndlr</em>) l’étaient beaucoup plus. Celles-ci sont joyeuses, amusantes.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">George :</span> Nous n&#8217;évoquons pas des événements, des figures politiques, mais des sentiments propres à chacun.</p>
<p><strong>Comment concevez-vous ces oeuvres ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">George :</span> C’est complexe et en même temps très simple. Nous cherchons et rassemblons des images un peu au hasard. Elles nous montrent le chemin. Une trame se dessine peu à peu. Enfin, nous concrétisons nos idées grâce à un ordinateur.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Gilbert :</span> Les images doivent nous parler. Comme ce fut le cas avec les fils barbelés.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">George :</span> Oui, par exemple. Lorsque nous étions enfant, ces barrières renvoyaient à la ferme, l&#8217;agriculture. Aujourd’hui elles signifient tout autre chose, des situations humaines particulières.</p>
<p><strong>Travaillez-vous toujours à deux ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Ensemble :</span> Nous sommes deux personnes, mais un artiste.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-78685" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/2016-beard-of-judah--gilbert-george--galerie-baronian-1024x771.jpg" alt="2016, Beard Of Judah © Gilbert &amp; George © Galerie Baronian" width="995" height="749" /></p>
<p><strong>Comment décririez-vous votre travail à quelqu’un qui n’en aurait jamais entendu parler ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Gilbert :</span> Je pense que nous n’avons pas besoin de le décrire car tout le monde le comprend. Nous traitons des sujets universels et le public accepte ou pas notre travail.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">George :</span> Un jour, un camion s&#8217;est arrêté à côté de nous, le conducteur a passé sa tête par la vitre et nous a dit : « ma vie est un putain d’instant, votre travail est une éternité ! » Et cet homme n’avait sans doute jamais mis les pieds dans un musée.</p>
<p><strong>Pourquoi vous mettez-vous toujours en scène dans vos œuvres ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">George :</span> Parce que nous considérons que ce sont nos lettres aux spectateurs. Vous signez toujours vos lettres, que vous écriviez à votre mère ou à votre banquier. Et puis, quand vous regardez un tableau de Van Gogh, vous ne vous dîtes pas &#8220;quel drôle d’arbre&#8221;. Vous vous dîtes : &#8220;quel magnifique Van Gogh !&#8221; Si ce n&#8217;était seulement qu&#8217; un arbre, la toile ne serait pas dans un musée.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Gilbert :</span> Nous avons commencé en 1968 avec l&#8217;idée que nous marchions à travers la vie. Nous sommes devenus les auteurs de notre propre voyage et partageons nos sentiments.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/-Hfg7qlGd-A" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Vous célébrez vos 50 ans de carrière, de quoi êtes-vous particulièrement fiers ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Gilbert :</span> D’avoir inventer les<em> Living Sculptures</em>, ce fut la plus grande de nos aventures.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">George :</span> Nous avons trouvé notre propre manière de créer.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Gilbert :</span> Nous sommes en quelque sorte des visionnaires, capables de saisir la marche du monde en temps réel. Ce n’est pas l’art qui parle dans nos oeuvres, c’est Gilbert and George.</p>
<p><strong>Quels conseils donneriez-vous à un jeune artiste ?</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">George :</span> Je lui dirais ceci : quand tu te réveilles, ne te lève pas tout de suite, assieds-toi sur le bord du lit et demande-toi : &#8220;qu’est-ce que j’ai envie de dire au monde aujourd’hui ?&#8221; Ouvre les yeux seulement quand tu le sais. Que tu utilises un pinceau ou une machine à écrire, tu dois savoir exactement ce que tu veux faire.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Gilbert :</span> And fuck the teachers ! (<em>rires</em>)</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/9OGziyW-_FY" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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