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	<title>LM magazine &#187; Abel Ferrara</title>
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	<description>Cultures et tendances urbaines</description>
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		<title>Tommaso</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Jan 2020 02:10:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Julien Damien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Abel Ferrara]]></category>
		<category><![CDATA[autobiographique]]></category>
		<category><![CDATA[Tommaso]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Avec <em>Snake Eyes</em> (1993) et <em>The Blackout</em> (1997), Abel Ferrara avait renouvelé la mythologie romantique de l&#8217;artiste, à la fois ange et paria. Dans <em>4 h 44 Dernier jour sur terre</em> (2011), les affres de la création se confondaient avec les élans désespérés de la chair et l&#8217;angoisse de la fin du monde. A chaque fois, le manque côtoyait l&#8217;excès, ouvrant l&#8217;abîme de l&#8217;autodestruction. Largement autobiographique, ce nouveau long-métrage se donne au contraire comme une recherche obstinée de l&#8217;équilibre. Cinéaste américain installé à Rome avec sa compagne et leur bébé, Tommaso (Willem Dafoe) écrit le scénario de son prochain film. Il apprend l&#8217;italien, achète des légumes, se promène au parc avec son enfant et pratique le yoga. Mais peu à peu, il est rattrapé par sa jalousie maladive. Réalité et affabulation se confondent…</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/3Di6P8dR_zI" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Rester vivant</strong><br />
La succession de scènes quotidiennes engendre d&#8217;abord une étrange monotonie, à la fois joyeuse et inquiète. Au fond, la création importe moins ici que le &#8220;métier de vivre&#8221;, et nul mieux que Ferrara sait la discipline d&#8217;une existence ordinaire. Le film, pour autant, ne s&#8217;arrête pas au seuil de l&#8217;appartement familial. Par bouffées, visions, cris, le monde continue de cogner à la porte, tandis que le cinéaste lui-même laisse filtrer ses tourments. Le confort n&#8217;a pas triomphé du mal, l&#8217;artiste n&#8217;a pas renoncé à l&#8217;exigence de vérité. Tommaso apparaît alors moins comme un film assagi qu&#8217;une variation d&#8217;une poignante nudité.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Fw1wXQaE8JE" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Pasolini</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jan 2015 20:42:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Abel Ferrara]]></category>
		<category><![CDATA[fait-divers]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Maria de Medeiros]]></category>
		<category><![CDATA[Pasolini]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Willem Dafoe]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe src="//www.youtube.com/embed/jDHGP00s-vU" height="315" width="560" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<p>La rencontre entre Abel Ferrara et Pier Paolo Pasolini était évidente. Redoutée, aussi, pour ceux qui n’avaient vu dans <em>Welcome to New York</em>, le précédent long-métrage de Ferrara inspiré de l’affaire DSK, qu’une provocation hasardeuse. Les deux artistes n’ont pourtant jamais fait du scandale qu’un moyen d’ausculter la société. «<em> Scandaliser est un droit ; être scandalisé, un plaisir</em> », dira l’artiste et intellectuel italien au début du film. S’il se concentre sur les trois jours précédant l’assassinat (dans des conditions encore opaques) de Pasolini, celui-ci n’est pas la reconstitution d’un fait divers. C’est l’essence d’une vie et d’une pensée qui sont saisies là, entre le travail, le quotidien et la mise en scène des derniers projets inachevés. Pasolini parvient à ce point d’incandescence où l’art et la vie se rêvent mutuellement.</p>
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		<title>Go go tales</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 10:08:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[manager]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Abel Ferrara]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Go Go Tales]]></category>
		<category><![CDATA[Hors Compétition Cannes]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelques temps, les <em>mavericks</em> vieillissants du cinéma américain (Carpenter, Dante, De Palma,&#8230;) peinent à tourner et/ou à distribuer leurs œuvres. Pas moins de quatre films passés plus ou moins à la trappe pour le réalisateur de<em> Bad Lieutenant</em> (1992), c&#8217;est beaucoup. Surtout lorsqu&#8217;ils sont de la qualité de <em>Chelsea Hotel</em> (2008), documentaire sorti directement en DVD. <em>Go Go Tales</em> n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas sans lien avec ce dernier, en particulier dans le désir de Ferrara de montrer quelques obstinés essayant de maintenir une utopie au cœur d&#8217;un New York voué à la rentabilisation de son espace et de son image.</p>
<p><strong>The show must go on</strong></p>
<p>Cousin du Cosmo Vitelli de Cassavetes (<em>Meurtre D&#8217;un Bookmaker Chinois</em>, 1976), voici Ray Ruby (Willem Dafoe), patron endetté d&#8217;un club, le Paradise, qui ne rapporte pas grand-chose. Les go-go danseuses menacent de faire grève et la propriétaire de vendre à une grande enseigne. Le destin du Paradise se trouve alors suspendu à un ticket de loterie gagnant&#8230; mais temporairement perdu. L&#8217;ensemble oscille entre film à sketches (chacun fait son « numéro », parfois très drôle, sur scène ou en coulisses) et bain amniotique (temporalité flottante, nimbes de lumière colorée, travellings langoureux sur les danseuses). La trivialité et l&#8217;onirisme se lient et se délient sans cesse. Jusqu&#8217;à produire l&#8217;état de rêve éveillé, soit la drogue du cinéphile. À consommer en salles, donc.</p>
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