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	<title>LM magazine &#187; Braïtou-Sala</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Braïtou-Sala</title>
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		<pubDate>Mon, 02 May 2016 07:23:04 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Demandé par le Tout-Paris de l’entre-deux-guerres, Albert Sala grandit pourtant loin des paillettes. Né à La Goulette en 1885, issu d’une famille juive modeste, ce fils d’épicier quitte sa Tunisie natale au début du xxe siècle pour se former à la prestigieuse académie Julian, à Paris. Il y remporte en 1916 le prix du portrait, pour lequel il se spécialise. « <em>C’était un genre très rémunérateur, en vogue durant les Années folles où les mondanités reprenaient, où cette belle société s’étourdissait de plaisir et se mirait dans ces toiles</em> », explique l’une des commissaires de l’exposition, Alice Massé. Le Tunisien, qui a pris le pseudo de Braïtou-Sala, est introduit en 1919 dans le milieu du spectacle par son ami Alexandre Joannidès, archiviste au sein de la Comédie- Française. Chanteuses, comédiennes, danseuses… Il croque alors les grandes célébrités de l’époque. Telle Marthe Chenal, l’une des cantatrices stars de l’Opéra de Paris, immortalisée ici en manteau bleu-nuit de velours et satin. On retrouve dans ce tableau cet « <em>illusionnisme photographique</em> » qui marque le style de l’artiste, lequel « <em>excellait dans l’attention portée au rendu des matières, des textures, des parures</em> ». Il n’est certes pas le plus doué, mais devient l’un des plus célèbres peintres de son temps…</p>
<p><img class=" size-large wp-image-55776 aligncenter" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2016/05/braitou-sala-890x1024.jpg" alt="Braitou-Sala, Autoportrait" width="890" height="1024" /></p>
<p><strong>Garçonnes –</strong> Braïtou-Sala conquiert ensuite la bourgeoisie et l’aristocratie parisienne. Ces toiles offrent un formidable témoignage des modes de l’époque. On découvre ces fameuses coiffures à la garçonne popularisées par Colette, ce chapeau-cloche symbolique&#8230; Et puis ces robes, audacieuses et lumineuses dont certaines (sans doute) dessinées par des couturiers tels que Paul Poiret ou Madeleine Vionnet, parmi les premiers à libérer les silhouettes féminines des corsets. Un peuple raffiné certes, mais pas toujours fréquentable. « <em>Dans cette société, les gens se croisent puis se tuent dans une même impression de légèreté</em> », rappelle Bruno Gaudichon, conservateur de La Piscine. Car l’histoire révélée ici est aussi celle d’un drame : celui d’une famille juive confrontée au nazisme. Il s’incarne dans la rafle du neveu de Braïtou-Sala, José Moses, déporté à Auschwitz en 1943 où il périt. Le parcours s’achève sur l’ultime lettre dudit « Yoyo », écrite à ses parents depuis le camp de Drancy. Elle nous renvoie au portrait peint par Sala, accroché dans la première salle : on y voit le regard étonnamment grave d’un enfant, semblant porter déjà le poids de son funeste destin. Celui d’un monde, aussi, qui s’apprête à sombrer…</p>
<p><img class=" size-large wp-image-55746 aligncenter" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2016/04/xpo_braitou-sala_legende-06-770x1024.jpg" alt="Braitou-Sala" width="770" height="1024" /></p>
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