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	<title>LM magazine &#187; Fleurs</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
	<lastBuildDate>Fri, 12 Jun 2026 10:14:40 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Launorma</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 23:36:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
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		<category><![CDATA[Laura Normand]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>D’abord, pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre parcours ?</strong> Je suis originaire d’un petit village de la Manche, en Normandie. J’ai suivi mes études de design graphique et de direction artistique à Paris. Assez vite, j’ai été attirée par l’image digitale, qui me permettait de combiner mes envies de création avec les outils du design. C’est comme ça que j’ai développé un style personnel, en parallèle de mon travail de directrice artistique.</p>
<p><strong>Selon vous, qu’est-ce qui définit votre style ?</strong> Il est assez reconnaissable par l’usage de formes courbées, de couleurs vives et de textures brillantes. Avec le temps, j’ai cherché à simplifier mes compositions, en me concentrant sur l’impact visuel et sur des éléments graphiques plus forts et assumés.</p>
<p><strong>D’où vous vient cet attrait ?</strong> J’ai toujours été attirée par les formes douces, les couleurs franches, les objets lisses ou brillants. Cela vient sûrement de mon amour pour le design mobilier Space Age et Memphis. Rien qu’en les regardant, on se sent bien.</p>
<p><strong>Quel est votre objectif en accompagnant, avec ces formes et couleurs, les modèles qui peuplent vos créations ?</strong> Je vois ça comme une manière de compléter le corps, d’augmenter l’image. Ces formes accentuent une posture, un mouvement ou une émotion. C’est aussi une façon de créer une relation entre réel et virtuel. J’aime le mix des deux et la dimension surréaliste qui en découle.</p>
<div id="attachment_172203" style="width: 1010px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/launorma.jpg"><img class="size-full wp-image-172203" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/launorma.jpg" alt="Danse (c) Launorma" width="1000" height="1292" /></a><p class="wp-caption-text">Danse (c) Launorma</p></div>
<p><strong>On observe qu’il y a aussi beaucoup de motifs floraux dans vos créations. Pourquoi ?</strong> C&#8217;est vrai, je suis un peu obsédée par les fleurs. C’est un motif que je décline depuis longtemps, sans m’en lasser. Il y a chez elles une infinité de formes, et ça me permet de jouer graphiquement tout en gardant un lien avec la nature. C’est aussi un symbole de liberté et de paix, deux notions qui me sont essentielles.</p>
<p><strong>S’agit-il aussi, quelque part, de symboliser une certaine forme d’harmonie entre l’être humain et la nature ?</strong> En effet, et c’est une façon de montrer la beauté de la nature, en la glorifiant, en l’extrapolant.</p>
<p><strong>Par ailleurs, vous souhaitez que vos créations soient <em>« presque thérapeutiques »</em>, écrivez-vous. En quoi cela ?</strong> Je veux que ce soient des images ou des objets qui font du bien à regarder. Qu&#8217;ils soient joyeux, optimistes et surtout qui nous donnent envie de rêver. Comme du bonbon pour les yeux. Qu’ils égayent nos espaces physiques ou digitaux, en véhiculant des messages légers comme la paix, la liberté, la joie.</p>
<div id="attachment_172207" style="width: 1010px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/launorma3.jpg"><img class="size-full wp-image-172207" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/launorma3.jpg" alt="Plaisir d'offrir (c) Launorma" width="1000" height="1293" /></a><p class="wp-caption-text">Plaisir d&#8217;offrir (c) Launorma</p></div>
<p><strong>Concrètement, comment travaillez-vous ? Quel est votre processus créatif ?</strong> Je commence souvent par une photo ou un croquis, puis je compose en digital, en ajoutant petit à petit les formes, les couleurs, les textures. C’est un travail assez instinctif, je teste beaucoup de choses jusqu’à trouver un équilibre.</p>
