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	<title>LM magazine &#187; Bertrand Belin</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>SAUVAGE</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 23:21:41 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Bertrand Belin]]></category>
		<category><![CDATA[Camille Ponsin]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Au cœur des Cévennes, Anja choisit de vivre à l&#8217;écart, réfugiée dans les bois. Insaisissable, elle dérègle l’équilibre de la vallée et...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Au cœur des Cévennes, Anja choisit de vivre à l&#8217;écart, réfugiée dans les bois. Insaisissable, elle dérègle l’équilibre de la vallée et d&#8217;une petite communauté néo-rurale. Sa mère demeure alors son dernier lien avec le monde. Avec une certaine âpreté, le réalisateur Camille Ponsin explore cette relation mère-fille, loin des explications psychologiques et des discours idéologiques. Filmée au plus près, Céline Sallette incarne cette mère-louve tandis que Lou Lampros impressionne en Dame Blanche&#8230; Originaire de la région, le documentariste a vécu de près cette histoire. Mais la fiction lui permet de trouver la bonne distance. On retrouve ici Bertrand Belin en père libertaire, acteur mais aussi musicien dans le versant diégétique du film. En guise de discret totem, une chouette blanche semble veiller sur cette fable où vacillent les utopies communautaires.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/w1aFEaTrQJo?si=8--Q4K58Rdrss55J" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Bertrand Belin</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2026 03:42:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Bertrand Belin]]></category>
		<category><![CDATA[chanson française]]></category>
		<category><![CDATA[Solitude]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Dans votre nouvel album il est question de solitude. Peut-on se sentir seul quand on fait un métier public ? Oui, bien...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans votre nouvel album il est question de solitude. Peut-on se sentir seul quand on fait un métier public ?</strong><br />
Oui, bien sûr. <span class="has-pullquote" data-pullquote="Personne n'est d'ailleurs épargné par la solitude dont je parle. ">Personne n&#8217;est d&#8217;ailleurs épargné par la solitude dont je parle. </span>Tout un chacun l&#8217;éprouve dans des moments tout à fait ordinaires. Socialement, il vaut mieux cacher ce sentiment et faire bonne figure, au travail par exemple. Il n&#8217;empêche qu&#8217;on est en confrontation avec quelque chose qui nous fâche, qui ne trouve pas à s&#8217;exprimer. Cette solitude laisse entendre un dialogue intérieur, en fait.</p>
<p><strong>On a parlé d&#8217;un virage synthétique au détour de votre précédent disque. Sur celui-ci, il y a comme une réconciliation entre synthés et cordes ?</strong><br />
Ça m&#8217;étonne un peu parce que sur<em> Persona</em>, il y a trois ans donc, vous trouviez déjà des cordes et des synthés. J&#8217;ai déjà opéré cette synthèse pas mal de fois. Je n&#8217;ai pas acheté d&#8217;instruments pour faire ce disque, j&#8217;ai utilisé les mêmes que d&#8217;habitude.</p>
<p><strong> Pensez-vous à la scène lorsque vous composez ?</strong><br />
Oui, bien sûr. J&#8217;ai commencé la musique en faisant des concerts. Le disque est secondaire. Depuis mon petit village je pensais qu&#8217;il fallait être une superstar pour en enregistrer&#8230;</p>
<p><img class="alignleft wp-image-177856 size-full" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/01/photo-presse-3-c-héloïse-esquié.jpg" alt="Photo presse 3 (c) héloïse esquié" width="1000" height="667" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui vous plaît dans la manipulation du langage ?</strong><br />
La matière est plastique, jouissive à manipuler. On a le champ libre, toutes les possibilités devant soi. C&#8217;est comme choisir un accord ou des notes. Dans des systèmes codifiés comme le langage ou la musique, la probabilité qu&#8217;une phrase n&#8217;ait pas été prononcée par un être humain est très grande. Par exemple, il est peu probable que quelqu&#8217;un ait déjà dit : &#8220;Je vais enfermer Trump dans un poivron et remplir ce poivron de plomb, en route pour l&#8217;Adriatique.&#8221;</p>
<p><strong>Une chanson contient donc de nombreux niveaux de lecture&#8230;</strong><br />
En effet, si vous me donnez un livre en chinois, je ne vais pas en tirer grand-chose, à part m&#8217;émerveiller devant la qualité graphique des caractères. Au niveau du sens, de la perception, du sentiment, il ne va rien se passer. Mais si vous me faites écouter une chanson en chinois je vais en recevoir quelque chose grâce à la musique, la tonalité, une façon de dire. Ça fait une différence assez importante.</p>
