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	<title>LM magazine &#187; Beaux-Arts</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Musée des Beaux-Arts de Charleroi</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2023 07:20:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[info LM]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Ça nous manquait cruellement, concède Paul Magnette, le bourgmestre. Il est fondamental qu&#8217;une ville de plus de 200 000 habitants comme Charleroi possède son propre musée des beaux-arts. Trop longtemps, notre cité a été méprisée : ce serait &#8220;la plus laide du monde&#8221;&#8230;</em>, déplore l&#8217;élu socialiste.<em> La culture est un moyen pour elle de se réapproprier son histoire et son identité, pour mieux se projeter dans l&#8217;avenir»</em>. Sans occulter le passé. Le choix du lieu s&#8217;est en effet porté sur un bâtiment datant de 1887, et accueillant auparavant les anciennes écuries de la gendarmerie. Soit un immeuble de 2 080 mètres carrés encore parsemé de mangeoires et de colonnades de pierre bleue. Celui-ci est situé au pied de la fameuse tour Signal érigée par l&#8217;architecte Jean Nouvel, autre emblème du renouveau que vit la commune wallonne.</p>
<p><strong>Pas si classique</strong></p>
<p>Concrètement, le musée compte d&#8217;abord, au rez-de-chaussée, un espace de 400 m2 dédié aux expositions temporaires. La toute première est consacrée à une icône de la région, les éditions Dupuis, qui fêtent leurs 100 ans. Outre cet anniversaire, <em>&#8220;il s&#8217;agissait aussi de marquer les esprits dès le début, en sortant du classicisme&#8221;</em>. On ne s&#8217;attend pas forcément à voir de la BD dans un tel endroit, explique Eve Delplanque, responsable administrative des musées de la ville. <em>On retrouvera cette petite impertinence dans nos prochains accrochages, consacrés au sport puis aux femmes artistes belges</em> ».</p>
<div id="attachment_143187" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/musee-beaux-arts-de-charleroi1.jpg"><img class="size-full wp-image-143187" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2023/01/musee-beaux-arts-de-charleroi1.jpg" alt="photo © Julien Damien" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">photo © Julien Damien</p></div>
<p><strong>La Joconde de Charleroi ?</strong></p>
<p>L&#8217;exposition permanente est installée au premier étage. Au sein de pièces lumineuses sont dévoilées 120 oeuvres signées de nombreux artistes carolos. On déambule ici au fil d&#8217;un parcours chronologique reflétant des thématiques (un peu comme un voyage dans l&#8217;histoire de l&#8217;art), du néoclassicisme de François-Joseph Navez à l&#8217;art contemporain (Johan Muyle), en passant par les paysages de Charleroi, son sens de la fête (James Ensor), le surréalisme (Magritte, Jean Ransy)&#8230; La galerie des portraits, elle, célèbre presqu&#8217;exclusivement des modèles féminins. D&#8217;ailleurs, dans la salle consacrée au réalisme social, ce ne sont pas tant les mineurs qui sont mis à l&#8217;honneur, mais plutôt les hercheuses, les travailleuses de l&#8217;ombre, à l&#8217;image de la <em>Fleur de terril</em> d&#8217;Edmond Doumot. Cette lumineuse huile sur toile magnifie une femme forte et fière de son labeur, tout un symbole en ces lieux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 14pt;"><strong>Les éditions Dupuis ont 100 ans</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><em>Secrets de fabrication</em></p>
<div id="attachment_143058" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/12/dsc04200.jpg"><img class="size-full wp-image-143058" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2022/12/dsc04200.jpg" alt="© Julien Damien" width="800" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">© Julien Damien</p></div>
<p style="text-align: center;">2022 marque l&#8217;inauguration du Musée des beaux-arts de Charleroi, mais aussi un autre événement : le centenaire des éditions Dupuis ! Monter une exposition anniversaire sur ce fleuron belge qu&#8217;est l&#8217;école de Marcinelle avait tout du traquenard – façon Zorglub. « <em>Comment résumer un siècle d&#8217;édition dans un espace de 400 mètres carrés ? Pas évident&#8230;</em> », avoue Morgan Di Salvia, rédacteur en chef du journal Spirou. Impossible d&#8217;être exhaustif. Le choix fut donc tout autre : immerger le public dans cette &#8220;fabrique de héros&#8221; que sont les Schtroumpfs, Gaston Lagaffe, Spirou, le Marsupilami&#8230; entre autres ! En clair : expliquer dans le détail comment on réalise une bonne BD, du premier croquis à l&#8217;impression. La scénographie reprend ainsi les codes esthétiques de l&#8217;usine (<em>« un clin d&#8217;oeil au passé industriel de Charleroi »</em>) avec par exemple ses vestiaires renfermant quelques astuces de scénaristes. Entre planches originales (signées Franklin, Jijé, Morris&#8230;) ou documents internes (les notes des correcteurs sont savoureuses) on découvre la recette d&#8217;une bonne mise en couleur, des produits (très) dérivés ou quelques secrets bien gardés – à l&#8217;image de cette poitrine trop opulente de Natacha&#8230; En somme, une belle balade dans l&#8217;envers du décor.</p>
