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	<title>LM magazine &#187; avant-garde</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Blitz Club</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 07:00:48 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Londres, 1979. Le pays, frappé par la crise, s’enfonce dans l’austérité. Margaret Thatcher vient d’être élue, les friches industrielles se multiplient, le punk s’essouffle. Mais l’esprit rebelle de l’Angleterre ne s’est pas éteint : il s’est métamorphosé. Derrière une porte anonyme de Covent Garden, une bande de jeunes excentriques, étudiants en art, musiciens et rêveurs s’anime sous les lumières du Blitz Club. À l’époque, n’entrait pas qui voulait. Tous les mardis, Steve Strange, son cofondateur à la silhouette de dandy futuriste, filtrait l’entrée avec autorité. Au Blitz, on ne venait pas &#8220;juste pour être vu&#8221; : il fallait appartenir au monde qu’on y inventait.</p>
<p><strong>Le refus de l’ordinaire</strong><br />
Devenir un &#8220;Blitz Kid&#8221; ou un &#8220;New Romantic&#8221;, c’était <span class="has-pullquote" data-pullquote="refuser l’ennui conformiste d’une société grise et d’une culture de masse imposée">refuser l’ennui conformiste d’une société grise et d’une culture de masse imposée</span>. Dans ce refuge on osait tout : androgynie, costumes de théâtre, maquillage outrancier&#8230; On empruntait à Bowie – habitué du club – au cinéma expressionniste, au cabaret berlinois. Les silhouettes ressemblaient à des sculptures mouvantes. Le Blitz devenait un laboratoire esthétique, un manifeste visuel. Et derrière ce tourbillon, un hymne indémodable : <em>Fade to Grey</em>, tube du groupe Visage, dont Steve Strange était le visage, justement.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-175496" src="https://www.lm-magazine.com/wp-content/uploads/2025/10/the-face-vol-1-234x300.jpg" alt="The Face, vol 1" width="234" height="300" /></p>
<p><strong>Un manifeste pour la liberté</strong><br />
On célèbre aujourd’hui cette légende à travers 250 objets : vêtements, flyers, vinyles, photographies, objets de design, projection de films rares et magazines. Les reconstitutions immersives font revivre le bar, la piste de danse, les ombres des clubbers. Sur les murs, des affiches d’après-guerre rappellent l’origine du nom : <em>Blitz</em>, l’éclair – celui des bombardements, mais aussi de la fulgurance. La musique de Rusty Egan, autre cofondateur et DJ, enveloppe l’espace : de Soft Cell à Kraftwerk. Des projections montrent des silhouettes papoter, boire, fumer, danser&#8230; On se laisse happer par l’énergie folle de cette faune baroque dont on regrette de ne pas avoir fait partie.</p>
<p><strong>Retiens la nuit</strong><br />
Le Blitz n’a existé que dix-huit mois. Suffisant pour bousculer les corps, les genres et les codes de la mode. De ces nuits londoniennes ont émergé des figures flamboyantes : Boy George, Sade, Spandau Ballet, Bananarama, Ultravox, ainsi que des créateurs de mode comme Stephen Jones et Judy Blame, ou les fondateurs de <em>The Face</em> et <em>i-D</em>. Tous envisageaient leur existence comme une performance et la nuit comme une promesse. L’exposition interroge aussi notre présent. Que reste-t-il de cette envie de se réinventer ? Dans un monde numérique où l’image, souvent calibrée, se partage en un instant, y a-t-il encore de la place pour la singularité, le bizarre assumé ? Le Blitz n’était pas seulement un club : c’était une manière de revendiquer le droit d’exister autrement, se sauver par l’art et la poésie dans un monde désenchanté.</p>
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		<title>Julia Holter</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Apr 2024 04:31:20 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Le visuel de ce septième album studio évoque la toile <em>Dante et Virgile</em> de William Bouguereau (1850), quand son titre est un clin d’œil aux Beatles. Holter a toujours semé des petits cailloux au fil de ses oeuvres, comme autant de pistes à suivre pour comprendre son travail. En cela, on peut déceler une véritable communauté d’esprit entre l&#8217;Américaine et Weyes Blood. Mais si cette dernière arrondit les angles, Julia Holter, elle, creuse le sillon de l’expérimentation. Révélée en 2011 avec <em>Tragedy</em>, la native de Milwaukee a depuis tracé son chemin. Celui d’une pop cérébrale, pas toujours évidente d’approche, mais ô combien passionnante. Une fois encore, elle brouille les pistes, entre cacophonie maîtrisée, épure impressionniste et rêves éveillés.