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	<title>LM magazine &#187; Collage</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
	<lastBuildDate>Fri, 12 Jun 2026 10:14:40 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Émilie Möri</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2022 03:22:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Collage]]></category>
		<category><![CDATA[Consciences]]></category>
		<category><![CDATA[Émilie Möri]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pouvez-vous nous rappeler votre parcours ?</strong> Je suis née à Sarcelles, en région parisienne. J&#8217;ai grandi dans une famille nombreuse et mélomane. Mon père est artiste peintre et ma mère fait de la sculpture. J’ai commencé à dessiner et peindre à l’âge de six ans, mes loisirs étaient majoritairement liés aux arts plastiques. Je suis devenue graphiste. Puis, en 2010, je me suis intéressée à la photographie pour de petits reportages. C&#8217;est vite devenu un moyen d’expression indispensable et plus particulièrement lorsque j’ai découvert, deux ans plus tard, que ce médium et le collage permettaient la composition de tableaux imaginaires.</p>
<p><strong>Comment définiriez-vous votre travail ? Comment avez-vous développé votre style ?</strong> La photographie et le collage numérique sont des formidables outils. Ils permettent la création d’un monde dans lequel on peut (presque) tout dire. J’aime composer des images pour illustrer des émotions ou figer un instant. Je recherche la simplicité, illustrant une idée de la manière la plus minimale possible. On retrouve souvent mon œil de graphiste au cœur de mes créations.</p>
<div id="attachment_140526" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/11/emilie-mori7.jpg"><img class="size-full wp-image-140526" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/11/emilie-mori7.jpg" alt="Émilie Möri - Sur son nuage" width="800" height="800" /></a><p class="wp-caption-text">Émilie Möri &#8211; Sur son nuage</p></div>
<p><strong>Concrètement, comment travaillez-vous ?</strong> J’ai de nombreux carnets dans lesquels je griffonne des idées avec des mots clés. J’aime aussi improviser avec ce que j’ai sous la main, c’est là que je m’amuse le plus ! Par exemple, cette image est composée d&#8217;une photo réalisée en 2008 et d&#8217;une autre en 2019. J’étais choquée du comportement pollueur de certains touristes sur cette plage. J’ai donc imaginé un iceberg se profilant à l’horizon, ayant la forme d&#8217;un requin, que j&#8217;avais vu en 2008 en Argentine. Ce collage vise à sensibiliser sur l’importance de l’évolution de la conscience collective face au réchauffement climatique.</p>
<div id="attachment_140906" style="width: 710px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/11/emilie-mori-22.jpg"><img class="size-full wp-image-140906" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/11/emilie-mori-22.jpg" alt="Émilie Möri -Global Waring" width="700" height="700" /></a><p class="wp-caption-text">Émilie Möri -Global Waring</p></div>
<p><strong>Effectuez-vous un travail de retouche ?</strong> Oui, cela offre tellement de possibilités ! J’aime la poésie dégagée par la fiction. Avec le temps, je limite toutefois les retouches pour créer des décors bien réels. C’est un exercice très stimulant, et ça permet de ne pas passer tout son temps derrière un écran !</p>
<p><strong>Vos images sont également teintées de surréalisme, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Oui, Magritte m’inspire beaucoup. Montrer des personnages et des objets a priori inattendus interpelle, et laisse place au silence comme au questionnement.</p>
<div id="attachment_140527" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/11/emilie-mori8.jpg"><img class="size-full wp-image-140527" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/11/emilie-mori8.jpg" alt="Émilie Möri - Upstairs" width="800" height="800" /></a><p class="wp-caption-text">Émilie Möri &#8211; Upstairs</p></div>
<p><strong>Vous dites que votre travail s&#8217;oriente aujourd&#8217;hui vers &#8220;l&#8217;ataraxie au féminin, des songes et de l&#8217;intemporalité&#8221;. Comment cela se traduit-il ?</strong> Ce que j’entends par l’ataraxie est un certain détachement du personnage. Un état contemplatif et serein. J’aime beaucoup les images que l’on ne peut pas situer dans le temps.</p>