<p><strong>A la veille d&#8217;une tournée, comment choisissez-vous les chansons de votre répertoire ?</strong><br />
D&#8217;abord, il y a une prime à la nouveauté, on va donner la priorité au dernier disque. Mais j&#8217;ai gardé de la tournée précédente des souvenirs que j&#8217;ai envie de retrouver. Certaines chansons très anciennes font donc partie du set. Ce n&#8217;est pas une science, plutôt des impressions.</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;un bon concert selon vous ?</strong><br />
Le mot d&#8217;ordre, c&#8217;est le plaisir. Durant la dernière tournée, il n&#8217;y a pas une fois où je suis sorti en me disant qu&#8217;il ne s&#8217;était rien passé. Mais plus important que mon opinion, c&#8217;est l&#8217;expérience qu&#8217;en retire le public. Moi-même je me rends à des concerts. À partir du moment où quelqu&#8217;un se donne un minimum, c&#8217;est gagné. C&#8217;est aussi une expérience de groupe d&#8217;être dans le public.</p>
<p><strong>Vous diriez-vous contemplatif ? Une vie de tournée permet-elle la contemplation ?</strong><br />
Je ne suis pas contemplatif. Non, je m&#8217;assois sur un banc comme chacun de temps en temps, mais pas pour observer le monde avec un calepin. Il suffit de le traverser pour faire des expériences.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/rOY83bO4m88?si=Bw5TGPSWPyFBLafY" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong><em>Watt</em> est votre huitième album. Quel rapport entretenez-vous aujourd&#8217;hui avec vos précédents disques ? Vous arrive-t-il de les réécouter ?</strong><br />
Il m&#8217;arrive d&#8217;être confronté à la diffusion d&#8217;une chanson, parfois ancienne, à la faveur d&#8217;un accident chez quelqu&#8217;un ou dans un bistrot. Mais <span class="has-pullquote" data-pullquote="je ne réécoute pas mes disques.">je ne réécoute pas mes disques.</span> Je me souviens de chaque virgule et chaque note de musique de tout ce que j&#8217;ai fait, c&#8217;est dans ma tête. C&#8217;est comme une masse, comme un astre qui rayonne, qui m&#8217;envoie un peu de lumière&#8230;</p>
<p><strong>L&#8217;ensemble vous parait-il cohérent ?</strong><br />
Je n&#8217;ai pas vraiment une écoute distanciée. Mais cela me paraît bien vivant, jamais répétitif. Certains éléments persistent d&#8217;un disque à l&#8217;autre &#8211; des préoccupations, le timbre de la voix, certaines façons d&#8217;envisager la musique &#8211; mais j&#8217;essaie de créer des formes nouvelles avec des outils de référence : la langue française et les influences musicales anglo-saxonnes de ma jeunesse…</p>
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		<title>Bertrand Belin</title>
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		<pubDate>Mon, 31 May 2021 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Bertrand Belin]]></category>
		<category><![CDATA[chanson française]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>On se souvient de ses premiers essais. Une orientation chanson française, sage et bien coiffée, par ce guitariste de scène pour -M-...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>On se souvient de ses premiers essais. Une orientation chanson française, sage et bien coiffée, par ce guitariste de scène pour -M- ou Bénabar. Puis il y eut <em>Hypernuit</em> (2008) qui le plaçait dans les pas de Bill Callahan – mêmes timbre sépulcral et narration tordue. Depuis, le Morbihannais joue avec les mots, les répète jusqu&#8217;à l&#8217;absurde à la façon des poètes Charles Pennequin ou Christophe Tarkos. La voix, elle, évoque aussi Yves Montand… que Belin a repris récemment. Au Casino d’Arras, il revisite son propre répertoire avec les Percussions Claviers de Lyon, histoire de vous surprendre un peu plus… mais ça fait partie du jeu, non ?</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/HZYGJTwKtTY" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Quoi de neuf ?</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Nov 2020 01:34:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Arno]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Biolay]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-Louis Murat]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Bertrand Belin On se souvient de ses premiers essais. Une orientation chanson française, sage et bien coiffée, par ce guitariste de scène...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/oLVc1pMsjl4" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Bertrand Belin</strong></p>
