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	<title>LM magazine &#187; Bellezza e Bruttezza</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Bellezza e Bruttezza</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 04:00:21 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>C’est un festival ! De Vinci, Botticelli, Dürer, Titien, Tintoret, Véronèse, Cranach l&#8217;Ancien se répondent dans un parcours aussi érudit que spectaculaire consacré à la beauté et à son envers. Près d&#8217;une centaine d&#8217;œuvres y rappellent combien la grâce reste indissociable de la disgrâce. Elles nous fascinent autant l’une que l’autre. Dès l’entrée, la perfection des Vénus contraste avec des portraits de vieillards d’un réalisme saisissant. Ces derniers paraissent plus vivants que ces déesses dont les corps confinent à l’aberration anatomique pour satisfaire un idéal. Notons qu’à la Renaissance, perfection physique et morale vont de pair. Les canons de proportion formulés par Leon Battista Alberti (1435) et Albrecht Dürer (1528) cherchent à soumettre l’harmonie du corps à des règles mathématiques. Un héritage qui résonne singulièrement avec les standards imposés aujourd’hui par les réseaux sociaux, la publicité ou l’industrie cosmétique.</p>
<p><img class="size-medium wp-image-181228 alignright" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2026/05/quentin-matsys_portrait-of-an-elderly-woman-255x300.jpg" alt="Quentin Matsys, Portrait d'une vieille femme, c 1514-1524, The Phoebus Foundation, Antwerpen © The Phoebus Foundation" width="255" height="300" /></p>
<h3>De la Bellezza dans un monde de Bruttezza</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’exposition devient plus captivante encore lorsque la quête du beau bascule vers l’étrange. Têtes caricaturales inspirées de Léonard de Vinci, satyres, nymphes, bouffons, figures hybrides ou couples grotesques composent une galerie aussi drôle qu’inquiétante. La laideur n’y apparaît jamais comme un simple contrepoint : elle devient un sujet artistique à part entière. Moralité et immoralité s’entrelacent ainsi dans trois chefs-d’œuvre de Lucas Cranach l’Ancien où jeunes séducteurs et vieillards se livrent à d’ambigus jeux de pouvoir et de désir. La beauté des traits ne garantit plus celle de l’âme. Jusqu’au bout du parcours, le sublime côtoie l’inquiétant, comme dans les tableaux du maniériste Bartolomeo Passarotti. Ses scènes de genre montrent des corps déformés par le vice, preuve que la nature humaine résiste, toujours, aux canons et à la raison. À la Renaissance, l&#8217;humanité devient mesure de toute chose – pour le meilleur, pour le pire, et pour notre plus grand plaisir.</p>
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