<p><strong>Pouvez-vous nous parler de la série <em>Consciences</em> ?</strong> Je souhaitais réaliser des portraits serrés, en grand format. Cette série a été créée en collaboration avec Siân Pottok, fin 2019, dans mon studio, en utilisant des objets et végétaux à portée de main. Chaque triptyque illustre un thème précis, comme la liberté d’expression, de disposer de son corps, construction d’un foyer, le dérèglement climatique, la pollution&#8230; Ces images étaient finalisées en mars 2020, soit juste au moment du Covid. Nous avons malheureusement dû annuler les expositions prévues&#8230;</p>
<p><strong>Parmi les images de notre sélection, pourriez-vous en commenter une ?</strong> Je reviens souvent à cette série. Le personnage est calme, paisible et évolue dans un vide lumineux, un espoir. Il observe un mouvement au cœur de son monde imaginaire. J’utilise souvent un foulard rouge pour représenter un pensée (trop présente) ou une addiction.</p>
<div id="attachment_140905" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/11/emilie-mori-21.jpg"><img class="size-full wp-image-140905" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/11/emilie-mori-21.jpg" alt="Émilie Möri -Red Stole " width="800" height="800" /></a><p class="wp-caption-text">Émilie Möri -Red Stole</p></div>
<p><strong>Quels sont vos projets ?</strong> Une nouvelle série sur le thème environnemental et la féminité. Je cherche d&#8217;ailleurs une résidence d’artiste à l’étranger, durant plusieurs mois, afin de réaliser ce projet.</p>
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		<title>Lexicon Love</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Dec 2019 01:10:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[aliments]]></category>
		<category><![CDATA[Collage]]></category>
		<category><![CDATA[portraits]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Quel est votre parcours ? D&#8217;aussi loin que je me souvienne, enfant, je découpais, collais et créais toutes sortes de choses. Les arts...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quel est votre</strong><strong> parcours ?</strong> D&#8217;aussi loin que je me souvienne, enfant, je découpais, collais et créais toutes sortes de choses. Les arts plastiques étaient ma matière préférée à l&#8217;école. J&#8217;ai ensuite été acheteuse et travaillé durant 20 ans pour les plus gros groupes nationaux et internationaux de commerce de détail en Australie. Mais il me manquait quelque chose. En 2016, une rencontre fortuite avec Koziol, une marque allemande, a donné lieu à ma première commande de collage. C&#8217;était inattendu mais à ce moment précis, ma vie a enfin pris un sens. J&#8217;ai quitté la vie d&#8217;entreprise pour poursuivre mon premier amour, et je suis devenue artiste à temps plein !</p>
<p><strong>Pourquoi ce pseudonyme, Lexicon Love ?</strong> J&#8217;adorerais dire qu&#8217;il a une signification profonde, mais en réalité Lexicon est le nom d&#8217;une couleur de peinture murale que j&#8217;adore !</p>
<div id="attachment_107661" style="width: 1005px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/11/cleaning-windows-25.7cm-x-25.jpg"><img class="size-large wp-image-107661" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/11/cleaning-windows-25.7cm-x-25-1024x1024.jpg" alt="Cleaning Windows © Lexicon Love" width="995" height="995" /></a><p class="wp-caption-text">Cleaning Windows © Lexicon Love</p></div>
<p><strong>Comment présenteriez-vous votre travail ?</strong> Ce sont des thèmes visuels entrant en collision, saupoudrés d&#8217;une pincée d&#8217;humour tordu.</p>
<p><strong>Pourquoi plaquer des aliments sur des portraits ?</strong> Tout a commencé début 2017. A première vue, cette combinaison semble absurde. C&#8217;est une extension de mon propre sens de l&#8217;humour, en quelque sorte. En cachant le visage de mes portraits principalement féminins avec de la nourriture, je leur construis de nouvelles histoires, de nouvelles identités, perturbant mes propres notions de conformité.</p>
<p><strong>Comment travaillez-vous ?</strong> La plupart de mes images proviennent du milieu XX<sup>e</sup> siècle. Ce sont des pépites dénichées dans des banques d&#8217;images, déclenchant mon processus créatif. Cette abondance de portraits anonymes et de mises en scène me fournissent un parfait point de départ. Mes compositions sont épurées grâce à une forme d&#8217;autocensure : je n&#8217;incorpore jamais plus de deux ingrédients, trois en de rares occasions. Cela me permet d&#8217;attirer l&#8217;attention du spectateur et d&#8217;atteindre cet espace éthéré, entre l&#8217;harmonie et le chaos.</p>