<p style="text-align: center;">On se souvient de ses premiers essais. Une orientation chanson française, sage et bien coiffée, par ce guitariste de scène pour -M- ou Bénabar. Puis il y eut <em>Hypernuit</em> (2008) qui le plaçait dans les pas de Bill Callahan – mêmes timbre sépulcral et narration tordue. Depuis, le Morbihannais joue avec les mots, les répète jusqu’à l’absurde à la façon des poètes Charles Pennequin ou Christophe Tarkos. La voix, elle, évoque aussi Yves Montand&#8230; que Belin a repris récemment. Au théâtre d’Arras, il revisite son propre répertoire avec les Percussions Claviers de Lyon, histoire de vous surprendre un peu plus&#8230; mais ça fait partie du jeu, non ?</p>
<p style="text-align: center;"><em>&gt;&gt; Boulogne-sur-Mer, 13.11, Théâtre Monsigny, 10 €, horaires : <a href="https://www.ville-boulogne-sur-mer.fr" target="_blank">ville-boulogne-sur-mer.fr </a>// Arras, 25.11, Théâtre, 22 / 12 €, horaires : <a href="http://www.tandem-arrasdouai.eu/fr" target="_blank">tandem-arrasdouai.eu</a></em></p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><iframe src="https://www.youtube.com/embed/8ukYzBlWQT4" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Jean-Louis Murat</strong></p>
<div class="page" style="text-align: center;" title="Page 1">
<div class="section">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<p> On se souvient de ses premiers es- sais. Une orientation chanson fran- çaise, sage et bien coiffée, par ce crooner aux yeux bleus délavées accompagnant Mylène Farmer. Puis il y eut <em>Dolorès</em> (1996) et quelques sans-fautes. Depuis, le sexagénaire semble intouchable, et même si sa propension à se prendre pour Neil Young fait sourire, avouons que l’Auvergnat est opiniâtre : un album par an, façon Woody Allen. Alors, il faut aimer les phrases fielleuses et la mauvaise humeur&#8230; mais ça fait partie du jeu, non ?</p>
<p><em>&gt;&gt; Lille, 12.11, L’Aéronef, 18 h 45, 26 &gt; 19 € <a href="http://www.aeronef.fr" target="_blank">www.aeronef.fr</a> </em></p>
</div>
</div>
</div>
</div>
<hr />
<p style="text-align: center;"><iframe src="https://www.youtube.com/embed/W0vCddpZ3WI" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Benjamin Biolay</strong></p>
<p style="text-align: center;">On se souvient de ses premiers essais. Une orientation chanson française, sage et bien coiffée, par ce fils d’ouvrier lyonnais affublé d’une image de petit bourge qui lui colle à la peau. <em>Trash Yéyé</em> (2007) étonna et <em>La Superbe</em> (2010) transforma Biolay en icône de la pop française. Las, depuis, le meilleur ennemi de Luz joue l’écorché vif et, entre deux passages au jury de <em>La Nouvelle star</em>, se prend pour un sicario sous le soleil de Buenos Aires. C’en est franchement risible. Mais ça fait partie du jeu, non ?</p>
<p style="text-align: center;"><em>&gt;&gt; Lille, 15.11, Théâtre Sébastopol, 19 h complet !, <a href="http://www.theatre-sebastopol.fr" target="_blank">www.theatre-sebastopol.fr</a></em></p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><iframe src="https://www.youtube.com/embed/iRKAkMyVJqo" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Arno</strong></p>
<p style="text-align: center;">On se souvient de ses premiers essais. Ah non, en fait : on était trop jeune. Mais Arno n’a jamais été sage ni bien coiffé. Et l’orientation chanson française est venue plus tard, pour mieux la tordre, d’ailleurs. Naviguant entre attitude punk rock et tradition francophone, ses chansons sont rugueuses, mal élevées, mais toujours vivantes. Et prennent une nouvelle allure sur scène, où il faut le (re)découvrir – ses disques rendant rarement justice à son talent. Eh oui, ça aussi, ça fait partie du jeu.</p>
<p style="text-align: center;"><em>&gt;&gt; Lille, 06.01.2021, Théâtre Sébastopol, 20 h, 46 &gt; 40 €, <a href="http://www.theatre-sebastopol.fr" target="_blank">www.theatre-sebastopol.fr</a></em></p>
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		<title>Bertrand Belin</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2019/01/24/bertrand-belin-3/</link>
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		<pubDate>Thu, 24 Jan 2019 04:00:38 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