<p><strong>Prenez-vous vous-même les modèles en photo ?</strong> Parfois oui, mais la plupart du temps ce sont des images de photographes que j’aime beaucoup. Ensuite, je compose de façon assez libre, sans schéma fixe. Je me laisse guider par ce que le cliché dégage.</p>
<p><strong>Plus généralement, quelles sont vos sources d’inspiration et vos influences artistiques ?</strong> Je suis influencée par le mouvement Memphis, le design des années 1970, les formes organiques dans le mobilier ou encore certaines esthétiques pop, psychés, ou naïves. Je m’inspire aussi beaucoup de la nature, surtout des fleurs, et de tout ce qui me fait une impression visuelle forte, même dans des choses du quotidien.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ?</strong> Je souhaite implanter davantage mon travail dans le réel, dans l’espace physique. Par l’objet, des fresques, du décor. J’ai envie que les gens puissent s’immerger dans ma nature fantasmée. Je réfléchis donc à une exposition immersive autour de cette &#8220;supernature&#8221; avec la création de structures de différentes tailles. C’est mon rêve. Affaire à suivre&#8230;</p>
<hr />
<h2 style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;">Trois œuvres commentées</span></h2>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Orgy</em></strong></p>
<div id="attachment_172206" style="width: 985px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/launorma2.jpg"><img class="size-full wp-image-172206" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/launorma2.jpg" alt="Orgy (c) Launorma" width="975" height="1300" /></a><p class="wp-caption-text">Orgy (c) Launorma</p></div>
<p style="text-align: center;">« J&#8217;ai appelée cette œuvre Orgy, car toutes les formes semblent fusionner, se croiser, s’imbriquer. Il y a quelque chose de très vivant et de sensuel dans leur interaction. Ici, les fleurs sont presque personnifiées pour créer une image érotique, autour d’une nature luxuriante, vibrante et presque appétissante. C’est une image où je me suis amusée à laisser parler la forme et la matière, sans trop réfléchir au message. C’est surtout une question de sensations ».</p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><strong><em>Realities Theory</em></strong></p>
<div id="attachment_172208" style="width: 929px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/launorma4.jpg"><img class="size-full wp-image-172208" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/launorma4.jpg" alt="Realities Theory (c) Launorma" width="919" height="1300" /></a><p class="wp-caption-text">Realities Theory (c) Launorma</p></div>
<p style="text-align: center;">« Ce visuel fait partie de ma série Realities Theory, un projet sur la perception subjective de la réalité.<br />
L’idée, c’est que chacun vit un peu dans son propre monde, avec ses filtres, ses émotions, ses projections. Même si on partage un espace commun, on ne perçoit pas les choses de la même manière. Dans cette image, le visage expressif est entouré de formes très lisses, brillantes, presque intrusives. Elles représentent ces &#8220;bulles personnelles de réalité&#8221; qui nous enveloppent, nous isolent parfois ou nous protègent. Elles ne sont ni bonnes ni mauvaises. Elles sont juste là, comme une couche en plus entre nous et le monde extérieur. Ce projet mélange des éléments très humains (comme des gestes, des regards) avec des formes numériques abstraites. J’aime explorer cette tension entre ce qui est réel et ce qui est fabriqué par le mental ».</p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><strong><em>Sexy Bouquet</em></strong></p>
<div id="attachment_172209" style="width: 1010px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/launorma5.jpg"><img class="size-full wp-image-172209" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/07/launorma5.jpg" alt="Sexy Bouquet#1 (c) Launorma" width="1000" height="1250" /></a><p class="wp-caption-text">Sexy Bouquet#1 (c) Launorma</p></div>