<div id="attachment_107671" style="width: 863px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/11/this-is-not-a-mushroom-50.jpg"><img class="size-large wp-image-107671" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/11/this-is-not-a-mushroom-50-853x1024.jpg" alt="This is not a Mushroom © Lexicon Love" width="853" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">This is not a Mushroom © Lexicon Love</p></div>
<p><strong>De quelle technique usez-vous ?</strong> Mon approche est analogique, j&#8217;utilise principalement des moyens digitaux pour la composition. Le challenge étant de préserver les légères imperfections propres au fait-main. Pour cela, je rejette les logiciels sophistiqués comme Photoshop ou Illustrator. Mes outils de prédilection sont extrêmement basiques et imitent au plus près les techniques physiques. C&#8217;est comme travailler avec ses mains.</p>
<p><strong>Comment choisissez-vous la nourriture associée à ces clichés ?</strong> Quand je trouve la photo idéale, je sais instinctivement avec quel objet ou aliment je vais travailler. Mon objectif est de perturber le regard du spectateur, de le transporter dans le lieu et l&#8217;époque de son choix. Masquer le visage de ces personnes avec des aliments particuliers ne remet pas seulement en cause les traditionnels et irréalistes canons de beauté. Je veux aussi susciter de l’empathie pour mes sujets, et leurs potentielles histoires.</p>
<p><strong>L&#8217;humour semble occuper une place importante chez vous, n&#8217;est-ce pas ?</strong> Mon travail compile humour et tragédie, deux concepts intrinsèquement liés. A première vue, ces éléments ne semblent pas aller de pair, et pourtant ils sont totalement inséparables. Leur relation est compliquée mais l&#8217;un ne va pas sans l&#8217;autre. C&#8217;est en combinant les deux que la magie surgit.</p>
<div id="attachment_107670" style="width: 863px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/11/swallow-the-hurt-50.jpg"><img class="size-large wp-image-107670" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2019/11/swallow-the-hurt-50-853x1024.jpg" alt="SWALLOW THE HURT  © Lexicon Love" width="853" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">SWALLOW THE HURT © Lexicon Love</p></div>
<p><strong>Vous a-t-on déjà dit que c&#8217;était mal de jouer avec la nourriture ?</strong> Jamais (<em>rires</em>) ! Je suis d’origine grecque, notre attachement à la bonne chère est profond. Cela constitue notre identité culturelle, la base de nos relations.</p>
<p><strong>Plus généralement, où trouvez-vous l&#8217;inspiration ?</strong> Mes principales influences sont l&#8217;artiste comique et absurde Maurizio Cattelan, les dadaïstes et John Stezaker.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ?</strong> Je bosse actuellement sur un collage grand format pour un client à Sydney, et sur une pochette d&#8217;album pour un groupe anglais très en vogue&#8230; En même temps, je poursuis mes projets personnels, alimentant les réseaux sociaux et ma créativité.</p>
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		<title>Vanessa Ly</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Feb 2019 06:00:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Vanessa Ly aborde son œuvre les yeux dans les cieux. Cette étudiante en graphisme à Sydney a créé son premier collage digital durant sa formation, avant de poursuivre le travail sur son compte Instagram, baptisé &#8220;<a href="https://www.instagram.com/gimmespace.design/" target="_blank">Gimme Space Design</a>&#8220;. <em>« C’était un moment où j’avais besoin de prendre du temps. Et puis, je glisse toujours des étoiles dans mes productions ou une représentation de la Lune. »</em> Skateboard sur les anneaux de Saturne, dunk avec un ballon à facettes, bronzette au bord de l’univers… Ces scènes de la vie pas très ordinaires jaillissent de l’imagination de la Néo-Calédonienne lorsqu’elle laisse son esprit divaguer, <em>« allongée sur le sol pendant des heures »</em>. Il lui arrive aussi de réinterpréter certains films (nul besoin de vous présenter Mia Wallace) ou d’utiliser ses propres clichés. Tenez : cette piste de ski, sous une féérique voie lactée. <em>« J’ai pris cette photo en 2018, la première fois que j’ai vu la neige. Petite, j’avais tellement rêvé de ce moment renvoyant aux vacances, que j’ai ajouté cette bouteille de lait en référence à l’enfance »</em>. Chaque image est conçue comme une métaphore, chaque ciel retravaillé dans une palette intense. Mais d’où vient cette fascination pour notre galaxie ? <em>« J’aime m’évader dans cet infiniment grand pour mieux me retrouver »</em>, confie la jeune femme de 23 ans. A partir de ses collages, plébiscités sur Internet, elle confectionne depuis peu des chemises, mais souhaiterait surtout être exposée dans une galerie. La tête dans les étoiles donc, mais les pieds sur Terre.</p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2019/01/31/vanessa-ly-2/" target="_blank">A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW DE VANESSA LY</a></strong></p>