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		<title>Un siècle de peinture belge</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 14:06:11 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Montrer la spécificité de la peinture belge à travers les courants du XIX<sup>e</sup> et du XX<sup>e</sup> siècle, tel est le but de cette exposition. La Banque Belfius a décidé de s’associer au musée des Beaux-Arts de Liège (BAL) pour présenter quelque 70 toiles de sa collection privée. Des impressionnistes (Emile Claus) aux symbolistes (Xavier Mellery), de l’expressionnisme (Constant Permeke) aux peintres l’Ecole de Laethem-Saint-Martin, l’accrochage se veut représentatif de la diversité de l’art belge et de sa fertilité. Le parcours n’observe pas une logique chronologique mais privilégie un dialogue entre les tableaux, y compris avec ceux du BAL. Et révèle des bijoux tels que <em>La Voile rouge</em>, et <em>Pin à la fossettes</em>, deux œuvres de Théo Van Rysselberghe enfin réunies.</p>
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		<title>Académie d&#8217;Anvers</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Dec 2013 14:21:23 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>À la tête de l’une des plus anciennes écoles d’art au monde, Eric Ubben tient « b<em>eaucoup à ne pas cloisonner les départements</em> ». Dans ce grand espace ouvert, les talents bouillonnent et se fécondent. À seulement 50 ans, la section mode est devenue la locomotive de l’institution, vitrine glamour d’un savoir-faire qui a fait ses preuves. Chiffres à l’appui : s’il y a près de 40% d’élèves étrangers dans l’Académie, ils sont 80% dans le département <em>fashion</em>.</p>
<p><strong>Afficher sa différence</strong><br />
Cette solide réputation, l’école la doit à l’intuition, audacieuse à l’époque, du directeur Mark Macken (1913- 1977). En 1963, faisant fi des grincheux, le natif de Diest intègre le « dessin de mode et d’ornement » dans la section des arts graphiques. Le MoMu accorde alors une large place aux croquis de mode, entre défilés de fin d’études et travaux d’étudiants de toutes les générations regroupés par thème. « A<em>nvers se distingue des autres écoles de stylisme par une dimension plus expérimentale et moins commerciale</em> », souligne Eric Ubben. Les élèves y sont encouragés à développer leur personnalité, à explorer leur potentiel en s’éloignant de ce qu’ils connaissent – à la façon des art-schools britanniques.</p>
<p><strong>Les « six d’Anvers », le moment fondateur</strong><br />
La spécificité de l’Académie s’incarne dans la légende des « 6 d’Anvers » (en fait sept, voir ci-dessous). Ces étudiants, parmi lesquels Walter Van Beirendonck, actuel directeur du département, se retrouvent entre 1976 et 1982 pour bousculer les codes de la mode. « <em>Travailler dur, s’amuser ferme</em> » est la devise d’un groupe animé par une saine émulation, les yeux tournés vers la France ou la Grande-Bretagne. En 1986, la présentation de leurs collections au British Designer Show de Londres signe la naissance du style anversois. Fière de ses icônes, la Ville a demandé à douze stylistes de choisir une pièce emblématique, magnifiée le temps d’un shooting. Dispersées dans la cité, les photos grand format sont à découvrir au détour d’une ruelle. Comme la cerise sur le gâteau d’anniversaire ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: large;"><strong>LES SIX +1 D&#8217;ANVERS</strong></span></p>
<div id="attachment_7212" style="width: 160px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/12/theantwerpsix1987photokarelfonteyne-kopie.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-7212 " alt="© Karel Fonteyne" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2013/12/theantwerpsix1987photokarelfonteyne-kopie-150x150.jpg" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">© Karel Fonteyne</p></div>
<p><strong>Marina Yee</strong><br />
Une carrière en pointillés pour celle qui a un temps délaissé la création au profit d&#8217;un café brocante. Marina Yee se cantonne aujourd’hui à quelques pièces artisanales recyclées, alimentant ainsi l’éternel renouvellement de la mode.</p>
<p><strong>Dries Van Noten</strong><br />
Avec un grand-père tailleur et un papa gérant d’une boutique de mode homme, sa voie était tracée. Remarqué pour le mélange de cultures qui habite ses collections, Dries Van Noten l&#8217;Anversois vit toujours dans sa ville natale, où il déploie son talent. <strong></strong></p>
<p><strong>Ann Demeulemeester</strong><br />
À rebours du cliché de la poupée Barbie, on note l&#8217;omniprésence du noir et blanc dans les créations de cette fan de Patti Smith. Son vestiaire rock affiche des classiques : bottes à sangles, blouson de motard et jupe longue&#8230; <strong></strong> <strong>Walter Van Beirendonck </strong>Un physique et un tempérament. Grand expérimentateur, il imprègne de son sens de l’humour ses mailles osées et criardes. Également créateur de costumes de scène (U2…), personne n’incarne mieux que lui la mode anversoise.</p>
