L’institut benjamenta
D’après Robert Walser
Traduction : Marthe Robert
Adaptation : Bérangère Vantusso et Pierre-Yves Chapalain
Mise en scène : Bérangère Vantusso
Jacob Von Gunten est fils de bonne famille. Rien ne le prédestine à entrer à l’Institut Benjamenta, une école de domestiques où il apprendra à obéir, s’effacer, se soumettre, se taire, servir. Mais parce qu’il aspire à devenir « un beau zéro tout rond », il souhaite apprendre cette position de subordination. Son arrivée dans l’Institut dirigé par le frère et la sœur Benjamenta va faire basculer l’équilibre de la maison. Membre du collectif d’artistes du Théâtre du Nord, Bérangère Vantusso (Le Rêve d’Anna en 2015 à l’Idéal) a ressenti un vrai choc littéraire à la lecture du roman de l’écrivain suisse de langue allemande, Robert Walser (1878-1956) et découvert une langue limpide, modeste et vive, souvent drôle. « Cette dialectique du maître et de l’esclave est un appel très inspirant pour la marionnette qui ne prend vie que lorsque quelqu’un se met à son service, mais qui impose à celui qui l’anime de ne plus se mouvoir pour lui-même mais pour l’autre », explique celle qui poursuit depuis dix ans, avec sa compagnie trois-six-trente, un travail avec des marionnettes hyperréalistes. Vingt-deux corps sont mis en jeu pour raconter les domestiques de l’Institut, des binômes flottant entre vraisemblance et fantastique, animés par une équipe d’acteurs. L’Institut Benjamenta, l’un des romans préférés de Kafka, est un immense appel au rêve, un conte mystérieux.


