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	<title>LM magazine &#187; Dessinateur</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Alain Bujak &amp; Piero Macola</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Oct 2017 04:40:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Bujak]]></category>
		<category><![CDATA[Dessinateur]]></category>
		<category><![CDATA[éd. Futuropolis]]></category>
		<category><![CDATA[gens du voyage]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Mont-De-Marsan]]></category>
		<category><![CDATA[Photographe]]></category>
		<category><![CDATA[Piero Macola]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Le photographe Alain Bujak et le dessinateur Piero Macola se sont associés pour relater la triste histoire d’un camp de gens du voyage situé du côté de Mont-de-Marsan. Plus précisément, en bout de piste d’une base aérienne militaire. Une vie passée dans un bruit assourdissant et dangereux – d’où l’arrêté d’expulsion qui frappe ces familles. Juxtaposant le noir et blanc tranchant de la pellicule à la douceur des crayons de couleur, les deux auteurs narrent une déchirure. Mais pas seulement. Ils évoquent aussi les questionnements de l’équipe municipale chargée de reloger ces hommes, ces femmes et ces enfants. Normes et identités sontelles toujours compatibles ? Tel est le genre d’interrogations soulevées par <a href="http://www.futuropolis.fr/fiche_titre.php?id_article=790511" target="_blank">cet ouvrage bouleversant</a>.</p>
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		<title>Tom Haugomat</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Sep 2014 07:21:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Mangyoku]]></category>
		<category><![CDATA[Dessinateur]]></category>
		<category><![CDATA[Hors-pistes]]></category>
		<category><![CDATA[Illustration]]></category>
		<category><![CDATA[la galerie Jeanne Robillard]]></category>
		<category><![CDATA[Maylis de Kerangal]]></category>
		<category><![CDATA[Thierry Magnier]]></category>
		<category><![CDATA[tom haugomat]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><b>Comment définiriez-vous votre style ?</b> Assez minimaliste. Quand je travaille sur une illustration, en général je concentre le regard sur quelque chose que j&#8217;ai détaillé et ensuite, je laisse place au blanc.</p>
<p><b>Pourquoi ?  </b>J’aime qu’on puisse interpréter mon image, projeter ce que l’ont veut dedans. Je veux laisser de la place à l’imagination et ne surtout pas imposer mon point de vue au spectateur. C’est pour ça que j’avais vraiment envie de travailler avec Maylis de Kerangal. Je trouve qu’elle fait un travail assez descriptif et acéré. Dans ce qu’elle fait, tous les sens sont appelés, c’est un travail qui est très puissant alors que mes dessins sont au contraire assez enlevés. Je me disais que ça pouvait être compatible.</p>
<p><iframe src="//player.vimeo.com/video/26726530" height="281" width="500" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<p><a href="http://vimeo.com/26726530">Jean-François (2009)</a> from <a href="http://vimeo.com/user1296818">tom haugomat &amp; bruno mangyoku</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p><b>Pourquoi composez-vous avec si peu de couleurs ? </b>C’est ludique. Ce sont des systèmes à trouver, c’est assez rigolo à réaliser. Avec le moins de couleurs possible, j&#8217;essaye de donner le plus de profondeur au dessin. Je travaille souvent avec des couleurs qui se superposent. Un bleu et un rose qui produiront un marron… C’est une contrainte intéressante et assez créative.</p>
<p><b>Quelle technique utilisez-vous ?  </b>Je travaille essentiellement sur ordinateur, avec une palette graphique, sur Photoshop, et je dessine directement sur l’écran, comme avec des feuilles.</p>
<p><b>Pourquoi ?</b> Pour tout dire, j’ai eu un accident de voiture il y a trois ans qui m’a en partie paralysé la main. De ce fait, j’ai besoin de travailler grand puisque je ne peux plus faire de toutes petites choses précises comme je le faisais avant sur de petits carnets. La palette graphique me permet de travailler avec l’épaule, c’est vraiment un outil qui m’est devenu indispensable. Il me permet de travailler grand même si je fais des illustrations qui pourraient être imprimées en 5&#215;5 cm.</p>