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		<title>Ella &amp; Pitr</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Feb 2018 05:20:07 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>L’histoire d’Ella et Pitr débute par une rencontre, à Saint-Etienne, en 2007. <em>« Une nuit, elle réalisait ses premiers collages dans la rue et moi j’affichais des trucs pour un rassemblement de hip-hop »</em>, raconte Pitr (prononcez &#8220;pitre&#8221;). <em>« On a échangé nos numéros de téléphone</em>, enchaîne Ella. <em>Il est venu chez moi quelques jours plus tard, et on a dessiné toute la soirée »</em>. A 4 h du matin, ils partent à la recherche du mur idéal et forment leur première oeuvre commune. La sortie se solde par l’escalade du Mont Pilat pour voir le soleil se lever sur la ville. L&#8217;amour au premier collage… et la naissance d’un couple artistique : Les Papiers Peintres. <em>« On a commencé par fabriquer des bonshommes en papier et puis… des vrais ! »</em>, plaisante Pitr. Aujourd’hui parents de deux garçons de neuf et six ans, ils multiplient les paroles ou gestes tendres. Dans leur appartement situé sur les hauteurs de &#8220;Sainté&#8221;, une grande pièce claire leur sert d’atelier. Ils travaillent ensemble, mais n’ont pas de règles.<em> « Parfois, c&#8217;est Ella qui prend en main une maquette pendant que je prépare la logistique, ou inversement »</em>.</p>
<div id="attachment_81550" style="width: 210px" class="wp-caption alignleft"><img class="size-medium wp-image-81550" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/01/ellapitr_ines-200x300.jpg" alt="Pendant qu'Inès rêve de camping…, Paris, La Défense, 2016" width="200" height="300" /><p class="wp-caption-text">Pendant qu&#8217;Inès rêve de camping…,<br />Paris, La Défense, 2016</p></div>
<p><strong>Vers l’infini et au-delà </strong></p>
<p>Boulimiques de création, Ella et Pitr passent sans cesse d’un projet à l’autre, variant les techniques (peintures à l’acrylique, à l’huile ou à la bombe, sérigraphie, collage…) et les surfaces : toiles ou pistes d’aéroport, rideaux de fer des magasins ou coquillages… rien ne les arrête ! Et ils voient les choses en très, très grand. En témoignent ces colosses assoupis au milieu des grandes villes de la planète, sur les toits ou les murs de Montréal, Valparaiso en passant par Saint-Etienne, bien sûr. Leur géant en short de 21 000 m2, qui a trouvé le sommeil au sommet d’un entrepôt, à Klepp en Norvège, est d&#8217;ailleurs considéré comme le plus grand graffiti du monde ! (mais ne les qualifiez surtout pas de streetartistes, ils détestent). <em>« On cherche toujours à dépasser nos limites et les murs ont aussi les leurs. Ce qu’il y a de plus imposant, ce sont les surfaces au sol. On a donc basculé à l’horizontal…</em> », explique Ella, qui refuse toutefois <em>« tout discours intellectuel »</em> pour justifier cette démarche. <em>« On tient quand même à dessiner des personnages endormis contrastant avec le chaos des villes »</em>, selon Pitr.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/NntJaNCW2ts" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Ces gigantesques figures à l’esthétique enfantine sont généralement exécutées à l&#8217;acrylique. Elles constituent <em>« une famille de témoins silencieux et éphémères en milieu urbain »</em>, peut-on aussi lire dans un recueil sorti en octobre*. Elles sont inspirées de leurs proches (oncles et tantes) ou sont issues de l&#8217;imagination de leur progéniture, de leurs carnets de voyage… Pour leur donner vie, il faut prendre de la hauteur. Ils utilisent ainsi Googlemap ou des drones. Les spots sont choisis ensemble : <em>« Soit on prépare les croquis en fonction d’un endroit qui nous plaît, soit on marche des heures dans les rues à la recherche du support adéquat »</em>, détaille Pitr.</p>