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/lNuEV9PzQMA?si=bivwhx2OTFAQgshw" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>The Residents</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Nov 2017 05:15:14 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Au mitan des sixties, un collectif avant-gardiste tuait le temps en collant des standards de James Brown, des Rolling Stones, Beatles et autres Beach Boys. Un demi-siècle plus tard, l&#8217;illustre quatuor anonyme est devenu culte à son tour. Il faut dire que, bien avant les robots Daft Punk, nos quatre gonzes évoluaient en smoking, arborant un globe oculaire en guise de masque. En cinq décennies, <a href="http://www.residents.com/" target="_blank">The Residents</a> ont expérimenté tous les genres (pop, rock, jazz, musique concrète, électronique, jingles…) et leurs performances tiennent davantage du théâtre que du concert normal – comme s&#8217;il y avait quoi que ce soit de normal chez eux !</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/MTJJb1UqjuA" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/sV9CbKFmiKY" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Cabaret de curiosités</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Mar 2015 03:55:04 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Le thème de cette 14<sup>e</sup> édition, « All Aliens ! <em>»</em>, renvoie bien sûr à une certaine esthétique SF, mais surtout à notre propre identité, notre civilisation, avec en filigrane la figure de l’étranger, sujet ô combien actuel… « <em>C’est finalement une approche très anthropologique </em>», sourit Romaric Daurier, directeur du Phénix de Valenciennes. Il s’agit ici de tout mettre à plat (avant de recommencer dans une autre galaxie ?), de décortiquer notre langage, nos façons de vivre ensemble, notre technologie… Et de dynamiter aussi, le sixième art. Pour cela, on peut compter sur Halory Goerger, artiste associé du festival (qui a trouvé un espace de création idéal au Phénix, tout comme Julien Gosselin – qui montera son prochain spectacle ici – soit deux figures de la scène française actuelle). événement phare du festival, Corps diplomatique, sa nouvelle pièce, envoie une troupe d’acteurs dans l’espace, histoire de transmettre l’essence de notre espèce, comme une plaque de Pioneer vivante, mais en plus barrée.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/No7E--y1ZnI" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Chatroulette.</strong> </span></p>
<p>Au rayon OTNI (objet théâtral non identifié), citons également <a href="http://www.lephenix.fr/saison/ishow/" target="_blank"><em>iShow</em></a>, de la compagnie québécoise « Les Petites Cellules Chaudes » (au Phénix pour une première création en France). La pièce explore notre mode de communication via les réseaux sociaux – «<em> la plus grande scène de théâtre au monde</em> ». Autour d’une table, une quinzaine de comédiens sont postés derrière des ordinateurs et sont connectés au site web Chatroulette, qui permet d’intégrer des inconnus au spectacle, en temps réel ! Une mise en danger perpétuelle et un questionnement sur la notion d’espace public et privé, le voyeurisme, et notre rapport à l’autre, pas toujours reluisant… Si tout cela vous a donné des envies d’ailleurs – oui quittons donc ce monde pourri ! – rejoignez le banc de la conférence décalée de Frédéric Ferrer. Dans <a href="http://www.lephenix.fr/saison/wow/" target="_blank"><em>Wow !</em>,</a> celui-ci nous explique avec humour que nos jours sur cette planète sont de toute façon comptés… Dans ce cas, autant aller danser un peu en attendant l’apocalypse à l’Aliens’Club, déguisés en extra-terrestre. Sans se marcher sur les tentacules.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="background-color: #ffff99;"><strong>&gt;&gt;&gt; LM vous recommande :  <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> </strong></span></p>
<p><span style="background-color: #ffff99;"><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/03/01/corps-diplomatique-cabaret-de-curiosites/" target="_blank"><span style="background-color: #ffff99;">Corps Diplomatique</span></a></span></p>
<p><span style="background-color: #ffff99;"><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2015/03/01/que-ferez-vous-de-mon-profil-facebook-quand-je-serai-morte-cabaret-de-curiosites/" target="_blank"><span style="background-color: #ffff99;"><em>Que ferez-vous de mon profil Facebook </em><em>quand je serai morte ?</em></span></a></span></p>
<p><span style="background-color: #ffff99;"><a href="http://www.lephenix.fr/saison/ishow/" target="_blank"><span style="background-color: #ffff99;">I show</span></a></span></p>
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