<p><iframe src="//player.vimeo.com/video/32905466" height="281" width="500" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<p><a href="http://vimeo.com/32905466">tribute to drive</a> from <a href="http://vimeo.com/user1296818">tom haugomat &amp; bruno mangyoku</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p><b>Dans la plupart de vos illustrations vous effacez le regard des personnages. Pourquoi ?</b> Pendant longtemps j’ai cherché des codes pour les yeux, le nez, l’expression, etc. Je n’ai jamais réussi à trouver quelque chose qui me plaisait vraiment. A la suite d&#8217;un accident, j’ai commencé une série de portraits de gens que je connaissais sans dessiner les visages. Je me suis alors rendu compte qu’ils étaient tout de suite plus reconnaissables. J’avais beau perfectionner la silhouette, l’attitude… dès que je dessinais le visage, la personne disparaissait. J’ai donc poursuivi dans cette direction. Un peu comme avec les masques de la tragédie grecque. Où l&#8217;on mise tout sur l&#8217;« acting », la façon dont le personnage se positionne, bouge, en transmettant le moins de choses possibles avec le visage. Désormais, j’ai du mal à à faire machine arrière, je parviens plus facilement à faire passer une émotion sans le visage.</p>
<p><b>Justement, quelles émotions souhaitez-vous susciter avec vos dessins ?</b> C’est une question difficile. Je pense que mon travail est assez nostalgique, quelque-chose de l&#8217;ordre du souvenir.</p>
<p><b>On sent aussi une certaine forme d’oppression de l’homme face à la nature ou la société. Dénonciation ? Dessins engagés ?</b> Je ne pense pas que mes dessins soient engagés. J’essaie de transmettre un ressenti. Peut-être avec une certaine angoisse liée à notre environnement, conscient que ça nous dépasse&#8230; Mais, je n’arrive pas à mettre des mots là-dessus. Ou peut-être si : la solitude.</p>
<p><iframe src="//player.vimeo.com/video/64798899" height="281" width="500" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<p><a href="http://vimeo.com/64798899">Nuisible (teaser)</a> from <a href="http://vimeo.com/user1296818">tom haugomat &amp; bruno mangyoku</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p><b>Quelles sont vos sources d’inspiration ?  </b> Cela dépend. Ce livre sur la montagne (<i>Hors-Pistes</i>) évoque des souvenirs de vacances, dans les Alpes, lorsque j&#8217;atteignais des sommets avec mon père. Des souvenirs très puissants. D&#8217;ailleurs, j’avais très envie de voir ce que Maylis en tirerait. Evidemment elle n’est pas tombée dans le panneau. Elle n&#8217;a pas livré ce que j’attendais. Sinon, je puise beaucoup mon inspiration dans la rue. Et je suis souvent plus créatif quand je quitte Paris, confronté à des situations inhabituelles. Enfin, les films, les livres nourrissent aussi ma créativité.</p>
<p><b>Pour revenir sur votre collaboration avec Maylis de Kerangal, que raconte ce livre que vous sortez en octobre ?</b> C’est une sorte de périple initiatique. Un ami de la famille qui emmène un petit garçon quelques jours à la montagne. Il y a une notion de transmission, sans les parents. On sent que l’adulte place le petit garçon à sa hauteur, dans une position inhabituelle. On n’est pas dans une relation de parent à parent mais d’adulte à adulte.</p>
<p><iframe src="//player.vimeo.com/video/35967514" height="281" width="500" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<p><a href="http://vimeo.com/35967514">LE MEURTRE teaser</a> from <a href="http://vimeo.com/user1296818">tom haugomat &amp; bruno mangyoku</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p><b>Quelle est votre forme d&#8217;expression favorite ?</b> Pour l’instant, c’est l’animation qui plonge vraiment le spectateur dans un état particulier. Le travail du son donne toute sa dimension à l&#8217;oeuvre. Le public est « obligé » d’être là, de « subir » le film. Par le son, par l’image en mouvement&#8230; Par contre c’est très long. Il faut travailler six mois, un an pour un court métrage.</p>
<p><b>Quels sont vos projets ?</b>  Un important projet de livre qui est encore dans les placards. Il s&#8217;agit d&#8217;un diptyque reposant sur une série que j’ai réalisée à la gouache, il y a deux ans, et qui s’appellerait <i>A travers</i>. L’idée, c’est de suivre la vie d&#8217;un individu à travers quelque chose. A chaque fois, le personnage principal observe un objet, révélant une autre scène qui prend la forme de cet objet. Cet ouvrage comporterait une cinquantaine de diptyques qui retracent la vie d’un homme, sans texte. J’aimerais aussi continuer à publier des illustrations et des livres pour enfants. Et puis, développer avec Bruno des prises de vues réelles. Essayer de réaliser un court métrage, avec de vrais acteurs. Et pourquoi pas des longs- métrages !</p>