<div id="attachment_81551" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><img class="size-medium wp-image-81551" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2018/01/ellapitr_lilith_olaf_sky6-300x225.jpg" alt="A Klepp en Norvège" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">A Klepp en Norvège</p></div>
<p><strong>Homme invisible</strong></p>
<p>En peignant ce monumental migrant sur le barrage abandonné du Piney, près de Saint-Etienne, Ella et Pitr ont réinvesti la dimension verticale. <em>« Avec un accès à un mur pareil, on n’allait pas dessiner une petite fille tenant un ballon en forme de coeur »</em>, ironise Pitr, en référence à une célèbre pièce de Banksy. Pourquoi ce sujet ? Pas de message, <em>« mais plutôt une idée générale, sans se montrer moralisateurs. C’était une façon de rendre visible un drame bien réel et que tout le monde fait semblant de ne pas voir.</em> <em>Avec un réfugié géant de 47 m de haut, en plein milieu du paysage, on ne peut plus nier le problème… »</em>. Le Naufrage de Bienvenu (c’est son petit nom) est aussi synonyme de prouesse technique, avec son lot <em>« de frayeurs lors de la descente en rappel »</em> se souvient Ella, en tendant une photo de ses deux fils suspendus à des cordes. L’aventure, c’est l’aventure…</p>
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		<title>Sylwia Kowalczyk</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2017/11/08/sylwia-kowalczyk-2/</link>
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		<pubDate>Wed, 08 Nov 2017 17:04:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[artiste polonaise]]></category>
		<category><![CDATA[Collage]]></category>
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		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Sylwia Kowalczyk]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Quel est votre parcours ? Mes parents étaient très créatifs et m&#8217;ont toujours encouragée, mais en tant qu&#8217;enfant unique je préférais passer...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quel est votre parcours ?</strong> Mes parents étaient très créatifs et m&#8217;ont toujours encouragée, mais en tant qu&#8217;enfant unique je préférais passer du temps seule. Je suppose que c&#8217;est un facteur important pour devenir artiste. J&#8217;ai d&#8217;abord suivi des cours en design graphique. Durant mes études à Cracovie, j&#8217;ai rejoint des ateliers très différents &#8211; de la lithographie, du dessin, de la peinture et même de la sculpture. Puis, j&#8217;ai participé à un échange d&#8217;étudiants à l&#8217;ESAG Penninghen à Paris. Quand je suis revenue, tout ce que je voulais faire, c&#8217;était de la photographie !</p>
<p><strong>Comment décririez-vous votre travail ?</strong> Lorsqu&#8217;on m&#8217;aborde en soirée et pour me demander ce que je fais, généralement je réponds que j’étudie les illusions d’optique. J&#8217;enchaîne en disant je soulève de grandes questions : la mort, l&#8217;identité, la peur, la distorsion&#8230; En principe, c&#8217;est le moment où mon interlocuteur décide qu’il a quelque chose d’urgent à faire !</p>
<p><strong>Plus généralement que souhaitez-vous exprimer ?</strong> Chaque projet évoque une problématique différente en rapport avec ma vie. Par exemple <em>Chicas</em> évoque le passage d&#8217;une jeune fille dans l&#8217;âge adulte &#8211; mariage, maternité, responsabilité&#8230; <em>Nightwatching</em> décrit la peur de perdre la vue, ce qui m&#8217;est réellement arrivé (<em>ndlr : elle fut atteinte d&#8217;un décollement de la rétine</em>). <em>Temporal Portraits</em> consiste en une série de rencontres avec des gens de culture très différente de la mienne.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-77012" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/sylwiakowalczyk_lethe_-14-1024x775.jpg" alt="Lethe" width="995" height="753" /></p>
<p><strong>La série <em>Lethe</em> que nous présentons ici est-elle représentative de votre œuvre ?</strong> Pas du tout. Elle renvoie à une expérience de lâcher prise. Ma famille a connu une année difficile quand cette série a été réalisée. Ma belle-mère fut très malade, on lui a diagnostiqué une tumeur au cerveau, puis elle est morte. <em>Lethe</em> est donc très singulière. Pour la créer je suis sortie de l&#8217;environnement confiné du studio et j&#8217;ai essentiellement effectué ces collages en deux séances.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-77014" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/sylwiakowalczyk_lethe_-251x300.jpg" alt="Lethe" width="251" height="300" /></p>