<p style="text-align: center;">« Ce bouquet une sculpture en résine que j’ai imaginée pour OFF/SCRIPT, en édition limitée (aujourd’hui sold out). Je l’ai appelé Sexy Bouquet car, même si c’est un objet très mignon et coloré au premier regard, il y a une intention un peu plus joueuse et suggestive derrière. Les fleurs ont des formes un peu exagérées, presque cartoonesques, avec des couleurs très franches. C’est kitsch, pop, et assumé. C’est aussi une manière de matérialiser mon univers digital dans un objet réel. J’adore cette idée de pouvoir faire exister mes fleurs en volume, de les rendre &#8220;touchables&#8221;. C’était une première collaboration en sculpture, et ça m’a donné très envie d’aller plus loin dans ce type de projets ».</p>
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		<title>Yasmin Gross</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Oct 2024 06:10:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Dites-le avec des fleurs&#8230; mais aussi des papillons, des méduses et toute une collection de plantes et d’animaux ! Née à Francfort, désormais installée à Paris, <a href="https://www.yasmingross.com" target="_blank">Yasmin Gross</a> n’aime rien tant que marier humanité et nature, laquelle n’est jamais avare de couleurs et de formes improbables. On remarque au passage que ses sujets, souvent féminins, ont parfois les yeux clos ou masqués (quand ils n’arborent pas un troisième oeil). Serait-ce pour traduire une forme d’introspection, voire d’harmonie avec l’environnement ? <em>« C’est un choix inconscient, je pense, l’identité du modèle demeure ainsi plus ambiguë</em>, confie l’intéressée. <em>Plus largement, je souhaite exprimer l’idée d’une fusion dans mes images »</em>. Pour parvenir à ce résultat, cette artiste multidisciplinaire n’hésite pas à utiliser tous les outils à disposition. <em>« Mes projets sont généralement un mélange de photographie, de design et d’intelligence artificielle »</em>. Cette dernière lui permet d’ailleurs de <em>« repousser les limites de la création. Aujourd’hui, il n’a jamais été aussi facile de combiner des idées »</em>. Encore faut-il savoir dompter cette technologie, qui lui offre une certaine liberté. <em>« Grâce à l’IA, je peux sélectionner mon casting, être à la fois styliste, photographe et directrice artistique »</em>. Sans oublier le choix des accessoires et des tenues, reflétant un goût certain pour l’habillement : ici une robe à col claudine façon Jain, là un pull-marinière rehaussé de fourrure, des boucles d’oreilles en forme d’astres&#8230; <em>« Après avoir vécu à Paris pendant plus de 10 ans, on finit par vivre et respirer la mode d’une manière ou d’une autre »</em>. Naturellement !</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/?p=164290" target="_blank">A LIRE ICI / L&#8217;INTERVIEW DE YASMIN GROSS</a></strong></p>
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		<title>Guerre biologique</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Sep 2020 03:06:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[graines]]></category>
		<category><![CDATA[Grenade]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Faites la guerre, pas l’amour ! Enfin, si vous êtes assez fous pour nous suivre, privilégiez plutôt ces sympathiques grenades. Nos petites...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Faites la guerre, pas l’amour ! Enfin, si vous êtes assez fous pour nous suivre, privilégiez plutôt <a href="https://www.suck.uk.com/products/flowergrenade/" target="_blank">ces sympathiques grenades</a>. Nos petites bombes sont emplies de terre et de graines de fleurs sauvages – renoncules et coquelicots. Pour mieux combattre la morosité urbaine, il vous suffit de les écraser ou de les jeter sur le béton (gentiment, hein ?), puis de laisser la main à Dame nature. Flower Power !</p>
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		<title>Maja Egli</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Oct 2018 04:00:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[nature]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Si les grands rêveurs ont, dit-on, la tête dans les nuages, les personnages de Maja Egli l’auraient plutôt dans les fleurs sauvages....