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	<title>LM magazine &#187; Double Je</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Simón de la montaña</title>
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		<pubDate>Fri, 02 May 2025 00:15:53 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Double Je]]></category>
		<category><![CDATA[Federico Luis]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>La scène d’ouverture en pleine Cordillère des Andes apocalyptique donne à voir un personnage en rupture, près de se réinventer au contact d’inconnus littéralement &#8220;hors norme&#8221;. Est-ce une simple crise d’adolescence à retardement, la résurgence d’un trauma ou l’éveil soudain d’une sensualité débordante ? Ce film soulève davantage de questions qu’il ne donne de réponses&#8230; Federico Luis signe un premier long-métrage âpre, exempt de toute musique. Tournée avec des personnes neuro-atypiques (à l’exception de l’acteur principal et des adultes incarnant l’autorité), l’oeuvre interroge la notion même de handicap. Le réalisateur souhaite d’ailleurs que l’on considère ces personnes comme étant <em>« hyper-perceptives »</em>. Surtout, comment ne pas voir là une critique à peine voilée à l’encontre de Javier Milei, alors que l’Institut national du cinéma et des arts audiovisuels (l’INCAA) vient de fermer ses portes en Argentine… Ce Simón ferait alors figure d’allégorie, incarnant à lui seul un pays en plein désarroi, une entité hantée. Que faire ? Ne pas sortir du cadre ou se réinventer librement et totalement ? Une personnalité sur la corde raide, aussi déroutante que bouleversante.</p>
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		<title>Germaine Acogny</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Sep 2014 01:35:41 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Ballet du Nord]]></category>
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		<category><![CDATA[tragédie]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Dans le programme DanseWindows vous vous intéressez à la jeunesse. Comment abordez-vous ce thème ?</strong></p>
<p>J’ai demandé quelles étaient les préoccupations des jeunes, ici. On m’a parlé de l’identité. J’ai donc choisi de travailler sur les identités multiples. Le spectacle s’appellera<em> Double Je</em>.</p>
<p><strong>Comment avez-vous travaillé ?</strong></p>
<p>Le premier jour d’audition à Roubaix avec Karima Mansour (la seconde chorégraphe du programme), nous avons donné un cours et retenu une douzaine de danseurs. Le lendemain, je leur ai demandé d’improviser deux par deux sur l’identité sociale, familiale, religieuse. Il fallait représenter sa famille sur au moins trois générations.</p>
<p><strong>En répétition, aviez-vous une idée précise du résultat que vous souhaitiez ?</strong></p>
<p>Je travaille beaucoup à partir d’improvisations. Quand je donne un mouvement, il faut que le danseur se l&#8217;approprie. Je ne dis jamais qu&#8217;il est mal fait, mais transformé.</p>
<p><strong>À quoi ressemblera le spectacle ?</strong></p>
<p>Je tiens à démonter les clichés en invitant différentes cultures à mieux se connaître. Dans le spectacle il y a un Noir et une Blanche, mais je n’ai pas choisi les danseurs pour leur couleur de peau. Je voulais quelqu’un qui vienne du hip-hop, il s’est trouvé qu’il était noir. Mais je ne veux pas qu’on dise qu’il est Sénégalais, Guyanais… C’est un Noir universel, tout comme la femme blanche est une Blanche universelle. <em>Double Je</em> durera vingt minutes. Cela doit être suffisamment simple pour être joué partout : dans un lycée, une cour, un village.</p>
<p><strong>Comment avez-vous rencontré Olivier Dubois ? </strong></p>
<p>Il a créé son spectacle<em> Souls</em> à l’Ecole des Sables, que j&#8217;ai ouverte avec mon mari au Sénégal. Il a été convaincu par l’énergie qui s’en dégage. Nous nous sommes rencontrés plus tard quand j’étais de passage à Strasbourg. On s’est tout de suite plu ! Il est revenu plusieurs fois et il a trouvé quelques-uns de ses danseurs chez nous.</p>
<p><strong>Que pensez-vous de son travail ?</strong></p>
<p>J’ai beaucoup aimé <em>Tragédie</em> pour son travail sur la marche. Moi qui suis très pudique, je n’ai même pas vu que les danseurs étaient nus ! Chez nous, les danses traditionnelles se font seins nus. Ce n’est pas choquant quand ça fait partie d’un rituel, en rapport avec le milieu culturel. Sinon, dans mon village, présenter un spectacle où les danseurs sont nus passerait pour une provocation.</p>
<p><strong>Quelle place tient la danse africaine dans vos chorégraphies ?</strong></p>
<p>Je retiens l’essence de la danse sénégalaise pour développer ma propre technique. Je collabore avec mon fils Patrick, qui est chorégraphe. Il est spécialisé dans la déconstruction des danses patrimoniales, jusqu’à l’abstraction. C’est notre credo à l’ÉcoleÀ soixante-dix ans, la Béninoise Germaine Acogny est considérée comme la mère de la danse africaine contemporaine. Elle a beaucoup dansé, bien sûr, chorégraphié, côtoyé Maurice Béjart et fondé une école au Sénégal. A l&#8217;invitation d&#8217;Olivier Dubois, directeur du Ballet du Nord, elle tourne dans le Nord – Pas de Calais dans le cadre du projet DanseWindows. Rencontre de haut vol. des Sables : <span class="has-pullquote" data-pullquote="savoir d’où l’on vient pour aller vers le futur">savoir d’où l’on vient pour aller vers le futur</span>.</p>
<p><strong>Les frontières géographiques restent-elles un obstacle dans la construction d&#8217;une carrière ?</strong></p>
<p>Les programmateurs croient savoir ce que le public aime. Si nos propositions ne correspondent pas à leur vision culturelle ou esthétique, il y a des réticences. Ils essaient aussi de diminuer le prix d’achat d’un spectacle parce qu’on vient d’Afrique. Mais on n’est pas des mendiants ! Ce qu’on gagne, on peut l’investir chez nous. Je reste persuadée que l’avenir est en Afrique.</p>
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