Tropical Fuck Storm
Avis de tempête
Au commencement était The Drones, formation culte s’il en fut. Culte au sens où l’on vend peu de disques, mais où les concerts marquent à jamais les rares chanceux présents et où l’influence sur la génération suivante est immense. The Drones, donc, s’agitèrent en Australie dès 1997 avant de rendre les armes en 2016 avec un disque signé chez… Tropical Fuck Storm Records. Un an plus tard, naissait la formation du même nom, avec dans ses rangs le chanteur-compositeur Gareth Liddiard et la bassiste Fiona Kitschin. À l’attirail rock classique (guitare, basse, batterie), s’ajoutent un synthé et une MPC – de quoi bricoler un peu. En dix ans et quatre albums studios sans compter un chouette disque de reprises et une BO) ce quatuor à majorité féminine a concassé punk rock, acid house et disco pour en retirer la substantifique moelle : une mélancolie ravagée par l’énergie, une envie de fuite et d’ailleurs. Le résultat, tourneboulant, est à déconseiller aux épileptiques.