</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Si les grands rêveurs ont, dit-on, la tête dans les nuages, les personnages de <a href="https://www.instagram.com/majaeglicollage/" target="_blank">Maja Egli</a> l’auraient plutôt dans les fleurs sauvages. Il faut dire que cette &#8221; designer d’art &#8220;, qui parsème ses images de pâquerettes, trèfles et autres boutons d’or, niche au bon endroit. <em>« Je vis en Suisse, entourée des beautés que la nature nous offre</em>, se réjouit-elle. <em>Les montagnes, lacs ou plantes m’inspirent »</em>. Dans ses compositions, la vitalité du végétal, que la jeune femme photographie elle-même, contraste avec l’évanescence des visages en noir et blanc ou aux couleurs fanées. La fusion s’opère ensuite sur ordinateur, confie la Suissesse installée à Zug. Mais d’ailleurs, pourquoi ces gracieuses créatures ontelles toujours le regard dissimulé ? <em>« L’omission des yeux leur donne une dimension mystérieuse, presque magique »</em>, éclaire Maja Egli, tout en suggérant de ne pas trop interpréter son travail. <em>« Je cherche d’abord à montrer mon attachement à notre Terre, que nous devrions protéger davantage »</em>. Cette amoureuse de la campagne est pourtant loin d’être déconnectée. C’est sur Instagram, où elle sévit depuis un an, que ses collages floraux ont d’abord fait mouche, avant d’éclore dans différentes revues d’art. Une première pour cette créative au parcours atypique, qui a longtemps oeuvré dans la mode. Indépendante depuis quelques mois seulement, Maja rêve de voir ses images tirées en grand format, et montrées au plus grand nombre. Des lauriers que l’on jugerait ici mérités&#8230; sans vouloir lui jeter des fleurs !</p>
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		<title>Festival International des Jardins</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Oct 2017 15:49:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Chaque année son thème. La 26e édition du Festival International des Jardins est placée sous le signe du &#8220;Flower Power&#8221;. Vous l’aurez...</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque année son thème. La 26e édition du Festival International des Jardins est placée sous le signe du &#8220;Flower Power&#8221;. Vous l’aurez deviné, les références aux hippies des années 1960 et 1970 sont convoquées au <a href="http://www.domaine-chaumont.fr" target="_blank">Domaine de Chaumont-sur-Loire</a>. Que ce soit dans <em>Les jardins des ombres et du repos</em> ou ceux de <em>l’Inspiration</em>, la joie, la paix et l’amour se respirent (et s&#8217;admirent) au sein d&#8217;une vingtaine d’espaces sculptés par des paysagistes internationaux. Dépêchez-vous, vous avez jusqu’au 5 novembre pour ressentir le pouvoir des fleurs !</p>
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		<title>Sebastiaan Bremer</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2016 09:30:02 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Quel est votre parcours ? Je suis né à Amsterdam. J’ai commencé à travailler dans un magasin de bandes dessinées quand j’avais...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quel est votre parcours ?</strong></p>
<p>Je suis né à Amsterdam. J’ai commencé à travailler dans un magasin de bandes dessinées quand j’avais 12 ou 13 ans et c’est là que je me suis forgé une éducation artistique. De fil en aiguille, je me suis mis à peindre. A 21 ans, j’ai déménagé à New-York où je continue à me perfectionner. Je m’entraîne tous les jours en me promenant dans les rues de la ville, un appareil photo à la main car j’aime beaucoup les clichés accidentels. C’est en 1998 que j’ai mis au point une technique permettant de combiner mes dessins ou peintures avec la photographie.</p>
<p><strong>Comment définiriez-vous votre travail ? </strong></p>
<p>Quand je rencontre une personne en soirée et qu’elle me demande ce que je fais dans la vie, je lui réponds : « <em>en gros, je dessine sur des photos</em>. » (rires)</p>
<p><strong>Quelle est votre technique, comment procédez-vous ?</strong></p>
<p>Je commence avec une photo qui fait résonner quelque chose en moi. Après l&#8217;avoir observée un long moment, j&#8217;interviens dessus. Je peux découper, ajouter des éléments, enlever, effacer… Et tout ceci à la main. Ce qui occasionne pas mal « d’accidents de travail » durant la création (rires). Mais c’est ce que je préfère, j’utilise le moins possible l’ordinateur. Je n’aime pas beaucoup le digital.</p>
<p><strong>Pourquoi ajoutez-vous des points de couleur ?</strong></p>