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		<category><![CDATA[Bertrand Belin]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Persona]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Persona débute avec des claviers et une voix profonde méditant sur la naissance d’un Bec. Naturaliste, philosophe et nonchalant, le crooner Bertrand...</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Persona</em> débute avec des claviers et une voix profonde méditant sur la naissance d’un <em>Bec</em>. Naturaliste, philosophe et nonchalant, le crooner Bertrand Belin inaugure ainsi son sixième album avec une profession de foi qui contraste avec la suite. Il s&#8217;agit certainement de son disque le plus réussi depuis <em>Hypernuit</em>. Laissé en 2015 au bord d<a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/10/26/bertrand-belin/" target="_blank">’un <em>Cap Waller</em> </a>caressé de vents légers, le Bill Callahan français revient plus tumultueux, en commentateur de la cité, comme sur le diptyque <em>Glissé redressé / Choses nouvelles</em>. C’est <em>Sous les lilas</em> et <em>Sur le cul</em> que le Breton se révèle plus intime, avec deux sommets de délicatesse folk. L’album s’achève sur une charmante chronique sociale en talk over, l’auteur observant la vie de ses contemporains : «<em> voilà ce qu’on peut dire de vivre</em> ».</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/-IDU-jOzN20" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Bertrand Belin</title>
		<link>https://www.lm-magazine.com/blog/2017/09/16/bertrand-belin-2/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Oct 2017 04:51:11 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Bertrand Belin]]></category>
		<category><![CDATA[Colère]]></category>
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		<category><![CDATA[Soldat]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Bertrand Belin, c&#8217;est avant tout une voix grave, chaude, évoluant sur des mélodies folk folk folk – les puristes auront reconnu la...</p>
<p>The post <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com/blog/2017/09/16/bertrand-belin-2/">Bertrand Belin</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://www.lm-magazine.com">LM magazine</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Bertrand Belin, c&#8217;est avant tout une voix grave, chaude, évoluant sur des mélodies folk folk folk – les puristes auront reconnu la référence. Mais c&#8217;est aussi un romancier. Il a signé <em>Requin</em> (2015) puis <em>Littoral</em>, sorti l&#8217;an passé chez P.O.L et dont il livre ici une lecture musicale. Il y est question de la construction de blockhaus, de trois hommes sur un bateau de pêche, à une période qui pourrait être la Seconde Guerre mondiale. Dans la matinée, l&#8217;un d&#8217;eux a tué un soldat de l&#8217;occupation&#8230; Un texte bref, empreint de colère et d&#8217;épouvante, soulignant avant tout la fragilité de la liberté – quel crack ce Belin.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/m1Wq-LkjHng?rel=0" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/y5yrzgz9V4M" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/10/26/bertrand-belin/" target="_blank">Retrouvez notre interview de Bertrand Belin ici !</a></strong></p>
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		<title>Bertrand Belin</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Nov 2015 09:58:47 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>&#160; Quelle est l’histoire de Cap Waller ? Comme le précédent, Parcs (2013), j’ai enregistré cet album à Sheffield afin de poursuivre...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quelle est l’histoire de Cap Waller ?</strong></p>
<p>Comme le précédent, <em>Parcs</em> (2013), j’ai enregistré cet album à Sheffield afin de poursuivre le travail en studio avec Mark “<em>Shez</em>” Sheridan (ndlr : le guitariste de <a href="https://www.youtube.com/watch?v=v2bmgTXkGeQ">Richard Hawley</a>). Le « <em>Cap</em> » évoque un relief qui fait passer d’un monde ou d’un océan à l’autre. Au-delà de l’idée de surplomb et d’observation, j’aimais cette rupture. C’est également un hommage à <a href="https://www.youtube.com/watch?v=cinLYfcV35s">Hugh Waller</a>, qui interprétait des chants ouvriers, des chansons de lutte du début du siècle. Celles-ci demeurent pertinentes, car les gens de basse extraction sont en proie aux mêmes difficultés.</p>
<p><strong>Vous aviez conçu <em>Hypernuit</em> (2010) sans coucher les textes sur le papier. En est-il de même pour <em>Cap Waller</em></strong> <strong>?</strong></p>
<p>Oui, je fonctionne ainsi depuis <em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=bvpp6zASpbI">Hypernuit</a></em>. Cela permet de faire “<em>réfléchir le larynx</em>” sans passer par le cerveau. Il n’y a pas que le sens du mot qui compte, mais la façon dont il est dit. S’il y avait un texte, je serais tenté de le modifier, de l’ordonner. <span class="has-pullquote" data-pullquote="J’ai voulu me défaire de l’ornementation, de la rime, de la page. ">J’ai voulu me défaire de l’ornementation, de la rime, de la page. </span>Ces mots sont destinés à être entendus dans un contexte musical, pas forcément à être lus.</p>
