Westside Cowboy
Energie brute
Ça avait débuté comme ça : des singles lâchés ici et là, dans l’indifférence générale. Et puis, le bouche-à-oreille fonctionnant, on s’est intéressés à ce Westside Cowboy qui semblait faire cavalier seul. La recette semblait épuisée ? Elle se révèle délicieuse. À mille lieues d’un énième groupe se rêvant nouveau U2 (oui, Fontaines D.C., évidemment), voici quatre godelureaux qui se partagent le micro. Il reste ces chansons, de celles qu’on n’attend plus des Strokes, par exemple. Des pop songs nerveuses, jouées sèchement, la voix traînante et la guitare électrisante. On les imagine maîtrisant trois accords à peine, on les apprend diplômés d’école de musique. Les voilà qui désapprennent méthodiquement pour atteindre la simplicité évidente du tourneboulant Paperchains. Eux citent des influences nord-américaines – les premiers Arcade Fire, entre autres. Drôle, car on y entend des références plutôt britanniques : l’amateurisme porté en étendard de The Pastels, l’acoustique énervée d’Hefner, les déflagrations de The Wedding Present. Bref, à ceux qui pensaient que le rock à guitares était mort, sachez qu’il bouge encore – et de bien jolie manière.