<p><strong></strong> <strong>Dirk Bikkembergs<br />
</strong> Pionnier dans le mariage du sport et de la mode, le créateur allemand s&#8217;inspire des vêtements militaires. Robuste et énergique, ce style a moulé, sept ans durant, les cuisses musclées des footballeurs de la Squadra Azzura, l’équipe nationale italienne. <strong></strong></p>
<p><strong>Dirk Van Saene</strong><br />
Un style indéfinissable, car entièrement renouvelé à chaque saison, et à contre-courant des tendances. Ses shows sont également déroutants &#8211; imaginez des mannequins portant des postes de radio diffusant chacun une chanson différente&#8230; <strong></strong></p>
<p><strong>Martin Margiela<br />
</strong> Le fameux septième ! C&#8217;est le plus secret, mais le plus influent. Issu de la promotion 1981, mais absent du moment fondateur de Londres, il a développé un culte de l’impersonnalité en réaction au fétichisme de la célébrité dans la mode. Signe distinctif : ne répond aux journalistes que par fax, signés « Maison Martin Margiela ».<strong></strong></p>
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		<title>Fables du Paysage Flamand</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Oct 2012 14:14:31 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Nous suivons Bosch, Brueghel, Bles et d&#8217;autres guides illustres pour entreprendre l&#8217;exploration de microcosmes où la foi, les merveilles, percutent les superstitions...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Nous suivons Bosch, Brueghel, Bles et d&#8217;autres guides illustres pour entreprendre l&#8217;exploration de microcosmes où la foi, les merveilles, percutent les superstitions et les monstres. Les Flamands proposent un véritable renversement : « <em>Le sens ne surgit plus à travers la figure, mais dans le paysage. Le regard invente son propre lieu, pour y méditer…</em> ». De <em>l’Homme paysage</em>, en 2006, à ces <em>Fables du paysage flamand</em>, le commissaire Alain Tapié continue d’interroger les fonctions de la peinture. Et pour l’heure, les représentations d’une nature qui raconte toujours quelque chose à qui veut bien l’entendre : « <em>Bosch, par exemple, dans sa manière d’utiliser les formes de la nature – hommes, objets, plantes… &#8211; comme des hiéroglyphes, produit une peinture résolument énigmatique</em> ». De quoi défier nos capacités d’interprétation. Mais le spectateur du xxie siècle y trouvera nécessairement son compte : « <em>Ces œuvres sont ouvertes, et inépuisables. Aucune « convenance</em> » canonique n’y est observée. On y fait ce qu’on veut ! ». Et elles témoignent, à coup sûr, d’aspirations, de frayeurs et d’un sens du jeu qui ne sont d’aucune époque. Cessera-t-on jamais d’interroger son miroir ?</p>
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		<title>Kama Sutra</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Jan 2012 16:05:35 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>« On peut très bien aborder des thèmes sérieux en étant agréable et facile d’accès », affirme Gaëlle Hamonic, vice-présidente de la...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>« On peut très bien aborder des thèmes sérieux en étant agréable et facile d’accès »</em>, affirme Gaëlle Hamonic, vice-présidente de la Maison de l’Architecture à Paris, où l’exposition fut conçue en 2010. <em>Kama Sutra</em> étale cinquante projets de réhabilitation du patrimoine à travers un parcours ludique, constitué de photographies et d’explications intelligibles aux yeux des néophytes. De l’ancien entrepôt devenu médiathèque Malraux de Strasbourg à la Résidence Gemini de Copenhague (de gigantesques silos transformés en logements de standing), l’exposition illustre une multitude d’interventions sur des sites d’abord voués à disparaître. Elle rend aussi compte de l’évolution des mentalités sur cette pratique : <em>« l’expertise est plus intelligente aujourd’hui »</em>, confirme Gaëlle. <em>« On ne démolira plus demain comme hier »</em>, conclut aussi joliment l’équipe de la MAV.</p>
<p><strong>French Touch</strong></p>
<p>Sur l’ensemble de ces « positions » architecturales, cinq seulement sont étrangères à l’Hexagone : <em>« Nous souhaitons montrer que la France regorge de talents, que son architecture est vraiment libre, multiple et variée. Il est important que le public et les étudiants en architecture, comprennent que les projets audacieux n’appartiennent pas seulement aux pays scandinaves ou ibériques »</em>, assure Gaëlle. Ainsi, concernant la région Nord-Pas de Calais, on retrouve l’École Supérieure des Beaux-Arts de Valenciennes, le Fresnoy de Tourcoing et la Cité de la Dentelle de Calais. Trois sites qu’il convient également d’aller visiter sur place !</p>
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