<p>Je place ces points presque instinctivement. Leur présence signifie mon attachement à l’œuvre initiale. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Avec ces points, je reconsidère la réalité, j'ajoute des émotions sur quelque chose de figé">Avec ces points, je reconsidère la réalité, j&#8217;ajoute des émotions sur quelque chose de figé</span>, passé.</p>
<p><strong>Comment obtenez-vous ces points ?</strong></p>
<p>De deux façons, tout simplement à l’aide d’un stylo. Parfois, grâce à un couteau très fin que j’utilise pour inciser la surface de la photo et y injecter la couleur voulue. Je choisis des encres qui se marient avec celles de l&#8217;image. Ensuite je les répartis. A ce moment là tout s’enchaîne, couleur sur couleur, un peu comme chez Kandinsky.</p>
<p><img class=" size-large wp-image-50919 aligncenter" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2016/02/portfolio_sebastiaan-bremer_large-schoener-goetterfunken-vi-run-brothers-run-your-race-laufet-brueder-eure-bahn_2011-1024x1024.jpg" alt="portfolio_sebastiaan-bremer_Large-Schoener-Goetterfunken-VI,-'Run,-brothers,-run-your-race'-(Laufet,-Brueder,-eure-Bahn)_2011" width="995" height="995" /></p>
<p><strong>D’où viennent les photographies que vous utilisez ?</strong></p>
<p>Cela dépend. Je prends la majorité d’entre elles avec un appareil photo 45 mm ou même avec mon iPhone ! <span class="has-pullquote" data-pullquote="J’utilise aussi pas mal de négatifs et de photos de famille">J’utilise aussi pas mal de négatifs et de photos de famille</span>. Par exemple : celles prises par l&#8217;un de mes oncles qui avait fait le tour du monde. Une fois, j’ai aussi demandé à de grands photographes si je pouvais utiliser leurs images pour les transformer. Ce qui peut être perçu comme un véritable sacrilège, mais c’est très excitant et drôle (rires). J&#8217;ai fait comme beaucoup de musiciens aujourd’hui : j’ai samplé !</p>
<p><strong>Certaines de vos œuvres sont très colorées, d’autres plutôt sombres… Comment expliquez-vous ce contraste ?</strong></p>
<p>Ce jeu sur la lumière et l’obscurité est primordial. Mais les images les plus colorées ne sont pas toujours les plus heureuses. Prenons par exemple ma série sur la montagne. Ces photographies sont presque magiques. Elles ont été prises en 1973 par mes parents alors que j’avais 3 ans. Il s&#8217;agit de vacances en Suisse avec ma sœur et mon frère tandis qu&#8217;on m&#8217;avait confié à un proche (rires). Ma famille a l’air si heureuse sur ses photos, alors j’ai décidé d’amplifier cette impression. Mais en fait, la réalité était tout autre…</p>
<p><strong>C’est-à-dire ?</strong></p>
<p>A l’époque, mes parents rencontraient des problèmes conjugaux, ma sœur passait les pires vacances de sa vie et mon frère se sentait franchement mal dans sa peau. Ces images traduisent donc une réalité plus sombre, mais je pense que j’ai réussi à arranger ça. De manière rétroactive, j&#8217;ai essayé de changer la donne.</p>
<p><strong>Pouvez-vous nous parler de votre travail sur les fleurs ?</strong></p>
<p>Les images d&#8217;origine datent de la Seconde Guerre mondiale. J’ai trouvé ces peintures dans un livre avant de m’installer à New-York. Puis, j’ai longuement cherché ce que je pouvais en faire… jusqu’à l’été dernier, à l’occasion de ma première expo à Amsterdam. Colorer ces images réalisées en temps de guerre était comme un signe de défiance contre la noirceur de cette période. Une autre chose m’a beaucoup intéressé dans ce travail…</p>
<p><strong>Laquelle ? </strong></p>
<p>Les fleurs ou même les tulipes sont reconnues comme un symbole hollandais, mais peu de personnes savent qu’elles viennent généralement de Turquie, d’Afghanistan et d’Afrique. Nos fleurs empruntent le même circuit que les réfugiés&#8230; ce qui est assez ironique au regard du débat actuel sur l’immigration et la question de nationalité.</p>
<p><img class="size-large wp-image-50904" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2016/02/anemone-coronaria-de-caen-excelsior-2015-741x1024.jpg" alt="Anemone Coronaria De Caen Excelsior - 2015 " width="741" height="1024" /></p>
<p>&nbsp;</p>
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