<p><strong>Comment travaillez-vous ?</strong> En utilisant des techniques analogiques, sans aucune manipulation numérique. Je suis très &#8220;control freak&#8221; et j&#8217;aime créer dans mon propre studio. Les idées bouillonnent durant plusieurs mois puis se mettent en place soudainement. Je les consigne dans des cahiers et quand je suis prête, j&#8217;appelle mes amis.</p>
<p><strong>Plus concrètement ?</strong> C&#8217;est un processus intime mais rapide. Je sais immédiatement si l&#8217;idée fonctionne, c&#8217;est très intuitif. De plus, je collabore avec mes invités et j&#8217;essaie toujours de les mettre à l&#8217;aise devant l&#8217;appareil photo. Si les gens vous font confiance et apprécient la démarche, ils donneront plus d&#8217;eux-mêmes. Travailler avec des célébrités n’est pour moi pas gratifiant. Mon appareil préféré est le Mamiya RB67 car il permet de voir l&#8217;image en temps réel. Ensuite, je tire un négatif, le développe et le scanne.</p>
<div id="attachment_77001" style="width: 207px" class="wp-caption alignright"><img class="size-medium wp-image-77001" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/sylwiakowalczyk_lethe_-3-197x300.jpg" alt="Lethe © Sylwia Kowalczyk " width="197" height="300" /><p class="wp-caption-text">Lethe © Sylwia Kowalczyk</p></div>
<p><strong>Qui sont vos modèles ?</strong> Habituellement les membres de ma famille et mes proches. Parfois, j&#8217;invite des inconnus (comme pour <em>Temporal Portraits</em>) mais je trouve cela stressant, donc j&#8217;évite autant que possible. Heureusement, mes enfants et ma famille sont très compréhensifs et la majorité de mes amis sont des &#8220;créatifs&#8221;, ils adhèrent donc à ma démarche. Je suis très chanceuse car mon mari est aussi photographe, je rebondis alors sur ses idées et lui demande de m&#8217;aider pour la prise de vue.</p>
<p><strong>Où puisez-vous votre inspiration?</strong> Elle peut surgir de n&#8217;importe où. Je ne m&#8217;intéresse pas aux images des autres photographes, plutôt à la peinture, à l&#8217;architecture. Je lis beaucoup d&#8217;auteurs classiques comme Proust ou Dostoïevski mais aussi la littérature contemporaine, et des essais. Siri Hustvedt m&#8217;influence beaucoup. J&#8217;ai aussi la chance de bénéficier d&#8217;une formation en histoire de l&#8217;art, j&#8217;ai donc toute une bibliothèque de références en tête.</p>
<p><strong>Cultivez-vous d’autres moyens d&#8217;expression ?</strong> Oui, je conçois aussi des illustrations pour les magazines et des couvertures de livres. Je pense aussi à réaliser un court métrage. Je suppose que c&#8217;est une évolution naturelle et j&#8217;aimerais utiliser le son comme une autre forme d&#8217;expression.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-77010" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/sylwiakowalczyk_lethe_-12-909x1024.jpg" alt="Lethe" width="909" height="1024" /></p>
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		<title>Magdiel Lopez*</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jun 2017 00:55:20 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
		<category><![CDATA[a poster by day]]></category>
		<category><![CDATA[Art numérique]]></category>
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		<category><![CDATA[dallas]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>En 2016, <a href="http://www.magdiellopez.com" target="_blank">Magdiel Lopez </a>s’est lancé un défi : concevoir un poster par jour. Une décision radicale, mais nécessaire. <em>« Je suis graphiste depuis l’âge de 15 ans et, avec le temps, la dimension artistique de mon travail s’estompait, ne créant plus qu’à des fins commerciales »</em>. Frustrant. Surtout pour un jeune homme pas encore trentenaire qui a <em>« toujours voulu traduire ses pensées en images »</em>, et grandi dans un pays où la liberté d’expression reste bridée. Né à Cuba, Magdiel Lopez a gagné les états-Unis avec sa famille en 2005, alors qu’il était adolescent – <em>« après un voyage difficile par le Mexique, qui nous a valu quelques mois en prison »</em>. Il vit aujourd’hui à Dallas. Ces affiches aux teintes pastel et fluo, souvent des portraits, reflètent les multiples sentiments de l’artiste. Et parlent à chacun d’entre-nous. <em>« Elles sont à la fois pleines d’espoir, de tristesse ou de bonheur »</em>. Tel ce type affublé de lunettes de soleil pleurant des rivières de larmes, ou cette jeune femme dont on devine des paysages intérieurs florissants. Ces créations surréalistes combinent photographies, collages et graphisme digital. Un brin stakhanoviste, ce fan de Dali et Matisse s’avère surtout un sacré autodidacte.