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	<title>LM magazine &#187; Frontière</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Barthélémy Togo, Print Shock</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Jul 2013 16:31:38 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Dessinateur]]></category>
		<category><![CDATA[Frontière]]></category>
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		<category><![CDATA[Sculpteur]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment se présente cette exposition ?<br />
</strong>À Gravelines, nous avons retenu mes tampons, un volet important de mon travail, quoique méconnu. Initié il y a dix ans environ, je le renouvelle régulièrement au gré de l&#8217;actualité. Je mets en exergue des mots comme autant de cris, porteurs de revendications, des interpellations sur des problématiques de déplacement, de voyage, d&#8217;exil.</p>
<p><strong>Renvoient-ils à votre histoire personnelle ?<br />
</strong>En effet, l&#8217;idée de départ consistait à retranscrire les tampons décorant mon propre passeport, pour pointer la lourdeur de l&#8217;administration et des situations d&#8217;injustice.</p>
<p><strong>La question des racines traverse aussi votre oeuvre&#8230;<br />
</strong>Oui, mais les thèmes que j&#8217;aborde sont universels et concernent tout le monde du nord au sud. Je ne revendique pas une africanité ni ne concentre mon propos sur les problèmes de l&#8217;Afrique. Je suis fasciné par l&#8217;idée de voyage, d&#8217;exil, l&#8217;idée de quitter un lieu, d&#8217;aller à la rencontre de l&#8217;autre.</p>
<p><strong>Quelle est votre position vis-à-vis de l&#8217;idée de frontières ?<br />
</strong>Je cultive l&#8217;utopie d&#8217;un monde sans frontières où tout le monde profiterait des Alpes, des sculptures de l&#8217;île de Pâques ou de la Tour Eiffel. Il existe aussi des collections d&#8217;art auxquelles chacun devrait avoir accès. Mais hélas, à l&#8217;heure du capitalisme roi, les déplacements sont surtout liés à des raisons économiques, concentrées sur quelques destinations. Ce qui crée des déséquilibres, des tensions.</p>
<p><strong>Avez-vous justement pris en compte la spécificité de notre eurorégion ?<br />
</strong>Je m&#8217;étais déjà intéressé au centre de Sangatte. Évidemment, cette situation me touche, tout comme celle de Lampedusa en Italie, des migrants et des organismes qui s&#8217;en occupent.</p>
<p><strong>On devine malgré tout de l&#8217;humour dans votre oeuvre&#8230;<br />
</strong>Bien sûr. Lorsque je passe la frontière avec une valise en bois, par exemple, je critique les fouilles systématiques. Provoquer gentiment les douaniers à fouiller des valises hors-norme m&#8217;amuse beaucoup.</p>
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		<title>Road-trip franco-belge</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Mar 2013 11:09:31 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Douane]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Frontière]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Sommes-nous en France ? En Belgique ? Sur cette route de Flandres, entourée de champs dissipés dans la brume matinale, impossible de répondre. Comme bien souvent, le long des 620 kilomètres de la frontière franco-belge, il faut avoir recours au GPS. De Bray-Dunes, dans le Nord, à Mont-Saint-Martin, en Meurthe-et-Moselle, la frontière n’épouse que rarement une logique naturelle, tracée arbitrairement au milieu des champs au gré des conflits et des traités. On ne peut même plus compter sur les postes de douane pour se repérer, comme nous l’imaginions pourtant au début de notre périple à la recherche d&#8217;un passé frontalier.</p>
<p><strong>Zone menacée </strong></p>
<p>1993 a scellé la disparition de ces fameuses guérites en même temps que naissait l’Europe de la libre-circulation. Bien souvent, les bureaux de douane sont détruits, laissés à l’abandon, ouverts aux quatre vents, sans quiconque à l’horizon. La vie perdure tout de même dans une poignée d’entre-eux. Hétéroclites dans leur architecture comme dans leur destination, certaines aubettes sont ainsi devenues des commerces, vendant chocolats, bières ou tabac à gogo, comme un pied de nez à leur fonction d’antan ! D’autres, transformées en habitations privées, ne sauraient être reconnues, même par un douanier de la grande époque. Enfin, il y a justement celles qui perpétuent le souvenir d&#8217;un âge d’or : à Hestrud et Macquenoise, les postes de douane sont devenus des musées et à l’Abeele un estaminet dans lequel la propriétaire, Patty, revêt un costume de l&#8217;administration officielle pour amuser les touristes. Ultimes témoignages folkloriques d’une frontière dont le patrimoine s’effrite. Inexorablement.</p>
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