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	<title>LM magazine &#187; Edimbourg</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Sylwia Kowalczyk</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Nov 2017 06:00:51 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsqu’on lui demande de parler de son travail, Sylwia Kowalczyk dégaine sa réplique phare : « <em>j’étudie les illusions d’optique créant une ambiguïté entre le réel et ce qui ne l’est pas, avec un goût prononcé pour les sujets sérieux, comme la mort ou la peur</em> ». Voilà qui a la mérite d’être clair. Habituellement, ce sont plutôt les expériences personnelles qui déterminent les projets de cette photographe polonaise installée à Edimbourg – l’entrée d’une jeune femme dans l’âge adulte, la confrontation à une nouvelle culture. La série<em> Lethe</em> (ici présentée) se distingue toutefois du reste de sa production, capturée dans l’environnement contrôlé d’un studio. Une forme de nostalgie émane de ces images imprimées, déchirées, puis recomposées par bribes, où les paysages se mêlent aux portraits de ses proches. Privés de leur visage ou intégrité physique, les personnages révèlent une nouvelle identité. « <em>Le Léthé est le fleuve qui efface les souvenirs des morts lorsqu’ils s’y baignent</em> », éclaire Sylwia Kowalczyk, qui cite Proust ou Dostoïevski parmi les auteurs qui l’inspirent. « <em>Des moments importants échappent sans cesse à notre mémoire, et le passé devient un vaste territoire vierge</em> »… Ce travail, déjà salué par le magazine <em>Photo District News</em>, est mis à l’honneur ce mois-ci par la galerie Blue Sky à Portland, apportant à l’artiste sa première exposition personnelle. Une étape marquante dans une carrière qu’elle espère riche et longue, à l’image de celle de Louise Bourgeois ou de la sculptrice britannique Phyllida Barlow, &#8220;découverte&#8221; après ses 65 ans. Qu’elle se rassure, on n’est pas près&#8230; de l’oublier.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/11/08/sylwia-kowalczyk-2/" target="_blank">A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW DE L&#8217;ARTISTE</a></strong></p>
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		<title>Skagboys</title>
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		<pubDate>Wed, 04 May 2016 03:51:54 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Ce n’est pas la première fois que ce bon vieux Welsh renoue avec ses antihéros de<em> Trainspotting. Skagboys</em> est toutefois d’un autre tonneau que <em>Porno</em>, suite qui n’avait pas convaincu tous les fans. En s’attachant à la jeunesse de ses personnages, le romancier déploie une impressionnante fresque. Celle-ci traverse les quartiers et couches sociales d’Edimbourg, brossant un portrait protéiforme de l’Écosse au moment où la poigne de fer de Thatcher se referme sur ce qui restait d’aspirations progressistes, et où le sida entame son oeuvre macabre. Distribuant la parole entre protagonistes au phrasé fleuri et narration à la troisième personne, l’auteur écossais décrit de façon à la fois poignante, virtuose et comique la descente aux enfers d’une jeunesse sacrifiée et droguée. Sur le fil entre absurdité de l’existence et charge politique, <em>Skagboys</em> frappe au ventre et donne une épaisseur nouvelle aux cartoonesques Spud et Begbie, au monstrueux et glaçant Sick Boy et au pivot du récit, Mark Renton. à travers le journal intime de ce dernier, il trouve même le moyen de moquer l’embourgeoisement de sa propre plume. Les quelques redondances n’enlèvent rien à la force de cette somme, pièce maîtresse dans la polyphonie écossaise de Welsh. 787 p., 25 €.</p>
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