<em> « J’ai découvert les arts numériques à 13 ans. Vivant alors dans un pays aux ressources limitées, et sans accès à Internet, j’ai appris à utiliser seul les logiciels. J’essayais de reproduire les pages des magazines ou couvertures de livres »</em>. Désormais Magdiel Lopez souhaite exposer ses oeuvres et débuter une série de courts-métrages. En réalisera-t-il un par jour ?</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2021/04/30/magdiel-lopez-2/" target="_blank">A LIRE AUSSI : L&#8217;INTERVIEW DE MAGDIEL LOPEZ</a></p>
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		<title>Tyler Spangler</title>
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		<pubDate>Mon, 02 May 2016 05:20:41 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Californie]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Wow ! Voilà un sacré trip visuel. On est moins surpris d’apprendre que l’auteur de ces images vit en Californie, berceau du psychédélisme. Une esthétique flagrante dans le choix des couleurs vives et les compositions pop et dada de ces collages digitaux. Comment <a href="http://www.tylerspangler.com" target="_blank">Tyler Spangler</a> décrit-il son travail ? Comme « <em>une glace au raisin trempée dans l’océan, fondant sur un rocher</em> ». Bon, contrairement à ce que pourrait suggérer cette métaphore, notre homme ne carbure pas aux substances hallucinogènes. Plutôt à la musique, aux bonbons (de préférence acidulés…) et au surf. Installé en bordure du Pacifique, à San Clemente, ce diplômé en psychologie a longtemps vécu à Pacific Palisades, spot de glisse approuvé par les Beach Boys dans <em>Surfin’ USA</em>. un fait qui n’a rien d’anodin. « <em>J’ai passé mon enfance à la plage, à surfer, et j’ai toujours voulu personnaliser mes planches</em> ». Ainsi naquit sa vocation artistique. Très prolifique, ce trentenaire travaille aujourd’hui pour de nombreuses marques et groupes comme Outkast ou Little Dragon. Passé par une école d’art, il a pourtant choisi de s’en affranchir dès la première année (pour causes « d’opinions contradictoires »). Tyler revendique une pratique essentiellement numérique. « <em>J’ai appris à me servir de Photoshop en 2003 et j’en suis tombé amoureux, je me sentais limité dans le collage manuel</em> ». Plus de problèmes de ce genre désormais : « <em>je peux utiliser plus de 50 images pour une création, ou juste une seule sur laquelle j’ajoute une tache colorée</em> ». Avec un résultat toujours hallucinant.</p>
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		<title>L’autre de l’art</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2014/10/31/lautre-de-lart-2/</link>
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		<pubDate>Fri, 31 Oct 2014 02:39:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[art brut]]></category>
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		<category><![CDATA[Basquiat]]></category>
		<category><![CDATA[Collage]]></category>
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		<category><![CDATA[Enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Graffiti]]></category>
		<category><![CDATA[Miro]]></category>
		<category><![CDATA[Sculpture]]></category>
		<category><![CDATA[Villeneuve d'ascq]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Quel est le point commun entre un graffiti reconnu de Jean-Michel Basquiat et des dessins réalisés par des « fous » au début du xx<sup>e</sup> siècle ? Ces deux modes d’expression s’inscrivent dans une relecture de l’histoire de l’art qui s’attache à l’« Autre ». A celui qui, souvent sans atelier et sans avoir les honneurs des Beaux-arts, a bousculé le statut d’œuvre. Spécialiste de l’art brut, le LaM a élargi son champ d’exploration grâce à cet accrochage structuré en cinq volets.</p>
<p><strong>Bousculer les préjugés.</strong></p>
<p>Le circuit permet au visiteur de s’y retrouver dans le foisonnement de formes et de supports, de se concentrer sur l’un ou l’autre des thèmes. La première séquence est aussi la plus attendue : « Anonymes » présente des productions d’ « aliénés » issues de collections de médecins : collages, dessins, poupées&#8230; Puis direction « la rue », où l’on croise donc Basquiat, tandis qu’« Enfance » nous apprend que d’illustres artistes (Picasso, Paul Klee…) se sont penchés sur les créations enfantines. « Le geste » est quant à lui consacré à la recherche d’un retour au dessin primitif comme expression des pulsions profondes. Enfin, « L’origine » interroge davantage nos idées reçues. Car si au XIX<sup>e</sup> siècle la découverte de l’art rupestre a bouleversé la chronologie établie, aujourd’hui les Barbus Müller, énigmatiques visages en pierre retrouvés dans le Massif central, interpellent le visiteur. Quel âge ont-ils ? Leur sculpteur a-t-il été influencé par l’art africain ? Maya ? Le mystère de « l’autre » reste entier.</p>