<p><strong>___________________________________________________________________</strong></p>
<p><span style="font-size: large;"><b><i>Hors-pistes</i></b></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>En partenariat avec la galerie Jeanne Robillard, carte blanche a été donnée à l&#8217;illustrateur Tom Haugomat, qui nous entraîne au cœur de la montagne. Maylis De Kerangal s&#8217;est emparée de ces images pour nous raconter l&#8217;histoire d&#8217;une aventure en hors-piste, d&#8217;un voyage qui entraînera les personnages plus loin qu’ils ne l’auraient imaginé. Paul a une dizaine d’années et considère Bruce comme une sorte d’oncle d’Amérique auréolé de mystère. Resurgi après trois ans de silence, l&#8217;homme a tenu la promesse qu&#8217;il avait faite à l&#8217;enfant : trois jours en montagne, un séjour pour découvrir l’univers particulier du hors-piste. Mais ce voyage va aussi être l’occasion de se découvrir soi-même et pourquoi pas d’apprendre à tracer sa propre piste. Un album comme une plongée en haute montagne, une aventure à couper le souffle, mais aussi l’exploration d’un univers graphique singulier grâce aux pages finales qui entrouvrent les portes de l’atelier de Tom Haugomat.</strong></span></p>
<p>Éditions Thierry Magnier<b><br />
</b><b><a href="http://www.editions-thierry-magnier.com/">www.editions-thierry-magnier.com</a></b></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Barthélémy Togo, Print Shock</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Jul 2013 16:31:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Dessinateur]]></category>
		<category><![CDATA[Frontière]]></category>
		<category><![CDATA[Photographe]]></category>
		<category><![CDATA[Sculpteur]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Comment se présente cette exposition ? À Gravelines, nous avons retenu mes tampons, un volet important de mon travail, quoique méconnu. Initié...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment se présente cette exposition ?<br />
</strong>À Gravelines, nous avons retenu mes tampons, un volet important de mon travail, quoique méconnu. Initié il y a dix ans environ, je le renouvelle régulièrement au gré de l&#8217;actualité. Je mets en exergue des mots comme autant de cris, porteurs de revendications, des interpellations sur des problématiques de déplacement, de voyage, d&#8217;exil.</p>
<p><strong>Renvoient-ils à votre histoire personnelle ?<br />
</strong>En effet, l&#8217;idée de départ consistait à retranscrire les tampons décorant mon propre passeport, pour pointer la lourdeur de l&#8217;administration et des situations d&#8217;injustice.</p>
<p><strong>La question des racines traverse aussi votre oeuvre&#8230;<br />
</strong>Oui, mais les thèmes que j&#8217;aborde sont universels et concernent tout le monde du nord au sud. Je ne revendique pas une africanité ni ne concentre mon propos sur les problèmes de l&#8217;Afrique. Je suis fasciné par l&#8217;idée de voyage, d&#8217;exil, l&#8217;idée de quitter un lieu, d&#8217;aller à la rencontre de l&#8217;autre.</p>
<p><strong>Quelle est votre position vis-à-vis de l&#8217;idée de frontières ?<br />
</strong>Je cultive l&#8217;utopie d&#8217;un monde sans frontières où tout le monde profiterait des Alpes, des sculptures de l&#8217;île de Pâques ou de la Tour Eiffel. Il existe aussi des collections d&#8217;art auxquelles chacun devrait avoir accès. Mais hélas, à l&#8217;heure du capitalisme roi, les déplacements sont surtout liés à des raisons économiques, concentrées sur quelques destinations. Ce qui crée des déséquilibres, des tensions.</p>
<p><strong>Avez-vous justement pris en compte la spécificité de notre eurorégion ?<br />
</strong>Je m&#8217;étais déjà intéressé au centre de Sangatte. Évidemment, cette situation me touche, tout comme celle de Lampedusa en Italie, des migrants et des organismes qui s&#8217;en occupent.</p>
<p><strong>On devine malgré tout de l&#8217;humour dans votre oeuvre&#8230;<br />
</strong>Bien sûr. Lorsque je passe la frontière avec une valise en bois, par exemple, je critique les fouilles systématiques. Provoquer gentiment les douaniers à fouiller des valises hors-norme m&#8217;amuse beaucoup.</p>
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