Bruxellons! : La Grammaire
Pour répondre à un article d’Émile Zola qui ne lui reconnaissait qu’une qualité, celle d’être un “rieur”, Eugène Labiche écrivit: “Je trouve que vous avez parfaitement caractérisé la nature de mon talent (si talent il y a) : je suis un rieur. Quelques-uns voient triste, moi, je vois gai, ce n’est pas ma faute, j’ai l’œil fait comme ça. Je n’ai ni à m’en applaudir, ni à m’en excuser. J’ai beau faire, je ne peux pas prendre l’homme au sérieux, il me semble n’avoir été créé que pour amuser.”
En quelques mots
L’ancien négociant François Caboussat est en pleine campagne pour la place de Président du Comice Agricole. Tout le monde le prend pour un homme instruit puisque ce dernier est toujours plongé dans ses bouquins. En réalité, il s’agit toujours du même livre intitulé “La Grammaire” et c’est sa fille, Blanche, qui lui rédige ses discours lorsque celui-ci doit apparaître en public et c’est elle qui s’occupe également de sa correspondance.
Face à lui Poitrinas, passionné d’archéologie et aussi faux savant que Caboussat, va faire des fouilles dans le secteur … et vient surtout demander la main de Blanche pour son fils, même s’il est très embêté par le non talent de ce dernier pour la grammaire, mais Caboussat ne comprend pas car les fautes ne lui apparaissent pas.
Poitrinas fait, selon lui, d’exceptionnelles découvertes archéologiques dans le jardin…
Mais Caboussat s’oppose au mariage car il ne peut se passer de celle qui le rend intellectuel!
D’Eugène Labiche
Mise en scène de Bernard Lefrancq
Avec Michel Poncelet, Bernard Lefrancq, Denis Carpentier, Eléonore Peltier et Benoît Strulus