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		<title>Musée du Slip*</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Mar 2013 12:01:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Collage]]></category>
		<category><![CDATA[Lieu]]></category>
		<category><![CDATA[Surréaliste]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Iconoclaste invétéré, doux anarchiste et cinéaste mutin, Jan Bucquoy n’en est pas à ses premiers délires surréalistes : après le Musée de...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Iconoclaste invétéré, doux anarchiste et cinéaste mutin, <a title="jan bucquoy" href="http://www.janbucquoy.be" target="_blank">Jan Bucquoy</a> n’en est pas à ses premiers délires surréalistes : après le Musée de la Femme (avec de vraies femmes dedans), sa parodie porno de Tintin ou ses coups d’état foireux tous les  21 mai, le voilà pourfendeur du calbute, conservateur improvisé d’un Musée loin de tout fétichisme cucul, dont le geste se veut d’abord « purement philosophique ». Traduction : « <em>démontrer que tous les hommes sont égaux devant le slip – que l’on soit célèbre, riche, puissant ou les trois à la fois</em> ».</p>
<p><strong>Calecif à la place du calecif<br />
</strong>Inauguré en 1990, le Musée du Slip se confond avec le Dolle Mol, café libertaire culte qui sert de QG à notre pitre post-situ. Si le rez-de-chaussée offre au quidam une série de collages montrant des personnages célèbres affublés d’un slip sur la tête (de Kennedy à Sarkozy), l’étage expose vingt-quatre donations de vedettes du showbiz et d’hommes (et femmes) politiques, encadrées et certifiées portées et authentiques. Du slip porté par Noël Godin « <em>lors du 7e entartement de BHL au Salon du Livre de Paris</em> » à la culotte brodée « PS » de la ministre Fadila Laanan, Jan Bucquoy nous délivre un message : à travers ce vulgaire bout de tissu, c’est la démocratie qui est en jeu, parce qu’en slip nous sommes tous libres, et tous égaux !</p>
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		<title>Jean Lecointre</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Oct 2012 14:52:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portfolio]]></category>
		<category><![CDATA[Collage]]></category>
		<category><![CDATA[Inrocks]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Lecointre]]></category>
		<category><![CDATA[Libération]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Son nom vous est peut-être inconnu, mais vous avez forcément déjà croisé ses œuvres, au détour d&#8217;une page de <em>Libération</em> ou des <em>Inrockuptibles</em>. Né voici 48 ans dans un village au sud de Lyon, Jean Lecointre se cache derrière des collages volontiers surréalistes et absurdes. Un patchwork ludique et intrigant d&#8217;images tirées de vieux magazines, datant souvent des Trente Glorieuses. « <em>Je chine parfois dans les brocantes, mais aussi dans les poubelles. Je cherche surtout des images libres de droit car, même retravaillées, on peut les reconnaître&#8230;</em> ». On croirait entendre un adepte du sampling. Et il y a de cela chez cet ancien élève de l&#8217;affichiste Roman Cieslewicz, qui a débuté avec des ciseaux, un cutter et de la colle avant l&#8217;avènement de Photoshop. « <em>Ce logiciel est évidemment pratique, mais on gagne en perfection ce qu&#8217;on perd en accidents</em> ». Ces accidents font justement la sève de son œuvre, tout en rapprochements étonnants – de taille, de nature, de forme&#8230; En dépit d&#8217;une imagination débordante, ce complice de Pierre La Police aime travailler sous contrainte, pour une commande. « <em>De toute façon, je m&#8217;impose toujours un thème. Mais le sens ne se révèle souvent qu&#8217;après-coup</em> », précise-t-il. Un sous-texte qui le gêne parfois, au point de ne pas dévoiler certaines pièces&#8230; Le collage, une psychothérapie ? Allongeons- nous, et feuilletons la psyché de Jean Lecointre&#8230;</p>
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