<p><strong>On a l’impression qu’Hypernuit fut un album de rupture. Contrairement aux deux premiers albums, vous avez pris une voix plus grave, vous avez arrêté de chanter&#8230;</strong></p>
<p>Dire que j’ai arrêté de chanter serait exagéré, car je ne parle pas ainsi au quotidien. Les mélodies ne sont pas d’une grande amplitude, mais ce n’est pas du talk-over, il y a certains mélismes*. Sur mes premiers albums, ma voix était plus haute, car je chantais des romances. Elle a effectivement changé en 10 ou 15 ans. J’ai peut-être fait une mue tardive. (Sourire)</p>
<p><strong>Les deux singles extraits de l’album, Folle, Folle, Folle et Je Parle En Fou sont très accrocheurs…</strong></p>
<p>Je Parle En Fou est sans doute plus facile d’accès. C’est une chanson isolée dans l’album. Pour une fois, le texte a été écrit, sa forme est plus classique, avec des rimes, des stances* anciennes. Ronsard mêlé à de la chanson sociale, avec un rythme qui va de l’avant. Folle, Folle, Folle est une exploration de musicien. Cette montée en tempo naît de l’envie de se renouveler. J’ai toujours considéré que la batterie donne le son d’un album. Ici, elle est susceptible de mettre le corps en mouvement, un peu comme chez <a href="https://www.youtube.com/watch?v=4_iC0MyIykM">The Meters</a>, dans le funk, le jazz. Ce n’est pas une pulsation de confort comme on l’entend dans la variété.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/y5yrzgz9V4M" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Il faut donc évoquer le rôle de Thibault Frisoni (guitare, basse, clavier) et Tatiana Mladenovitch (batterie)</strong>…</p>
<p>Nous jouons ensemble depuis 10 ans et nous travaillons sur les chansons des uns et des autres. Nos univers s’enrichissent mutuellement. <span class="has-pullquote" data-pullquote="J’écris, compose et joue seul tous les instruments en studio">J’écris, compose et joue seul tous les instruments en studio</span>. Puis Thibault et Tatiana modifient, augmentent ces parties. Ce sont des musiciens que j’admire, je veux les séduire pour les garder auprès de moi. On est comme un groupe, sauf qu’il m’arrive assez souvent de jouer seul sur scène.</p>
<p><strong>Vous êtes également romancier (Requin, 2015) et avez joué dans Spleenorama, une pièce de Marc Lainé. Dans quelle mesure ces activités annexes ont-elles nourri cet album ?</strong></p>
<p>Il est difficile de dire quelle activité influence l’autre. J’ai écrit <em>Requin</em> pour déployer des idées, aborder des problématiques plus ou moins graves. Pour travailler la langue avec une syntaxe différente de la chanson. J’ai écrit six ou sept morceaux pour <a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2014/02/28/spleenorama/"><em>Spleenorama</em></a>. Parmi eux, <em>D’une Dune</em> et <em>Que Tu Dis</em> se retrouvent sur l’album. La différence c’est qu’au théâtre, le public est silencieux. En concert, on est fréquemment sanctionné par des applaudissements. Ou des sifflets. (Sourire)</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/GrLz2-Rd-bs" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe src="http://www.deezer.com/plugins/player?format=classic&amp;autoplay=false&amp;playlist=true&amp;width=700&amp;height=350&amp;color=007FEB&amp;layout=dark&amp;size=medium&amp;type=album&amp;id=11177728&amp;title=&amp;app_id=1" width="700" height="240" frameborder="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Spleenorama</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Feb 2014 09:00:00 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Théâtre & Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Bertrand Belin]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Lainé]]></category>
		<category><![CDATA[Spleenorama]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Plasticien de formation, Marc Lainé, arrivé au théâtre presque par hasard, envisage la culture populaire comme « chemin de traverse ». On se souvient, entre autres, de <em>Break Your Leg !</em>, inspiré du parcours tragique de la patineuse Tonya Harding. Ici, il est question de rock. De trahison. Et de survivance. « <em>Je suis fasciné par l&#8217;histoire de New Order. Ils ont survécu au suicide de Ian Curtis et trouvé la puissance pour révolutionner la musique</em> ». Sans le faire exprès, ajouterait-on. «<em> La figure de Syd Barrett est très importante également</em> ». <em>Spleenorama</em> conte les retrouvailles de trois amis d&#8217;enfance, ex-membres d&#8217;un groupe de rock, à l&#8217;occasion du suicide du quatrième. L&#8217;un d&#8217;eux est parti à Paris, a réussi. A-t-il trahi ses amis ? Peut-être. Et le défunt ? « <em>Il est demeuré radical et fidèle à ses principes</em> », explique Marc Lainé. Incarné par le charismatique Bertrand Belin, ce spectre vient hanter les trois quadragénaires. Le metteur en scène évoque des flash-back, du play-back, mais ne peut en dire plus à l&#8217;heure où nous mettons sous presse : « <em>À partir du 15 février, nous répéterons durant un petit mois. Betrand composera alors les chansons. L&#8217;urgence est le maître mot de cette affaire !</em> ». <em>Live fast, die young</em>, comme disait l&#8217;autre.</p>
