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	<title>LM magazine &#187; amateur</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Tour de Chauffe</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Nov 2017 05:25:26 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Nul besoin de passer par un télé-crochet avilissant pour percer dans la musique. Tenez : <a href="https://www.tourdechauffe.fr/" target="_blank">Tour de Chauffe</a>. Voilà 12 ans que ce dispositif favorise la professionnalisation de groupes amateurs, quel que soit le style – electro, rap, rock… Durant toute l&#8217;année, ce réseau accompagne des artistes nordistes ou belges via un bilan scénique ou la mise à disposition d&#8217;un studio. Tony Melvil ou Lena Deluxe ont ainsi fourbi leurs armes ici. En novembre, place au festival ! Les dix lauréats assurent la première partie d&#8217;une &#8220;pointure&#8221;. Ce sont par exemple les Courtraisiens de <strong>Eraserhead</strong> qui chauffent (brûlent ?) la place pour <strong>Warhaus</strong> avec leur garage-punk incendiaire. Pendant ce temps-là, <strong>Pastel Coast</strong> offre une douce introduction, tout en shoegaze, à <strong>Frànçois &amp; the Atlas Mountains</strong>. Notons que cette édition soigne son image en conviant un grand nom de la photographie musicale : <strong><a href="https://www.lm-magazine.com/blog/2016/12/01/richard-bellia/" target="_blank">Richard Bellia</a></strong>. De James Brown à Nirvana en passant par Iggy Pop ou Bowie, le Lorrain immortalise les dieux de la scène depuis 36 ans. Il met cette fois son fidèle Hasselblad au service de ces jeunes talents, avant de présenter ses clichés lors de deux expositions – sans les soumettre au vote du public.</p>
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		<title>Laurent Cantet</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Jan 2013 16:15:56 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Comment est né ce projet, qui succède à votre Palme d’Or pour <em>Entre Les Murs</em> ?<br />
</strong> Je ne planifie jamais le prochain film, j’ai toujours l’impression que cela me tombe dessus. J’adore être sur un tournage, mais je veux être sûr que ce que je raconte a du sens, et que j’ai envie d’y consacrer les quatre années qui vont suivre. Pour <em>Foxfire</em>, tout est parti du livre de Joyce Carol Oates que l’on m’a offert pendant le montage d&#8217; <em>Entre Les Murs</em>. J’ai eu envie de traduire un choc de lecture.</p>
<p><strong>Votre film épouse-t-il la trame du livre ?</strong><br />
Dans le livre, Maddy, la cinquantaine, retrouve également ses écrits de jeunesse. Mais ses souvenirs de lutte s’étaient un peu évaporés. On a donc tenté, avec mon co-scénariste Romain Campillo, de trouver le juste milieu entre le souvenir et l’immédiateté. De plus, le récit de Joyce Carol Oates m&#8217;intéressait pour les correspondances avec notre époque actuelle. Notamment la manière dont l’idéalisme d’un personnage se heurte à la puissance du réel, et la violence faite aux opprimés.</p>
<p><strong>Comme dans <em>Entre Les Murs</em>, on retrouve des adolescentes…</strong><br />
Oui, leur énergie est très stimulante pour un réalisateur. J&#8217;aime explorer cette période de la vie, où l&#8217;on n&#8217;a pas encore tous les outils pour appréhender le monde. Ici, on assiste à la naissance d’une conscience politique chez ces jeunes filles qui n’ont jamais entendu parler du féminisme.</p>
<p><strong>Comment avez-vous choisi vos interprètes ?</strong><br />
À Toronto, on a fait passer des essais à de nombreuses jeunes filles croisées un peu partout. Il fallait qu’elles soient à l’aise devant la caméra, mais aussi qu’elles fonctionnent bien ensemble. La question de la bande et de la place qu’on y occupe est un thème constant dans mon cinéma.</p>
<p><strong>Vous avez très souvent recours à des interprètes amateurs, pourquoi ?<br />
</strong> Je pense que je m’ennuierais avec des acteurs dont je sais ce que je peux attendre.<span class="has-pullquote" data-pullquote=" Les amateurs apportent leur générosité et leur expérience de vie. "> Les amateurs apportent leur générosité et leur expérience de vie. </span>Et puis, c&#8217;est aussi un plaisir de chercher des actrices, craindre que ça ne marche pas, rechercher la justesse ! Que va-t-il se passer quand on lancera la caméra ?</p>
<p><strong>Justement, comment avez-vous tourné ?</strong><br />
Avec deux caméras et de longues prises, ce qui offre le luxe de laisser les choses arriver. On reste dans l’énergie. Les actrices vivent plus la scène qu&#8217;elles ne la jouent.</p>
<p><strong>Comment avez-vous choisi le lieu de tournage ?<br />
</strong> On a eu la chance de trouver une petite ville préservée, à 800 kilomètres au nord de Toronto. Certaines rues n’ont guère changé depuis les années cinquante ! C&#8217;était les décors que j’imaginais à la lecture du livre. Je me suis alors autorisé des mouvements de caméra à 360°, sans me retrouver coincé par des voitures, des buildings… Même si <em>Foxfire</em> a la couleur d’un film d’époque, je n’ai pas prêté une attention maniaque à la reconstitution des années cinquante.</p>
<p><strong>Pourquoi pas une transposition de nos jours, dans ce cas ?</strong><br />
Parce que les années cinquante incarnent la période du Rêve américain, où tout semblait possible. Je m’intéresse aux laissés-pour-compte de ce rêve. Je souhaitais réaliser un objet hors du temps. Ainsi, la violence faite aux femmes demeure très actuelle. Je voulais montrer la continuité des luttes et des souffrances.</p>
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