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		<title>Si ça vous chante</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Nov 2013 08:38:57 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Bertrand Belin]]></category>
		<category><![CDATA[Dez Mona]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Dixième édition de ce festival, sous-titré autour de la chanson. Tout est dans le autour. Certes, les concerts accueillent la crème francophone (Bertrand Belin, un monument de concision) et des valeurs sûres (Dez Mona, Dimoné). Mais Si ça vous chante propose également une comédie musicale féroce et féministe (<em>Irrésistible, le chant de bataille</em>), ou du cinéma indien (<em>Water</em>, 2006). Histoire de changer de refrain !</p>
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		<title>Bertrand Belin, vu par&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Sep 2013 12:02:48 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Best of]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Arlt]]></category>
		<category><![CDATA[Bertrand Belin]]></category>
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		<category><![CDATA[Marc Lainé]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Blandine Lenoir, cinéaste : Bertrand et moi nous sommes connus adolescents. Il voulait faire de la musique et moi, du cinéma. Depuis...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/11/zik_f2p_belin-vu-par_blandine-lenoir_ll88.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-4032" alt="zik_F2P_Belin vu par_Blandine Lenoir_LL88" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/11/zik_f2p_belin-vu-par_blandine-lenoir_ll88-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a></p>
<p><strong>Blandine Lenoir, cinéaste :</strong><br />
Bertrand et moi nous sommes connus adolescents. Il voulait faire de la musique et moi, du cinéma. Depuis 1999 et Marinette, mon premier essai, nous avons fait huit films ensemble. Bertrand m&#8217;est indispensable. C&#8217;est une collaboration intime, évidente et joyeuse. Il est comme un co-scénariste, son travail nourrit la narration et la mise en scène. J&#8217;ai beaucoup d&#8217;admiration et de respect pour son talent, son humour, la ténacité, et un truc qui s&#8217;appelle « la foi ». Je reste toujours émue lorsqu&#8217;il joue devant une salle pleine à craquer car ce n&#8217;était vraiment pas le cas il y a une vingtaine d&#8217;années.</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/11/zik_f2p_belin-vu-par_marc_laine_ll88-copie.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-4034" alt="zik_F2P_Belin vu par_Marc_Laine_LL88 copie" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/11/zik_f2p_belin-vu-par_marc_laine_ll88-copie-225x300.jpg" width="225" height="300" /></a></p>
<p><strong>Marc Lainé, metteur en scène : </strong><br />
Bertrand, c’est une sorte de cowboy qui aurait la grâce d’un danseur étoile, le mélange inattendu entre John Wayne et Noureev. Sa musique est à la fois puissante et délicate, ça effleure et ça remue, en même temps, comme une rivière, un doux torrent. Il sait se taire. Il a l’art des silences, des silences pleins, généreux, des silences vibrants de pensée. Sa voix est une caverne où résonnent les échos de mille vies, de mille histoires. C’est une source d’inspiration.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/11/sing-sing.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-4035" alt="sing-sing" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/11/sing-sing-300x300.jpg" width="300" height="300" /></a></p>
<p><strong>Sing-Sing, guitariste de Arlt : </strong><br />
On a dit, on dit, on dira encore de Bertrand Belin qu&#8217;il est poète. C&#8217;est d&#8217;abord comme un poème qu&#8217;on l&#8217;a toujours entendu, énigmatique et clair, où semblent frémir des pages sous-marines de l&#8217;encyclopédie &#8220;Tout l&#8217;Univers&#8221;, recueil d&#8217;histoires drôles et montagne de questions. Laissez-le faire votre portrait, il dessinera une cheminée, une locomotive à vapeur, une forêt en feu. Mais voilà qu&#8217;on se demande, à propos de rien, comment nage ce diable de type.</p>
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